Juin 20 2010

Un jeu de l’oie pour apprendre le français

Publié par bebel971 dans Français, Jeux, soutien Français      

Le site Le Jeu de l’oie propose d’apprendre le français en s’amusant avec une série de plateaux de jeux de l’oie.

Le principe : pour faire avancer l’oie, il faut répondre à des questions à choix multiples.

Procédure à suivre (c’est tout simple) :
– Choisissez votre niveau (ex : débutant, avancé, etc.) puis le thème à évaluer (ex : le verbe être, le passif, etc.) ,
– Lisez attentivement la phrase à compléter,

– Cliquez sur la case correspondant à la solution choisie,
– Cliquez sur “Valide“,
– Cliquez sur “Continuer

=> Si vous avez bien répondu, les dés se réactivent et font avancer l’oie.

=> Si vous avez mal répondu, l’oie recule.

Puis, une nouvelle phrase s’affiche, à vous de la compléter… et ainsi de suite !


Juin 20 2010

Ortholud

Publié par bebel971 dans Français, soutien Français      

ortholud

Un site pour apprendre le français en s’amusant !
Vous y trouverez des exercices de français  en ligne : grammaire, conjugaison, orthographe, et vocabulaire.


Juin 20 2010

Les règles de la grammaire francaise présentées clairement

Publié par bebel971 dans Français      

Capture01

Dans ces pages, découvrez les règles de base pour écrire correctement. Les connaissances indispensables sont présentées en tête de chaque page,  suivies des règles particulières pouvant être revisitées par la suite. Très nombreux exemples explicités à l’appui.


Juin 15 2010

ASSODOC : remise des prix du concours Foliture

Publié par bebel971 dans Actualité, CDI, concours, Français      

L’Assodoc, association des professeurs documentalistes de la Guadeloupe, informe tous les participants au concours de lecture et d’écriture Foliture, que la remises des prix se fera le mercredi 16 juin 2010 à la Médiathèque du Lamentin à 14 heures. Les parents, les lauréats, les enseignants et les chefs des établissements sont cordialement invités.


Mai 30 2010

Brevet/Français : les surbordonnées

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      


I
. Les propositions subordonnées relatives

La proposition subordonnée relative
Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif. Elle est souvent l’expansion d’un nom ou d’un Groupe Nominal que l’on appelle son antécédent et qui reste
en dehors de la subordonnée. Le pronom relatif reprend généralement l’antécédent.
Ex : La voiture [que je préfère] est bleue-police.
italique : antécédent ; [ ] : PSR ; gras : pronom relatif
Il existe cependant des subordonnées relatives sans antécédent. Elles équivalent alors à un groupe nominal et occupent les mêmes fonctions.
Ex : [Qui m’aime] me suive !
PSR sujet du verbe « suivre ».
On distingue les propositions subordonnées relatives déterminatives, c’est-à-dire qu’on ne peut supprimer sans altérer profondément le sens de la phrase, des relatives explicatives qui, elles, ne sont pas fondamentales pour la signification globale de l’énoncé.
PSR Dét : L’homme dont je te parle est juste derrière !
PSR Exp : La mer que j’adore voir les jours de tempête est fraîche aujourd’hui !
Une relative est de nature PSR et a pour fonction Complément de son antécédent. En cas d’absence d’antécédent, elle occupe une autre fonction semblable à celle d’un GN et qu’il
convient d’analyser.
Le pronom relatif
La forme des pronoms relatifs change suivant leur fonction dans la phrase. On citera qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, lesquels…
Pour trouver la fonction du relatif, on peut le remplacer par son antécédent et transformer la PSR en indépendante.
Ex : La dune sur laquelle nous étions perdus cachait un lac.
Nous étions perdus sur la dune. > CC de lieu.
Le pronom relatif peut avoir toutes les fonctions d’un nom ou d’un groupe nominal. Il trouve sa fonction par rapport au verbe de la subordonnée et donc à l’intérieur de celle-ci, et jamais dans la principale.
Ex : Celle que je hais le sait !
Que : COD de « haïr »
Exemple d’analyse
Analysons la phrase : « La fleur que tu m’as donnée est belle. »
La fleur est belle : nature : principal ; fonction : Principale Rectrice de la PSR
Que tu m’as donnée : nature : PSR ; fonction : Complément de son antécédent « fleur »
que : fonction :P ronom relatif ; fonction :COD de « donner »

II. Les propositions subordonnées complétives
Les propositions subordonnées conjonctives en « que »
Elles exercent une fonction essentielle dans la phrase et ne peuvent donc pas être supprimées. Elles complètent presque toujours un verbe, mais il peut aussi parfois s’agir d’un adjectif, d’un nom ou d’un présentatif.
Ex : Je savais qu’elle serait là.
Ex : Je n’avais pas perdu l’espoir qu’elle reviendrait.
La plupart des propositions conjonctives en « que » sont compléments d’objet direct et se placent immédiatement après le verbe qu’elles complètent.
Ex : Je pensais que la terre était plate !
Toutefois, elles peuvent occuper d’autres fonctions (attribut, sujet, complément d’un présentatif…)
Ex : L’important est que vous soyez là. > Attribut du sujet
Ex : Voici que le printemps arrive. > Complément d’un présentatif.
Les propositions subordonnées interrogatives indirectes
Elles correspondent à une transformation d’une interrogation directe.
Ex : Quelle heure est-il ? > Il se demande quelle heure il est.
On les utilise pour rapporter une question au discours indirect, après un verbe comme demander ou pour complèter un verbe qui suppose une interrogation comme savoir, ignorer…
Elles sont COD du verbe dont elles dépendent.
Les propositions subordonnées interrogatives sont introduites par :
– la conjonction si ; si elles reprennent une interrogation totale ;
– ce qui ou ce que ; lorsqu’elles reprennent une question commençant par qu’est-ce que/qui… ;
– les pronoms, adjectifs ou adverbes interrogatifs que l’on trouve dans les phrases interrogatives. Ex : Je ne sais plus quel jour nous sommes…
Les propositions subordonnées infinitives
Elles présentent trois caractériqtiques fondamentales :
– elles ont pour noyau un infinitif ;
– cet infinitif a un sujet exprimé différent de celui du verbe principal ;
– elles sont introduites sans subordonnant.
Ex : Ils regardaient les cailloux ricocher à la surface.
On rencontre ce type de propositions après un verbe de perception ou après des présentatifs (voici, voilà).
Une proposition subordonnée infinitive est complément d’objet direct du verbe dont elle dépend.

III. Les propositions subordonnées circonstancielles
La circonstancielle de temps
Elle situe le moment de l’action de la principale par rapport au moment d’une autre action.
Ex : Avant qu’elle n’arrive, il ajusta sa cravate noire.
On peut généralement la déplacer.
Si l’action du verbe de la principale et celle du verbe de la subordonnée ont lieu en même temps, la subordonnée marque alors la simultanéité.
Ex : Lorsqu’elle arriva, ses yeux s’illuminèrent.
Si l’action du verbe de la subordonnée a lieu avant, elle marque l’antériorité.
Ex : Dès qu’il aura fini son travail, il ira se promener.
Si l’action du verbe de la subordonnée a lieu après, elle marque la postériorité.
Ex : Appelle-moi avant qu’elle parte.
La circonstancielle de cause
Elle indique la raison pour laquelle se fait l’action.
Ex : Puisque tu le veux, nous irons marcher sur la lune.
Elle est introduite par parce que, puisque, comme, vu que…
La circonstancielle de conséquence
Elle indique le résultat d’une action. La conséquence est l’inverse de la cause.
Ex : Nous avons beaucoup travaillé de sorte que nos résultats se sont améliorés.
La subordonnée cironstancielle de conséquence est introduite par :
– des conjonctions : si bien que, de sorte que, au point que…
– un adverbe d’intensité dans la principale + la locution que : tellement…que, si…que, à tel point…que
Ex : Il faisait assez beau pour que nous sortions.
La circonstancielle de but
Elle indique le résultat recherché d’une action, résultat pas forcément obtenu. Elle marque l’intention de l’action.
Ex : J’insisterai afin que tu viennes.
Elle est introduite par : pour que, afin que, de crainte que ou de peur que (qui marquent des buts non désirés).
Ces subordonnées sont au subjonctif, mode verbal du possible.
Ex : Il ne le fera pas de peur qu’elle le sache.
La circonstancielle de concession
Elle indique une opposition entre la subordonnée et la principale qui la régit. Elle présente un fait ou une action comme une entrave possible à la réalisation de l’action du verbe de la principale.
Ex : Je viendrai quoique j’ai mieux à faire.
> Le fait de venir est mis en opposition avec le mieux à faire.
Elle est introduite par : bien que , quoique, même si, quand bien même…
Le verbe de la subordonnée est au subjonctif sauf après même si + indicatif et quand bien même + indicatif / conditionnel.
Malgré que est une forme incorrecte.
Ce type de subordonnée est assez fréquente dans les textes présentant des débats d’idées, type texte argumentatif.
La circonstancielle de condition
Elle marque une hypothèse.
Ex : Si tu viens demain, on ira faire un foot.
Elle est moins fréquente que ses consoeurs.
La circonstancielle de comparaison
Elle compare l’action de la principale à une action du même ordre.
Ex : Ce livre m’a plu autant que tu l’avais prévu.
Bilan sur les circonstancielles
Les propositions subordonnées circonstancielles permettent de situer l’action de la principale par rapport à une autre, soit dans une perspective temporelle (antériorité, simultanéité, postériorité), soit dans une perspective logique (cause, conséquence, concession, but…).
Une locution ou une conjonction peut exprimer un rapport différent selon le contexte de l’action.
Une grande majorité de ces subordonnées ne se maîtrise que bien mal sans une bonne compréhension du mode subjonctif.


Mai 30 2010

Brevet/Français : les points de vue

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      
Pour écrire un texte, l’auteur a à sa disposition différents moyens de placer son narrateur dans les faits rapportés : l’auteur peut décider de tout dire ou bien de ne montrer que ce que sait un témoin ou un acteur de l’intrigue. Ce choix, qui laisse plus ou moins de liberté au lecteur, détermine la nature du point de vue (ou focalisation) choisi. On appelle donc point de vue le point à partir duquel l’action est observée et décrite.
C’est la double question « Qui voit ce qui m’est décrit ? Comment ? » qui permet d’identifier le point de vue utilisé par l’auteur.
On distingue trois points de vue caractéristiques. 

I. Le point de vue externe
Il s’agit là du procédé le plus neutre, le plus objectif. Le regard à travers lequel l’histoire se découvre peu à peu est celui d’une personne extérieure à l’action, bien souvent non identifiée par rapport aux divers autres protagonistes.
Ce « témoin » que l’auteur a choisi pour raconter son histoire décrit les choses telles qu’il les voit sans être tenté de les transformer par manque d’implication directe ou d’intérêt dans l’action.
Ce choix de narration est assez rarement choisi car il ne permet d’exposer de l’action que ce qui est vu ou entendu de « l’extérieur », d’où le nom de point de vue (ou focalisation)
externe. Il confère au lecteur une grande place dans l’avancée de l’action, ce dernier étant contraint, par manque d’informations, d’imaginer ce que pensent les personnages
d’après les faits observés.
Les récits utilisant le point de vue externe ont une apparence d’objectivité.

II. Le point de vue interne
Comme son nom l’indique clairement, ce point de vue est subjectif. Le narrateur utilise la première personne du singulier pour retranscrire l’histoire. Les évènements sont donc
perçus, ressentis et analysés par un protagoniste de l’action, ce qui amène nécessairement un parti pris de sa part.
La description des lieux, des évènements ou des autres personnages est modifiée par l’état d’esprit et la sensibilité du narrateur au moment de l’énonciation. Le récit est donc fortement marqué par une manière de voir et de comprendre les choses.
En revanche, comme pour le point de vue externe, les pensées des autres personnages ne sont directement pas accessibles au lecteur qui doit se contenter de l’avis du narrateur, lequel pourra d’ailleurs à tout moment être contredit par l’intervention d’un autre personnage.

III. Le point de vue omniscient
Le point de vue omniscient, aussi appelé focalisation zéro, permet au lecteur une connaissance complète et quasiexhaustive de tous les « ingrédients de l’action ».
Il sait tout (omni = tout ; -scient = connaissance), pénètre dans les pensées de chacun des personnages dont il connaît le passé, les volontés, les sentiments… Il a une position quasidivine sur le monde fictionnel qu’il raconte.
Le narrateur omniscient a aussi ce don d’ubiquité qui lui permet d’assister et de relater plusieurs actions qui se déroulent simultanément dans des lieux différents. Ainsi, aucune réalité, la plus dissimulée soit-elle, la plus complexe, la plus inconsciente même, ne lui échappe et donc n’échappe au lecteur.
Ce type de narration permet au lecteur la compréhension totale d’un récit, chacune des informations nécessaires étant directement disponible. Nulle interrogation, tout est énoncé : les jugements, les conclusions, les attentes mêmes sont accessibles.
Tout cela est parfois directement visible car exprimé sous la forme d’un commentaire intercalé entre deux péripéties, ou encore sous la forme d’une morale qui vient conclure le récit.
Le lecteur pourra parfois regretter le trop grand interventionnisme de l’auteur qu’il devinera facilement derrière certaines situations ou remarques, mais il appréciera, en contrepartie, l’accès qui lui sera offert à un niveau d’analyse et de compréhension totale de la situation.

IV. Les changements de point de vue
Il est fréquent qu’au cours d’une histoire, le point de vue utilisé change. Bon nombre de narration font alterner focalisation zéro et narration interne.
Un narrateur omniscient débutera le récit par une présentation exhaustive de la situation et des personnages, afin de donner au lecteur des « pistes de lecture », puis ce narrateur s’effacera progressivement derrière une narration externe à travers laquelle sera racontée la quasi-totalité de l’histoire, malgré, ponctuellement, quelques réapparitions du point de vue omniscient, notamment dans l’apport de commentaires.
De la même façon, on peut vous demander de changer le point de vue d’un texte déjà écrit. Pour ça, vous penserez :
• à repérer et respecter :
? les temps et les lieux ;
? les faits
? l’identité et le rôle des personnages.
• à introduire des modifications sur :
? l’angle de vue ;
? l’importance accordée aux faits ;
? la psychologie des personnages.


Mai 30 2010

Brevet/Français : le lexique

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

Il est assez fréquent voir quasi-permanent que le sujet de français du Brevet s’attarde sur des analyses lexicales : polysémie, construction de mot, valeur d’un terme…

I. Polysémie et monosémie, sens propre et sens figuré
Etymologiquement, polysémique signifie : qui a plusieurs sens (poly, plusieurs ; séme, sens). Un terme polysémique peut donc être entendu de différentes manières : on distingue ainsi le sens propre (sens premier du terme, souvent lié à son étymologie) du sens figuré (sens imagé du mot réutilisé autrement). C’est le contexte qui permet d’en comprendre le sens. Ainsi, lorsqu’on entend le mot veste, par exemple, on pense au vêtement avant de penser aussi à l’échec (se prendre une veste). En revanche, le sens figuré apparaîtra de façon plus évidente si le mot est employé dans le cadre de l’expression complète : se prendre une veste désignera tout de suite l’idée d’échec et ne sera pas compris comme prendre un vêtement au sens propre.
Le sens figuré des mots est plus intéressant que leur sens propre car il permet une compréhension décalée, souvent dite « au second degré » et ouvre donc les portes à des procédés littéraires comme l’ironie, l’humour noir…
A l’inverse, on parle de monosémie lorsqu’un terme ne peut être entendu que dans son sens premier.
La polysémie lexicale est donc une mine d’images pour les auteurs, et notamment les poètes, qui peuvent ainsi jouer encore plus sur le sens des mots en créant des décalages.
Et pour les termes auxquels la triste monosémie ne permettait que bien peu d’images, les auteurs ont crée la métaphore. Le canard n’était plus dès lors que l’animal de basse-cour mais aussi le sucre trempé dans le café.

II. Les champs lexicaux
On appelle champ lexical l’ensemble des termes (quelle que soit leur classe grammaticale) qui se rapportent à un même thème, délimité par le contexte évoqué. Ainsi, si un texte présente les termes : suaire, froidure, nuit, tombe… on en déduit facilement que le champ lexical de la mort est développé.
Mais il ne s’agit pas seulement de relever un champ lexical mais d’être capable de l’analyser en mettant en relief les relations d’opposition ou d’association à l’intérieur d’un même champ ou entre champs lexicaux et d’en déduire les effets produits.
On confond souvent le champ lexical avec le champ sémantique. Alors que le champ lexical d’un mot renferme l’ensemble des termes qui se rapportent au sens de ce mot, le champ sémantique désigne les différents sens que peut prendre un même mot.

