Avr 21 2010

le Brevet de Français : Organisation et conseils

Publié par bebel971 dans Brevet, Brevet conseils, Brevet organisation, conseils, Français      


En quoi consiste l’épreuve de français au BREVET ?


L’épreuve dure 2 heures et comporte 2 parties :

la partie I : QUESTIONS – REECRITURE – DICTEE : 25 points

– questions sur un texte : 15 points
– réécriture : 4 ou 5 points

– dictée : 5 ou 6 points

la partie II : Expression écrite : 15 points

Cela peut être une lettre, un extrait de journal intime, un article de journal, une suite de texte.

Les conseils pour réviser


– révise ton cours et fais des fiches.

Pour savoir comment réaliser tes fiches clique sur ce lien

Méthodologie Brevet : Comment faire des fiches de révision ?

– revois les brevets blancs que tu as faits au cours de l’année et vérifie que tu as bien compris tes éventuelles erreurs.

– fais des annales en te mettant dans les conditions de l’épreuve, sans regarder tout de suite le corrigé.


Les conseils pour réussir l’épreuve le jour J

Questions

– Lis avec attention le texte, note le nom de l’auteur, le nom de l’oeuvre et son genre (roman, poésie, théâtre…).

– Lis toutes les questions avant de commencer, puis réponds dans l’ordre (c’est important, les correcteurs n’ont pas à chercher tes réponses et à perdre du temps), en soignant la présentation.

Pour bien savoir comment il faut faire consulte aussi cet article.

Brevet/Français : Méthodologie, les Questions

Dictée : écoute bien le professeur lorsqu’il dicte, il faut être attentif  à la manière dont les mots sont prononcés, aux liaisons, ainsi qu’à la ponctuation, et à la fin surtout relis bien. Pour t’aider consulte l’article suivant :

Méthodologie Brevet : Comment corriger sa dictée?

Ainsi que celui-ci

Brevet / Français : les règles de base de l’orthographe

Réécriture: Lis bien les consignes avant de commencer et corrige tes fautes d’orthographe.

Pour t’aider consulte cet l’article :

Brevet/Français : La réécriture… méthodologie !

Expression écrite

Analyse le sujet

1) tout décomposer

2) reformuler les exigences et précisez les éléments

3) m’impliquer

Respecte bien le support demandé et déduis-en les indices :

– écrire une lettre suppose une formule d’appel, une formule de politesse, voire une signature anonyme (qui ne donne pas votre identité ex : initiales, expressions consacrées comme un fidèle lecteur, un collégien ….). Pensez à adapter le ton et les formules au destinataire (copain/copine, courrier des lecteurs ou futur patron…)

– écrire un article suppose un titre voire un sous-titre et le nom d’un organisme ou d’un individu signataire (ex : la troisième 6, les amis des hérissons…)

Ecoute les conseils d’une élève !

Brevet : Comment écrire une rédaction ? Suivez les conseils d’une élève !

Et consulte aussi les articles suivants où tu trouveras une analyse de sujet et son corrigé.

Brevet : Analyser un sujet de rédaction

Français/rédaction : Corrigé du Brevet, 2003, Est


Mar 10 2010

Brevet/Français : Bien écrire, bien rédiger une rédaction

Publié par bebel971 dans Brevet, conseils, Conseils aux élèves, Français      

1. Lire et relire la consigne : ce conseil tout bête peut vous éviter le hors-sujet et donc une note en dessous de la moyenne ! Il vaut mieux perdre 5 minutes à relire le sujet.

2. Faire un brouillon : organisez vos idées sur un brouillon, faites un plan. Parfois, la consigne donne des indices sur l’organisation du plan.

3. Introduction : il faut toujours faire une introduction. Celle-ci ne doit-être ni trop longue ni trop courte.

Argumentation : si le sujet est une argumentation, l’introduction doit donner une idée de votre plan.

Récit : si vous devez rédiger un récit, l’introduction présente l’histoire, plante le décor.

Portrait, description : pour un portrait, comme pour une description, l’introduction présente ce que vous allez décrire.

4. Conclusion : elle est également indispensable. Elle achève un récit, elle résume vos idées dans le cas d’une argumentation. Cependant, elle peut aussi servir d’ouverture vers un sujet proche, et prendre la forme d’une question…

5. Développement : le développement est le plus gros du travail.

Pour bien réussir, il y a quelques règles à savoir :

Alinéas : on commence toujours un nouveau paragraphe par un alinéa, c’est-à-dire par un écart, un espace entre la marge et le premier mot du paragraphe.

