Avr 9 2010

Brevet/Education civique : maintien de la paix et sécurité collective

Publié par bebel971 dans Education civique      


I
. La fense de la France

Le rôle de la défense nationale
La France est une nation en paix : elle n’a aucune ambition territoriale et ne se connaît pas d’ennemis.
Le rôle de la défense nationale est donc de :
• défendre les intérêts vitaux et stratégiques de la France,
• assumer ses responsabilités,
• jouer son rôle au niveau mondial.
Les caractéristiques de la défense nationale
La défense nationale repose sur 2 principes :
• Globalité : elle concerne tous les citoyens et tous les secteurs de la vie du pays.
• Permanence : elle est organisée et préparée même en temps de paix.
L’unité de la défense nationale est garantie par sa soumission au pouvoir politique.
Lorganisation de la défense nationale
• Le président de la République est le chef des armées. Il est responsable de la politique de défense. Il est le seul à pouvoir donner l’ordre d’engagement des forces nucléaires.
• Le 1er ministre est responsable de la défense nationale. Il est responsable de la mise en œuvre des opérations décidées en conseils des ministres. Chaque ministre du gouvernement est responsable de la préparation et de l’exécution des mesures de défense incombant à son ministère.
• Le parlement fixe par des lois l’organisation de la défense et les moyens qui lui sont consacrés.
Principes guidant la politique de la défense de la France :
l’autonomie : la France prend seule les décisions engageant son avenir,
la solidarité : elle est prête à aider ses alliés, à respecter ses engagements en Europe, comme dans le monde.
Une armée de métier
• Il n’existe plus de menace directe sur nos frontières (création de l’Union Européenne, fin de la Guerre Froide).
• Les missions de l’armée sont de plus en plus spécialisées : elles nécessitent de faire appel à des professionnels qui maîtrisent complètement leur métier.
• Le lien entre les citoyens et l’armée est maintenu par « le parcours citoyen »

II. Le maintien de la paix dans le monde
Lengagement international de la France
La France préserve ses intérêts et ses valeurs grâce à la défense
nationale. Mais elle s’engage aussi a niveau international.
Elle est membre de :
• l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN),
• l’Union de l’Europe Occidentale (UEO).
Elle a également une part active dans l’élaboration et la mise en place de la défense européenne.
Enfin, elle est un des pays à l’origine de l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.) dans laquelle elle joue un rôle important. Cette organisation a été crée à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et regroupe de nombreux pays.
Le rôle de lO.N.U.
• Maintenir la paix en :
? prévenant les menaces de conflit,
? réprimant les actes d’agressions,
? aidant à régler les conflits en tenant compte des principes de justice et du droit international.
• Développer les relations amicales entre les peuples en respectant
? le principe de l’égalité de droit des peuples,
? le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. (Charte des Nations-Unies, 1945)
L’O.N.U agit principalement en tant que médiateur, négociateur, entre les pays en conflit. Elle fait également des recommandations. Il lui est possible d’avoir recours à une force armée (sur décision du conseil de sécurité) : les Casques Bleus (ou éventuellement intervention de l’armée d’Etats membres).
Lorganisation de lO.N.U.
Tous les pays peuvent être représentés à l’Assemblée Générale de l’O.N.U. Cette Assemblée Générale élit les membres :
• du Secretariat Général,
• de la Cour International de Justice,
• du Conseil Economique et Social,
• du Conseil de Sécurité (sauf les 5 membres permanents qui disposent d’un droit de veto et d’un pouvoir d’initiative : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine, la France),
• et nomme le secrétaire général (pour 5 ans). Actuellement, le secrétaire général est Kofi Annan.