III. Lexique mélioratif et lexique péjoratif
L’utilisation du vocabulaire est loin d’être innocente en littérature : chaque mot est soigneusement pesé et choisi en connaisssance de cause. Le lexique péjoratif (du latin pejor, pire) et le lexique mélioratif ou laudatif (du latin melior, meilleur ; du latin laudare, faire l’éloge de) sont un formidable moyen d’expression de jugements de valeur : si je souhaite faire l’éloge de tel ou tel, je choisirais du mélioratif ; si au contraire, je désire faire une acerbe critique, j’aurais recours au péjoratif.
On distingue ainsi certains mots d’emblée mélioratifs (beau, bien, admirable…) ou péjoratifs (laid, mal, lamentablement…).
De plus, certains suffixes en –ard, -âtre ou –asse apportent une valeur péjorative et donc dévalorisante.
Une robe blanche / Une robe blanchâtre (> un blanc sale)
Du vin / De la vinasse (> du mauvais vin)

IV. Connotation et dénotation
On appelle dénotation chaque sens donné à un terme par le dictionnaire. Ce sens est indépendant de la subjectivité du locuteur, des images ou des évocations que le mot peut porter avec lui : on parle de sèmes inavariants. Ainsi les sèmes invariants du terme tabouret sont siège, sans dossier, sans bras…
La connotation désigne, à l’inverse, les différents effets de sens que peut prendre un mot en fonction du contexte dans lequel il est utilisé, de la subjectivité du locuteur ou du destinataire et de données culturelles. Les connotations évoquent des images, des sensations et contribuent ainsi à enrichir le sens.
Ainsi, le mot balance dénote les deux plateaux permettant la pesée d’une masse mais connote symboliquement en France l’idée de justice.

V. Les registres de langue
Enfin, s’intéresser au lexique et à sa signification amène frocément à se poser la question du registre de langue utilisé.
Tout locuteur dispose de trois registres de langue qu’il utilise en fonction des circonstances. On distingue le registre soutenu (langue écrite / Ex. : une automobile) du registre courant (langue orale / Ex. : une voiture) du registre familier (Ex. : une bagnole).Le choix du registre de langue dépend de la situation d’énonciation et des sentiments du locuteur au moment où il parle : on n’utilisera pas le même registre de langue selon qu’on s’exprime à une tribune ou entre amis.
Le français de tous les jours, utilisés dans les échanges oraux entre adultes appartient au registre courant voire parfois familier alors que la langue écrite ne l’admet pas, sauf parti pris du locuteur en ce sens.


Avr 22 2010

Un poème pour Haïti

Publié par bebel971 dans Français      

Depuis la catastrophe d’Haïti de nombreux poèmes ont été postés sur ce blog, en soutien au peuple Haïtien, par les élèves du collège Bébel…

En voici un autre écrit par une élève de 4éme L.

Haïti, terre de douleurs

Dans ce pays, où  il y a de la souffrance

Où les gens ont de l’espérance

On n’entend que des cris de douleurs

On ne voit que des enfants en pleurs

Haïti, croit en nous

Nous, on veut la voir debout

Les familles anéanties

Le pays détruit

Les cœurs ensevelis

Tous, ils s’accrochent à la vie

Leurs rêves sont brisés

Il nous faut faire preuve de solidarité

Juste de la fraternité

Parce qu’on ne les a pas oublié

Les aider à tout reconstruire

Pour ne pas les voir mourir

Leur faire éviter le pire

Pour pouvoir revoir leurs sourires

Ils sont blessés, déchirés

Et nous, il faut les aider

Haïti, terre de douleurs

Tous ensembles pour sauver son cœur


Alicia Jourjon 2010


Avr 21 2010

le Brevet de Français : Organisation et conseils

Publié par bebel971 dans Brevet, Brevet conseils, Brevet organisation, conseils, Français      


En quoi consiste l’épreuve de français au BREVET ?


L’épreuve dure 2 heures et comporte 2 parties :

la partie I : QUESTIONS – REECRITURE – DICTEE : 25 points

– questions sur un texte : 15 points
– réécriture : 4 ou 5 points

– dictée : 5 ou 6 points

la partie II : Expression écrite : 15 points

Cela peut être une lettre, un extrait de journal intime, un article de journal, une suite de texte.

Les conseils pour réviser


– révise ton cours et fais des fiches.

Pour savoir comment réaliser tes fiches clique sur ce lien

Méthodologie Brevet : Comment faire des fiches de révision ?

– revois les brevets blancs que tu as faits au cours de l’année et vérifie que tu as bien compris tes éventuelles erreurs.

– fais des annales en te mettant dans les conditions de l’épreuve, sans regarder tout de suite le corrigé.


Les conseils pour réussir l’épreuve le jour J

Questions

– Lis avec attention le texte, note le nom de l’auteur, le nom de l’oeuvre et son genre (roman, poésie, théâtre…).

– Lis toutes les questions avant de commencer, puis réponds dans l’ordre (c’est important, les correcteurs n’ont pas à chercher tes réponses et à perdre du temps), en soignant la présentation.

Pour bien savoir comment il faut faire consulte aussi cet article.

Brevet/Français : Méthodologie, les Questions

Dictée : écoute bien le professeur lorsqu’il dicte, il faut être attentif  à la manière dont les mots sont prononcés, aux liaisons, ainsi qu’à la ponctuation, et à la fin surtout relis bien. Pour t’aider consulte l’article suivant :

Méthodologie Brevet : Comment corriger sa dictée?

Ainsi que celui-ci

Brevet / Français : les règles de base de l’orthographe

Réécriture: Lis bien les consignes avant de commencer et corrige tes fautes d’orthographe.

Pour t’aider consulte cet l’article :

Brevet/Français : La réécriture… méthodologie !

Expression écrite

Analyse le sujet

1) tout décomposer

2) reformuler les exigences et précisez les éléments

3) m’impliquer

Respecte bien le support demandé et déduis-en les indices :

– écrire une lettre suppose une formule d’appel, une formule de politesse, voire une signature anonyme (qui ne donne pas votre identité ex : initiales, expressions consacrées comme un fidèle lecteur, un collégien ….). Pensez à adapter le ton et les formules au destinataire (copain/copine, courrier des lecteurs ou futur patron…)

– écrire un article suppose un titre voire un sous-titre et le nom d’un organisme ou d’un individu signataire (ex : la troisième 6, les amis des hérissons…)

Ecoute les conseils d’une élève !

Brevet : Comment écrire une rédaction ? Suivez les conseils d’une élève !

Et consulte aussi les articles suivants où tu trouveras une analyse de sujet et son corrigé.

Brevet : Analyser un sujet de rédaction

Français/rédaction : Corrigé du Brevet, 2003, Est


Avr 12 2010

« Caribulles » : Le 1er festival caribeen de la BD et du manga en Guadeloupe

Publié par bebel971 dans Arts plastiques, Français      

Caribulles

Créé en 1990, « Caribulles » est devenu 2O ans après Le 1er Festival Caribéen de la BD et du Manga.Tous les ans, les professionnels de la BD et du Manga se donnent rendez-vous sous les cocotiers!

Pendant dix jours du 14 au 24 avril 2010 la Guadeloupe se mettra à l’heure du 9e art !Pour l’occasion, plusieurs animations et temps forts seront orchestrés durant une semaine.Une soirée « Ciné BD » sera organisée au Rex et au Darbaud ainsi que des conférences et expositions.
Les visiteurs pourront également s’inititer à l’art de la BD lors d’atelier découverte ou encore rencontrer les artistes lors des séances de dédicasse.

Parmi les prestigieux invités :Dany (Les Guerrières de Troy),Nicolas Keramidas (Tykko des sables),Eric Warnauts (Liberty),Thomas Labourot (Washita, Les Geeks),Thierry Ségur et Patrick Chamoiseau (L’Encyclomerveille d’un tueur),Nicolas Grand (Manioka),Elodie Koeger(Les Iles du vent),Mikael (Les Requins et le trésor sousmarin),François Gabourg (Les Man’Kou)…

Caribulles à aussi lancé un Concours Grand Public, pour les plus de 18 ans : le sujet de création des bandes dessinées et mangas est : « le conte créole caribéen, entre modernité et tradition »


PROGRAMME DU FESTIVAL CARIBULLES entre le 14 et le 24 AVRIL 2010

LE MERCREDI 14 AVRIL de 14h à 22h :

Au REX et au DARBAUD

Caribulles CinéBD / 8 films / 5 € la séance

DU LUNDI 19 AVRIL AU JEUDI 22 AVRIL

Pour les établissements scolaires (lycées et collèges)

Les auteurs de BD se déplacent dans les collèges et les lycées pour faire des animations.

Une fiche de réservation est à compléter par les professeurs.

VENDREDI 23 AVRIL de 8h30 à 16h :

Pour les établissements scolaires (lycées et collèges)

Une journée spéciale d’animations sur la BD et les arts graphiques est organisée pour les collégiens et lycéens de 8h30 à 16h.

Une fiche de réservation est à compléter par les professeurs.

VENDREDI 23 AVRIL de 17h à 21h :

Ouverture du site au public

Sur le site du Fort Fleur d’Épée au Gosier

Rencontre avec les auteurs, dédicaces, conférences, expos.

SAMEDI 24 AVRIL DE 9H à 23h :

Journée non stop pour le public

Sur le site du Fort Fleur d’Épée au Gosier

Conférences, ateliers, débats, animations, dédicaces, master class, expos,…

DÉBUT MAI:

Soirée prestige Caribulles :

Remise des prix des concours avec tous les participants, partenaires et sponsors.

JANVIER 2011 :

Délégation Caribulles à Angoulême avec les lauréats du concours.


Mar 17 2010

Temps des poètes « couleur femme »

Publié par bebel971 dans Danse, Français, Temps des poètes      

Le 18 mars 2010 à 18H30  à Pointe A Pitre  :  SCDUAG. Bibliothèque universitaire de Guadeloupe


Temps des poètes « couleur femme »

Dans le cadre du Temps des poètes « couleur femme » La Bibliothèque Universitaire et la Commission culturelle du Pôle Universitaire Guadeloupe vous invitent à un N’KA SLAMIK avec la slameuse NEFTA autour de son recueil « les bleus de l’existence »

Accompagnée Stephane Nabajoth, instrumentiste, et de Florence NAPRIX, choriste.

Slameurs et musiciens, venez déclamer et partager ce moment de poésie L’UAG en partenariat avec la Ville de Pointe-à- Pitre et le CROUS


Mar 16 2010

Hommage à Antony Phelps (suite)

Publié par bebel971 dans Français, Temps des poètes      

« Ne révèle pas nos mots de passe »

(À Claudia, merveilleuse guide)

Je suis Venise blanche Venise.
Ô blonde oblongue femme
chroniqueuse de silhouettes
en trompe l’œil et attrapes.
Aucun dit mensonger
ne transmutera mes ors
en cuivre
algue ou calcaire.

Tu circules innocente et cendrée
dans mes blanches ruelles
ravives de tes lèvres
rotules et crânes
tessons prisons
de très ancienne barbarie.
Ta main gantée recueille flocons
et dessine sur mes pierres des noms de lieux.

Garde-toi bien de révéler nos mots de passe.
Ne traduis point pour étrangères oreilles
les soupirs de mes ponts.
Brouille les traces de tes pas
bien que la neige bavarde ne garde aucun secret.

Femme blonde
détentrice du mystère des asphodèles
la parole de l’aîné caraïbe
se refait gamme nouvelle.
Se mêlera-t-elle
aux dits de mes nombreux poètes ?
Portera-t-elle plus loin le couchant de l’Histoire ?

Quand tu t’avances consciente de ton rythme
et le berçant de la mathématique
du professeur critique
quand tu procèdes sur ma mémoire
et la lissant de ton talon
les regards s’illuminent sous le pont des voyeurs.

Femme blonde
guide de mes beautés
sous la boiterie de mon hiver
si tu es corde non pour te pendre
je suis archet pour te jouer.

Et chaque fois
que l’affection coule ses notes
dans la rousseur de Vivaldi
je t’inscris dans le silence
où ma musique refait sa pause.
Venise suis-je.
Blanche de neige.
Blanche tu es sous ton blond vénitien.

– Anthony Phelps
le 12 janvier 2002
nouvelle version 27 décembre 2002


Mar 13 2010

Temps des Poètes 2010 : Hommage à Max Rippon

Publié par bebel971 dans Français, Temps des poètes      

Max Rippon

Max Rippon est né le 29 février 1944 à Grand-Bourg (Marie-Galante). Son enfance se déroule à Grand-Bourg jusqu’à l’âge de onze ou douze ans quand il quitte son île pour aller à Point-à-Pitre, au Lycée Carnot.

Depuis il vit en Guadeloupe continentale. Et pourtant, comme forcené, il se définit et reste fondamentalement marie-galantais. Écrivain d’une grande rigueur, Max Rippon a le souci du détail vrai. Il dit de façon originale ce que chacun côtoie, voit, ressent, respire.

I have a Blues

J’ai donné à ma voix le tranchant de la faucille
J’ai donné à mes paroles la puissance des marteaux
Mon chant est demeuré ce long sanglot seul et triste
Usé sur l’enclume du temps qui passe sa paresse
Et pourtant l’espoir engage chaque arpent resté vif en moi
Voilà ma nuit de pleine lune venue à bout de mes matins neufs
Voilà la pluvine qui ruisselle et fait luire mon corps
Voilà le chemin rendu savonneux et plus glissant encor
Et ma lutte chaque jour plus rude
Et ma solitude accrochée au flanc des récifs
J’ai accepté de soumettre mon être aux souffrances des hommes
J’ai accepté en solitaire de gravir le morne le plus haut
Pour lire bien avant la route des quatorze détours
J’ai suivi ces tracés capricieux
Pour mener mes frères dans ces lieux paisibles que tu m’as indiqués
Et voilà qu’il pleut sur nous des larmes tièdes
Saumure tenace à la commissure de mes lèvres
Gland d’ancrage où se pose mon repos
J’ai peine à donner cadence aux espérances
J’ai peine à porter haut la voix à effilocher la paix des nuages
Pour convaincre le dernier des attardés
Et ma solitude accrochée aux portes béantes des avens
J’ai si souvent refusé d’être cette macula asservie
Qui lit le monde la nuit paupières closes
J’ai rêvé d’être à l’égal des autres hommes
Qui vont leur route le long les cannaies imberbes
Mais tu as voulu que je sois commissaire de ce peuple-là
Mais tu as voulu que je sois comptable soumis de ses errements
Et tu as voulu qu’avec mes seules mains nues
Je retourne la terre rêche pour faire fleurir les savanes inquiètes…
Je suis à ce point triste et point las de combattre la bombance des fromagers en rut
Je veux reforger l’acier dans lequel nous sommes trempés
Je veux connaître le jargon intime des galaxies
Pour lever l’unique route qui domine la crête des cyclones en feux
Je veux planter mon totem dans l’œil des tourbillons haineux
J’ai fait l’inventaire des étiers pour lier des espérances inabouties
Et ma solitude demeure accrochée à la barbe des vagues  furieuses
Donnez à mes mains  pouvoir de forger le destin des hommes à leur insu
Donnez à ma parole pouvoir d’apaiser ces silences grondants
Qui font trébucher nos pas lourds à porter
Donnez aussi à mon cœur force d’aimer le fossoyeur
Qui m’accordera la paix ultime
Au creux de cette terre que j’aurai tant aimée
Alors je rendrai aux matins tristes
La beauté d’une gouttelette de rosée
Suspendue au menton peureux de la feuille de siguine

