Good Bye Lenin

4 10 2008

Ne pas manquez ce film très juste mais ausi très drôle sur la fin du communisme en RDA




L’auberge espagnole

25 09 2008

Voici l’extrait dont je vous ai parlé…

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Shoah de Claude Lanzmann

20 09 2008

« On ne peut raconter ça. Personne ne peut se représenter ce qui s’est passé ici. Impossible. Et personne ne peut comprendre cela. Et moi-même aujourd’hui… Je ne crois pas que je suis ici. Non, cela, je ne peux pas le croire. » Simon Srebnik est revenu à Chelmno en Pologne, le premier lieu où les Allemands appliquèrent la « solution finale ». Dès ces images et ces propos qui ouvrent Shoah, le spectateur est saisi d’une horreur tragique qui ne le quittera pas tout au long des neuf heures trente que dure le film. C’est un homme revenu du néant qui se trouve devant l’équipe de Claude Lanzmann. En est-il seulement revenu ?
« Pour la première fois, nous vivons [l’affreuse expérience] dans notre tête, notre cœur, notre chair. Elle devient la nôtre », écrivait Simone de Beauvoir lors de la sortie du film en 1985. Oeuvre singulière, Shoah emmène le monde des vivants à la rencontre d’êtres qui vivent dans la mort. Rescapés, bourreaux, témoins actifs ou pas, tous sont marqués par ce qui reste une énigme. Pourquoi des hommes ont-ils décrété qu’une catégorie d’humains devait disparaître de la surface de la terre ? « Il y a des moments où comprendre, c’est la folie même », répond le réalisateur qui préfère dire et faire dire les faits : les moyens de transport des déportés, la topographie des camps, la disposition des corps, l’organisation du temps.
Entre 1976 et 1981, trois cent cinquante heures de film ont été tournées. Durant dix campagnes de tournage, l’écrivain et cinéaste Claude Lanzmann a méthodiquement suivi les traces de l’infamie, relevé les pièces à conviction, identifié les lieux et écouté victimes, criminels et témoins. Faisant taire sa douleur, l’enquêteur pose les questions qui font mal à ses interlocuteurs, à lui-même et aux spectateurs.
La vision de ce film est une épreuve, une expérience qui, même indirectement vécue, laisse des traces profondes. En France, d’abord sorti en salles, il fut programmé en 1987 par TF1, en dernière partie de soirée, au moment où se terminait le procès Barbie, en 1993 sur France 2 à 20 h 50, puis sur Arte au début de l’année 1998. Shoah a été diffusé en versions plus ou moins courtes sur les télévisions et dans les cinémas du monde entier, provoquant de grands débats, notamment en Pologne.
C’est que Shoah est exceptionnel et radical quant à la représentation de l’horreur subie par les déportés dès leur arrivée dans les camps d’extermination. Refusant toute image de l’époque des faits, le film a succédé comme œuvre de référence à Nuit et Brouillard d’Alain Resnais (1955), qui assemblait au contraire des archives et des plans tournés par le cinéaste, accompagnés d’un texte du poète Jean Cayrol et d’une musique dramatisante.
La singularité de Shoah reste entière. Il ne s’agit pas d’un travail de journaliste ou d’historien, mais d’une création artistique, d’une tragédie hallucinatoire, autant dans ce qu’elle transmet que dans sa manière de le faire. Claude Lanzmann a fait œuvre de vie contre œuvre de mort.

Michel Doussot, journaliste
(Télescope, n° 183, 31 janvier 1998)
Voici l’ouverture du film…



Le Chagrin et la Pitié

18 09 2008

Le Chagrin et la Pitié est un documentaire français de Marcel Ophüls sorti en 1969.

En partant de l’étude du cas de Clermont-Ferrand, le film dresse la chronique de la vie d’une ville de province entre 1940 et 1944.

D’une durée d’environ 4 heures, ce film, constitué essentiellement d’entrevues, est la première plongée effectuée dans la mémoire collective française sur la période de l’Occupation allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale. À une idéologie qui ne faisait pratiquement état jusque là que des faits de Résistance, Ophüls permit de mettre l’accent sur des comportements quotidiens beaucoup plus ambigus à l’égard de l’occupant, voire de franche collaboration. En brisant l’image unanime d’une France résistante, le film a joué un rôle important dans l’inauguration d’une phase de la mémoire de l’occupation que l’historien Henry Rousso appelle « le miroir brisé », à partir des années 1970.

En France, ce film a été censuré pendant plus de 10 ans à la télévision. En effet, il donne une vision très négative de la France, plus tournée vers Pétain que vers de Gaulle. La droite française, soucieuse de mettre l’accent sur une France résistante incarnée par le général de Gaulle a souvent tenté de minimiser la collaboration pour préserver la cohésion nationale. C’est ainsi que ce film sera banni du petit écran jusque en 1981.

extrait :

http://www.dailymotion.com/video/x619fy