Mon oncle un fameux bricoleur
Faisait en amateur
Des bombes atomiques
Sans avoir jamais rien appris
C’était un vrai génie
Question travaux pratiques
Il s’enfermait tout’ la journée
Au fond d’son atelier
Pour fair’ des expériences
Et le soir il rentrait chez nous
Et nous mettait en trans’
En nous racontant tout Continuer la lecture →
Poème mis en musique par Jean Kosma et interprété par Yves Montand.
Ce poème dénonce les effets de la guerre qui détruisent les villes comme Brest, bombardée par l’aviation allemande et aussi les êtres comme Barbara, passante inconnue dont le poète imagine le destin.
Barbara
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
É panouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t’ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N’oublie pas
Un homme sous un porche s’abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t’es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m’en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j’aime
Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N’oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l’arsenal
Sur le bateau d’Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abimé
C’est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.
Voyage en Italie des élèves latinistes et hellénistes de 4ème et de 3ème, sous la conduite de Madame Guidoni, du lundi 4 Avril au samedi 9 Avril 2011. Visite des nombreux sites romains : Le forum romain, la villa de l’empereur Adrien, la villa Oplontis à Boscoréale, Herculanum, Paestum et Pompéi.
Faites-nous parvenir vos photos et n’hésitez pas à laisser un commentaire.
Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Tous deux adoraient la belle Prisonnière des soldats Lequel montait à l’échelle Et lequel guettait en bas Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Qu’importe comment s’appelle Cette clarté sur leur pas Que l’un fut de la chapelle Et l’autre s’y dérobât Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Tous les deux étaient fidèles Des lèvres du cœur des bras Et tous les deux disaient qu’elle Vive et qui vivra verra Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au cœur du commun combat Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Du haut de la citadelle La sentinelle tira Par deux fois et l’un chancelle L’autre tombe qui mourra Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Ils sont en prison Lequel A le plus triste grabat Lequel plus que l’autre gèle Lequel préfère les rats Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Un rebelle est un rebelle Nos sanglots font un seul glas Et quand vient l’aube cruelle Passent de vie à trépas Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Répétant le nom de celle Qu’aucun des deux ne trompa Et leur sang rouge ruisselle Même couleur même éclat Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Il coule, il coule, il se mêle À la terre qu’il aima Pour qu’à la saison nouvelle Mûrisse un raisin muscat Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas L’un court et l’autre a des ailes De Bretagne ou du Jura Et framboise ou mirabelle Le grillon rechantera Dites flûte ou violoncelle Le double amour qui brûla L’alouette et l’hirondelle La rose et le réséda
Félicitation aux élèves de 3èmeE qui ont remporté Mardi 28 Mars 2011 le
Concours de La Meilleure Une : Académie de Créteil.
C’est dans le cadre de la semaine de la presse que les élèves ont concouru mardi 22 Mars pour réaliser une Une de journal en choisissant dans l’actualité du jour les événements les plus marquants. Toute la journée, ils ont rédigé, dessiné et mis en page les informations.
Merci à Mme Laby, professeur d’arts plastiques pour ses conseils dans la réalisation des dessins.
Les résultats sont tombés Mardi 29 Mars à 8 heures
Affiche de propagande nazie, tirée à 15 000 exemplaires, et placardée en Février 1944 jusque dans les plus petits villages français est une offensive médiatique pour discréditer la résistance dans l’opinion.
Depuis l’été 1943, le groupe FTP-MOI ( Francs tireurs et Partisans-Main d’œuvre Immigrée) composé de travailleurs immigrés et proche du parti communiste s’était engagé dans la lutte armée contre l’occupant multipliant attentats et sabotages. Les membres du groupe Manouchian sont arrêtés et condamnés. Présentés comme » une armée de terroristes juifs immigrés à la solde de l’Angleterre et du bolchevisme », ils seront fusillés en Février 1944.
A la veille de sa mort, Manouchian écrira une lettre d’adieu à sa famille. Lettre qui inspirera à Louis Aragon, douze ans plus tard, le poème « Strophes pour se souvenir » 1956.