Max Rippon

Cataplasme

Les hasards d’un commerce cupide
Nous a fait germer sur des rives distantes
Nous, long lasso d’îles chevauchant les failles profondes
Tétons hérissés dans les turquoises caraïbes
Te voilà Haïti Toma
Sœur blessée
Terre lardée
Linceul césarisé à vif
Si je devais parler de toi encore
Jumelle aride tant de fois éprouvée
J’épouserais le plus infime battement de ton cœur
Pour essorer tes plaintes résignées
Avec mon drap trop vieux, de hardes remisées
Les hasards de ce commerce cupide et honteux
A fait partition de terres soumises
Et ton sol tant de fois mis à rude partie
De sang asséché depuis si longtemps
S’est laissé briser en une seule semonce à sept degrés décomptés
Si je devais alors
Dire ma part de souffrances
Quand tes tripes le soir
S’étalent à même les flancs des coulées cathodiques
Je me ferais fils de Toma chérie
Délitant mes douleurs dans les rizières silencieuses de l’Artibonite inconsolée
Je me ferais messager vagabond des guerriers aphones
Pour chambouler la sieste des puissants
Je me voudrais buvard multiple, docile et poreux
Pour éponger tes larmes
Pour partager tes doutes et lever tes inquiétudes
J’interrogerais les lendemains lointains plongés dans la gorge des horizons
Pour donner à tes jours le meilleur du brillant des soleils
Je fermerais les yeux aux assauts des midis grondants
Pour t’inventer des aubes qui esquivent l’engourdissement du dernier angélus

Max Rippon « Une parole pour Haïti. Janvier 2010 »

Wi tan ka pasé

Menm si sé pou nou kouché do pou do
Bannou chofé po an kabann kanmenm
Doudou
Menm si sé pou nou kouché san dégoudi machwa
Annou kabanné on ti-gouté
San chastren niyaj ka ba sòlèy masko
Lapli fifiné si nan kaz ka ba tòl karès an do
Annou profité titak pou ba lanmou on ti chans lofé
Doudou
Lanné ki lanné ja filoché janmsé si nou
Ki fè lanvi rété pa ka réisi désann
Pli ba ki an bòdaj a lonbrik
Tan dja pasé si tan
Ki ba chak zobèl po a kò a-w
Gou ék lodè a lanmou ki rété lanké nèf é fwé an sèvèl an mwen
Kon gran-moman a dousin an fenfon ravin
Bèl tan pousyè tan pa ka rivé dolé…
Mi tan a kip épi élas rivé
Mi doulè é mi blès ka pran lanmen
Doudou sé fòs ka manké mwen pou an fè lèspri a-w pèd-tè
Jistan chofwèt a lanmou palanké nou an syèl douvan-jou
Doudou…
Nou sav sa nou sav é sé pousa kwa ka baré bouch

Max Rippon « Contribution à la journée du créole 2009 »


Mar 13 2010

Hommage à Anthony Phelps (suite)

Publié par bebel971 dans Français, Temps des poètes      
Mon Pays a un caillot de sang dans la gorge
Nous n’irons plus jouer à la marelle et lancer nos pions par-dessus le ciel de terre. Nous n’irons pas pêcher la lune au Quai Christophe Colomb.
Lorsque que j’ai appris qu’un tremblement de terre avait détruit ma ville natale, plusieurs passages de mon recueil : Mon Pays que voici, me sont revenus à la mémoire. Je ne me doutais pas, en 1965, qu’en écrivant cette marche poétique à l’intérieur de l’Histoire d’Haïti, je décrivais le drame qui frappe aujourd’hui mon Pays.
J’ignore encore si la maison familiale est restée debout, mais mes sœurs, neveux et nièce ont été épargnés. Certains amis manquent à l’appel. Plusieurs sont saufs. Mon appartement, dans mon ancienne station de radio Radio Cacique, a tenu le coup et abrite toujours mon lieu de mémoire.
Nos n’irons pas poser nos nasses dans le lit de la voie lactée pour piéger des étoiles doubles. Nous n’irons pas, le temps n’est plus au jeu nous avons dépassé le chant des marionnettes. Nous avons dépassé le chant de l’enfant-do. Et l’enfant ne dormira pas. Il fait un temps de veille. Mon Pays a un caillot de sang dans la gorge.
L’église de mon enfance a été détruite, le Sacré-Cœur. Mon collège a disparu, l’Institution Saint Louis de Gonzague. Qu’est devenu le Centre d’Art et ses collections ? Les lycées, universités et autres écoles n’existent plus. Tant de voix se sont tues à jamais ! Tant de victimes d’une aveugle colère de cette terre qui nous a portés !…
Entre la liane des racines tout un peuple affligé de silence se déplace dans l’argileux mutisme des abîmes et s’inscrivant dans les rétines le mouvement ouateux a remplacé le verbe. La vie partout est veilleuse.
En nous nos veines au sang tourné sur nous, le cataplasme de la peur et sa tiédeur gluante et notre peau fanée, doublée de crainte, comme un habit trop ample baille sur des vestiges d’hommes. La vie partout est en veilleuse. Ô mon pays si triste est la saison qu’il est venu le temps de se parler par signe.
Qui donc va me redessiner mon Pays ?
Nous n’avons plus de bouche pour parler nous portons les malheurs du monde et les oiseaux ont fui notre odeur de cadavre. Le jour n’a plus sa transparence et ressemble à la nuit. O mon Pays si triste est la saison qu’il est venu le temps de se parler par signe.
Merci à celles et ceux dont les gestes viennent soulager notre détresse et nous aident à nous relever.
Étranger qui marches dans ma ville, souviens-toi que la terre que tu foules est terre du Poète et la plus noble et la plus belle, puisqu’avant tout c’est ma terre natale.
À la table de concertation pour la reconstruction du pays, en plus de la voix des gros bailleurs de fonds, qu’on entende celle de Cuba, celle de la République dominicaine pour une réconciliation dans la dignité. Celles des créateurs. Que les citoyennes et citoyens des beaux quartiers et des quartiers défavorisés soient consultés. Plus jamais de bidonville.
Mais, qui dirigera un tel projet ? Déjà le grand voisin s’est clairement manifesté. Il a dépêché dix mille soldats du corps le plus aguerri, le plus brutal de l’armée états-unienne : les marines. Dix mille marines pour lutter contre les tremblements de terre ? Ou pour agrandir les bases qu’ils viennent d’installer en Colombie ? Presque cent ans après l’invasion d’Haïti par les marines, assistons-nous à une nouvelle forme d’interventionnisme au nom de l’aide humanitaire ?
Je me demande ô mon pays quelle main a tracé sur le registre des nations une petite étoile à côté de ton nom.
Yankee de mon cœur qui entres chez moi en pays conquis, Yankee de mon cœur qui viens dans ma caille parler en anglais qui changes le nom de mes vieilles rues, Yankee de mon cœur, j’attends dans ma nuit que le vent change d’aire.
Une fois de plus nous avons rendez-vous avec l’Histoire. Ne ratons pas cette opportunité de construire, sur cet immense malheur, une société plus juste où chacun aura sa place.
Réinventons un pays, pour que ce petit garçon et cette petite fille, qu’on a sortis des décombres, aient une ville où il fera bon vivre.
Après les pleurs et les douleurs, on entendra monter le chant qui séchera toutes tes larmes, ô mon beau Pays sans écho. On entendra monter le chant des enfants qui auront seize ans, à la prochaine pleine lune. Même si je dors sous la terre, leur chanson saura me rejoindre et je dirai dans un poème que j’écrirai avec mes os : Mon beau Pays ? Pas mort ! Pas mort !
Anthony Phelps

Mar 12 2010

Grand Corps Malade en Guadeloupe

Publié par bebel971 dans Actualité, Français      

Grand Corps Malade en Guadeloupe et Martinique

Nous avons rencontré Grand Corps Malade en tournée aux Antilles. Entretien.

D’où vient votre nom d’artiste  » Grand corps malade » ?
GCM : Un soir j’ai participé à une soirée slam, et tous les slameurs avaient un surnom, et moi, comme j’aimais bien les mots indiens, sioux, je pensais que je l’aurais gardé juste pour cette soirée là. Eh ben non ! Personne ne m’appelle plus Fabien mais « Grand Corps Malade » !

Connaissez-vous déjà des slameurs antillais , la culture antillaise ?
GCM : Je connais très peu la culture antillaise , juste les antillais de la métropole de ma ville de Saint-Denis. Je ne connais pas du tout les artistes slameurs antillais plutôt les artistes originaires des antilles mais qui vivent en France. Cette tournée est l’occasion de les rencontrer.

Qu’est ce qui vous pousse à écrire ?
GCM : J’écris quand j’ai envie d’écrire. C’est une pulsion , un besoin. Ce n’est pas un passage obligé. C’est devenu une habitude de vie. J’ai écris quand j’étais adolescent comme tout le monde, mais le déclic est venu en 2003 quand j’ai rencontré le slam avec ces anonymes qui se retrouvent juste pour le plaisir des mots.

Elle passait des heures sur internet pour une sortie scolaire gratuite à la Cité des Sciences…

Pourquoi un slam sur l’éducation nationale ?
GCM : L’éducation de nos enfants c’est l’avenir. C’est la base et en plus j’ai des potes enseignants qui me parlent de leurs problèmes. J’ai fait pas mal d’ateliers d’écritures dans les écoles. Mais le déclic a été au cours d’un atelier à Epinay sur Seine. J’y ai rencontré une enseignante qui avait plein de projets pour sa classe mais qui n’avait pas de moyens. Elle n’arrivait même pas à avoir de cars pour sortir avec ses élèves. Et, quand je l’ai rencontrée, elle essayait de gagner un concours pour permettre à sa classe d’aller à la cité des sciences à la Vilette. Elle y passait des heures sur internet p.Je me suis dit si on en arrive là c’est que c’est grave !

On pourrait dire que c’est vous qui avez démocratisé le slam en France ?
GCM : Je ne sais pas si on peut dire que c’est moi qui l’ai démocratisé. L’album Midi 20 a très bien marché. Du coup j’ai été très médiatisé . J’en ai profité pour parler du slam. Pour faire connaitre le slam à un public qui ne le connait pas. J’avais envie de faire connaitre cette culture. Au delà de la réussite de mon album et de mes tournées les gens ont vraiment fait connaissance avec le slam. En France métropolitaine, il y a du slam partout. Dans les écoles, les prisons , les hopitaux, des ateliers slam, des scènes ouvertes.. . Je suis content d’avoir participé à ça.


Mar 12 2010

Gwada Kwan remporte le SLAM ART 2010 !

Publié par bebel971 dans Actualité, Français      

Slam'Arts # 2

Roi de l’impro ! Le vendredi 5 Mars, à la salle George Tarer à Lauricisque, a eu lieu un concours de slam. L’ambiance était chaleureuse et enrichissante. La manifestation était organisée par l’association Slamblag dans le cadre du Slam Art 2.

.

grand-corps-malade-3.jpg

Le tout en présence de Grand Corps Malade, figure de proue du slam français qui a trouvé que le niveau du slam en Guadeloupe était particulièrement élevé.

.

slam-guadeloupe-2010-17.jpg Iman a perdu la couronne (acquise en 2008) qu’il avait mis en jeu, ce fut avec le sourire et dans la bonne humeur, puisqu’elle est revenue à son meilleur ami Gwadakwan le grand vainqueur de cette soirée du SLAM Art 2010.

.

slam-guadeloupe-2010-18.jpg



Mar 12 2010

Hommage à Anthony Phelps

Publié par bebel971 dans Actualité, Français, Temps des poètes      

Anthony Phelps, poète, romancier et diseur, est né à Port-au-Prince, Haïti, le 25 août 1928. Après des études de chimie et de céramique aux États-Unis et au Canada, il se consacre surtout à la littérature.

Anthony Phelps

En 1961 il fonde – avec les poètes Davertige, Serge Legagneur, Roland Morisseau, René Philoctète et Auguste Thénor – le groupe Haïti Littéraire et la revue Semences. Il met sur pied et anime la troupe de comédiens, Prisme, et réalise des émissions hebdomadaires de poésie et de théâtre à Radio Cacique, dont il est cofondateur.

Il publie trois recueils de poèmes, et collabore à divers journaux et revues.

Après un séjour dans les prisons du docteur-dictateur-à-vie, Anthony Phelps est contraint de s’exiler.

Établi à Montréal en mai 1964, il y fait du théâtre – scène, radio et télé – puis du journalisme. Il participe à la narration de plusieurs films.

Il réalise et produit une dizaine de disques de poésie de poètes haïtiens et québécois.

Plusieurs fois boursier du Conseil des Arts du Canada (bourse de création libre), il a obtenu, deux fois, le Prix de Poésie Casa de las Américas, Cuba.

Le 2 février 2001, Anthony Phelps reçoit du Ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration (du gouvernement du Québec) une plaque en hommage, à l’occasion du forum « Encre noire, littérature et communautés noires ».

Son œuvre, soit une vingtaine de titres, est traduite en espagnol, anglais, russe, ukrainien, allemand, italien, japonais et certains de ses livres figurent au programme des études françaises de plusieurs universités des États-Unis dont : Princeton, Saint Michael’s College (Vermont) et Iowa State University.

En 1985, après vingt ans de service à la Salle des nouvelles TV de Radio Canada, il prends une retraite anticipée pour se consacrer entièrement à l’écriture.


Découvrez ce très grand poète en lisant et en écoutant le magnifique poème :



Écoutez l’auteur lire ce poème
en cliquant sur l’icone
Cliquez pour écouter la deuxième partie de « Mon Pays que Voici » dit par Anthony Phelps
(16,36 minutes)
tous droits réservés


.

« Mon Pays Que Voici »
(2e partie)

.

Je continue ô mon pays ma lente marche de
poète
un bruit de chaîne dans l’oreille
un bruit de houle et de ressac
et sur les lèvres un goût de sel et de soleil
Je continue ma lente marche dans les ténèbres
car c’est le règne des vaisseaux de mort

Ils sont venus à fond de cale
tes nouveaux fils à la peau noire
pour la relève de l’Indien au fond des mines
( Le dieu de l’Espagnol n’a point de préjugés
pourvu que ses grands lieux de pierres et de prières
soient rehaussés de sa présence aux reflets jaunes
peu lui importe la main
qui le remonte du ventre de la terre )
Et l’homme noir est arrivé
avec sa force et sa chanson
Il était prêt pour la relève
et prêt aussi pour le dépassement
Sa peau tannée défia la trique et le supplice
Son corps de bronze n’était pas fait pour l’esclavage
car s’il était couleur d’ébène
c’est qu’il avait connu
la grande plaine brûlée de liberté

Alors
pour que l’Indien suivi du chien muet
chasse l’oiseau chanteur dans le pays des abricots
avec la flèche protégée d’un tampon de coton
pour que le fils connaisse son père
et que la fille ne soit plus
une fontaine au bord des routes
et pour que l’homme soit respecté
et dans sa chair et dans sa foi
ce fut la Trouée Noire
et dans l’Histoire la haute brèche de couleur

Ô Pères de la Patrie
Précurseur Empereur Roi bâtisseur Républicain
Pères glorieux que je ne nommerai point
car tous mêmement avez droit à notre amour
ô Pères de la Patrie
accordez-nous le don du courage et de l’honneur

Je continue ô mon pays ma lente marche de poète
et je remonte lentement le lit de ton Histoire
avec dans la mémoire la noblesse de tes enfants

La terre avait atteint son angle de repos
et chaque pierre prise en sa couche d’argile
portait le Choeur immense et le grand jet du mât
la partition martiale et le drapeau tout neuf

Onze décades et une année
malgré tumulte et bruits de guerre
la pierre sans faille des fondations
ne roula point hors de sa glaise

Onze décades et une année
dans la douleur ou l’allégresse
dans le désordre ou dans la paix
l’argile tint la pierre neuve

Or un matin
le dieu de l’Espagnol
trouva d’autres adorateurs
et qui s’en vinrent
par la porte mouvante
avec en main le tissu étoilé
et dans la bouche une langue inconnue

Et un matin de sang trop vif
chut le grand mât et s’effondra le Choeur
La pierre incorruptible avait quitté sa couche

Et ce fut Pierre Sully
Et ce fut fort Capois
Et ce fut Marchaterre

En vain sur une porte
fut crucifié Charlemagne Péralte
et les cinq mille Cacos
en vain donnèrent leur sang
par toutes leurs blessures

Le dieu vert des yankees était plus for que les
loas

Et tout fut à recommencer
selon le rythme de leur vie
selon leur lois leurs préjugés

Et tout fut à recommencer
car un matin ils sont venus
ces protecteurs vêtus de jaune
nous enseigner avec la honte
la délation et la servilité

Et la leçon fut profitable
car dans ma lente marche de Poète
j’ai vu ô mon Pays tes enfants sans mémoire
dans toutes les capitales de l’Amérique
le coui tendu et toute fierté bue
genoux ployés devant le dieu-papier
à l’effigie de Washington

