Qu’est-ce que la rencontre avec l’autre d’après E.Daplex

L’autre n’est pas un ennemi mais un devenir… L’être humain est un « être socialement sociable ». C’est à travers l’autre que l’on se situe. « L’autre je l’accepte et je veux qu’il m’accepte » (Geneviève VERMES, département des sciences de l’éducation, université de Paris 8 -Saint-Denis). Le profane et non « l’idiot culturel » dirait : « Quand je vois un homme, je vois une tête, deux bras et deux pieds et basta ! » (Exode DAPLEX).

Par conséquent, la problématique posée là, est celle d’une « exploration interculturelle » ; Comment rencontrer l’autre ? (voir : Remi HESS, Pédagogues Sans Frontière, écrire l’intérité, collection exploration interculturelle et science sociale, 1999).

C’est le cas de l’école, représentant, pour l’enfant, son premier lieu de socialisation (en dehors de la cellule familiale), il appartiendra à groupe qui n’est point sa cellule familiale habituelle. Tout est nouveau, il doit apprendre à échanger, à accepter la différence (respect d’autrui), à confronter les idées (sans aucune influence) ; en un mot, il doit s’affirmer, se manifester dans un esprit positif, tout en se rendant autonome progressivement. La rencontre avec l’autre est « quelque chose de formateur que « ça » soit positivement ou négativement ».

Autrement dit, tout n’est pas toujours négatif chez l’autre. « On est toujours en train d’apprendre. »

Loin d’être un négatif, je m’inscris dans une démarche militante, d’universitaire lucide, de père, d’enfant, de frère, de fils, d’ami, d’éducateur, d’adulte, non dépourvue de pensée et de réflexion (très approfondie) qui récuse la langue de bois. Un tel projet doit être partagé par l’ensemble des hommes (avec un grand H) sur cette terre.

A cet effet, afin de favoriser une adhésion de tous, il est nécessaire de faire preuve de clarté d’esprit et de « sortir des zones d’ombres ». Et, ôtons de nos esprits cette notion de « solidarité périphérique », il appartient à tout un chacun de prendre ses responsabilités.

Dans cet appel à réflexion approfondie en l’espèce, j’ai conscience que, de par nos différences culturelles, originelles, historiques, sociales, politiques et économiques,…,nous n’aurions point la même conception de la vie en société.

Mais à travers la rencontre avec l’autre, on s’aperçoit qu’on est tous semblables et en même temps différents. L’importance est la valorisation de la différence (Geneviève VERMES) . Ainsi, ayons une suspension de jugement, à la manière des ethnométhodologues.

En toute objectivité, je crois que j’ai la conviction que les hommes que nous sommes, avons la capacité intellectuelle, de par la pensée et la réflexion de faire abstraction à ces modèles de gouvernance portant préjudice à nos échanges et convictions. La seule bonne volonté ne suffit plus, mais, il faut des actes concrets. Nous devons « oeuvrer » pour des rapports qualitatifs (respect, être à l’écoute, disponibilité, « la vraie solidarité », communicabilité, considération, courtoisie, responsabiliser, etc.).

En ce sens, nous devons nous battre à chaque instant de la vie pour faire évoluer nos mentalités (même plus, nos « mentalisations »). Surtout, il en résulte de l’éducation de nos enfants.

Comme le disait Victor HUGO : « Ne vivent que ceux qui luttent ». Autrement dit, la vie d’un homme (avec un grand H) est un combat perpétuel.

Dr DAPLEX Exode.

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/08/30/2199845_la-rencontre-avec-l-autre.html