Sauter une ligne : lorsque que l’on change totalement de sujet ou d’idée, on saute une ligne pour écrire le nouveau paragraphe.

Connecteurs : lorsque l’on passe d’un paragraphe à un autre, il ne faut pas oublier que ce qu’on écrit n’est pas une suite de paragraphes sans liens mais un texte entier. On écrit un ensemble de paragraphes qui sont liés les uns aux autres, même s’ils ont des sujets différents.

Pour lier les paragraphes et les idées, on utilise donc des connecteurs, c’est-à-dire des mots de liaison ou de transition. Ces connecteurs peuvent servir à comparer des éléments, à ajouter un élément, à justifier quelque chose, à expliquer un argument ou une situation, à conclure, à introduire, à illustrer…

Exemples de connecteurs : et, de plus, d’ailleurs, d’une part, d’autre part, aussi, donc, alors, non seulement… mais encore, en réalité, parce que, car, puisque, étant donné que, en effet, premièrement, deuxièmement, d’abord, avant tout, afin que, pour que, grâce à, sans doute, par exemple, ensuite, après….

Arguments : lorsque vous argumentez, essayez d’organiser votre texte de façon à donner les arguments les plus convaincants en dernier. Commencez par le moins important pour terminer par celui qui vous semble le plus percutant.

Temps : regardez-bien les temps des verbes que vous avez employés. Est-ce qu’ils sont correctement utilisés? (sinon, révisez la valeur des temps).

Style : faites attention au style, aux registres de langue lorsque vous écrivez! Si vous écrivez de façon soutenue, n’employez pas juste après des expressions familières et vice versa. De même, faites attention à ne pas écrire comme vous parlez : on a tendance, par exemple, à dire « je sais pas » mais on doit écrire « je ne sais pas ».

6. Lire et relire : maintenant que vous avez bien suivi ces conseils et rédigé votre travail, relisez-le attentivement. Faites comme si vous lisiez le texte de quelqu’un d’autre, dans un journal ou un roman; si vous trouvez que c’est intéressant et surtout agréable à lire, vous pouvez déjà être fier de vous!

7. Orthographe : si le devoir que vous faites est à faire à la maison, profitez des outils autour de vous tels que le dictionnaire, Internet ou même vos parents ou amis. Si le devoir est à faire en classe, regardez surtout vos accords (sujet accordé avec le verbe, adjectif accordé avec le nom, accord avec les auxiliaires être et avoir…) et le temps des verbes. En effet, si vous écrivez mal un mot, c’est que vous ne le connaissez peut-être pas vraiment et vous êtes excusables, par contre les règles d’accords sont toujours les mêmes et vous n’avez donc pas d’excuse.

8. Bon courage!


Jan 31 2010

Brevet/Français : La réécriture… méthodologie !

Publié par bebel971 dans Brevet, conseils, Français      

Sujet type brevet :

« J’arrête. Spasmodiquement, des détonations et grincements lugubres retentissent derrière l’écran feutré du brouillard et des neiges. Quelle ambiance ! Cela me rappelle le bruitage des trains fantômes dans les fêtes foraines. A chaque instant je m’attends à ce que le squelette de l’ingénieur Andrée surgisse de la banquise. »

Réécrivez le passage à la troisième personne et dans le système du passé, avec comme temps de base le passé simple et l’imparfait.

CONSIGNES :

· La réécriture est un exercice de transposition (de changement) qui porte toujours sur un passage du texte. On peut vous demander de changer :

les personnes (pronoms personnels et déterminants)

les temps (passer d’un présent à un temps du passé)

le nombre (passer du pluriel au singulier)

· Parfois vous n’aurez qu’un changement à faire mais parfois on peut vous demander plusieurs changements dans la même consigne :

Réécrivez le passage à la troisième personne et dans le système du passé, avec comme temps de base le passé simple et l’imparfait.

MODE D’EMPLOI

1. Bien lire la consigne de travail afin de ne pas oublier un changement.

2. Surligner dans la consigne le ou les différents changements que l’on vous demande de deux couleurs différentes.

Exemple : Réécrivez le passage à la troisième personne et dans le système du passé, avec comme temps de base le passé simple et l’imparfait.