À quoi bon ce passé de douleurs et de gloire
et à quoi bon dix huit cent quatre

Ô mon Pays je t’aime comme un être de chair
et je sais ta souffrance et je vois ta misère
et me demande la rage au coeur
quelle main a tracé sur le registre des nations
une petite étoile à côté de ton nom

Yankee de mon coeur
qui bois mon café
et mon cacao
qui pompes la sève
de ma canne à sucre

Yankee de mon coeur
qui entres chez moi
en pays conquis
imprimes ma gourde
et bats ma monnaie

Yankee de mon coeur
qui viens dans ma caille
parler en anglais
qui changes le nom
de mes vieilles rues

Yankee de mon coeur
j’attends dans ma nuit
que le vent change d’aire

Je continue ô mon Pays ma lente marche de Poète
à travers les forêts de ta nuit
et le reflet de la Polaire
parmi l’essence et la sève
dénombrant sous l’écorce les cercles de l’aubier
Entre la liane des racines
tout un peuple affligé de silence
se déplace dans l’argileux mutisme des abîmes
et s’inscrivant dans les rétines
le mouvement ouateux a remplacé le verbe
La vie partout est en veilleuse

Le ciel s’est oxydé l’amour passé au laminoir
Il a poussé des champignons sur les étoiles
et la nuit sent le renfermé
Et nos doigts sont tranchants comme des lames
coupant le geste au ras de l’épiderme

En nous : nos veines au sang tourné
Sur nous : le cataplasme de la peur
et sa tiédeur gluante
et notre peau fanée doublée de crainte
comme un habit trop ample
bâille sur des vestiges d’homme

Semaine sans dimanche
Le maïs : sec comme la pierre
Le pain : tout en croûtons qui blessent
Les maisons closes les rues les places
livrées au vent
Et les fidèles de la résignation
agenouillés dans les églises

La vie partout est en veilleuse
La vie vécue à la campagne
La vie vécue à la grand’ville
La vie au bord des tables
Le long des sources
La vie vécue à l’ombre des églises
La vie vécue à l’ombre des houmforts
dans le mystère et la fumée des rites
La vie dans les chaumières
la vie dans les villas
la vie entre les draps
ou sur la paille humide
la vie vivante
la vie présente
partout la même
la vie partout est en veilleuse

Ô mon Pays si triste est la saison
qu’il est venu le temps de se parler par signes
Le langage des yeux s’enrichit chaque jour
un geste de la main dit plus long qu’un discours
et pour rêver ma vie au tranchant du sommeil
à la doublure de ma taie
j’aurais cousu mes épisodes les plus beaux
mais l’amour même est triste
les escarres de la souffrance écailleraient le rêve

Immobile comme un pieu enfoncé dans le sable
je porte en moi la densité de la nuit
et les insectes font l’amour sur mes mains inutiles

Ah!… quand éclatera le bourgeon sous le poids de
l’abeille
Je veux entendre le sang de ma Terre
marcher dans les caféiers aux fleurs blanches
Je veux entendre geindre le vent blessé dans les cannaies
coupantes sont les feuilles de la canne à sucre
Quand donc viendra cette heure
où nous irons amorcer le soleil
où le baiser justifiera nos lèvres

Ô mon Pays si triste est la saison
qu’il est venu le temps de se parler par signes

Je continue ma lente marche de Poète
à travers les forêts de ta nuit
province d’ombre peuplée d’aphones

Qui ose rire dans le noir ?
Nous n’avons plus de bouche pour parler
Quel choeur obscène chante dans l’ombre
cette chanson dans mon sommeil
cette chanson des grands marrons
marquant le rythme au ras des lèvres
Qui ose rire dans le noir ?

Nous n’avons plus de bouche pour parler
Les mots usuels sont arrondis
collants du miel de la résignation
et la parole feutrée de peur
s’enroule dans nos cerveaux capitonnés
Qui ose rire dans le noir ?

Nous n’avons plus de bouche pour parler
nous portons les malheurs du monde
et les oiseaux ont fui notre odeur de cadavre
Le jour n’a plus sa transparence et ressemble à
la nuit
Tous les fruits ont coulé nous les avons montrés
du doigt
Qui ose rire dans le noir ?

Nous n’avons plus de bouche pour parler
car le clavier des maîtres mots des Pères de la
Patrie
au grenier du passé se désaccorde abandonné

Ô mon Pays si triste est la saison
qu’il est venu le temps de se parler par signe

Homme de vigie
du grand bateau fou
qui roule et qui tangue sur les hautes vagues
Homme de vigie
dis-moi que vois-tu dans la nuit des mers
Ton oeil est de lynx et lit l’avenir
Homme de vigie qu’y a-t-il de neuf

Homme de vigie
me répondras-tu
Toi seul peux comprendre
et donner un sens à la voix du vent
Homme de vigie
qu’y a-t-il dans l’ombre par delà les crêtes
Est-ce l’espérance qui blanchit les nues

Homme de vigie
pourquoi ce mutisme
Dis-moi je t’en prie
si je peux chanter plus haut que le vent
et crier ma joie d’une aube nouvelle

Homme de vigie
je n’entends point ta voix
Que fais-tu là-haut sur la passerrelle
du grand bateau fou
qui roule et qui tangue sur les hautes vagues
Homme de vigie me répondras-tu
Homme de vigie
Ma parole ! Tu dors !

Ne réveille pas l’eau qui dort derrière ma rétine
La nuit est jeune encore et la nouvelle aurore
n’a pas bouclé le cycle de sa maturation
L’heure n’est pas sonné de faire danser la vie
sur les parallèles du monde
Ne trouble pas l’eau de la joie
en veilleuse derrière ma rétine

Il y a dans ma gorge ce cri d’amour en flèche
pour crever l’étonnement des nuages
Ce chant sous ma luette pour écarteler les ténèbres
Et la chaux vive du verbe derrière ma bouche close

Il y a les mots non parlés
que l’on se passe par les paupières
Les corps sans étendue
Les couleurs sans supports
La graine à ébosser
pour la germination des espoirs à l’air libre
Et tout le ciel à ramoner
L’eau lustrale à répandre
avant l’attouchement magique
et il y a ton nom
Ton nom charnière
ton nom pivot
ton nom sésame
ô mon Pays que voici

Je continue ma lente marche de Poète
car j’ai la vocation de l’invisible
Je suis l’aubain dans la Cité des hommes de ma race
Je suis celui qui sort de toutes parts
et qui n’est point d’ici
Je viens sur la musique de mes mots
sur l’aile du poème et les quatorze pieds du vers
enseigner une nouvelle partition
renouveler le répertoire des voix plaintives et cassées
car des maîtres de choeur surannés et pervers
ont ramené la Geste Unique
aux dimensions de l’anecdote
et des intellectuels aux fines mains
versés dans l’art des mots sonores
ont maintenu le peuple
dans le mystère et l’ignorance

Porteur du levain à tout un peuple sans défense
à tout un peuple sans conseil
peuple bavard conteur de légendes sous la tonnelle
vivant dans l’allongement perpétuel du désir
peuple insouciant et bon enfant
allant son va et vient de fourmi folle
pêchant au pied des quais la pièce d’or de l’étranger
taillant foulard dans le tissu aux quarante-huit étoiles
peuple noir comme la nuit
( et parce que le maître a visité l’esclave
sur sa couche de paille
certains ont les cheveux frisés et couleur isabelle )
et Porteur du levain à tout un peuple azyme
je viens des plages du savoir
par les chemins mouvants de l’eau
avec mission de préserver
l’ardente boucle de la soif
ce noeud de sable à la frontière du tangible

Terre déliée au coeur d’étoile chaude
Fille bâtarde de Colomb et de la mer
nous sommes du Nouveau Monde
et nous vivons dans le présent
Nous ne saurons marcher à reculons
n’ayant point d’yeux derrière la tête
et le moulin du vent broie les paroles sur nos lèvres
car sur les socles de la mémoire
dans la farine de nos mots ô mon Pays
nous pétrissons pour toi des visages nouveaux
Il te faut des héros vivants et non des morts

Mon chargement de gestes et de mots magnétiques
est de bonne mesure et fait bon poids
dans la balance
et au seuil de l’été je te salue
dans l’écarlate floraison des flamboyants
Je jaillirai de toi comme la source
mon chant pur t’ouvrira le chemin de la gloire
et mon cri crèvera le tympan de ta nuit
car mon amour en pointe de silex
à jamais s’est fiché dans ton coeur d’étoile chaude
ô mon Pays que voici

© Anthony Phelps

Mar 10 2010

Brevet/Français : Bien écrire, bien rédiger une rédaction

Publié par bebel971 dans Brevet, conseils, Conseils aux élèves, Français      

1. Lire et relire la consigne : ce conseil tout bête peut vous éviter le hors-sujet et donc une note en dessous de la moyenne ! Il vaut mieux perdre 5 minutes à relire le sujet.

2. Faire un brouillon : organisez vos idées sur un brouillon, faites un plan. Parfois, la consigne donne des indices sur l’organisation du plan.

3. Introduction : il faut toujours faire une introduction. Celle-ci ne doit-être ni trop longue ni trop courte.

Argumentation : si le sujet est une argumentation, l’introduction doit donner une idée de votre plan.

Récit : si vous devez rédiger un récit, l’introduction présente l’histoire, plante le décor.

Portrait, description : pour un portrait, comme pour une description, l’introduction présente ce que vous allez décrire.

4. Conclusion : elle est également indispensable. Elle achève un récit, elle résume vos idées dans le cas d’une argumentation. Cependant, elle peut aussi servir d’ouverture vers un sujet proche, et prendre la forme d’une question…

5. Développement : le développement est le plus gros du travail.

Pour bien réussir, il y a quelques règles à savoir :

Alinéas : on commence toujours un nouveau paragraphe par un alinéa, c’est-à-dire par un écart, un espace entre la marge et le premier mot du paragraphe.

Sauter une ligne : lorsque que l’on change totalement de sujet ou d’idée, on saute une ligne pour écrire le nouveau paragraphe.

Connecteurs : lorsque l’on passe d’un paragraphe à un autre, il ne faut pas oublier que ce qu’on écrit n’est pas une suite de paragraphes sans liens mais un texte entier. On écrit un ensemble de paragraphes qui sont liés les uns aux autres, même s’ils ont des sujets différents.

Pour lier les paragraphes et les idées, on utilise donc des connecteurs, c’est-à-dire des mots de liaison ou de transition. Ces connecteurs peuvent servir à comparer des éléments, à ajouter un élément, à justifier quelque chose, à expliquer un argument ou une situation, à conclure, à introduire, à illustrer…

Exemples de connecteurs : et, de plus, d’ailleurs, d’une part, d’autre part, aussi, donc, alors, non seulement… mais encore, en réalité, parce que, car, puisque, étant donné que, en effet, premièrement, deuxièmement, d’abord, avant tout, afin que, pour que, grâce à, sans doute, par exemple, ensuite, après….

Arguments : lorsque vous argumentez, essayez d’organiser votre texte de façon à donner les arguments les plus convaincants en dernier. Commencez par le moins important pour terminer par celui qui vous semble le plus percutant.

Temps : regardez-bien les temps des verbes que vous avez employés. Est-ce qu’ils sont correctement utilisés? (sinon, révisez la valeur des temps).

Style : faites attention au style, aux registres de langue lorsque vous écrivez! Si vous écrivez de façon soutenue, n’employez pas juste après des expressions familières et vice versa. De même, faites attention à ne pas écrire comme vous parlez : on a tendance, par exemple, à dire « je sais pas » mais on doit écrire « je ne sais pas ».

6. Lire et relire : maintenant que vous avez bien suivi ces conseils et rédigé votre travail, relisez-le attentivement. Faites comme si vous lisiez le texte de quelqu’un d’autre, dans un journal ou un roman; si vous trouvez que c’est intéressant et surtout agréable à lire, vous pouvez déjà être fier de vous!

7. Orthographe : si le devoir que vous faites est à faire à la maison, profitez des outils autour de vous tels que le dictionnaire, Internet ou même vos parents ou amis. Si le devoir est à faire en classe, regardez surtout vos accords (sujet accordé avec le verbe, adjectif accordé avec le nom, accord avec les auxiliaires être et avoir…) et le temps des verbes. En effet, si vous écrivez mal un mot, c’est que vous ne le connaissez peut-être pas vraiment et vous êtes excusables, par contre les règles d’accords sont toujours les mêmes et vous n’avez donc pas d’excuse.

8. Bon courage!


Mar 5 2010

Le temps des poètes 2010

Publié par bebel971 dans Actualité, Français      

Le temps des poètes du 1er au 13 mars 2010

Du 1er au 13 mars 2010 se déroulera la 11ème édition du « temps des poètes »

qui  rend hommage au poète guadeloupéen Max Rippon et au poète haïtien Anthony Phelps.

Cette manifestation a pour objectif de sensibiliser les publics scolaires à la poésie qu’elle appartienne au patrimoine ou qu’elle soit issue de la création la plus contemporaine.

Cette année, comme les années précédentes, un disque compact audio, réalisé en partenariat avec la DRAC Guadeloupe, accompagné d’un livret édité par le CRDP  de la Guadeloupe, associera la poésie et la musique.

Des actions telles que des correspondances avec les poètes, des ateliers de poésie, des brigades d’intervention poétique, « un jour, un poème », des arbres à poèmes… seront mises place dans les établissements scolaires afin de favoriser l’ouverture du regard des élèves sur la poésie et d’encourager la lecture des poèmes comme pratique culturelle.

Au niveau national, le « Printemps des poètes » se déroulera du 8 au 21 mars 2010 sur le thème « Couleur femme ». Il sera dédié au poète Andrée Chédid.


Mar 1 2010

Brevet/Français : Méthodologie, les Questions

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

· Lire plusieurs fois le texte et se poser les questions suivantes

· Avant de répondre aux questions du sujet, se poser au préalable les questions suivantes :

– à quelle personne est écrit le texte ? donc quel est le statut du narrateur ?

– quelles sont les indications spatio-temporelles ?

– quels sont les personnages ?

– quels sont les temps verbaux ?

– suis-je capable de dire de quoi le texte parle ?

– quel est le genre ? et le type de discours ?

· Je ne recopie pas le libellé de la (ou des) question(s). S’il y a deux questions, je les numérote les réponses et je réponds dans l’ordre.

· Je saute une ligne entre chaque question.

· Je fais des phrases correctes et complètes (sujet, verbe conjugué, complément / ponctuation / accentuation)

· Mes réponses doivent être compréhensibles par quelqu’un qui n’aurait pas lu la consigne.

· Si la réponse comporte plusieurs éléments :

– J’utilise des mots qui la structurent, comme tout d’abord, ensuite, enfin,…

– Je ne fais pas de « liste »

  • Pour répondre aux questions j’utilise le présent ;
  • Je recopie les citations avec exactitude, entre guillemets, avec le N° de ligne
  • Le titre d’une œuvre (écrite ou picturale, quand elle est envisagée globalement), ainsi que le nom des journaux doivent être soulignés
  • Je n’utilise pas les abréviations (sauf l. pour ligne et v. pour vers)

Mar 1 2010

Un poème pour Haïti

Publié par bebel971 dans Français      

HAITI,Au bout de la nuit

Un soleil rouge au bout de la nuit
Où chaque matin,revêtu d’angoisse,
Flaire la douleur de l’instant qui fuit
A chaque seconde qui trépasse.

Attendre,et combler ce morne vide,
Seule certitude qui jamais n’apaise
Ce coeurabîmé à l’appetit morbide,
Caché au fond de ce corps de glaise.

Des larmes coulent sur tes joues
La solitude ton terrible tabou
Et mourir de vivre sans raison


Alors doucement, à clore ton histoire
Tu as décidé de t’employer doucement
Pas de lâcheté juste un peu de temps
Qui sait un regard,un souvenir,un espoir
Peut te sauver d’un coups de baguette magique ?

Angole Djenaelle 5j


Mar 1 2010

Brevet/Français : Ecrire un récit

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

Méthodologie du Brevet

Ecrire un récit

.

Ø Il faut structurer un récit

La première partie correspond à la situation initiale qui donne le plus de renseignements possibles : qui ? où ? quand ? avec qui ? dans quelles circonstances ? dans quel but

Les faits sont ensuite rapportés en plusieurs paragraphes, le plus souvent de façon chronologique. Enchaînez les paragraphes par des adverbes variés : ensuite, puis, alors, néanmoins, enfin, etc.

On termine en général par quelques lignes qui ferment le récit et qui constituent la situation finale.