Cet événement sera aussi pérennisé par le cinéma :« L’affiche Rouge » de F. Cassenti en 1976 et plus récemment « L’armée du crime » en 2009 » de Guédiguian
30 Mai 1943 à Londres. musique d’Anna Marly, paroles de Kessel et Druon, interprété par Germaine Sablon. Hymne de la résistance, la chanson est diffusée clandestinement en France, parachutée par les avions anglais et chantée par les résistants au moment de leur exécution
« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…
C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…
Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute… »
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Le partisan interprété par Leonard Cohen Traduction réalisée par Marienbad
chanson écrite en 1953, Emmanuel d’Astier de La Vigerie — surnommé « Bernard » dans l’armée des ombres — et Anna Marly pour la musique.
Elle sera reprise par Léonard Cohen (1969) Joan Baez, puis plus récemment par Bertrand Cantat, El communero, Other Lives et Yules.
[youtube]https://youtu.be/x_223jKXKgQ[/youtube]
Quand ils traversèrent la rivière Ils me dirent de me rendre, Ça, je ne pouvais pas le faire; J’ai pris mon arme et j’ai disparu. J’ai changé de nom si souvent, J’ai perdu ma femme et mes enfants Mais j’ai beaucoup d’amis, Et certains sont avec moi
Une vieille femme nous a trouvé un abri, Nous a tenu caché dans le grenier, Et les soldats sont arrivés; Elle est morte sans un soupir.
Nous étions trois ce matin Je suis seul ce soir Mais je dois poursuivre; Les frontières sont ma prison.
Oh, le vent, le vent souffle, Entre les tombes le vent souffle, La liberté naîtra bientôt; Et nous sortirons de l’ombre.
Les allemands étaient chez moi, Ils me dirent « Signe-toi », Mais je n’ai pas peur. J’ai repris mon arme, J’ai changé cent fois de nom, J’ai perdu femme et enfants, Mais j’ai tant d’amis. J’ai la France entière.Un vieil homme dans un grenier, Pour la nuit nous a caché, Les allemands l’ont pris Il est mort sans surprise.Oh, le vent, le vent souffle, Entre les tombes le vent souffle, La liberté naîtra bientôt: Et nous sortirons de l’ombre.
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La propagande nazie cherche à discréditer la Résistance.
C’est pendant les derniers mois de l’occupation, en 1944, que la répression contre les résistants, les maquisards et la population civile se mue en folie meurtrière. A Oradour-sur-Glane, le 10 Juin 1944, les SS enferment les femmes et les enfants dans l’église qu’ils incendient. Les hommes sont abattus à la mitraillette.
Lire le poème de Jean Tardieu ORADOUR publié en Septembre 1944 dans le dernier numéro clandestin des Lettres Françaises.
«
Dans le poème La rose et le réséda.Aragon rend hommage aux résistants exécutés en 1941 .
Les couleurs de ces fleurs évoquent métaphoriquement la couleur des affiches annonçant leur condamnation, l’une était jaune (le réséda), l’autre, rouge.
Gabriel Péri, député communiste, fusillé le 15 décembre 1941
Honoré d’Estienne d’Orves, catholique, exécuté le 29 Août 1941
Lettre d’adieux de Guy Moquet
Guy Moquet, fils d’un député communiste, exécuté à 17 ans, le 22 Octobre 1941, en tant qu’otage, en représailles à l’assassinat d’un officier allemand. .
Gilbert Dru, militant catholique, fusillé le 17 Juillet 1944.
Ce poème parut le 11 mars 1943 et fut ensuite distribué sous forme de tracts anonymes jusqu’à la fin de la guerre.
J’invite les élèves à se préparer à cette épreuve en prenant connaissance d’un nouvel outil, le logiciel libre de PAO Scribus, qu’ils peuvent consulter à cette adresse :
Début de la matinée; nous sommes partis à 8h15 de la gare de Champagne pour arriver vers 9h30 à la gare de Lyon. Pour aller aux Invalides, nous avons dû prendre le métro qui était rempli de personnes qui allaient travailler.
Une fois arrivés devant les Invalides, nous sommes allés voir le tombeau de Napoléon qui est très grand et très impressionnant. Continuer la lecture →
Ce tableau fait partie d’une collection de tableaux sur le même thème : la ville Horta de Ebro. Il a été peint aux environs de Barcelone.
3).Analyse de l’image :
Sujet : Ce tableau représente un quartier de Horta de Ebro appelé « réservoir », d’où le titre de cette œuvre. C’est un tableau figuratif et abstrait.