3. Surligner dans le passage toutes les modifications orthographiques que vous allez faire : les accords sujet / verbe, les accords nom/adjectif, les accords du participe passé, changements des terminaisons des verbes…

Exemple : « J’arrête. Spasmodiquement, des détonations et grincements lugubres retentissent derrière l’écran feutré du brouillard et des neiges. Quelle ambiance ! Cela me rappelle le bruitage des trains fantômes dans les fêtes foraines. A chaque instant je m’attends à ce que le squelette de l’ingénieur Andrée surgisse de la banquise. »

4. Vous disposez environ d’un quart d’heure pour faire cet exercice, sur votre brouillon vous réécrivez le texte en sautant des lignes pour pouvoir écrire en dessous de chaque mot souligné le changement effectué

«J’arrête. Spasmodiquement, des détonations et grincements lugubres retentissent derrière

Il arrêta retentissaient

l’écran feutré du brouillard et des neiges. Quelle ambiance ! Cela me rappelle le bruitage des

lui rappela

trains fantômes dans les fêtes foraines. A chaque instant je m’attends à ce que le squelette de

il s’attendait

l’ingénieur Andrée surgisse de la banquise. »

surgît

5. Après avoir relu, vous pouvez réécrire au propre. N’oubliez pas c’est un exercice où vous pouvez gagner facilement des points, alors prenez votre temps quand même !! Faites attention, chaque erreur de recopiage est notée et vous enlève des points !


Déc 13 2009

Brevet : Comment écrire une rédaction ? Suivez les conseils d’une élève !

Publié par bebel971 dans Brevet, conseils, Français      

Comment écrire une rédaction ?

Suivez les conseils d’une élève !


Vous avez souvent du mal avec les rédactions ?
Manque d’idées ? À court d’imagination ?
Voici quelques techniques pour ne pas paniquer pendant une rédaction !

Avant tout, il s’agit de bien se concentrer sur le sujet,ça peut être un sujet qui vous inspire à grande dose, ou bien quelque chose où vous ne saurez dire que trois mots dessus … C’est dans ce deuxième cas qu’on est le plus embêté ! mais il ne faut surtout pas perdre espoir, remonter les épaules et commencer le brouillon !

I) Comment vous faire aimer les rédactions !

Le plus souvent je ne compte que sur moi-même en me disant : “pourvu que ça plaise à la prof” parce que les rédactions en français c’est un travail assez particulier car il ne s’agira jamais de réciter tout une leçon par coeur, non, dans une rédaction style collège, c’est vous l’écrivain. C’est à vous de mener l’histoire, de faire vivre des personnages, c’est tout autre chose que de calculer les trois quarts de fruit des 5 pommiers dans le verger qui fait 70 m2 non ?  Il n’y a rien de plus fabuleux que de mener son travail par soi-même, autrement dit que quand vous serez noté sur votre rédaction (c’est sûr, il y a des notes qui peuvent vous décevoir …) mais on est noté sur notre propre imagination ! On est pas noté pour savoir si on a bien appris sa leçon. C’est déjà mieux qu’un contrôle d’éducation civique non ?

II) Les aventures de Mlle framboise et ses rédactions

Il m’est déjà arrivé qu’un sujet ne m’inspire pas beaucoup. Dès fois on avait la possibilité de choisir entre 2 sujets ! Je ne savais pas du tout le quel choisir … Une camarade de classe a demandé conseil à la prof parce qu’on était vraiment incapables de choisir l’un ou l’autre …   Sujet 1 ? Sujet 2 ? Telle était la question !
La professeur nous a dit que elle elle aimait bien le sujet 2 … Il faut dire qu’on lui a tiré les vers du nez car un prof ne dit pas son opinion comme ça normalement !  Alors qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai pris le sujet 2 ! Parce que la question perpétuelle lorsqu’on écrit une rédaction je le rappelle, c’est “est-ce que ça va plaire à la prof ? Oui ou non ?” !Vu que j’étais toujours pas inspirée plus, j’ai décidé d’écrire un truc quand même … Et je m’en suis sorti avec un 18/20. Jamais vu ça, un 18 en rédaction ?! Pourquoi j’ai eu cette note ? Pour mes descriptions ! Bin oui comme je n’avais pas d’idées je n’ai pas fait vivre à mon personnage des tonnes d’aventures mais j’ai utilisé beaucoup de descriptions, et ça a plus à la prof !
Bien joué ! 