Ø Deux points de vue narratifs sont possibles :

Récit à la première personne : les faits sont vécus par le narrateur

Récit à la troisième personne : le narrateur n’apparaît pas directement.

Ø Un récit peut s’inscrire :

dans un système où le présent est le temps de référence. Les évènements passés sont rapportés au passé composé, les actions à venir au futur.

Dans un système qui prend comme point de référence un moment coupé du présent du narrateur. Les verbes sont alors surtout au passé simple (pour les actions de premier plan) et à l’imparfait (pour l’arrière-plan)

Ø Vous pouvez enrichir un récit avec des passages :

de dialogue. Pour insérer un dialogue, il est utile de se demander quelle est sa fonction dans l’histoire : Présente-t-il des personnages ? Enclenche-t-il l’action ? Contribue-t-il à créer un univers ? Fait-il part des sentiments ou des points de vue des personnages ? Crée-t-il un effet particulier (peur, rire) ?

de description. Elle peut avoir plusieurs fonctions : créer un cadre, informer e lecteur, expliquer, annoncer ou retarder l’action, construire un personnage, faire peur…

d’analyse de sentiments

d’argumentation


Mar 1 2010

Un poème pour Haïti

Publié par bebel971 dans Français      

Courage

pour

HAÏTI

HAÏTI, pays de souffrance,

Ta terre a tremblé,

Port au Prince ravagé,

Dévasté,

Détruit,

Anéanti,

Tes enfants pleurent,

Orphelins,

Ils  sombrent dans le désespoir,

Souffre de faim,

Courage, HAÏTI chérie !

GARDE

ESPOIR

Tacafred Tessaelle  5e J


Fév 10 2010

Un excellent dictionnaire des synonymes !

Publié par bebel971 dans Français      

Dictionnaire des synonymes crisco

Le dictionnaire des synonymes du CRISCO contient approximativement 49 000 entrées et 396 000 relations synonymiques. La base de départ a été constituée à partir de sept dictionnaires classiques.

Un premier travail, réalisé par l’Institut National de la Langue Française, a permis d’en extraire les relations synonymiques sous forme électronique.

Le laboratoire ELSAP, qui est devenu par la suite le CRISCO, a ensuite synthétisé les résultats et homogénéisé les données. Depuis, un important travail de correction se perpétue par l’adjonction ou la suppression de liens synonymiques.

C’est peut-être actuellement le meilleur dictionnaire des synonymes en ligne. Pour vos travaux d’écriture, vos recherches, ou tout simplement pour enrichir votre vocabulaire, n’hésitez pas à le consulter, il vous sera d’une aide précieuse.


Jan 31 2010

Brevet/Français : La réécriture… méthodologie !

Publié par bebel971 dans Brevet, conseils, Français      

Sujet type brevet :

« J’arrête. Spasmodiquement, des détonations et grincements lugubres retentissent derrière l’écran feutré du brouillard et des neiges. Quelle ambiance ! Cela me rappelle le bruitage des trains fantômes dans les fêtes foraines. A chaque instant je m’attends à ce que le squelette de l’ingénieur Andrée surgisse de la banquise. »

Réécrivez le passage à la troisième personne et dans le système du passé, avec comme temps de base le passé simple et l’imparfait.

CONSIGNES :

· La réécriture est un exercice de transposition (de changement) qui porte toujours sur un passage du texte. On peut vous demander de changer :

les personnes (pronoms personnels et déterminants)

les temps (passer d’un présent à un temps du passé)

le nombre (passer du pluriel au singulier)

· Parfois vous n’aurez qu’un changement à faire mais parfois on peut vous demander plusieurs changements dans la même consigne :

Réécrivez le passage à la troisième personne et dans le système du passé, avec comme temps de base le passé simple et l’imparfait.

MODE D’EMPLOI

1. Bien lire la consigne de travail afin de ne pas oublier un changement.

2. Surligner dans la consigne le ou les différents changements que l’on vous demande de deux couleurs différentes.

Exemple : Réécrivez le passage à la troisième personne et dans le système du passé, avec comme temps de base le passé simple et l’imparfait.

3. Surligner dans le passage toutes les modifications orthographiques que vous allez faire : les accords sujet / verbe, les accords nom/adjectif, les accords du participe passé, changements des terminaisons des verbes…

Exemple : « J’arrête. Spasmodiquement, des détonations et grincements lugubres retentissent derrière l’écran feutré du brouillard et des neiges. Quelle ambiance ! Cela me rappelle le bruitage des trains fantômes dans les fêtes foraines. A chaque instant je m’attends à ce que le squelette de l’ingénieur Andrée surgisse de la banquise. »

4. Vous disposez environ d’un quart d’heure pour faire cet exercice, sur votre brouillon vous réécrivez le texte en sautant des lignes pour pouvoir écrire en dessous de chaque mot souligné le changement effectué

«J’arrête. Spasmodiquement, des détonations et grincements lugubres retentissent derrière

Il arrêta retentissaient

l’écran feutré du brouillard et des neiges. Quelle ambiance ! Cela me rappelle le bruitage des

lui rappela

trains fantômes dans les fêtes foraines. A chaque instant je m’attends à ce que le squelette de

il s’attendait

l’ingénieur Andrée surgisse de la banquise. »

surgît

5. Après avoir relu, vous pouvez réécrire au propre. N’oubliez pas c’est un exercice où vous pouvez gagner facilement des points, alors prenez votre temps quand même !! Faites attention, chaque erreur de recopiage est notée et vous enlève des points !


Jan 31 2010

Brevet/Français : Ecrire un dialogue

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

· Dans un dialogue, les personnages parlent au discours direct ; les temps et modes les plus employés sont donc : le présent, le passé composé, le futur et l’impératif.

· Le plus souvent un dialogue s’insère dans un récit qui présente les locuteurs et les circonstances de la rencontre. Il faut absolument éviter les paroles banales. Un dialogue doit faire avancer l’action, mieux faire connaître les personnages.

(Ex : Dans le livre Des souris et des hommes, le dialogue permet au chapitre II de présenter les personnages du livre).

· La présentation d’un dialogue obéit à une disposition particulière :

Après la dernière phrase du récit, il faut mettre deux points et aller à la ligne pour la première prise de parole

Avant le début de la première réplique, vous devez ouvrir les guillemets

Lorsque le second personnage intervient vous allez à la ligne et vous commencez par un tiret. Pour chaque intervenant vous suivez les mêmes règles

Vous ne fermez les guillemets qu’à la fin de l’échange

Avant le dialogue, et/ou à l’intérieur, vous employez des verbes de paroles. N’utilisez pas toujours « dire » : variez en fonction du ton (reprocher), de la force de la voix (crier, murmurer), du contenu de la réplique (demander, répondre)

N’oubliez ni les points d‘interrogation, ni les points d’exclamation

· Attention à ne pas répéter sans cesse les mêmes prénoms dans la présentation du dialogue : l’utilisation de pronoms personnels permet d’éviter les répétitions.

· Le niveau de langue des répliques doit correspondre au statut des personnages : soutenu ou courant, parfois familier, mais les vulgarités sont à exclure.


Jan 27 2010

Brevet/Français : Le texte autobiographique

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

I Définition

L’étymologie grecque permet de définir le genre. L’autobiographie est le récit que fait un auteur de sa propre vie.

II Caractéristiques

Importance du « Je »

– L’auteur, le narrateur et le personnage principal sont la même personne.
Le point de vue est interne (donc subjectif): c’est l’auteur qui raconte ses souvenirs, ce que lui a vécu.
– Le récit est donc fait à la première personne.
Deux « je » coexistent : celui du moment de l’événement raconté, de l’enfance, d’hier et celui du moment de l’écriture, d’aujourd’hui.
– L’autobiographie a un double destinataire : soi-même et le lecteur.

Mémoire et sincérité

– Tout ce qui est raconté est présenté comme vrai. L’auteur s’efforce d’être sincère. Mais les années qui ont passé entre le moment où les événements ont eu lieu et le moment où l’auteur les raconte font que les souvenirs peuvent être déformés ou incomplets.
– Tout n’est pas raconté : l’auteur fait une sélection parmi ses souvenirs. Cette sélection a un sens par rapport à l’image qu’il veut donner de lui-même, à son projet autobiographique.

Le rapport au passé

– Le texte fait alterner récit et analyse. L’auteur reconstitue son passé, il le reconstruit. Il analyse aussi ce qu’il a été : selon les cas, au moment de l’écriture, l’auteur peut s’identifier au « je » d’autrefois en revivant les émotions d’alors ou au contraire, il peut prendre du recul en ayant une vision critique sur ce souvenir.

Jeu des temps

Les deux systèmes de temps peuvent être utilisés :
le temps de l’écriture est ancré dans la situation d’énonciation : l’auteur utilise le système du présent (temps de base : le présent d’énonciation) pour faire des commentaires.
le temps du souvenir (passé) est plus ou moins éloigné de la situation d’énonciation : quand l’auteur veut marquer que le souvenir est lointain, quand il veut prendre ses distances, il utilise les temps du passé (passé simple); quand il veut au contraire garder une impression de proximité, il utilise les temps ancrés dans la situation d’énonciation (passé composé)

III Les sous-genres et les genres proches

Sous-genres
– Les mémoires : l’auteur sélectionne dans sa vie les événements liés à l’Histoire dont il a été témoin ou acteur. Il y a peu de place pour sa vie personnelle. L’auteur donne sa vision personnelle de l’Histoire.
– Le journal intime : texte écrit jour après jour, secret, sans projet de publication. Le seul destinataire est l’auteur lui-même. L’auteur raconte avec sincérité les événements de sa vie, les analyse à chaud et donne ses impressions.

Genres proches
– La biographie : récit de la vie d’une personne célèbre fait à la 3ème personne et rédigé par un auteur autre que cette personne. L’auteur fait des recherches sérieuses, se documente, vérifie les éléments. Dans une biographie romancée, l’auteur privilégie le sensationnel plutôt que la vérité.
– Les lettres : les échanges de lettres permettent aussi de reconstituer la vie de quelqu’un.

IV Les intentions de l’autobiographe (mais pourquoi ce besoin de raconter ses souvenirs?)

Laisser une trace de sa vie et lutter contre l’écoulement du temps et l’oubli : l’auteur est le sujet de son livre.
Donner de la cohérence à sa vie en l’écrivant et en lui donnant la forme d’un récit. On peut écrire pour se justifier. Ou écrire pour analyser sa propre évolution, pour mieux se connaître en analysant qui on a été et ce qu’on a fait.
– L’auteur veut témoigner de son expérience : celle-ci est assez importante pour apprendre quelque chose aux autres hommes. Il peut vouloir informer ou dénoncer.

V Les fausses autobiographies (attention au mensonge!)

– Certains récit présentés comme des autobiographies sont en fait des fictions. Tout ou presque y est inventé. Ainsi, on peut trouver de faux journaux intimes, de faux souvenirs, de fausses lettres.
– Il peut aussi arriver que l’auteur s’inspire de sa vie pour en faire une fiction. Certaines choses sont vraies, d’autres sont transformées, d’autres sont inventées.

Quand un récit est écrit à la première personne, il faut toujours se demander s’il s’agit d’un récit autobiographique (vrai, ou présenté ainsi par l’auteur) ou bien d’une fiction (d’un récit inventé). Si le récit est autobiographique, il faut s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’auteur raconte sa vie.


Jan 26 2010

Le Linguophile

Publié par bebel971 dans Culture générale, Français, Humour      

.

Le lingophile

.

Un site génial pour s’amuser avec la langue française. Des jeux de mots, des bêtisiers, des lipogrammes, mais aussi les définitions des figures de style et des dizaines d’autres merveilles où “humour des bons mots et amour des beaux mots se conjuguent avec brio”.


Jan 23 2010

Brevet/Français : Le narrateur et le point de vue narratif

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

Le narrateur est celui qui raconte l’histoire. Il ne faut pas le confondre avec l’auteur du récit (la personne réelle qui a écrit le texte) ni avec les personnages (le narrateur n’est pas forcément un personnage du récit).

Le point de vue est un choix que fait le narrateur pour raconter son histoire: il choisit un angle de vue, un jeu de « caméras ». Le point de vue est en relation avec ce qu’il sait des faits et des événements.

Il existe :

deux types de narrateur : le narrateur-personnage et le narrateur extérieur.
trois types de point de vue : externe, interne et omniscient.

Le narrateur-personnage:
le narrateur raconte à la 1ère personne du singulier et dit « je »: on trouve des traces de sa présence dans l’histoire qu’il raconte (je, me, mon, mes, notre…).

– Le narrateur est un personnage et/ou un témoin de l’histoire qu’il raconte; il est inventé par l’auteur.
– Le narrateur est l’auteur lui-même: il raconte sa propre histoire, c’est une autobiographie. Je est alors en même temps l’auteur, le narrateur et le personnage.

L’histoire est racontée à travers le regard d’un personnage : le point de vue adopté est interne.

Le narrateur extérieur à l’histoire:
le narrateur raconte à la 3ème personne du singulier et dit « il »: il est détaché de l’histoire qu’il raconte et ne participe pas aux événements qu’il raconte.
Il n’intervient pas dans le déroulement des faits et le récit semble avancer tout seul. Mais il peut parfois faire des commentaires sur les personnages, les faits dont il parle.

– Le narrateur sait tout des personnages : leurs pensées, leur passé, leur avenir. Il peut tout voir et raconter ce qui se passe en deux lieux différents en même temps. On parle de narrateur omniscient.

– Le narrateur peut suivre une partie de l’action à travers les yeux d’un des personnages : le point de vue adopté est alors interne. Il limite les informations à ce que voit ou sait ce personnage.
– Le narrateur peut ne pas entrer dans les pensées des personnages et n’est alors rien qu’un témoin de l’histoire, une caméra posée à un endroit: c’est le point de vue externe.

Attention !

Dans un même récit, le type de point de vue choisi change. Le cas le plus courant est le récit avec un narrateur extérieur qui passe d’un point de vue interne à un autre point de vue interne.


Jan 23 2010

Le discours argumentatif

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

N’oubliez pas que l’argumentation est un type de discours et peut se rencontrer dans tous les genres de texte: théâtre, poésie, roman…. Par ailleurs, il peut se combiner à d’autres types de discours afin de mieux convaincre: ainsi, une narration de même qu’une description ou une explication peuvent être argumentatives.

I La situation d’énonciation

Le but du texte argumentatif est, pour l’énonciateur, de convaincre son destinataire. Il s’agit d’imposer une opinion. Il est donc important d’identifier clairement qui est l’énonciateur (l’auteur, un personnage?) et quel est son (ses) destinataire(s) (le lecteur, un autre personnage?).
L’énonciateur doit toujours envisager la contre-argumentation de son destinataire pour être efficace ou chercher à le toucher, à l’émouvoir, à le provoquer pour mieux le convaincre.

II L’organisation du discours

Le thème : c’est le sujet dont parle le texte en général.
La thèse : c’est l’opinion, le point de vue de l’énonciateur sur le thème. S’il y a dialogue et que deux thèses s’opposent, on parle de thèse et d’antithèse.
Les arguments : ce sont les idées (souvent abstraites) qui prouvent la validité de la thèse soutenue et qui doivent convaincre le destinataire.
Les exemples : ce sont des faits concrets qui illustrent les arguments et permettent de mieux les comprendre. Ils permettent ainsi de mieux convaincre le destinataire.

III Les marques du discours argumentatif

  • L’énonciateur s’exprime en général en disant “je” et en utilisant toutes les marques de la 1ère pers. (ma, mon, moi…). Mais il peut aussi généraliser pour donner le sentiment que son opinion est partagée par tous: “on sait que”, “il faut que”, “tout le monde voit que”.
  • Il faut être attentif à tous les modalisateurs qui sont des indices de subjectivité et qui permettent d’ajouter des nuances
  • Les temps utilisés sont ceux de l’énoncé ancré dans la situation d’énonciation (temps du discours, centrés sur le présent).
  • Afin d’assurer la logique du texte, l’énonciateur doit utiliser des liens ou connecteurs logiques. Il faut être capable d’utiliser les relations de cause et de conséquence, d’exprimer la condition, l’opposition…

IV Ecrire une argumentation

Vous devrez certainement intégrer votre argumentation à un récit ou à un dialogue. Mais pour cela, il faut déjà savoir construire une argumentation.