III. La Coopération Internationale
Le rôle des Etats
Pour pouvoir maintenir la paix, la solidarité internationale est indispensable. La situation de certaines population est trop dramatique pour être ignorée.C’est la raison pour laquelle certains Etats ont mis en place des organes de coopération internationale.
Les organismes dépendant de lO.N.U.
Ils sont au nombre de 30 et visent tous à favoriser la coopération internationale dans différents domaines. Il y a 16 institutions spécialisées (U.N.E.S.C.O., F.M.I., O.M.S., B.I.R.D., …) et 14 organes subsidiaires ( U.N.I.C.E.F., H.C.R., C.N.U.C.E.D., P.N.U.E., …)
Les accords de coopérations interétats.
Certains Etats décident d’établir des accords de coopération qui peuvent être militaires, économiques, culturels ou politiques. Ces accords ont souvent des origines historiques (l’Organisation internationale de la Francophonie, par exemple)
Les accords bilatéraux
Ce sont des accords signés entre un pays riche et un pays pauvre par lesquels, le pays le plus riche s’engage à aider l’autre par des moyens financiers par exemple.
Les Organisations Non Gouvernementales (O.N.G.)
Elles sont plus de 1800 (Médecins du Monde, Amnesty International, Handicap International, Pharmaciens sans frontières…). Elles interviennent sur le terrain, dans des situations d’urgence, mais aussi sur des actions de longue durée. Indépendantes des Etats, les O.N.G. interviennent sans parti pris politique. Elles ont contribué à poser la question de l’ingérence humanitaire.


Mar 28 2010

Brevet/Education civique : la citoyenneté

Publié par bebel971 dans Brevet, Education civique      


I
. La citoyenneté

Origine
L’idée de citoyenneté trouve son origine dans la Grèce Antique.
Mais pour être citoyen à cette époque, il faut être né de père et de grand-père eux même citoyens.
En 212, l’édit de Caracalla établit que tous les hommes libres, sujets de l’Empire, deviennent citoyens romains. L’idée de citoyenneté devient un concept politique.
Qui peut être citoyen ?
La citoyenneté en France est liée à l’idée de Démocratie.
Chaque citoyen est détenteur d’une part de la souveraineté politique, qu’il peut exprimer directement ou indirectement.
Etre citoyen, c’est pouvoir participer à la vie de la société, par exemple en votant.
Pour pouvoir voter il faut :
– avoir 18 ans,
– être inscrit sur les listes électorales,
– jouir de ses droits civiques et politiques (ne pas avoir été condamné),
– avoir la nationalité française (de naissance ou par naturalisation).
NB : Depuis le 17 mars 1998, tout enfant vivant en France, né en France de parents étrangers, ayant vécu au moins 5 ans en France entre 11 et 18 ans, acquiert la nationalité française à sa majorité.
Chaque citoyen est titulaire de droits et d’obligations qui obéissent au principe d’égalité, indépendamment de ses appartenances particulières ou de ses convictions.
On ne naît pas citoyen : on le devient. L’éducation permet d’acquérir les connaissances nécessaires pour exercer ses droits et remplir ses devoirs.
En principe, la nationalité est une condition nécessaire pour exercer la citoyenneté, mais les résidents étrangers possèdent aujourd’hui des droits, sont protégés par la loi et peuvent participer aux institutions professionnelles avec droits de vote et d’éligibilité.
Ils sont soumis à la plupart des obligations faites aux citoyens français, à l’impôt et plus largement aux lois.

II. Etre citoyen
Les devoirs du citoyen
Etre citoyen consiste à :
– connaître, comprendre et respecter les lois et règlements, à contribuer à leur amélioration ;
– voter, c’est-à-dire à confier à des représentants, une partie de ses droits et de ses responsabilités pour diriger ;
– contribuer aux dépenses publiques par le paiement de l’impôt ;
– participer à la défense et à la prospérité du pays.
Les droits du citoyen
Le citoyen dispose de certaines libertés essentielles dont :
– la liberté individuelle,
– la liberté de la presse,
– la liberté de conscience,
– la liberté d’association,
– la liberté politique.
Il dispose aussi de certains droits économiques et sociaux :
– le droit de se déplacer librement,
– le droit à l’instruction,
– le droit au travail,
– le droit de grève,
– le droit à la protection de la santé.
Ces droits sont réaffirmés dans le préambule de la Constitution de 1958.