III) Quelques conseils pratiques au niveau description :

Pourquoi pas empreinter des phrases de Maupassant ?
“Le ciel était lamé d’argent” … Je l’aime bien cette phrase.

Et par exemple, pour décrire un village à une époque du XVII ème …
Dans le village, l’animation battait son plein, les paysannes plumaient des volatiles, on entendait les cris des cochaons et des poules de basse-cour mêlés à ceux des enfants qui jouaient, et les fermiers qui partaient aux champs, leur fourche sur l’épaule et leur faucile à la ceinture.

Pour éviter un dialogue, le remplacer par une pensée :
“Il les avait quittés parce qu’ils ne l’avaient pas vendu” et :
“Cette phrase résonnait dans sa tête comme un tambour qui l’assomme.”

IV) Faire un bon récit qui tient debout

1 : Déjà il vaut mieux écrire un récit qui pourrait réellement se passer dans la vie. Donc pas de SF.
2: Pas trop de personnages ! Maximum 5 ou 6 personnages (principaux)
3: Attention de ne pas faire des phrases trop longues.
4: Surtout pas de répétitions … Attention !!!
5: Utiliser les idées qu’on a et ne pas trop les mélangées. Il vaut mieux en avoir UNE SEULE qui tient debout !
6: Niveau présentation : Ne pas oublier les alineas, faire des paragrpahes, et une marge si cela est demandé.

V) Comment départager le récit en paragrpahes ?

Par exemple, à chaque fois qu’on change de scène. Que c’est un autre personnage qui n’est pas présent dans la scène précédent qui apparait … Un changement soudain de l’action, de lieu ou même d’époque.

VI) On peut se servir d’une ellipse narrative

On peut se servir d’une ellipse narrative en sautant des mois, voire des années, en résumant, en sautant les actions inintéressantes et en ne retenant que les temps forts de l’histoire.

VII) Et pour finir …

Si on peut se servir d’un dico, il faut en profiter !

Et si vous avez des questions, n’hésitez pas, laissez un commentaire !


Déc 13 2009

Méthodologie Brevet : Comment corriger sa dictée?

Publié par bebel971 dans Brevet, Brevet conseils, conseils, Français      

Pour corriger sa dictée :

Les erreurs dans la dictée sont souvent :

les fautes d’accord.
l’orthographe des mots se terminant par le son (é).
les consonnes doubles.
les mots inconnus.
les oublis ou fautes d’inattention.

Méthode :

Etape 1 : pendant la dictée.

Sois bien attentif(ve) pendant la lecture du texte.

Essaie de suivre le rythme de dictée du professeur : si tu es en retard, laisse un grand espace blanc, et tu y reviendras à la fin de la dictée.

N’oublie pas de sauter une ligne à chaque fois pour pouvoir corriger ensuite plus proprement.

Etape 2 : pendant la relecture de la dictée.


Fais attention : ajoute les mots oubliés.
Observe bien la ponctuation.

Corrige tout de suite les fautes évidentes que tu vois.

Souligne au crayon à papier les mots dont tu n’es pas sûr(e) de l’écriture (tu les corrigeras à la fin).

Etape 3 : pendant la relecture personnelle.


Vérifie les accords, en reliant par exemple mentalement chaque verbe à son sujet.

Exemple  : les enfants jouent dans le jardin. (le sujet = les enfants ; il y a plusieurs enfants donc on met un S au nom et ENT au verbe jouer)


Vérifie l’orthographe des mots en (é).

Exemple : si un verbe en é (« trouvé ») peut être remplacé par un verbe du troisième groupe (rendre), donc c’est un infinitif en -ER.

Exemple : Le plan de la ville permettait de trouver rapidement tous les musées à visiter.


Pour certains mots, tu peux essayer de trouver les mots de la même famille pour en deviner l’écriture.

Exemple : pile, empiler… donc le mot « pilier » ne prend qu’un seul L.


Tu peux également mettre certains mots au féminin pour en deviner la fin. Exemple : chatte, donc un T à la fin de chat / Froide, donc un D à la fin de froid.


Déc 9 2009

Brevet : Analyser un sujet de rédaction

Publié par bebel971 dans Brevet, conseils, Français      

Comment analyser un sujet de rédaction ?