Signes plastiques : Le support est une toile. L’œuvre est peinte en couleur : du gris pour le fond et du marron et un peu de noir pour les formes géométriques (qui représentent des maisons). Le ciel est fait de facettes. Picasso a utilisé un point de vue spécial pour voir le réservoir de haut et de bas certaines maisons.
4).Jugement personnel et compréhension.
Les figures géométriques et la forme d’art de ce tableau font qu’il est considéré comme une œuvre d’art dégénéré.
Je vois dans cette œuvre de la nostalgie car le peintre a peint le paradis dans lequel est né son grand-père. Ce tableau a une part de tristesse. J’ai choisi cette image car j’aime les œuvres d’architecture telles que celle-ci.Les couleurs du tableau m’ont touché.
Titre : Sturmtruppe gehr unter Gas vor (en français : Troupes de choc avançant sous le gaz)
Artiste : Otto Dix
Date : 1924
Format : 35,3 x 47,5 cm
Musée : Moma New York
Mouvement artistique : aquatinte, représentation de la guerre
II Documentations de l’œuvre :
Cette œuvre fait partie de la collection « Der Krieg » d’une cinquantaine de tableaux .
III Analyse de l’image :
Sujet : L’image représente des soldats allemands sur le champ de bataille. Le titre « Troupes de choc avançant sous le gaz correspond tous simplement à la troupe de soldats présente au premier plan. C’est un tableau très figuratif. Assez imaginaire car les soldats n’ont plus l’air humain.
Support : Gravure
Lumière : Tableau très sombre quasiment pas de lumière ,monochrome. Encres sépia.
Point de vue : 3 soldats de face au premier plan, on distingue 2 soldats derrière eux. Des lignes horizontales pour les différents types de lumière, sombre vers le bas , clair vers le haut. Des lignes diagonales pour les mouvements de bras des soldats.
Explication complète du tableau :La collection « Der Krieg » (en français la guerre) composée d’une cinquantaine de tableaux servira à représenter le vrai visage de la guerre de 14-18.On voit la sauvagerie des soldats lançant leurs grenades à travers les barbelés et les racines. Les soldats et le paysage n’ont plus rien d’humain. Ce qui est étonnant dans cette gravure est que Dix a choisi de montrer les soldats de son pays et pas les ennemis. Les couleurs sont sombres, presque angoissantes. Les soldats ressemblent plus à des monstres qu’à des humains. Le bras levé du soldat de droite s’apprêtant à lancer une grenade montre aussi son dynamisme , sa monstruosité. La lumière du tableau est très sombre, la lumière se dégage très légèrement avec le ciel qui est lui aussi obscur.
IV Jugement du tableau :
Mon choix s’est porté sur ce tableau car il ne ressemblait pas aux autres tableaux d’art dégénéré. Il représente la guerre, un monde sombre auquel je m’intéresse. La guerre me fascine bien que je n’aime pas ce qu’elle engendre. Ce que j’aime, ou plutôt ce qui attise ma curiosité dans la guerre est le changement d’attitude de l’humain face à cet évènement. Elle montre souvent le vrai visage des gens. La panique, la peur , la sauvagerie, la camaraderie, toutes ces émotions ou sentiments que chaque soldat, au moment d’être sur le front, ressent . Cela me passionne et ce tableau reflète très bien l’une des émotions citées : la sauvagerie.
Als die Nazis die Kommunisten holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Kommunist.
Als sie die Sozialdemokraten holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Sozialdemokrat.
Als sie die Gewerkschafter holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Gewerkschafter.
Als sie die Juden holten, habe ich geschwiegen; ich war ja kein Jude.
Als sie mich holten, gab es keinen mehr, der protestieren konnte.
Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, car je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, car je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai rien dit, car je n’étais pas juif.
Et quand ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.
Sur le même thème, lire aussi Matin Brun, de F. Pavloff.
Dans le cadre de l’Histoire des Arts, tous les élèves de 3è du collège sont allés voir L’Exposition « Orage de Papier » ayant pour thème la propagande pendant la 1er Guerre mondiale. Cette exposition avait lieu aux Invalides, à Paris au mois de Novembre 2010.
Raiyan C. 3E nous livre ses impressions.
Moi et les Invalides
Ce matin là, le jeudi 4 novembre 2010, nous nous rendîmes mes amis et moi à la gare de Champagne. Le rendez vous était fixé à huit heures car nous avions un train peu de temps après pour aller à Paris.