III. La citoyenneté européenne
La formation de lEurope
Après la Seconde guerre mondiale, des hommes ont souhaité rapprocher les pays européens, pour éviter une nouvelle guerre. Ils ont créé une communauté européenne.
Une collaboration économique a d’abord été établie :
– dans un premier temps, ce fut la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA).
– puis, en 1957, naît la Communauté Economique Europénne (CEE).
L’étape suivante était la création d’une Europe politique et civique.
Les symboles de lEurope
La France, ayant participé depuis le début à la construction de l’Europe, elle a adopté ses symboles :
– le drapeau bleu avec 12 étoiles jaunes,
– l’Hymne à la joie de Beethoven,
– la journée de l’Europe, le 9 mars.
LUnion Européenne
En 1992, les Français ont ratifié, par référendum, le Traité de Maastricht. Ce traité permet à tous les citoyens des pays membres de l’UE, d’avoir la double citoyenneté.
La citoyenneté européenne s’ajoute à la nationalité française sans la remplacer. Elle est matérialisée par le passeport européen.
Le citoyen de l’UE, quel que soit le pays où il réside :
– a le droit de vote et d’éligibilité au Parlement européen,
– a le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales,
– est protégé par les diplomates,
– peut séjourner et circuler librement sur le territoires des Etats membres (pour les membres de l’Espace Shengen, seulement),
– a le droit de pétition devant le Parlement européen,
– peut saisir la Cour européenne de Justice.


Mar 21 2010

Brevet/Education civique : les institutions de la Ve République

Publié par bebel971 dans Brevet, Education civique      


I
. La Constitution, support de la République

La Constitution est l’ensemble des règles qui définissent l’organisation et le fonctionnement des institutions publiques au sein d’un Etat.
Son le :
– protéger les droits de chaque citoyen et assurer le respect des libertés publiques,
– définir la forme d’un Etat (monarchie, République, …) et les pouvoirs des représentants du peuple.
Le Conseil Constitutionnel (9 membres, nommés pour 9 ans par le président de la République, le président de l’Assemblée Nationale et le président du Sénat) est chargé de la faire respecter.
Modifier la constitution
La Constitution peut être modifiée pour s’adapter aux attentes de la société. L’article 89 a été prévu pour cela.
La révision de la Constitution peut être décidée à la fois :
– par le Président de la République sur proposition du Premier Ministre,
– par les membres du Parlement : les députés et les sénateurs.
Le projet ou la proposition de révision doit être voté par les députés et les sénateurs, sur un texte identique.
La révision n’est définitive qu’après avoir été approuvée par le peuple, par voie de Référendum.
La Constitution de la Ve République a été rédigée et adoptée en 1958 pour résoudre le problème de l’instabilité ministérielle.