Démonstration par l’exemple :

Voici un sujet donné au brevet en 2003 à Besançon. Le texte est un extrait de Bel-Ami de Maupassant et relate un épisode où le personnage principal est en proie à la peur à la veille d’un duel qu’il doit livrer :

« Vous raconterez, dans votre journal intime, un moment de grande peur qui eut une fin heureuse. Vous ferez alterner récit et expression des sentiments et vous ne manquerez pas d’inclure dans un passage argumenté votre combat entre la peur et la raison. »

Pour analyser ce sujet il faut :

1)      tout décomposer

2)      reformuler les exigences et précisez les éléments

3)      m’impliquer

Commencez par utiliser de la couleur pour souligner les exigences (de fond et de forme) puis essayez de reformuler ce que l’on vous demande à l’aide de petites phrases ; cela sert à prendre conscience de chaque détail, pour éviter le hors sujet et/ou le contre-sens.

Cela pourrait donner la chose suivante :

–         dans mon journal intime : mettre la date, évoquer le silence dû au choc…

–         je dois raconter un épisode où j’ai eu peur : mon chien m’a échappé et est passé sous une voiture

–         l’événement s’est bien terminé : il est sorti indemne

–         raconter les faits : circonstances précises

–         détailler ce que j’ai éprouvé : peur, panique, effroi, terreur (c’est le moment de trouver touts les mots de vocabulaire !) puis grand soulagement.

–         montrer l’hésitation entre la raison : « mon chien doit avoir survécu » et la passion : « j’ai cru m’évanouir », « il me semblait que… » (cette hésitation se trouve dans mon texte, je l’ai analysée à telle question)

Peu importe que vous ayez un chien ou non, l’essentiel est que votre récit soit crédible et corresponde à ce que l’on attend de votre texte !

Pour le devoir rédigé, reportez-vous au sujet corrigé de Brevet, 2003, Est.


Déc 7 2009

Epreuve de français du brevet : lettre d’un professeur aux candidats

Publié par bebel971 dans Brevet, conseils, Français      

Quelques conseils pour le jour des épreuves.

Je m’adresse à vous en tant que professeur de collège qui, depuis de longues années, surveille et corrige les épreuves du brevet de français. A regarder travailler les candidats, j’ai souvent remarqué qu’il est des écueils qu’ils pourraient facilement éviter. En corrigeant les épreuves, je fais le même constat. Beaucoup d’entre eux perdent « bêtement » de nombreux points.

Mon intention est de vous faire part dans cette lettre de mes observations, en espérant qu’elles vous aideront à aborder ces épreuves dans des dispositions favorables et que le jour de l’examen, vous saurez donner le meilleur de vous-même.

Si vous lisez ce dossier, c’est que vous avez travaillé avec sérieux toute l’année et que vous entrez dans une intense période d’entraînement. Comme tous les artistes, sans doute commencez-vous aussi à ressentir « le trac » d’avant l’Epreuve. Dites-vous d’abord que c’est bon signe. Le stress d’avant les examens est avant tout la preuve que vous avez très envie de réussir et que la motivation est là. Toutefois, un certain nombre d’erreurs vient aussi du manque de confiance que l’appréhension entraîne quand elle n’est pas maîtrisée. Se préparer à l’examen, c’est aussi travailler sur soi-même pour gagner en confiance et en sérénité.

La première erreur à éviter est sans aucun doute liée à la précipitation. Soucieux de la gestion du temps, craignant de ne pas en avoir assez pour répondre à toutes les questions, de trop nombreux candidats se jettent sur leur copie avant d’avoir pris le temps de bien lire le texte. On en voit beaucoup qui, cinq minutes après que le texte ait été distribué, sont déjà en train d’écrire. Leurs voisins leur jettent des regards inquiets et cette précipitation devient parfois contagieuse. Or, souvenez-vous que ce n’est pas la bonne attitude à avoir ; celui qui écrit le premier n’a la plupart du temps aucune méthode et ses réponses sont souvent non pertinentes. Ne vous laissez pas influencer et restez tout aussi confiant que concentré sur votre propre travail. D’une manière générale d’ailleurs, s’intéresser à ce que font les autres pendant une épreuve ne vous aidera en rien; tâchez plutôt de les oublier et plongez dans votre texte.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans un premier temps. Aborder l’épreuve comme si c’était l’occasion d’une rencontre littéraire. Peut-être aurez-vous la chance de découvrir ce jour là un écrivain que vous aurez envie de lire par la suite. Qui sait? Cherchez d’abord « le plaisir du texte » avant d’aborder les exercices.

