Eco droit : économie et développement durable

Le développement durable c’est répondre aux besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs besoins, d’après le rapport Brundtland.

En économie la question fondamentale est Est-ce qu’il peut se poser un problème de développement durable ? Dans une économie de marché libre, l’offre et la demande se rencontrent pour fixer le prix. Ce prix tient compte de la rareté du bien et des usages futurs connus à ce jour. Si une ressource tend à s’épuiser, comme le pétrole par exemple, son prix va monter dès aujourd’hui pour tenir compte de sa rareté future. C’est le rôle positif de la spéculation. En conséquence on va développer les carburants verts pour les substituer au pétrole. Avec un pétrole à 10 dollars (il y a trois ans seulement) ils n’étaient pas rentables, mais avec un pétrole à 60 dollars ils sont rentables.

Dans une économie de marché parfaite, il ne peut pas y avoir de pénurie, car l’imagination humaine, stimulée par les opportunités de profits, trouve toujours un substitut meilleur marché que le produit devenu rare.

Pendant les guerres mondiales, les Allemands avaient trouvé comment produire de l’essence à partir du charbon car ils n’avaient pas de pétrole. Il y a du charbon pour des centaines d’années. En revanche, cela n’est pas bon pour le réchauffement climatique. Il faut donc taxer cette source d’énergie, et utiliser le prix de cette taxe pour subventionner les carburants écologiques comme le bio éthanol et le diester.

Un autre aspect du développement durable, est celui, à l’intérieur d’une génération, de comment assurer un accès équitable aux ressources. Par exemple l’accès à la santé ou à l’eau et aux commodités qui sont réservées aux pays riches et aux pays émergents. La réponse économique est d’assurer de meilleures conditions de marché dans ces pays actuellement exclus.

C’est un fait que les pays les plus pauvres sont le plus souvent les moins libéraux. Il y a rationnement dans ces pays au lieu de laisser fonctionner le marché, cela avec la complicité des  » experts  » occidentaux. En revanche le FMI, s’il pousse à des libéralisations utiles, est pour des politiques inacceptables comme celles de faire payer l’enseignement secondaire. C’est absurde !

Les pays émergents se sont développés car ils ont su créer une économie de marché. Comme leur main d’œuvre était bon marché relativement aux pays riches, ils ont pu se spécialiser sur les produits à fort contenu de main d’œuvre. Les pays actuellement pauvres ont une main d’œuvre infiniment moins coûteuse que celle des pays riches et même des pays émergents : pourquoi les entreprises ne s’y implantent-elles pas ? Parce qu’il n’y a pas d’économie de marché, de monnaie convertible et de sûreté juridique propice à l’investissement.

En conclusion, en économie, le développement durable va de soi dans une économie de marché pure et parfaite. Mais comme le monde en vit pas dans une telle économie, des mesures étatiques sont nécessaires pour atteindre un développement durable.

Pour un avis différent mais intelligent, regardez Axel Kahn (qui n’est pas un économiste)

4 réflexions au sujet de « Eco droit : économie et développement durable »

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  2. Différent oui, intelligent non (lire les commentaires sur youtube)

  3. MAIS Il faut en finir une bonne fois pour toute avec l’idée selon laquelle la consommation domestique serait par excès, responsable de la mort des rivières. La fabrication des objets qui encombre nos maisons y participe également mais de manière tout aussi marginale. Le nœud du problème est ailleurs : le compteur s’affole vraiment quand on ajoute l’eau qui sert à produire tout ce que nous mangeons et buvons :

    Il faut entre 2000 et 5000 litres d’eau pour produire 1 kilo de riz plus d’eau que n’en consomment la plupart des foyers tout au long d’une semaine pour un simple sachet de riz. Il en faut 1000 litres pour un kilo de blé, 500 litres pour 1 kilo de pomme de terre.
    Et quand on commence à donner du grain au bétail, afin que ce dernier nous fournisse de la viande et du lait, les chiffres deviennent encore plus étourdissants. Il faut 11000 litres d’eau pour nourrir ce qu’il y a de viande de bœuf dans un hamburger, de 2000 à 4000 litres d’eau pour que les mamelles d’une vache puissent produire 1 litre de lait.
    Le fromage ? Comptez 5000 litres d’eau par kilogramme de camembert.
    Si vous estimez que votre panier à provision devient quelque peu encombrant, au point où nous en sommes, vous feriez mieux de laisser ce kilogramme de sucre sur rayonnage. Il a fallu pour l’obtenir environ 3000 litres d’eau, ou 20 tonnes d’eau…

    …150 litres pour le pain de votre sandwich, 500 litres pour une omelette de 2 œufs ou une salade mixte, 1000 litres pour un verre de lait, 1500 litres pour une glace, 2000 litres pour 1 côte de porc, 3000 pour un hamburger et 5000 litres pour un malheureux steak haché…

    Un verre de vin ou une pinte de bière demande 250 litres d’eau, 1 verre de digestif pas moins de 2000 litres…

    (Src : Fred Pearce Quand meurent les grands Fleuves-Enquête sur la crise mondiale de l’eau)

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