II. Des pouvoirs clairement définis
Pour protéger la Démocratie, tous les pouvoirs sont séparés.
Lexercice de la souveraineté nationale : les pouvoirs du citoyen
Le citoyen participe à la vie politique grâce au Référendum.
Il élit le Président de la République et un certain nombre de ses représentants (députés et maires notamment).
Le pouvoir exécutif : pouvoirs du Président de la République et du gouvernement :
Faire exécuter les lois et adopter les règlements
Le Président de la République (= chef de lEtat)
Il est élu pour 5 ans, au suffrage universel direct (depuis 1962). Il est rééligible indéfiniment.
Il est le chef des armées, est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de l’indépendance de l’autorité judiciaire.
Il nomme le Premier Ministre et met fin à ses fonctions, préside le conseil des ministres, signe des décrets et ordonnances et promulgue des lois.
Il peut dissoudre l’Assemblée nationale, être investi des pleins pouvoirs en cas de crise grave.
Le Gouvernement
Le Premier Ministre est le chef du Gouvernement. Il dirige l’action du gouvernement, est responsable de la défense nationale, assure l’exécution des lois, exerce le pouvoir règlementaire. Il propose les autres membres de son gouvernement au Président qui les nomme.
Un membre du gouvernement ne peut exercer de mandat parlementaire, ni d’activité professionnelle.
Le gouvernement détient l’initiative des lois. Il peut prendre des décrets et des arrêtés ministériels si le Parlement l’y autorise pour une période limitée.
Le gouvernement est responsable devant le Parlement.
Le pouvoir législatif : pouvoirs du Parlement (Assemblée Nationale + Sénat )
Faire les lois.
Le Parlement a l’initiative des lois (avec le gouvernement). Il adopte, rejette ou amende les lois présentées. Il vote les lois et le budget. Il autorise la déclaration de guerre.
Le Parlement contrôle l’action du gouvernement. Il peut le renverser en votant une motion de censure.
L’Assemblée Nationale :
Elle est composée de 577 députés, âgés de plus de 23 ans, élus au suffrage universel direct pour 5 ans (sauf dissolution), selon un mode de scrutin uninominal majoritaire à 2 tours.
L’Assemblée Nationale siège au Palais Bourbon.
Le Sénat :
Il est composé de 319 sénateurs, âgés de plus de 35 ans, élus pour 9 ans.
Ils sont élus au suffrage universel indirect par un collège electoral qui permet une plus grande représentativité des collectivités territoriales. Le Sénat est renouvellé par tiers tous les 3 ans.
Le Sénat siège à Paris au Palais du Luxembourg.
Le président du Sénat assure la vacance de la présidence de la République.
Le pouvoir judiciaire : pouvoirs des magistrats
Juger selon la loi.

III. Les élections des représentants du peuple
La plupart des représentants du peuple sont élus au suffrage universel direct. Mais il y a 2 modes de scrutin différents.
Le scrutin uninominal majoritaire
Les électeurs choisissent 1 personne. Celle qui est élue est celle qui a obtenu la majorité des voix. Ce mode de scrutin est utilisé pour les élections des :
– Conseillers généraux,
– Députés,
– Président de la République.
Le scrutin de liste
Les électeurs votent pour une liste de candidats. Ces candidats obtiennent un nombre de sièges proportionnel au pourcentage des voix acquises. Ce mode de scrutin est utilisé pour les élections des :
– Conseillers municipaux,
– Conseillers régionaux,
– Parlement européen.
Le mode de scrutin influe sur la représentation nationale.
Avec un scrutin majoritaire, les grands partis seront plus représentés et les petits partis très peu.
Un scrutin proportionnel permet de mieux représenter les différentes tendances, parce que les sièges seront répartis proportionnellement aux votes exprimés. Mais dans une telle assemblée, les décisions sont plus difficiles à prendre parce qu’il n’y a pas de majorité claire.


Mar 21 2010

Brevet/Education civique : l’administration de l’Etat et des collectivités territoriales

Publié par bebel971 dans Brevet, Education civique      

I. Ladministration de l‘Etat ...
Les ministères : ladministration centralisée
L’Etat est responsable de tous les domaines qui concernent l’ensemble des Français, comme par exemple la Défense, la Santé
l’Education nationale, la Culture …
Le gouvernement (pouvoir exécutif) est en charge du bon fonctionnement de ces différentes administrations.
Ces domaines sont chacun pris en charge par un ministère à Paris.
Les services décentralisés : ladministration locale
L’autorité des ministres est relayée localement par :
– les préfets de départements qui ont autorité sur les services décentralisés comme les directions départementales de
l’équipement, de l’action sanitaire et sociale …
– les préfets de région pour le développement économique et social.
Les établissements publics nationaux
Pour assurer à toute la population des services dont chacun à besoin, l’Etat contrôle des établissements publics nationaux : les hôpitaux, les transports, les universités …
Les autorités administratives indépendantes
Elles sont chargées du contrôle et de la réglementation de certains domaines. Ces autorités sont entre autre : la Commission Nationale
Informatique et Liberté (CNIL), le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), la Commission des Opérations en Bourses (COB).
Les personnes qui travaillent dans ces administrations ou ces services publics sont des fonctionnaires. Ils sont payés par l’Etat.