Le questionnaire qui suit le texte a pour objectif principal d’en vérifier votre compréhension voire votre interprétation. Les questions portant sur les outils de la langue (vocabulaire, syntaxe, grammaire de phrase) ciblent souvent les spécificités littéraires de l’extrait proposé et sont là aussi pour vous aider à les repérer. N’oubliez pas que dans la partie Rédaction –et notamment s’il s’agit d’une suite de texte- vous pourrez réutiliser des procédés stylistiques mis en évidence dans la première partie.

Il convient donc de commencer par lire tranquillement le texte pour en prendre connaissance et s’assurer qu’on en a une bonne compréhension « globale ». Dans un deuxième temps, lisez de même l’ensemble des questions proposées. Soyez particulièrement attentif aux titres de chacune des parties : ils vous donnent le plus souvent le plan d’un commentaire du texte et peuvent donc vous aider à mieux le comprendre.

Relisez ensuite le texte avec cette fois un crayon à la main et soulignez les éléments de réponses que vous trouvez immédiatement. Ensuite seulement, vous pouvez commencer à traiter les questions une à une et à rédiger vos réponses. Vous savez où vous devez aller, le terrain est déjà en partie balisé et vous aurez peut-être même la bonne surprise de découvrir que des éléments de réponses à une question sont donnés dans une autre.

N’oubliez pas que c’est avant tout votre bon sens qui est sollicité et vos compétences de lecteur qui vont être évaluées.

Le manque de confiance en soi pénalise de nombreux candidats qui, au lieu de lire et de réfléchir à ce qu’on leur demande, cherchent dans leur mémoire des phrases clés, apprises par cœur avec sérieux et qu’ils pensent judicieux de « ressortir » le jour de l’examen. Malheureusement, une fois sur deux, elles ne répondent pas à la question posée et quelle que soit leur pertinence, n’apportent strictement rien.

J’insiste plus particulièrement sur ce point (essentiel aussi pour éviter le hors sujet en rédaction). Cette erreur est fréquente et souvent mal analysée par les élèves qui bougonnent en apprenant leurs résultats : « Je ne comprends pas, je savais tout. J’ai recopié tout mon cours etc.… »

Et c’est sans doute vrai. Mais imaginez une seconde que dans une autre situation vos parents vous demandent d’aller acheter du pain pour un dîner de famille important et que vous reveniez non pas avec la baguette demandée mais avec un gros gâteau parce que vous avez l’intention de faire plaisir. Or votre mère en a déjà préparé un, voire deux. Votre initiative sera donc peu appréciée, d’autant qu’il manquera toujours du pain pour le fromage…

Une consigne, une question d’exercice, c’est un peu la même chose. On vous demande quelque chose de précis et il vous faut satisfaire cette attente, et uniquement celle-ci.

Même si bien sûr vous êtes seul face au sujet le temps de l’épreuve, n’oubliez jamais votre destinataire, qui est aussi votre correcteur : Se placer ainsi dans une posture de dialogue permet de corriger tout naturellement un certain nombre d’imperfections pénalisantes, à commencer par celles qu’on relève dans la présentation des copies et dans le graphisme.

Certaines feuilles sont parfois très difficiles à lire et il arrive que le correcteur, tout aussi agacé qu’épuisé, barre un paragraphe d’un grand trait et écrive en marge : illisible.

Toute épreuve d’examen est aussi une épreuve de communication. Si vous imaginez que vos mots sont comme des cadeaux que vous voulez offrir au lecteur, alors vous serez soigneux et penserez à sauter des lignes entre les questions pour plus de clarté et de facilité de lecture. On se fait beau pour aller à la fête. On donne mieux quand on ressent l’envie de faire plaisir à l’autre.

C’est dans cette même optique que vous devez comprendre qu’il est indispensable de rédiger vos réponses. Un mot, fût-il le bon, ne fera pas l’affaire si le correcteur ne sait pas de quoi vous parlez. En aucun cas il ne lira dans vos pensées et rétablira la partie du discours manquante. A cet égard, je me permets de vous rappeler qu’il en est de même en mathématiques (où vos calculs ne suffisent pas ; vous devez rédiger votre raisonnement) et en histoire géographie. Les conseils que je vous ai donnés valent en fait pour toutes les matières et pas seulement pour le jour de l’examen, parce que dans toutes les matières vous êtes évalués à l’écrit

J’ajouterai pour finir que maîtriser ses discours, et dans tous les sens du terme, est une compétence essentielle à acquérir, dont on a tous besoin toute la vie pour mieux aller à la rencontre de l’autre.

