Jan 23 2010

Brevet/Français : Le narrateur et le point de vue narratif

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

Le narrateur est celui qui raconte l’histoire. Il ne faut pas le confondre avec l’auteur du récit (la personne réelle qui a écrit le texte) ni avec les personnages (le narrateur n’est pas forcément un personnage du récit).

Le point de vue est un choix que fait le narrateur pour raconter son histoire: il choisit un angle de vue, un jeu de « caméras ». Le point de vue est en relation avec ce qu’il sait des faits et des événements.

Il existe :

deux types de narrateur : le narrateur-personnage et le narrateur extérieur.
trois types de point de vue : externe, interne et omniscient.

Le narrateur-personnage:
le narrateur raconte à la 1ère personne du singulier et dit « je »: on trouve des traces de sa présence dans l’histoire qu’il raconte (je, me, mon, mes, notre…).

– Le narrateur est un personnage et/ou un témoin de l’histoire qu’il raconte; il est inventé par l’auteur.
– Le narrateur est l’auteur lui-même: il raconte sa propre histoire, c’est une autobiographie. Je est alors en même temps l’auteur, le narrateur et le personnage.

L’histoire est racontée à travers le regard d’un personnage : le point de vue adopté est interne.

Le narrateur extérieur à l’histoire:
le narrateur raconte à la 3ème personne du singulier et dit « il »: il est détaché de l’histoire qu’il raconte et ne participe pas aux événements qu’il raconte.
Il n’intervient pas dans le déroulement des faits et le récit semble avancer tout seul. Mais il peut parfois faire des commentaires sur les personnages, les faits dont il parle.

– Le narrateur sait tout des personnages : leurs pensées, leur passé, leur avenir. Il peut tout voir et raconter ce qui se passe en deux lieux différents en même temps. On parle de narrateur omniscient.

– Le narrateur peut suivre une partie de l’action à travers les yeux d’un des personnages : le point de vue adopté est alors interne. Il limite les informations à ce que voit ou sait ce personnage.
– Le narrateur peut ne pas entrer dans les pensées des personnages et n’est alors rien qu’un témoin de l’histoire, une caméra posée à un endroit: c’est le point de vue externe.

Attention !

Dans un même récit, le type de point de vue choisi change. Le cas le plus courant est le récit avec un narrateur extérieur qui passe d’un point de vue interne à un autre point de vue interne.


Jan 23 2010

Le discours argumentatif

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

N’oubliez pas que l’argumentation est un type de discours et peut se rencontrer dans tous les genres de texte: théâtre, poésie, roman…. Par ailleurs, il peut se combiner à d’autres types de discours afin de mieux convaincre: ainsi, une narration de même qu’une description ou une explication peuvent être argumentatives.

I La situation d’énonciation

Le but du texte argumentatif est, pour l’énonciateur, de convaincre son destinataire. Il s’agit d’imposer une opinion. Il est donc important d’identifier clairement qui est l’énonciateur (l’auteur, un personnage?) et quel est son (ses) destinataire(s) (le lecteur, un autre personnage?).
L’énonciateur doit toujours envisager la contre-argumentation de son destinataire pour être efficace ou chercher à le toucher, à l’émouvoir, à le provoquer pour mieux le convaincre.

II L’organisation du discours

Le thème : c’est le sujet dont parle le texte en général.
La thèse : c’est l’opinion, le point de vue de l’énonciateur sur le thème. S’il y a dialogue et que deux thèses s’opposent, on parle de thèse et d’antithèse.
Les arguments : ce sont les idées (souvent abstraites) qui prouvent la validité de la thèse soutenue et qui doivent convaincre le destinataire.
Les exemples : ce sont des faits concrets qui illustrent les arguments et permettent de mieux les comprendre. Ils permettent ainsi de mieux convaincre le destinataire.

III Les marques du discours argumentatif

  • L’énonciateur s’exprime en général en disant “je” et en utilisant toutes les marques de la 1ère pers. (ma, mon, moi…). Mais il peut aussi généraliser pour donner le sentiment que son opinion est partagée par tous: “on sait que”, “il faut que”, “tout le monde voit que”.
  • Il faut être attentif à tous les modalisateurs qui sont des indices de subjectivité et qui permettent d’ajouter des nuances
  • Les temps utilisés sont ceux de l’énoncé ancré dans la situation d’énonciation (temps du discours, centrés sur le présent).
  • Afin d’assurer la logique du texte, l’énonciateur doit utiliser des liens ou connecteurs logiques. Il faut être capable d’utiliser les relations de cause et de conséquence, d’exprimer la condition, l’opposition…

IV Ecrire une argumentation

Vous devrez certainement intégrer votre argumentation à un récit ou à un dialogue. Mais pour cela, il faut déjà savoir construire une argumentation.

  • Lisez bien le sujet pour repérer quelle est la situation de communication imposée (qui est l’énonciateur, qui est le destinataire, quand, où, pourquoi, dans quel but), quel est le thème, quelle doit être votre thèse.
  • Cherchez ensuite les arguments propres à soutenir votre thèse. Pour chacun, trouvez au moins un exemple précis à développer.
  • Classez vos arguments du moins convaincant au plus convaincant afin de donner de plus en plus de poids à votre opinion.
  • En écrivant, vous mettrez dans le même paragraphe l’argument que vous devrez expliquer assez clairement et vos exemples que vous développerez. Vous changerez de paragraphe à chaque argument pour rendre votre devoir plus clair.
  • Vous veillerez à employer le plus souvent possible les connecteurs logiques, sans vous tromper sur leur sens. (notamment pour la cause et la conséquence) ainsi que des mots de liaison pour marquer les différentes étapes: d’abord, et, ensuite, enfin
  • Enfin n’oubliez pas que, quel que soit le type de texte que l’on vous demande d’écrire, vous devrez toujours avoir une introduction et une conclusion !

A vous de nous convaincre !