II. ... au service du citoyen
Toutes les administrations doivent respecter le droit.
Les citoyens qui s’estiment lésés peuvent aller devant un tribunal administratif : c’est la juridiction administrative.
Le Conseil d’Etat, à la tête de toutes les juridictions administratives, peut annuler les décisions qu’elles ont prises.
L’administration publique étant au service de tous les citoyens, son fonctionnement est assuré par l’argent public, c’est-à-dire une partie
des impôts payés par chacun.
En conséquence, tout le monde doit pouvoir savoir comment est utilisé cet argent.
Un organisme, la Cour des Comptes, est chargé de :
– publier un rapport sur l’utilisation de l’argent public,
– juger toutes les questions concernant cet argent,
– surveiller les comptes des entreprises publiques.
La Cour des Comptes est représentée localement par les Chambres régionales de la Cour des Comptes. Ces chambres vérifient les
comptes des collectivités locales.

III. La décentralisation
Depuis 1982, il a été décidé de rapprocher la démocratie des citoyens.
Les membres des conseils sont élus au suffrage universel direct.
A la tête des conseils régionaux et départementaux se trouvent des présidents.
A la tête des conseils municipaux, il y a le maire.
Les préfets, représentants de l’Etat dans les régions et départements, veillent à ce que les décisions des conseils
respectent la loi.
Les ressources des collectivités territoriales sont assurées par :
– les impôts directs (taxe d’habitation, taxes foncières, taxe professionnelle …) et indirects (taxes sur les permis de conduire,
sur les cartes grises… ) qu’elles perçoivent ;
– les dotations de l’Etat ;
– les emprunts.


Mar 3 2010

Brevet/Education civique : Valeurs, principes et symboles de la République française

Publié par bebel971 dans Brevet, Education civique      

I. Les valeurs et les principes de la République
Origine de la République
République vient du latin « res publica » : la chose publique. Elle désignait autrefois l’Etat sans faire référence à une forme particulière de gouvernement.
Aujourd’hui, République désigne un Etat gouverné par des représentants élus au suffrage universel.
Les principes de la République
«La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » (article premier de la Constitution de 1958)
Indivisible : unité territoriale et linguistique de la France, les lois ont les mêmes pour tous.
Laïque : liberté de conscience et de culte. La République ne soutient aucune religion et respecte toutes les croyances
Démocratique : la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et/ou par voie de référendum. Le suffrage est universel, égal et secret.
Sociale : garantie de protection sociale, de sécurité matérielle. La Nation proclame la solidarité de tous les Français.
Les valeurs de la République sont à l’origine des lois et des institutions.