Bon travail à tous. Je vous souhaite une belle et vivifiante réussite.


Déc 2 2009

Brevet/Français : Réussir une dictée !

Publié par bebel971 dans Brevet, conseils, Français      
I. Réussir une dictée
Les fautes les plus fquentes concernent :
• Le verbe : fautes de conjugaison, accords sujet-verbe, accord du participe passé.
• Le GN (groupe nominal) : accord en genre et en nombre des adjectifs et des participes employés comme adjectifs.
• L’infinitif et le participe passé
• Les homophones : (mots qui se prononcent de la même façon mais s’écrivent différemment ; Ex. : se-ce-ceux ; c’est-ses-ces).
? Utiliser l’étymologie des mots (cf. MemoPage intitulée « Vocabulaire »)
? Tirer profit de la lecture faite par le professeur
• Etre attentif dès la première lecture : une parfaite compréhension du sens est importante.
• Etre attentif aux liaisons faites par le professeur : elles indiquent la présence de certaines lettres muettes.
Relire la dictée
Il faut bien identifier :
• Le sujet de chaque verbe conjugué
• Délimiter les GN
• Remplacer par un verbe du 3e groupe les formes en [é], pour éviter de confondre infinitif et participe passé.
Il faut faire preuve de cohérence (ex. orthographier de la même façon les mots qui reviennent plusieurs fois).
II. Distinguer les temps et modes verbaux
Conjuguer au conditionnel
Conditionnel présent
Radical du futur + terminaisons : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
Ex. : J’aimerais (s’il faisait beau, j’aimerais aller me promener).
Conditionnel passé 1re forme
Auxiliaire être ou avoir au conditionnel présent + participe passé.
Ex. : J’aurais aimé (s’il avait fait beau, j’aurais aimé aller me promener).
Conditionnel passé 2e forme (ou plus-que-parfait du subjonctif) (langue soutenue) Auxiliaire être ou avoir au subjonctif imparfait + participe passé.
P.ex. : J’eusse aimé (s’il avait fait beau, j’eusse aimé aller me promener).
Conjuguer au subjonctif
• Subjonctif présent
Radical du présent de l’indicatif (verbes du 1er groupe) ou radical du participe présent (verbes du 2e et 3e groupe) + terminaisons : e, -es, -e, -ions, -iez, -ent.(Il faut que tu saches).
• Subjonctif imparfait
Radical du passé simple de l’indicatif + terminaisons : -sse, -sses, -^t, -ssions, -ssiez, -ssent.(Il fallut que je parlasse).
• Subjonctif passé
Auxiliaire être ou avoir, conjugué au présent du subjonctif + participe passé (que j’aie mangé).
• Subjonctif plus-que-parfait
Auxiliaire être ou avoir conjugué à l’imparfait du subjonctif + participe passé.(que j’eusse mangé).

III. Accord du participe passé
Avec lauxiliaire être
Le participe passé s’accorde avec le sujet. Paul et Agathe sont venus.
Avec lauxiliaire avoir
Le participe passé s’accorde avec le COD quand celui-ci est placé avant le verbe. Quels tableaux avez-vous vus ? Les monuments que j’ai visités étaient splendides.
• Si le COD est « en », le participe passé ne s’accorde pas : des BD, j’en ai lu dans ma jeunesse.
• Si le participe passé est suivi d’un verbe à l’infinitif, il s’accorde si le COD complète le verbe conjugué. Les musiciens que j’ai entendus jouer. Il ne s’accorde pas si le COD complète l’infinitif. La sonate que j’ai entendu jouer.
Les verbes pronominaux
• Verbes essentiellement pronominaux : le participe passé s’accorde avec le sujet. Les oiseaux se sont envolés.
• Verbes pronominaux à sens réfléchi ou réciproque : mêmes règles d’accord que pour le participe passé employé avec avoir. Ils se sont lavés. Ils se sont lavé les cheveux.
Ne pas confondre voix active et voix passive
Ils ont été battus : voix passive, auxiliaire être –> accord.
Ils ont battu : voix active, auxiliaire avoir –> pas d’accord.