  • Lisez bien le sujet pour repérer quelle est la situation de communication imposée (qui est l’énonciateur, qui est le destinataire, quand, où, pourquoi, dans quel but), quel est le thème, quelle doit être votre thèse.
  • Cherchez ensuite les arguments propres à soutenir votre thèse. Pour chacun, trouvez au moins un exemple précis à développer.
  • Classez vos arguments du moins convaincant au plus convaincant afin de donner de plus en plus de poids à votre opinion.
  • En écrivant, vous mettrez dans le même paragraphe l’argument que vous devrez expliquer assez clairement et vos exemples que vous développerez. Vous changerez de paragraphe à chaque argument pour rendre votre devoir plus clair.
  • Vous veillerez à employer le plus souvent possible les connecteurs logiques, sans vous tromper sur leur sens. (notamment pour la cause et la conséquence) ainsi que des mots de liaison pour marquer les différentes étapes: d’abord, et, ensuite, enfin
  • Enfin n’oubliez pas que, quel que soit le type de texte que l’on vous demande d’écrire, vous devrez toujours avoir une introduction et une conclusion !

A vous de nous convaincre !


Jan 20 2010

Brevet/Français : Le texte théâtral

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

La pièce de théâtre est une suite de dialogues, sans narrateur. Il peut s’agir de comédie, de tragédie ou (au XIXème) de drame.

Ce texte est fait pour être joué, vu et entendu. Il faut donc être attentif à toutes les indications dans le texte -registres de langue, répartition de la parole, types de phrases- permettant de comprendre les intentions et sentiments des personnages ou les didascalies permettant de mieux comprendre certains points comme le lieu, le temps, le ton.

I Composition d’une pièce

Au début le changement d’acte était lié à la nécessité de changer les bougies donnant la lumière. Chaque acte doit constituer une unité. Une pièce est généralement constituée de trois ou cinq actes.

Le premier acte est celui de l’exposition dans lequel l’auteur présente le contexte (où et quand), les personnages, le héros, le noeud de l’intrigue, les obstacles(opposants) et les « aides » (adjuvants) du héros.
Le dernier acte est celui du dénouement, dans lequel l’intrigue trouve sa solution.

On change de scène quand un personnage entre ou sort. Les scènes n’ont pas toutes la même importance pour l’intrigue.

II Composition du texte

Il faut distinguer le texte dit par les comédiens : les répliques, et les indications scéniques : les didascalies.

Si une réplique est longue, c’est une « tirade ». Si le personnage parle seul en scène (ou se croit seul), c’est un « monologue ». Une réplique dite à part (sans que l’interlocuteur ne l’entende) est un « aparté ».

Les didascalies renseignent sur le décor, les mouvements, le ton à prendre… Elles permettent de faciliter la mise en scène.

III L’énonciation

Il faut être attentif au répérage du/des destinataires d’une réplique. La réplique s’adresse généralement à un autre personnage (attention à l’implicite par lequel un personnage peut passer un message sous-entendu). Mais elle s’adresse aussi au spectateur et doit produire un effet sur lui.

L’action avance par le dialogue au théâtre. L’ensemble du texte est globalement argumentatif.

IV Bref rappel sur le théâtre

Le théâtre classique (du XVIIème siècle notamment) répond à des règles strictes : il est écrit en vers, l’ensemble de la pièce doit ne comprendre qu’une seule véritable action, qui se déroule sur un même lieu et en 24 heures maximum.
Vers la fin du XIXème siècle, le romantisme transforme le théâtre comme toutes les formes artistiques: les pièces peuvent se dérouler dans plusieurs lieux différents, représenter une longue durée, contenir plusieurs intrigues.


Jan 19 2010

Brevet/Français : L’étude d’un texte poétique

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

I Qu’est qu’un vers?

– Début du vers : il est marqué par une majuscule.
– Fin du vers : elle est marquée par un retour à la ligne ; le vers (contrairement à la phrase en prose) n’occupe pas forcément toute la ligne, et on peut donc trouver un espace blanc à la fin du vers.

Remarque : si le vers dépasse la ligne, alors la fin du vers ne s’aligne pas sur la marge de gauche dans la poésie classique (jusqu’au XIXème siècle), comme en prose, mais sur la marge de droite, après un crochet [

II Présentation du poème

1- Les groupes de vers qui composent un poème s’appellent des strophes.
Il n’y a pas d’alinéa (contrairement à la marque de début de paragraphe en prose).

2- On donne des noms aux strophes selon le nombre de vers qui les composent :

2 vers: un distique
3 vers: un tercet
4 vers: un quatrain
5 vers: un quintil
6 vers: un sizain

Un vers isolé est mis en relief.

3- Les vers sont composés de syllabes.
On nomme les vers selon le nombre de syllabes qui les composent :

8 syllabes : un octosyllabe (Elle a passé, la jeune fille)
10 syllabes : un décasyllabe (Maître Corbeau sur un arbre perché)
12 syllabes : un alexandrin (Oh! Combien de marins, combien de capitaines)

Pour compter correctement le nombre de syllabes, il faut observer certaines règles :
– le -e muet en fin de vers ne compte pas (il n’est d’ailleurs pas prononcé).
– le -e muet suivi d’un son vocalique (voyelle) ne compte pas.
– le -e muet suivi d’un son consonantique compte.

Ex. Décompte des -e : Par la Natur(e), -heureux comm(e) avec une femm(e) (Sensation de Rimbaud)

– le poète peut faire prononcer en deux sons ce qu’habituellement on ne prononce qu’en un seul : c’est une diérèse. Exemple: « Un bohémi-en »

Jusqu’au XIXème siècle, la poésie était en vers. A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, les poètes se sont peu à peu libérés des contraintes portant sur la forme du poème : c’est l’invention du vers libre. La poésie peut alors prendre l’apparence de la prose.

III Les rimes

Une rime, est la répétition de sons identiques à la fin de plusieurs vers.
On désigne par des lettres chaque rime différente: a, b, c…

1- disposition des rimes

– aabb: rimes plates ou suivies
Ex. « Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu’une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l’ends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.
« 
(Baudelaire, « La fontaine de sang » in Les Fleurs du Mal)

– abab: rimes croisées
Ex. « Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne,
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.« 

(Victor Hugo)

– abba: rimes embrassées
Ex. « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est chaque fois ni tout-à-fait la même,
Ni tout-à-fait une autre, et m’aime et me comprend. »

(Verlaine, « Mon rêve familier »).

2- valeur des rimes

On juge la valeur des rimes au nombre de sons qui sont repris: chaque son est codifié par un signe de l’Alphabet Phonétique International.
pensées / croisées : [e] 1 son commun -> rime pauvre (forcément un son vocalique)
âme / femme : [am] 2 sons communs -> rime suffisante
capitaine / lointaine : [ten] 3 sons communs -> rime riche

3- genre des rimes

campagne / montagne: rime féminine (se terminant visuellement par un -e muet, donc non prononcé)
attends / longtemps: rime masculine (se terminant visuellement par toute autre lettre qu’un -e muet)

La poésie classique fait alterner les rimes masculines et féminines.
La poésie moderne préfère distinguer les rimes à terminaison consonantique et les rimes à terminaison vocalique.

IV Les autres effets de sonorité

– les reprises de mots ou de groupes de mots créent un effet de sonorité et de rythme. (une reprise en début de vers ou de strophe se nomme une anaphore)
– les reprises de sons à l’intérieur des vers, dans des mots différents mais proches:
– son vocalique: une assonance : Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant (Verlaine)
– son consonantique: une allitération : Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? (Racine)

V Le rythme

– il faut marquer les pauses au bon endroit et pour cela, repérer les mots qui forment un groupe cohérent.
– le poète peut choisir d’écrire des groupes de mots qui débordent du vers :
– un vers déborde sur le vers suivant : c’est un enjambement.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme.
(Rimbaud, « Le Dormeur du Val »)
– si le groupe de mots placé au vers suivant est très court, on parle de rejet.
Il dort dans le soleil la main sur sa poitrine,
Tranquille.
(Rimbaud)

En troisième, on étudie deux sortes de poésie:

– La poésie lyrique (< de la lyre) dans laquelle le poète exprime ses sentiments personnels.
Le poète dit « Je » mais ce qu’il ressent concerne tout homme; le lexique des sentiments domine, on trouve beaucoup d’interjections. Le poète utilise des ruptures de syntaxe, des effets de musicalité et aussi de discordance pour rendre son poème plus expressif. Pour donner plus de force à l’expression de ses sentiments, le poète utilise aussi toutes les ressources du vocabulaire (champs lexicaux, connotations…) et des figures de style.
Les grands thèmes lyriques témoignent de la sensibilité humaine: la vie, la mort, le patriotisme, l’espoir de la liberté, l’enfance, la nature, le temps qui passe, le rêve, les souffrances et les joies de la passion, la ferveur religieuse.

– La poésie engagée qui se met au service d’une cause précise dans un contexte historique précis. Le poète y fait référence à des éléments réels précis et vérifiables. Elle incite le lecteur à réfléchir et à agir: elle peut délivrer un message d’espoir en l’avenir ou mettre en garde contre l’oubli, incitant ainsi au devoir de mémoire. Elle est d’une grande force argumentative car elle cherche à convaincre le lecteur.


Jan 19 2010

Brevet/Français : Les connecteurs logiques

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      
NATURE

Conjonctions de coordination

Adverbes et locutions adverbiales

Conjonction et locutions conjonctives de subordination

CAUSE car En effet
De fait
Parce que
du fait que
Étant donné que
puisque
sous prétexte que
Comme
CONSEQUENCE donc Aussi (+ reprise du sujet)
Alors
en conclusion
en conséquence
C’est pourquoi
Par conséquent
ainsi
Dès lors
d’où
De sorte que
si bien que
tellement que…
si…que…
de telle manière que…
HYPOTHESE En ce cas
Sinon
pour un peu…
Si
à condition que
à supposer que
pourvu que
au cas où
à moins que,…
BUT Dans ce but
à cette fin
Pour que
afin que…
OPPOSITION CONCESSION mais
or
Cependant
néanmoins
pourtant
par contre
du reste
d’ailleurs
au contraire
en revanche
toutefois
Bien sûr
Soit
Certes
Quoique
bien que
Il est vrai/certain que
même si
Nul doute que
encore que
Quand bien même
alors que
ADDITION EXEMPLE et
ni… ni…
d’abord
premièrement
d’entrée de jeu
en outre
D’une part…, d’autre part…
Puis
ensuite
de plus
Par ailleurs
Enfin
C’est-à-dire
Ainsi
Par exemple
Notamment
En effet
citons
ALTERNATIVE ou Soit…, soit…
Ou bien…, ou bien…
Soit que…, soit que…


Jan 16 2010

Des Cyberpapys et des Cybermamys pour vous servir !

Publié par bebel971 dans Aide aux élèves, Anglais, Conseils aux élèves, Espagnol, Français, Histoire/Géographie, Mathématiques, soutien, soutien Français, SVT, Technologie      

.

cyberpapy

Depuis 1997, les cyberpapys et les cybermamys bénévoles de www.cyberpapy.com accompagnent collégiens et lycéens toute l’année, pour dispenser connaissances, méthodologie et conseils pédagogiques. La grande ambition de ces seniors est d’accompagner ces jeunes au quotidien, tout au long de leur cursus scolaire.

Sur Cyber Papy, les jeunes posent leurs questions aux seniors qui leur répondent dès qu’ils le peuvent avec pour consigne de ne pas réaliser complètement la copie, mais de les aider à comprendre. Mathématiques, informatique, lettres, langues, histoire et géographie, sciences physiques, biologie sont les principales matières pour ce soutien scolaire du primaire aux études supérieures.

N’hésite pas ! Pose tes questions sur le forum, et des papys (d’anciens profs à la retraite) te répondront précisément.

 » Elle est pas belle, la vie ? « 


Jan 11 2010

Plus que quelques jours pour s’inscrire au concours national de slam de poésie !

Publié par bebel971 dans concours, Français      

Plus que quelques jours pour s’inscrire au concours national de slam de poésie !

Bientôt la fin des inscriptions ! Vous n’avez plus qu’une vingtaine de jours (jusqu’au 31 janvier 2010) pour inscrire vos élèves au concours national de slam de poésie !

Petit rappel sur le slam et sur le concours…

Si vous ne savez pas ce qu’est le slam, il est temps de vous y mettre car vos élèves le savent très bien… ;-)

De nombreux blogueurs parlent du slam sur LeWebPédago. Pour savoir de quoi il s’agit, pour savoir ce que les profs font en classe sur ce thème et découvrir les contributions des élèves, nous vous invitons à consulter cette petite sélection d’articles :

A savoir également, un grand concours national de slam et de poésie est organisé pour les élèves de CM1 et CM2, et de collège, sur le thème de la citoyenneté et de la sécurité. Vous avez jusqu’au 31 janvier 2010 pour vous inscrire à cette 3e édition du concours national de “slam de poésie” organisé par notre partenaire, la SNCF. Ce concours peut vous permettre de travailler de manière originale et ludique avec vos élèves sur la citoyenneté, la prévention des risques mais aussi sur le français, la poésie, etc.

Vous avez deux choix de participation : un mini recueil de slam de poésie ou un poème collectif slammé et filmé.

A gagner : une journée avec des professionnels de Slam Productions ; la participation au Grand Slam National Interscolaire ou un atelier autour de l’image dans un lieu culturel parisien.

N’hésitez pas à vous inscrire et à faire participer votre classe ! Près de 460 enseignants et 14 000 élèves ont participé à ce concours lors des deux éditions précédentes. Cette année, c’est à vous !

L’année dernière, le concours de slam poésies primaire a été remporté par la classe de CM2 de Mme Zitouna à Epinay sur Seine. Voici un extrait de leur production :

De gare en gare
Va à la gare Saint-Lazare : prends un train au hasard et chasse tes idées noires
Sors ton mouchoir pour dire au revoir au désespoir.
Va à la gare de Lyon prends ton coupon pour passer les portillons
Sors du cocon et ne fais pas le con ; deviens un grand garçon.
Va à la gare du Nord, les gens sont toujours dehors et personne ne dort.
Tu sauras être fort et trouver de l’or sans effort.
Va à la gare Montparnasse pour devenir un as. Voyage en première classe,
quelle classe ! Prends la première place et surtout ne perds pas ton passe.
Et la gare d’Austerlitz, alors ? C’est la fin du voyage, tu en as fait du sport !
Comme Napoléon 1er, tu as oublié la mort et tu as battu tous les records.
Tout ça sans même aller à l’aéroport.

Dans la catégorie collège, c’est le recueil de la classe de 4e du collège Pré Bréart de Bazancourt qui a été primée. Vous pouvez retrouver l’intégralité des textes lauréats sur sncf.com.

Pour en savoir plus sur le concours, les modalités de participation, les lauréats des années précédentes et surtout, pour vous inscrire, cliquez ici !

Le slameur le plus connu aujourd’hui : Grand corps malade. Voici la vidéo de l’un de ses titres : “Education Nationale” !


Jan 5 2010

Brevet/Français : Les figures de style

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

Une figure de style, c’est une façon pour l’auteur d’exprimer une idée ou un sentiment grâce à une façon d’utiliser les mots en leur donnant une force particulière. Il peut jouer sur le lexique ou sur la syntaxe des phrases.

Les figures de la ressemblance :

La comparaison : deux éléments sont rapprochés à cause d’un point commun. Le rapprochement s’effectue grâce à un mot-outil de comparaison: comme, tel, sembler, pareil à …
Ex : Il est beau comme un dieu. Elle avait des yeux pareils à des agathes. Ce champ de blé ressemble à un océan.

La métaphore : il s’agit d’une comparaison sans mot-outil entre deux éléments qui n’ont d’habitude pas de point commun évident. Elle est plus frappante que la comparaison.
Ex : Ce garçon, c’est un dieu! Les agathes de ses yeux brillaient. Cet océan de blé est superbe.

La métonymie : il s’agit d’une catégorie particulière de métaphore où l’on nomme une partie de quelque chose pour désigner en fait cette chose.
Ex. « Déjà les voiles au loin s’éloignaient vers Harfleur » (« Les voiles » = « les bateaux »)

La personnification : c’est la représentation d’une chose ou d’un animal sous une forme humaine. (c’est un cas particulier de la métaphore)
Ex : Le vent mugissait dans les branches et hurlait sous les portes.

L’allégorie : on utilise un être vivant ou une chose pour représenter une idée.
Ex : la mort est souvent symbolisée par une femme armée d’une faux.

Les figures de l’opposition :

L’antithèse : deux mots ou expressions s’opposent.
Ex : J’ai su monter, j’ai su descendre J’ai vu l’aube et l’ombre en mes cieux.