Nous l’attendions sur le quai gris, par ces temps d’automne. Il arriva à l’heure. C’était un « petit gris » comme on les appelle, ce train de 1960-1970 peu esthétique mais fort utile en ces temps. Pour aller à Paris, il fallait faire un arrêt à la gare de Melun pour ensuite changer de train, ce que nous fîmes. Le second train était un « corail », ces trains modernes avec de nombreuses banquettes confortables mais peu de places assises. En raison du nombre, mes camarades et moi nous retrouvâmes dans les passages entre 2 wagons . Après ce petit voyage, nous arrivâmes à la gare de Lyon vers neuf heures et demie. Là bas, je vis tous les travailleurs obligés de faire notre voyage tous les jours dans le froid et la pluie.
Nous marchâmes à pied jusqu’au Invalides, ce magnifique endroit servant de musée de l’armée et accueillant le cercueil de Napoléon.
Cette affiche a été réalisée en 1915 par Abel Faivre pour le 2ème emprunt de la Défense Nationale. Le gouvernement demandait ainsi à la population de soutenir financièrement la guerre.
En France, la plupart des illustrateurs des affiches venaient de la presse. A. Faivre était, lui aussi, dessinateur et caricaturiste notamment au Figaro. La figure est donc très dessinée au crayon et ensuite coloriée.
Une affiche est composée d’unslogan (un message) et d’un visuel (image qui renforce et illustre le slogan). L’art de l’affiche est né avec la publicité. Il est maintenant au service de la propagande pour véhiculer un message, « vendre une idée », celle de la guerre.
Le slogan.
2e EMPRUNT DE LA DÉFENSE NATIONALE : C’est un titre, écrit en lettres capitales. Il indique l’objet de cette affiche: demander à la population de donner de l’argent pour soutenir l’effort de guerre .
On les aura ! souscrivez : écriture manuscrite qui crée une proximité avec le lecteur.et qui donne l’illusion que ce sont les paroles du personnage.
On les aura: phrase exclamative, chargé d’émotion (la détermination, l’espérance). Le futur du verbe projette le personnage dans l’avenir et prend une valeur prophétique en annonçant la victoire prochaine et certaine. Le pronom indéfini « on »désigne les soldats et par extension tout le peuple français .
Le verbe »souscrivez » à l’impératif, est une injonction du soldat à ses proches qui doivent eux aussi faire un effort et financer la guerre.
Les écritures sont disposées selon une diagonale inverse à celle du personnage formant une croix qui évoque la défense du territoire.
D’autres inscriptions apparaissent sur l’image :
En bas et au milieu : Imprimerie Devambez, Paris
A gauche : la signature du dessinateur.
Le Visuel
Le personnage est un jeune soldat français. Il est reconnaissable grâce à son équipement : un casque Adrian en acier ( 800 g), la capote ( manteau en laine) bleue, la chemise blanche, la besace en toile et le fusil Lebel. Sur son col, un numéro indique son régiment.
Par son attitude déterminée, il montre qu’il va de l’avant. Il lève le bras et se tourne en arrière pour appeler les autres . Il montre la voie à suivre, c’est un leader. Son dynamisme est mis en valeur par la diagonale qu’il forme sur l’image, par la contre plongée, par la lumière qui illumine son visage et particulièrement ses yeux clairs. Il incarne l’espoir et la victoire.
Il est le héros courageux, intrépide, beau et sympathique auquel le public a envie de s’identifier.
Références culturelles
Cette affiche, tirée à 200 000 exemplaires puis reproduite en carte postale est aussi l’une des plus célèbres affiches de la guerre de 14-18 car elle fait écho à d’autres œuvres du patrimoine national.
La Liberté guidant le peuplepar Eugène Delacroix (1830)
Dans ce tableau, l’allégorie de la liberté appelle les insurgés à la lutte. Son attitude, le bras levé est comparable à celle du soldat.
La Marseillaise ou Le départ des volontaires en 1792, par Rude pour l’arc de Triomphe de l’Etoile (1833-1836).
Ces œuvres d’art mettent en scène des allégories qui apparaissent providentiellement aux moments forts de l’histoire pour soutenir le peuple français dans ses luttes. Ici, le jeune soldat qui emprunte la même gestuelle que ces figures, devient lui-même une allégorie, le sauveur de la patrie en danger.
Cette image a ensuite été reprise sous forme de carte postale.