II. Les symboles de la République
Le Drapeau bleu, blanc, rouge
Il évoque le pays, ses principes. Pour ces raisons, il est arboré lors de manifestations importantes (commémorations, accueil de personnalités étrangères, manifestations sportives, …).
Le drapeau français est bleu, blanc et rouge. Il est né au cours de la Révolution française, du rapprochement du blanc, couleur de la royauté, avec le bleu et le rouge, couleurs de Paris.
Lhymne national : la Marseillaise
Composée par Rouget de Lisle, en 1792, la Marseillaise doit son nom aux troupes marseillaises qui l’entonnèrent lors de leur entrée à Paris.
Ce chant n’a été officialisé comme hymne national qu’en 1946.
Leffigie : Marianne
Dès sa naissance, sous la Révolution française, la République a été représentée sous les traits d’une femme, portant un bonnet phrygien … tantôt fougueuse et guerrière, tantôt protectrice et nourricière. Marianne est devenue peu à peu la représentation la plus facile à partager de la «mère patrie ».
La devise : Liberté, Egalité, Fraternité
Notre devise « Liberté, égalité, fraternité » symbolise un idéal national de liberté, de justice et de générosité humaine.
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
L’égalité signifie que la loi est la même pour tous et que tout le monde a les mêmes droits
La fraternité est fondée sur l’idée de la dignité humaine. De nos jours cela consiste à faire participer chacun au bien être de tous.
Le coq
Le coq est devenu, dès l’Antiquité, l’emblème de la Gaule par le fait d’un jeu de mot car en latin « gallus » signifie à la fois « gaulois »et coq ». Plus largement utilisé sous la Révolution française, il devient un symbole quasi officiel sous la IIIe République.
La fête nationale : le 14 juillet
Le 14 juillet 1789 le peuple de Paris, révolté, prend la forteresse royale de la Bastille. Cet évènement est commémoré, l’année suivante, comme le début de la Révolution. Mais ce n’est qu’en 1880 que le 14 juillet devient officiellement la fête nationale. Chaque année, ce jour est l’occasion d’un défilé militaire et de festivités (bals, feux d’artifices…).
Le Drapeau bleu, blanc, rouge, Marianne, la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » sont visibles sur les bâtiments officiels, les pièces de monnaies et les timbres.


Mar 3 2010

Brevet/Education civique : l’administration de l’Etat et des collectivités territoriales

Publié par bebel971 dans Brevet, Education civique      


I
. Ladministration de l‘Etat ...

Les ministères : ladministration centralisée
L’Etat est responsable de tous les domaines qui concernent l’ensemble des Français, comme par exemple la Défense, la Santé
l’Education nationale, la Culture …
Le gouvernement (pouvoir exécutif) est en charge du bon fonctionnement de ces différentes administrations.
Ces domaines sont chacun pris en charge par un ministère à Paris.
Les services décentralisés : ladministration locale
L’autorité des ministres est relayée localement par :
– les préfets de départements qui ont autorité sur les services décentralisés comme les directions départementales de
l’équipement, de l’action sanitaire et sociale …
– les préfets de région pour le développement économique et social.
Les établissements publics nationaux
Pour assurer à toute la population des services dont chacun à besoin, l’Etat contrôle des établissements publics nationaux : les hôpitaux, les transports, les universités …
Les autorités administratives indépendantes
Elles sont chargées du contrôle et de la réglementation de certains domaines. Ces autorités sont entre autre : la Commission Nationale
Informatique et Liberté (CNIL), le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), la Commission des Opérations en Bourses (COB).
Les personnes qui travaillent dans ces administrations ou ces services publics sont des fonctionnaires. Ils sont payés par l’Etat.

II. ... au service du citoyen
Toutes les administrations doivent respecter le droit.
Les citoyens qui s’estiment lésés peuvent aller devant un tribunal administratif : c’est la juridiction administrative.
Le Conseil d’Etat, à la tête de toutes les juridictions administratives, peut annuler les décisions qu’elles ont prises.
L’administration publique étant au service de tous les citoyens, son fonctionnement est assuré par l’argent public, c’est-à-dire une partie
des impôts payés par chacun.
En conséquence, tout le monde doit pouvoir savoir comment est utilisé cet argent.
Un organisme, la Cour des Comptes, est chargé de :
– publier un rapport sur l’utilisation de l’argent public,
– juger toutes les questions concernant cet argent,
– surveiller les comptes des entreprises publiques.
La Cour des Comptes est représentée localement par les Chambres régionales de la Cour des Comptes. Ces chambres vérifient les
comptes des collectivités locales.

III. La décentralisation
Depuis 1982, il a été décidé de rapprocher la démocratie des citoyens.
Les membres des conseils sont élus au suffrage universel direct.
A la tête des conseils régionaux et départementaux se trouvent des présidents.
A la tête des conseils municipaux, il y a le maire.
Les préfets, représentants de l’Etat dans les régions et départements, veillent à ce que les décisions des conseils
respectent la loi.
Les ressources des collectivités territoriales sont assurées par :
– les impôts directs (taxe d’habitation, taxes foncières, taxe professionnelle …) et indirects (taxes sur les permis de conduire,
sur les cartes grises… ) qu’elles perçoivent ;
– les dotations de l’Etat ;
– les emprunts.