L’oxymore : C’est le rapprochement de deux termes normalement antithétiques, opposés.
Ex : le noir soleil de la mélancolie; un mort-vivant

Le chiasme : sur 4 éléments, le premier et le 4ème peuvent être associés, le 2ème et le 3ème peuvent être rapprochés.
Ex : Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens Mais dans l’oeil du vieillard on voit de la lumière. (Hugo)

L’antiphrase : expression ironique d’une idée par son contraire.
Ex : Ah, tu es belle comme ça! =ça ne va pas du tout.

Les figures de la répétition :

Le parallélisme : répétition de la même construction dans 2 phrases ou 2 propositions.
Ex : (…) cria-t-elle en lui jetant une pierre; (…) hurla-t-il en se précipitant vers lui.

L’anaphore : Un mot ou une expression est répétée en tête de phrase, de vers.
Ex : « Ce bras qu’avec respect toute l’Espagne admire,
Ce bras qui tant de fois a sauvé cet empire…
 » (Corneille, Le Cid)

L’énumération, l’accumulation : il s’agit de la juxtaposition de mots séparés par des virgules. Cela accélère le rythme, crée le suspense ou souligne l’abondance.
Ex : « Adieu veaux, vaches, cochons, couvées. » (La Fontaine, Fables)

Les figures de l’exagération :

L’hyperbole : exagération dépassant la réalité.
Ex : Tu es un génie.

Les figures de l’atténuation :

L’euphémisme : on choisit un terme plus faible que ce que l’on veut dire (souvent afin de ne pas choquer)
Ex : « Il nous a quittés » pour « Il est mort ». « Les non-voyants » pour « les aveugles ».

La litote : il s’agit d’atténuer le sens d’une expression par la négation de l’expression contraire. Implicitement, le sens dépasse ce qui est dit.
Ex : Elle n’est pas mal ! (= elle est superbe)

La périphrase : Pour éviter de dire un mot on le remplace par une expression plus longue, qui désigne la même chose d’une manière détournée.
Ex. « J’ai rendez-vous avec l’objet de mes voeux les plus chers » (pour « J’ai rendez-vous avec ma fiancée« ).


Déc 30 2009

Brevet / Français : les règles de base de l’orthographe

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

I- Les homophones grammaticaux
(se prononcent de la même façon mais ont une nature différente et s’écrivent différemment)

a/à
a est une forme conjuguée du verbe avoir ; à est une préposition invariable.
– Pour les distinguer : quand on peut remplacer le son /a/ par avait, c’est qu’il s’agit du verbe avoir, on l’écrit donc a. Si cela est impossible, on l’écrit à.

et/est
est est une forme conjuguée du verbe être ; et est une conjonction de coordination invariable.
– Pour les distinguer: est peut se remplacer par était ; et peut se remplacer par et puis.

é/er (participe passé en -é ou infinitif en -er?)
– Après les prépositions (à, de, par, pour, sans.), on met toujours un infinitif, en -er.
– Un truc : si on peut remplacer le verbe sur lequel on hésite par un verbe du 3ème groupe à l’infinitif (lire, prendre), alors, c’est un infinitif en -er. Sinon, ce n’est pas un infinitif, on écrit donc -é.
Exemples: Je vais marché?/marcher? On peut dire: « Je vais prendre ». Donc on écrit: « Je vais marcher ». J’ai mangé?/manger? « J’ai prendre » est incorrect, donc on doit écrire: « J’ai mangé ».
– Après, s’il s’agit d’un participe passé, on se pose la question de l’accord du participe passé (voir le point IV).

ou/où
ou est une conjonction de coordination. est un pronom relatif ou un adverbe interrogatif qui désigne généralement un lieu.
– Pour les distinguer: ou peut être remplacé par ou bien.

ce/se
ce fait partie du GN. C’est un déterminant démonstratif masculin singulier (il désigne, montre quelque chose ou quelqu’un).
Exemple: ce garçon est sportif
se fait partie du verbe pronominal. On le trouve à l’infinitif, à la 3ème personne du sg et du pl.
Exemples: Il se prépare à sortir. Elle se pressent vers la sortie. Se ranger. S’habiller.

ces/ses/c’est/s’est
ces et ses font partie du GN. Ce sont des déterminants pluriels. ces + nom = ceux-là ou celles-là; ses + nom = les siens ou les siennes.
ces est un déterminant démonstratif: il désigne, montre quelque chose ou quelqu’un. (c’est le pluriel de ce, cet ou cette)
Exemples: ces enfants sont insupportables; ces filles sont bruyantes.
ses est un déterminant possessif: il exprime l’idée de possession. (c’est le pluriel de son ou sa)
Exemples: Elle a mis ses bottes. Elle a ciré ses souliers.
c’est est un présentatif. Il est suivi d’un GN ou d’un adjectif. On peut le remplacer par cela est.
Exemples: c’est lui; c’est mon voisin; c’est important.
s’est fait partie du verbe pronominal conjugué au passé composé; si on met le verbe à l’infinitif, on retrouve se + verbe.
Exemples: il s’est promené (se promener); il s’est arrêté (s’arrêter)

II Les accords dans le Groupe Nominal

Dans un GN, les accords dépendent du nom : le déterminant, les adjectifs épithètes ou les épithètes détachées (ou apposées) doivent être accordés au genre (masculin ou féminin) et au nombre du nom (singulier ou pluriel) qui constitue le noyau de ce GN.

III L’accord sujet-verbe

  • Le verbe doit être accordé avec le sujet. C’est la partie conjuguée de la forme verbale qui change: la terminaison du verbe ou de l’auxiliaire (dans le cas du verbe conjugué à un temps composé) .
  • Il faut faire attention dans certains cas à bien identifier le sujet: si le sujet est inversé (« demanda-t-il« , « Sur la mer roulaient des vagues« ), il faut bien le repérer; le sujet est parfois éloigné du verbe; s’il y a plusieurs sujets; si le sujet est un mot de sens collectif (une foule de, beaucoup…)
  • Afin de faire correctement les accords, il faut aussi connaître par coeur les conjugaisons. (voir le point V)

IV Le problème de l’accord du participe passé

  1. J’écris correctement le participe passé dans sa forme de base (masculin singulier): mets le participe passé au féminin et éventuellement prononce-le; enlève le « e » final qui est la marque du féminin. Tu sauras alors comment écrire la fin du part. passé au masculin: détruite-détruit, mise-mis, finie-fini…
  2. Je regarde s’il s’agit d’une forme vraiment verbale (avec un auxiliaire) ou d’un adjectif qualificatif. Si c’est un adjectif, j’accorde le participe passé avec le nom (ou pronom) qu’il qualifie.
  3. Dans le cas de la forme verbale, j’identifie si l’auxiliaire est « être » ou « avoir »:
    1) « Etre« : j’accorde le participe passé avec le sujet du verbe.
    2) « Avoir« : je regarde si le verbe (auxiliaire + part. passé) possède un COD placé avant lui.
    – pas de COD ou COD placé après : pas d’accord: le participe reste écrit au masculin singulier.
    – COD avant le verbe : j’accorde le participe passé (pas le verbe, uniquement le participe passé) avec ce COD (pas avec le sujet du verbe!!!)
  4. Je rédige ma réponse en suivant cet ordre logique et je fais attention à ce que j’écris [je ne confonds pas « verbe » et « participe passé », ni « sujet » avec « COD » par exemple]

V Quelques confusions à éviter dans les conjugaisons

  • Le passé simple et l’imparfait pour la 1ère personne des verbes du 1er groupe: -ai /-ais?
    -ai: 1ère pers. du sg. du passé simple.
    -ais: 1ère et 2ème pers. du sg de l’imparfait.

    Pour les différencier, on met le verbe sur lequel on hésite à la 3ème pers. du sg: « je parlai » donne « il parla » alors que « je parlais » donne « il parlait ». Sur la 3ème pers., la différence est facile à faire.

  • Le futur de l’indicatif et le conditionnel présent (ou futur dans le passé): -rais/-rai?
    -rais: 1ère et 2ème pers. du conditionnel présent.
    -rai: 1ère personne du sg du futur de l’indicatif.

    Pour les différencier, on met le verbe à la 3ème pers du sg: « Je vous disais que je viendrais » donne « qu’il viendrait »; « Je vous dis que je viendrai » donne « qu’il viendra ». Sur la 3ème pers., la différence est facile à faire.

  • Le présent de l’indicatif et le présent du subjonctif aux personnes du singulier pour les verbes du 1er groupe, certains verbes en -ir et certains verbes du 3ème groupe.
    Pour les différencier, on remplace le verbe sur lequel on hésite par un verbe pour lequel la prononciation est vraiment différente: « vendre » ou « lire » par exemple.
    « Tu vois« , ou « tu vends », ou « tu lis » (présent de l’indicatif);
    « il faut que tu le voies« , « que tu le vendes », « que tu le lises » (présent du subjonctif)

Déc 13 2009

Brevet : Comment écrire une rédaction ? Suivez les conseils d’une élève !

Publié par bebel971 dans Brevet, conseils, Français      

Comment écrire une rédaction ?

Suivez les conseils d’une élève !


Vous avez souvent du mal avec les rédactions ?
Manque d’idées ? À court d’imagination ?
Voici quelques techniques pour ne pas paniquer pendant une rédaction !

Avant tout, il s’agit de bien se concentrer sur le sujet,ça peut être un sujet qui vous inspire à grande dose, ou bien quelque chose où vous ne saurez dire que trois mots dessus … C’est dans ce deuxième cas qu’on est le plus embêté ! mais il ne faut surtout pas perdre espoir, remonter les épaules et commencer le brouillon !

I) Comment vous faire aimer les rédactions !

Le plus souvent je ne compte que sur moi-même en me disant : “pourvu que ça plaise à la prof” parce que les rédactions en français c’est un travail assez particulier car il ne s’agira jamais de réciter tout une leçon par coeur, non, dans une rédaction style collège, c’est vous l’écrivain. C’est à vous de mener l’histoire, de faire vivre des personnages, c’est tout autre chose que de calculer les trois quarts de fruit des 5 pommiers dans le verger qui fait 70 m2 non ?  Il n’y a rien de plus fabuleux que de mener son travail par soi-même, autrement dit que quand vous serez noté sur votre rédaction (c’est sûr, il y a des notes qui peuvent vous décevoir …) mais on est noté sur notre propre imagination ! On est pas noté pour savoir si on a bien appris sa leçon. C’est déjà mieux qu’un contrôle d’éducation civique non ?

II) Les aventures de Mlle framboise et ses rédactions

Il m’est déjà arrivé qu’un sujet ne m’inspire pas beaucoup. Dès fois on avait la possibilité de choisir entre 2 sujets ! Je ne savais pas du tout le quel choisir … Une camarade de classe a demandé conseil à la prof parce qu’on était vraiment incapables de choisir l’un ou l’autre …   Sujet 1 ? Sujet 2 ? Telle était la question !
La professeur nous a dit que elle elle aimait bien le sujet 2 … Il faut dire qu’on lui a tiré les vers du nez car un prof ne dit pas son opinion comme ça normalement !  Alors qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai pris le sujet 2 ! Parce que la question perpétuelle lorsqu’on écrit une rédaction je le rappelle, c’est “est-ce que ça va plaire à la prof ? Oui ou non ?” !Vu que j’étais toujours pas inspirée plus, j’ai décidé d’écrire un truc quand même … Et je m’en suis sorti avec un 18/20. Jamais vu ça, un 18 en rédaction ?! Pourquoi j’ai eu cette note ? Pour mes descriptions ! Bin oui comme je n’avais pas d’idées je n’ai pas fait vivre à mon personnage des tonnes d’aventures mais j’ai utilisé beaucoup de descriptions, et ça a plus à la prof !
Bien joué ! 

III) Quelques conseils pratiques au niveau description :

Pourquoi pas empreinter des phrases de Maupassant ?
“Le ciel était lamé d’argent” … Je l’aime bien cette phrase.

Et par exemple, pour décrire un village à une époque du XVII ème …
Dans le village, l’animation battait son plein, les paysannes plumaient des volatiles, on entendait les cris des cochaons et des poules de basse-cour mêlés à ceux des enfants qui jouaient, et les fermiers qui partaient aux champs, leur fourche sur l’épaule et leur faucile à la ceinture.

Pour éviter un dialogue, le remplacer par une pensée :
“Il les avait quittés parce qu’ils ne l’avaient pas vendu” et :
“Cette phrase résonnait dans sa tête comme un tambour qui l’assomme.”

IV) Faire un bon récit qui tient debout

1 : Déjà il vaut mieux écrire un récit qui pourrait réellement se passer dans la vie. Donc pas de SF.
2: Pas trop de personnages ! Maximum 5 ou 6 personnages (principaux)
3: Attention de ne pas faire des phrases trop longues.
4: Surtout pas de répétitions … Attention !!!
5: Utiliser les idées qu’on a et ne pas trop les mélangées. Il vaut mieux en avoir UNE SEULE qui tient debout !
6: Niveau présentation : Ne pas oublier les alineas, faire des paragrpahes, et une marge si cela est demandé.

V) Comment départager le récit en paragrpahes ?

Par exemple, à chaque fois qu’on change de scène. Que c’est un autre personnage qui n’est pas présent dans la scène précédent qui apparait … Un changement soudain de l’action, de lieu ou même d’époque.

VI) On peut se servir d’une ellipse narrative

On peut se servir d’une ellipse narrative en sautant des mois, voire des années, en résumant, en sautant les actions inintéressantes et en ne retenant que les temps forts de l’histoire.

VII) Et pour finir …

Si on peut se servir d’un dico, il faut en profiter !

Et si vous avez des questions, n’hésitez pas, laissez un commentaire !


Déc 13 2009

Méthodologie Brevet : Comment corriger sa dictée?

Publié par bebel971 dans Brevet, Brevet conseils, conseils, Français      

Pour corriger sa dictée :

Les erreurs dans la dictée sont souvent :

les fautes d’accord.
l’orthographe des mots se terminant par le son (é).
les consonnes doubles.
les mots inconnus.
les oublis ou fautes d’inattention.

Méthode :

Etape 1 : pendant la dictée.

Sois bien attentif(ve) pendant la lecture du texte.

Essaie de suivre le rythme de dictée du professeur : si tu es en retard, laisse un grand espace blanc, et tu y reviendras à la fin de la dictée.

N’oublie pas de sauter une ligne à chaque fois pour pouvoir corriger ensuite plus proprement.

Etape 2 : pendant la relecture de la dictée.


Fais attention : ajoute les mots oubliés.
Observe bien la ponctuation.

Corrige tout de suite les fautes évidentes que tu vois.

Souligne au crayon à papier les mots dont tu n’es pas sûr(e) de l’écriture (tu les corrigeras à la fin).

Etape 3 : pendant la relecture personnelle.


Vérifie les accords, en reliant par exemple mentalement chaque verbe à son sujet.

Exemple  : les enfants jouent dans le jardin. (le sujet = les enfants ; il y a plusieurs enfants donc on met un S au nom et ENT au verbe jouer)


Vérifie l’orthographe des mots en (é).

Exemple : si un verbe en é (« trouvé ») peut être remplacé par un verbe du troisième groupe (rendre), donc c’est un infinitif en -ER.

Exemple : Le plan de la ville permettait de trouver rapidement tous les musées à visiter.


Pour certains mots, tu peux essayer de trouver les mots de la même famille pour en deviner l’écriture.

Exemple : pile, empiler… donc le mot « pilier » ne prend qu’un seul L.


Tu peux également mettre certains mots au féminin pour en deviner la fin. Exemple : chatte, donc un T à la fin de chat / Froide, donc un D à la fin de froid.


Déc 10 2009

Méthodologie Brevet : Comment faire des fiches de révision ?

Publié par bebel971 dans Brevet, Français, Histoire/Géographie, Mathématiques      

I- Faire des fiches de révision :

Avant tout, il faut faire des fiches de révision. Mais, que mettre sur celles-ci ? Comment s’y prendre ?

a- Le matériel :

Tu trouveras dans le commerce des fiches cartonnées de petit format, à petits carreaux, idéales pour faire tes fiches. Prends le matériel nécessaire pour les rédiger : stylos de couleur, règle, crayon à papier etc

b- Le contenu de la fiche de révision :

Prends ton cahier de cours, et, pour chaque leçon, retiens ce qui est le plus important à connaître ou à retenir. C’est ce que tu écriras sur ta fiche de révision.