IV. Distinguer adverbe et adjectif
Nature des adverbes
Les adverbes et locutions adverbiales sont invariables et ont des rôles variés :
Adverbes circonstanciels : Ils expriment la manière (bien, mal, vite, exprès, volontiers, ainsi que doucement, bruyamment …), le temps (aujourd’hui, hier, demain, longtemps, souvent, parfois …), le lieu (partout, en haut, en bas, ici, là-bas …).
Adverbes de liaison : d’abord, puis, ensuite, enfin, de plus, en effet, aussi, toutefois, néanmoins, cependant …
Adverbes d’interrogation : où, quand, comment, pourquoi, combien … et d’exclamation : que, comme, combien.
Adverbes d’affirmation : oui, certes, si, assurément …, de doute : peut-être, probablement …, de négation : ne..pas, ne..jamais, ne..guère, ne..que.
Adverbes d’intensité : très, trop, beaucoup, assez, peu, tellement
Orthographier les adverbes en ment
• Ils sont tous composés à partir d’un adjectif qualificatif.
• Si l’adjectif se termine, au masculin, par une voyelle, l’adverbe est formé par simple adjonction de la syllabe –ment. Vrai –> vraiment.
• Si l’adjectif se termine, au masculin, par une consonne, l’adverbe est formé à partir du féminin de l’adjectif.
Dur –> dure –> durement.
• Si l’adjectif se termine par –ant, -ent, l’adverbe se forme par l’adjonction de –mment à la voyelle -a- ou -e-. Abondant –> abondamment, fréquent –> fréquemment.
Certains adjectifs sont employés comme adverbes et sont alors invariables (Ces arbres sont hauts/Ces animaux sautent haut).


Oct 6 2009

Apprendre à organiser son temps pendant un examen ou un contrôle

Publié par bebel971 dans conseils, Français, Mathématiques      

I- La montre :

Pour t’aider dans cet exercice, l’outil essentiel va être la montre.

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Elle va te servir à surveiller le temps pour ne pas prendre de retard pendant ton examen ou ton contrôle.

Pour plus de facilité et ne pas être gêné pendant l’épreuve, tu peux mettre la montre sur la table, juste devant toi. Cela te permettra d’y jeter un oeil de temps en temps.

II- Organiser son temps :


Pour t’expliquer comment gérer ton temps et pour mieux te faire

comprendre, je vais te donner maintenant des exemples concrets.

a – Français : en expression écrite par exemple.

Temps : 1h (60min) Organisation Temps : 2h (2×60min)
10 min Lire le sujet, analyser les mots. Bien comprendre ce qui est demandé. 15 min
30 min faire un plan au brouillon.
Rédiger ses idées (au brouillon).
Se relire et se corriger.
1h10
15 min recopier au propre son brouillon. 15-25 min
5 min tout relire avant de rendre sa copie. 10 min

b – En mathématiques, en sciences, en histoire…

Temps : 1h (60min) Organisation Temps : 2h (2×60min)
10 min Lire son sujet/les questions/les
exercices demandés.
15 min
30 min Faire le travail demandé au brouillon. 1h10
15 min recopier au propre son brouillon. 15-25 min
5 min tout relire avant de rendre sa copie.Faire attention à ne pas laisser d’erreurs (calculs par exemple). 10 min

III- Recommandations :


Voici quelques conseils supplémentaires :

– Il faut toujours commencer par les questions ou les exercices qui te paraissent les plus faciles ou les plus rapides à faire. Ainsi tu garderas plus de temps pour les autres, à la fin (celles qui te paraissent difficiles et/ou longues à faire.)

La première lecture de ton sujet va t’aider à faire le tri entre ce qui est le plus facile et le plus dur à faire.

ATTENTION ! En mathématiques, avant d’effectuer en premier toutes les questions les plus faciles, il faut faire attention ! Souvent, les questions se suivent, c’est-à-dire que tu as par exemple besoin d’avoir fait la question 1 pour répondre à la question 2 et ainsi de suite.

– Il est très important de faire un brouillon auparavant pour organiser ses idées, faire ses calculs etc.

La veille de l’examen ou du contrôle, vérifier que l’on a bien tout son matériel. Les stylos sont neufs (on en prend un de rechange), avoir une règle, un crayon à papier bien taillé (et le matériel nécessaire pour la géométrie).

Ceci évitera de perdre du temps à chercher ses affaires ou déranger ses camarades et lors de l’examen de risquer l’exclusion de l’épreuve car il est interdit aux candidats de communiquer entre eux.


BON COURAGE ET BONNE RÉUSSITE !