Jan 19 2010

Brevet/Education civique : la citoyenneté politique et sociale

Publié par bebel971 dans Brevet, Education civique      

I. Le débat citoyen
Faire vivre la démocratie
Pour faire vivre la démocratie, il est important que les personnes puissent individuellement ou collectivement exprimer leurs opinions, leurs volontés.
Le pluralisme des opinions et des modes d’expression permet à la Démocratie d’exister.
La Démocratie respecte les droits de l’homme et ses libertés, dont la liberté de penser et la liberté d’expression.
Ces droits et libertés n’ont pas été acquis en un jour ; des lois marquent le début du droit d’association, du droit de grève, par exemple…
Des groupements permettent de participer aux débats publics, aux prises de décisions, en exprimant certaines opinions.

II. Les associations
La liberté de sassocier
Tout citoyen peut créer une association.
La liberté de s’associer est reconnue dans la Constitution de 1958 et régie par la loi de 1901.
L’association nécessite le groupement de deux ou plusieurs personnes.
Pourquoi et comment sassocier
Le but d’une association ne doit pas être lucratif. Cela signifie que les bénéfices ne peuvent pas être distribués entre les membres, à la différence d’une entreprise. Ils doivent servir à faire vivre l’association ou être distribué en fonction du but de l’association.
Pour pouvoir recueillir des cotisations, une association doit être déclarée à la préfecture. Mais aucune autorisation n’est nécessaire pour créer une association.
De nombreuses associations différentes
Il existe plusieurs types d’associations : clubs sportifs, associations humanitaires, religieuses, de consommateurs, associations de défense des victimes du terrorisme, association de défense de l’environnement …
20 millions de français sont mobilisés dans 800 000 associations.
Certaines associations sont très importantes et exercent des pressions auprès des décideurs qui ne vont pas toujours dans le sens de l’intérêt collectif.

III. Les partis politiques
Quest ce quun parti politique ?
Un parti politique est un rassemblement libre de personnes ayant les mêmes convictions.
Bénévoles, adhérent, militant, dirigeant, tous concourent à faire connaître les idées du parti, son programme.
Défendre des opinions et des choix politiques
En exprimant leurs opinions, ils alimentent les débats publics, proposent leurs idées et se soumettent au choix des citoyens en présentant des candidats aux élections.
Ils doivent respecter « les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie » (Art. 4 de la Constitution de 1958)
Sauvegarder et faire vivre la démocratie
La multitude des partis politiques et la diversité de leurs opinions sont les moteurs de la démocratie. L’expression de toutes les opinions, l’influence des partis d’opposition dans les prises de décisions favorise l’équilibre et la mesure.
Les principaux partis politiques
Les partis dits de « Gauche »
– Le Parti Communiste Français
– Les Verts
– Le Parti Socialiste (1971)
Les partis dits de « Droite »
– Le Rassemblement Pour la République (1976)
– L’Union pour la Démocratie Française (1978)
Les partis d’extrême droite
– Le Front National (1972)
– Le Mouvement National Républicain (1999)