Attention !
Cette fiche ne doit pas être un résumé de tout votre cours, ni être trop longue. Il s’agit juste de prendre les informations essentielles pour vous faciliter les révisions et mieux retenir les choses importantes comme : des formules de mathématiques, des théorèmes, des définitions en français, des dates en histoire…

II- Pour mieux retenir son cours / Recommandations :

L’idéal serait de faire une fiche de révision de chaque cours, chaque semaine, pendant l’année scolaire.

a- Lire son cours en faisant bien attention à ce qu’on lit.

b- Ne retenir que les informations essentielles pour faire sa fiche (celai aide beaucoup à retenir ses cours).

c- Ne jamais s’y prendre au dernier moment pour réviser (pour ne pas être stressé et ne pas avoir trop de travail d’un seul coup).

d- Selon le nombre de fiches de révision faites, et selon la date des examens, réviser entre 2 à 5 fiches par jour.

(Il ne faut pas forcément TOUT apprendre par coeur. Si l’on fait bien attention à ce qu’on lit et que l’on comprend, cela permet déjà de retenir beaucoup de choses)

e- Demander à une personne de son entourage de vous poser des questions sur les fiches révisées.

f- Relire vos fiches le soir juste avant de vous coucher, et une fois le lendemain matin.

Dernières recommandations :

Ne pas oublier de prendre un bon petit-déjeuner le matin avant de partir. Cela vous permettra d’avoir assez de forces pour tenir tout l’examen et rester concentré.

Sinon : emmener avec soi une petite bouteille d’eau, une barre de céréales et un fruit (à consommer avant ou pendant l’examen).

BON COURAGE ET BONNE RÉUSSITE !


Déc 9 2009

Ladictée.fr

Publié par bebel971 dans Brevet, Français, soutien Français      

Sur ce site vous trouverez des dictées de français sonorisées gratuites pour tous les niveaux scolaires.

Prenez  une feuille… montez le son de votre ordinateur… écoutez attentivement la première lecture… ensuite prenez votre  stylo… et écrivez !!!

Et voilà le tour est joué !

Après la dernière lecture et après avoir bien relu ton texte tu peux regardez la correction qui accompagne chaque dictée.

Rappel de la notation au collège :

Une faute de grammaire/conjugaison = -2pts

Une faute de vocabulaire = -1pts

Une faute d’accent/majuscule/ponctuation = -1/2 à la deuxième faute

Alors tu as eu une bonne note aujourd’hui !


Déc 9 2009

Français/rédaction : Corrigé du Brevet, 2003, Est

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      

Voici un sujet donné au brevet en 2003 à Besançon. Le texte est un extrait de Bel-Ami de Maupassant et relate un épisode où le personnage principal est en proie à la peur à la veille d’un duel qu’il doit livrer :

« Vous raconterez, dans votre journal intime, un moment de grande peur qui eut une fin heureuse. Vous ferez alterner récit et expression des sentiments et vous ne manquerez pas d’inclure dans un passage argumenté votre combat entre la peur et la raison. »

Ce qu’il fallait faire avec ce sujet :

– racontez un moment de grande peur qui se termine bien

récit au temps du passé ou au présent.

– dans un journal intime -> écrire à la première personne du singulier (je)

– alternance récit et expression des sentiments.

mots pour décrire les sentiments : peur, effroi, stupéfaction, frayeur…

– passage argumenté dans lequel la peur combat avec la raison

questionnement sur le modèle du texte lui-même.

Ecriture :

Cher Journal,

Voilà longtemps que je n’ai rien écrit : j’étais sous le choc et le suis encore un peu aujourd’hui. J’ai ressenti il y a de cela quelques jours une terrible frayeur. Mon chien m’a échappé alors que nous étions en promenade dans la rue Bourgain. Fou de joie à l’idée d’être libre et de pouvoir enfin courir à sa guise, il s’est précipité sur la route. Affolée, je me suis jetée à ses trousses afin de le rattraper et de le remettre en laisse. Mais lui jouait et plus je courais, plus il semblait s’amuser. Sur la route, ce n’était vraiment pas prudent ! Alors qu’il contournait un obstacle pour m’échapper de nouveau, une voiture arriva  brusquement et je ne vis bientôt plus mon petit animal. Mon sang ne fit qu’un tour. Je crus même entendre un choc frontal. Alors que la voiture m’avait dépassée, son conducteur s’arrêta, sûrement alerté par le bruit. Il descendit du véhicule. Moi, j’étais incapable de bouger. Mon chien avait-il pu éviter les roues de la voiture ? Se pouvait-il qu’il se cache encore, qu’il soit vivant ? Les images défilèrent dans ma tête. J’étais sûre de l’avoir perdu à jamais. Aucun son ne venait de l’avant de la voiture. A la suite de l’automobiliste, j’avançai, tremblante, peinant pour respirer. Je le voyais déjà aplati sous les roues, des images horribles, sanguinolentes me submergèrent. Je devais aller voir et ne le souhaitais toutefois pas. Je préférais m’épargner cette vue atroce. Mon corps néanmoins se déplaça et avant même que j’aie pu voir l’avant de la voiture j’entendis des  pattes sur le sol. En me retournant, j’aperçus mon jeune  chien, sain et sauf, qui courait vers moi, penaud. Le conducteur parut soulagé. Je repris une profonde respiration et caressai affectueusement l’animal qui fut la cause d’une si grande peur. Seul un coussinet était déchiré mais la plaie était superficielle. Je suis restée plusieurs minutes sur le trottoir avant de pouvoir regagner mon domicile. Malgré la joie de le retrouver, je ne pus me remettre de cette frayeur que quelques jours plus tard.

Voilà la raison de mon silence, cher journal.


Déc 9 2009

Brevet : Analyser un sujet de rédaction

Publié par bebel971 dans Brevet, conseils, Français      

Comment analyser un sujet de rédaction ?

Démonstration par l’exemple :

Voici un sujet donné au brevet en 2003 à Besançon. Le texte est un extrait de Bel-Ami de Maupassant et relate un épisode où le personnage principal est en proie à la peur à la veille d’un duel qu’il doit livrer :

« Vous raconterez, dans votre journal intime, un moment de grande peur qui eut une fin heureuse. Vous ferez alterner récit et expression des sentiments et vous ne manquerez pas d’inclure dans un passage argumenté votre combat entre la peur et la raison. »

Pour analyser ce sujet il faut :

1)      tout décomposer

2)      reformuler les exigences et précisez les éléments

3)      m’impliquer

Commencez par utiliser de la couleur pour souligner les exigences (de fond et de forme) puis essayez de reformuler ce que l’on vous demande à l’aide de petites phrases ; cela sert à prendre conscience de chaque détail, pour éviter le hors sujet et/ou le contre-sens.

Cela pourrait donner la chose suivante :

–         dans mon journal intime : mettre la date, évoquer le silence dû au choc…

–         je dois raconter un épisode où j’ai eu peur : mon chien m’a échappé et est passé sous une voiture

–         l’événement s’est bien terminé : il est sorti indemne

–         raconter les faits : circonstances précises

–         détailler ce que j’ai éprouvé : peur, panique, effroi, terreur (c’est le moment de trouver touts les mots de vocabulaire !) puis grand soulagement.

–         montrer l’hésitation entre la raison : « mon chien doit avoir survécu » et la passion : « j’ai cru m’évanouir », « il me semblait que… » (cette hésitation se trouve dans mon texte, je l’ai analysée à telle question)

Peu importe que vous ayez un chien ou non, l’essentiel est que votre récit soit crédible et corresponde à ce que l’on attend de votre texte !

Pour le devoir rédigé, reportez-vous au sujet corrigé de Brevet, 2003, Est.


Déc 9 2009

Brevet/Français : la description

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      
.
I. Décrire : questce que cest ?
Décrire un élément, c’est le nommer et le caractériser de façon à offrir une représentation mentale de cet élément à son interlocuteur.
Le nom permet de désigner l’élément que l’on veut montrer en le sélectionnant parmi d’autres.
Il s’agit ensuite de caractériser cet élément en donnant des détails sur ce qui le constitue ou le différencie (ex : un sac de cuir / un sac bleu / un sac en toile), en indiquant une
évaluation de certaines de ses caractéristiques (ex : un beau sac / un grand sac) ou en exprimant un sentiment subjectif face à l’objet décrit (ex : un sac incroyable / un sac
impressionnant).
Selon l’intention de celui qui décrit, l’un ou l’autre de ces procédés sera plus employé.

II. Les fonctions de la description
Décrire pour raconter
Le narrateur d’un texte narratif décrit des lieux, des objets, des personnages même, avec des intentions variées.
Par la description, on vise d’abord à ancrer l’histoire dans une réalité vraisemblable et donc propice à « l’investissement » du lecteur.
La description permet aussi de faire connaître les sentiments, les émotions des personnages grâce à un vocabulaire subjectif.
Cette fonction de la description est fondamentale lorsque le point de vue utilisé est omniscient ou subjectif.
Enfin, la description peut servir à créer un effet de suspense en retardant le déroulement de l’action.
C’est souvent le cas dans les romans policiers ou les nouvelles fantastiques.
Décrire pour argumenter
Il est possible, pour soutenir une thèse, de décrire un objet, un lieu ou une personne. Se mêlent alors un vocabulaire objectif destiné à rendre la description crédible et un vocabulaire subjectif dans lequel s’exprime l’opinion de celui qui parle.
Ex : Il était grand, le visage pâle. C’était un bellâtre.
Le vocabulaire subjectif et péjoratif peut ainsi susciter l’indignation quand un vocabulaire mélioratif suscitera l’admiration : ce sont des moyens d’influencer l’autre qui peuvent se mettre au service d’une thèse.
Décrire pour expliquer ou informer
Lorsqu’on décrit pour informer, la description se veut particulièrement précise à travers, par exemple, l’emploi d’un vocabulaire technique et des indications objectives des
caractéristiques de l’élément décrit.
Pour expliquer, la description peut permettre une représentation souvent utile à la compréhension.
Ex : Les forêts d’épineux, vertes, s’étalent sur les versants de la montagne à perte de vue.
La description remplit donc de multiples fonctions que les auteurs savent combiner. Il est ainsi possible de rencontrer dans une même œuvre des descriptions ayant des fonctions différentes. Il faudra alors songer à rattacher la description au type de discours qui lui correspondra le mieux.

III. Les progressions dans la description
Les progressions thématiques
Il existe, pour toute description, trois types de progressions :
La progression à thème constant : la description s’organise autour de l’élément qu’elle décrit.
Ex : La marguerite est une fleur jaune et blanche. Elle pousse dans les près. Cette fleur…
La progression linéaire : elle présente un ordre logique et les informations se reprennent les unes après les autres.
Ex : Elle avait des lèvres magnifiques. Sa bouche, rose, mettait en valeur son regard. Ses yeux, verts et or…
La progression à thèmes dérivés : elle reprend des éléments divers de l’élément décrit, sans logique clairement apparente.
Il est rare qu’un texte ne suive qu’une seule progression thématique. Le plus souvent, plusieurs formes de progressions thématiques alternent.
Utiliser les progressions pour décrire
La progression à thème constant permet de bien centrer la description sur l’objet, le lieu ou l’être décrit en le nommant de différentes façons, mettant ainsi en relief ses caractéristiques propres.
Ex : Il était grand. Il était beau. Il sentait bon le sable chaud, mon légionnaire. (E. Piaf)
La progression linéaire permet, quant à elle, de procéder de façon ordonnée, puisque chaque début de phrase reprend la description là où elle a été laissée. Ce type de progression demande l’emploi de substituts démonstratifs (ce, cette…).
Ex : Le comte avait une bouche étrange. De par et d’autre de celle-ci, on apercevait ses canines qui sortaient. Ses dents étaient d’une blancheur fulgurante.
La progression à thèmes dérivés aborde successivement les différents éléments de l’objet de la description. La description est ainsi décomposée en plusieurs parties qui s’enchaînent
selon la logique choisie.
Exemple:

La description

Déc 9 2009

Brevet/Français : les valeurs des temps

Publié par bebel971 dans Brevet, Français      
Le temps verbal d’un texte porte toujours en lui une valeur significative dont une analyse claire permet bien souvent de riches interprétations. On parle de valeurs principales lorsqu’il s’agit de s’intéresser aux valeurs temporelles et aspectuelles dominantes, de valeurs stylistiques lorsqu’un temps est volontairement employé de façon à produire un effet et de valeurs modales lorsqu’il est employé pour marquer le point de vue du locuteur.

I. Valeurs du présent et du passé composé
Le présent de lindicatif
Valeurs principales
Evoque un événement qui se produit en même temps que la parole : on parle de présent d’énonciation. On distingue alors présent étendu, présent momentané, présent d’habitude,
présent de vérité générale.
Il pleut depuis deux mois. (présent étendu) L’eau gèle à 0°degré. (présent de vérité générale)
Valeurs modales
Associé au futur, il peut exprimer l’hypothèse. Il est aussi parfois utilisé pour exprimer un ordre. S’il ne vient pas elle sera triste. Maintenant, tu fais ce que je te dis !
Valeurs stylistiques
Le présent de narration (ou présent historique) se trouve dans un énoncé au passé, souvent à la place d’un passé simple, pour accroître la vivacité du récit. Je dormais profondément lorsque mon réveil sonne et me tire de mes rêves.
Enfin, le présent de récit peut être utilisé pour mener une narration afin de la rendre plus proche et plus vraisemblable.
C’est un trou de verdure où chante une rivière… (Rimbaud)
Le passé composé
Valeurs principales
Le passé composé a une double valeur temporelle : il peut servir à exprimer l’antériorité ou l’accompli par opposition au présent ou situer l’action dans le passé et la présenter comme
achevée. Vous pouvez rentrer, j’ai fini le ménage. (aspect accompli). Napoléon a vécu à St Hélène. (passé révolu).
Valeurs stylistiques
Le passé composé peut aussi exprimer une vérité générale, un futur proche, une habitude ou une éventualité. La Normandie a toujours été humide. (vérité générale) J’ai fini dans une minute ! (futur proche) Si vous avez terminé avant la fin, vous pourrez sortir. (éventualité)

II. Valeurs des temps du futur
Le futur simple
Valeurs principales
Il permet de situer l’action dans le futur par rapport au moment de l’énonciation. Demain, je serai là.
Valeurs modales
Il peut être utilisé pour exprimer un ordre, une promesse ou la politesse. Tu n’oublieras pas de téléphoner. (ordre) Je vous ferai remarquer que… (politesse)
Valeurs stylistiques
Le futur de narration (ou futur historique) est utilisé pour situer un fait dans l’avenir par rapport à un repère passé.
Victor Hugo est né en 1802. Il décèdera 83 ans plus tard.
Le conditionnel
Valeurs principales
Qu’il soit simple ou composé, le conditionnel exprime l’idée de futur dans le passé, le conditionnel composé ayant la particularité d’exprimer une idée d’accompli ou d’antériorité.
Valeurs modales et stylistiques
Le conditionnel simple permet d’exprimer le potentiel (action réalisable dans l’avenir) ou l’irréel du présent (action irréalisable dans le présent).
Si j’étais à ta place, je ferais comme toi. (irréel du présent)
Le conditionnel composé exprime l’irréel du passé.
Le conditionnel peut aussi servir à exprimer un souhait, une demande ou une éventualité.

III. Valeurs des temps du passé
Limparfait
Valeurs principales
Il est le temps du passé qui présente l’action comme étant en train de se réaliser. On peut néanmoins distinguer l’imparfait d’habitude de l’imparfait de durée ou de description. Il se levait tous les matins à 5 heures. (habitude). Il était grand, il était blond… (description).
Valeurs modales ou stylistiques
Il peut aussi être utilisé pour exprimer une hypothèse ou un irréel. A un jour près, il était mort ! (irréel).
Le passé simple
Valeurs principales
Il présente l’action comme achevée et limitée dans le temps, sans prise en compte de sa durée.
Valeurs modales et stylistiques
Il sert à exprimer la brièveté, la durée ou la répétition d’actions brèves. Il apparut soudainement. (brièveté) Il ouvrit la porte, alluma la torche et s’engouffra dans le souterrain. (répétition)
Le plusqueparfait
Par opposition aux autres temps du passé, le plus que parfait exprime l’antériorité, l’accompli, et ce, dans un récit au passé : il est donc assimilable à « un passé du passé » sans valeur de durée particulière. Il ne prend sens que dans le contexte.