IV. Les organisations syndicales
Définition
Un syndicat est un groupement de personnes constitué pour la défense d’intérêts professionnels communs.
Le syndicalisme est autorisé en France depuis 1884 et il reconnu par la Constitution de 1958.
Les syndicats sont indépendants des pouvoirs politiques.
Les adhérents des syndicats
Les syndicats représentent des personnes qui exercent la même profession ou des professions similaires.
Tous les salariés d’une entreprise peuvent adhérer à un syndicat.
Dans les entreprises de plus de 50 salariés, il peut y avoir des Délégués Syndicaux, c’est-à-dire des personnes désignées par un syndicat et qui le représentent au sein de l’entreprise.
Il y a aussi des syndicats de non-salariés comme les agriculteurs les chefs d’entreprise, les médecins.
Leur rôle et leurs moyens daction
Les syndicats sont censés :
– travailler à l’amélioration des conditions de travail ;
– défendre les droits des salariés ;
– veiller au respect du droit du travail.
Dans les discussions avec les dirigeants d’entreprises ou l’Etat, les syndicats parlent au nom des salariés. Ils les représentent lors des négociations. Parfois, ils peuvent appeler à la grève ou à manifester pour faire pression sur leurs interlocuteurs.
Les grandes confédérations syndicales
Certains syndicats sont plus reconnus que d’autres à cause de leur ancienneté, du nombre de leurs adhérents et de leur poids.
La CGT : Confédération Générale du Travail (1895)
La CFTC : Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (1919)
La CGC : Confédération Générale des Cadres (1944)
FO : Force Ouvrière (1948)
La CFDT : Confédération Française Démocratique du Travail (1964)
C’est avec ces seules organisations que l’Etat discute les conventions collectives, secteurs par secteurs. Elles participent aussi à la gestion d’organismes sociaux comme la Sécurité Sociale, l’assurance-chômage…
Les syndicats jouent un rôle important lors des grandes concertations sociales comme celles qui ont eu lieu, par exemple, au sujet de la mise en place des 35 heures.


Déc 10 2009

Méthodologie Brevet : Comment faire des fiches de révision ?

Publié par bebel971 dans Brevet, Français, Histoire/Géographie, Mathématiques      

I- Faire des fiches de révision :

Avant tout, il faut faire des fiches de révision. Mais, que mettre sur celles-ci ? Comment s’y prendre ?

a- Le matériel :

Tu trouveras dans le commerce des fiches cartonnées de petit format, à petits carreaux, idéales pour faire tes fiches. Prends le matériel nécessaire pour les rédiger : stylos de couleur, règle, crayon à papier etc

b- Le contenu de la fiche de révision :

Prends ton cahier de cours, et, pour chaque leçon, retiens ce qui est le plus important à connaître ou à retenir. C’est ce que tu écriras sur ta fiche de révision.

Attention !
Cette fiche ne doit pas être un résumé de tout votre cours, ni être trop longue. Il s’agit juste de prendre les informations essentielles pour vous faciliter les révisions et mieux retenir les choses importantes comme : des formules de mathématiques, des théorèmes, des définitions en français, des dates en histoire…

II- Pour mieux retenir son cours / Recommandations :

L’idéal serait de faire une fiche de révision de chaque cours, chaque semaine, pendant l’année scolaire.

a- Lire son cours en faisant bien attention à ce qu’on lit.

b- Ne retenir que les informations essentielles pour faire sa fiche (celai aide beaucoup à retenir ses cours).

c- Ne jamais s’y prendre au dernier moment pour réviser (pour ne pas être stressé et ne pas avoir trop de travail d’un seul coup).

d- Selon le nombre de fiches de révision faites, et selon la date des examens, réviser entre 2 à 5 fiches par jour.

(Il ne faut pas forcément TOUT apprendre par coeur. Si l’on fait bien attention à ce qu’on lit et que l’on comprend, cela permet déjà de retenir beaucoup de choses)

e- Demander à une personne de son entourage de vous poser des questions sur les fiches révisées.

f- Relire vos fiches le soir juste avant de vous coucher, et une fois le lendemain matin.

Dernières recommandations :

Ne pas oublier de prendre un bon petit-déjeuner le matin avant de partir. Cela vous permettra d’avoir assez de forces pour tenir tout l’examen et rester concentré.

Sinon : emmener avec soi une petite bouteille d’eau, une barre de céréales et un fruit (à consommer avant ou pendant l’examen).

BON COURAGE ET BONNE RÉUSSITE !