Les interdits alimentaires dans les grandes religions monothéistes

Religions : Christianisme/ Judaïsme/Islam Sur quel texte religieux est fondée cette religion ? Quels en sont les prophètes ? Quels sont les aliments interdits dans cette religion ? L’alcool et le tabac sont-ils interdits dans cette religion ? Quelles sont les grandes fêtes de cette religion ?  En quoi sont-elle liées à la nourriture ? […]

Recherches autour de Flaubert.

  1. Faites une petite biographie concernant Flaubert.
  2. Lister 3 ou 4 oeuvres écrites par Flaubert.
  3. Faites un rapide résumé de  » l’éducation sentimentale«
  4. Faites une recherche autour de la révolution de 1848. (époque durant laquelle se déroule l’extrait étudié de «  l’éducation sentimentale« )

Corrigé de l’écriture personnelle – sujet de culture générale et expression – BTS 2010

Sujet: Préserver entre les générations une culture commune vous semble-t-il important?

Vous répondrez à cette question d’une façon argumentée en vous appuyant sur les documents du corpus, vos lectures de l’année et vos connaissances personnelles.

Remarques sur le sujet: Il s’agissait de vous prononcer sur l’importance de repères transgénérationnels, partagés par tous. Il était donc nécessaire de prendre position, mais en justifiant vos idées, et en envisageant d’éventuelles objections. Mais il fallait aussi indiquer ce qui pouvait constituer, selon vous, de tels repères: l’art (doc. 1), l’histoire (doc. 4), la culture de manière générale (doc. 3) ? Notez que cette « culture commune » regroupe des éléments très variés: culture d’entreprise, valeurs humanistes (les Droits de l’Homme), références artistiques communes…

N’oubliez pas que vous devez discuter les documents dans l’écriture personnelle.

Les bonnes copies seront celles qui parviendront:

1/ à formuler un avis justifié, confronté à des objections,

2/ à définir précisément en quoi peut consister cette culture commune,

3/ à éviter les plans points positifs / points négatifs, avantages / inconvénients,

4/ à éviter de faire des listes de ce qui peut être partagé,

5/ à illustrer son propos avec des références culturelles variées (art, littérature, cinéma…),

6/ à discuter les idées des documents,

7/ à s’exprimer dans un français correct.

Ici, plus que pour la synthèse, il n’y a pas un corrigé unique. Beaucoup d’autres idées, références, positions pouvaient être proposées.

Problématique: Quelles valeurs communes devraient partager les différentes générations?

L’introduction d’un sujet d’écriture personnelle doit dégager une problématique. Celle-ci met en lumière de façon plus nette le problème évoqué dans le sujet. Or, quel est ce problème?

Pour le trouver, essayons de réfléchir à ce qui se passerait s’il n’y avait pas de culture commune entre les générations: la société serait fragmentée, et même divisée par les conflits de génération. Comme le dit Lévi-Strauss dans les Structures élémentaires de la parenté, 1949, « le rôle primordial de la culture est d’assurer l’existence du groupe comme groupe », et définit la culture comme « toutes nos habitudes ou aptitudes apprises par l’homme en tant que membre d’une société ». Inversement, si toutes les générations adoptaient la même culture, il serait à craindre une certaine inertie, un manque d’innovation: le moteur du progrès n’est-il pas la révolte? Par conséquent il convient de trouver ce qui doit constituer le dénominateur commun entre les générations, de façon à assurer la cohésion de la société et son aptitude au renouvellement.

Plan:

I. Clivage ou brouillage générationnel ?

1/ La fracture numérique:

D’accord avec le constat fait dans les doc. 2 et 4.

– Nous avons de plus en plus le sentiment que les « nouvelles générations » sont différentes des précédentes. Si cette impression n’est pas nouvelle, il semble bien qu’elle se soit précisée depuis une dizaine d’années, avec l’émergence de cette fameuse « Génération Numérique », ou « Digital Native », qui déconcerte tellement leurs aînés. La nouvelle génération ne s’intéresse plus à la culture classique, et s’investissent dans la « culture des pairs », partagée via internet.

-Le groupe des pairs a pris le pas sur l’influence familiale. La réforme Haby, qui a institué le collège unique, peut expliquer en partie ce phénomène: jamais dans l’histoire les jeunes ne sont restés aussi longtemps ensemble. Ils partagent des références communes, ce qui limite le rôle des adultes dans leur construction.

– Un débat fait désormais l’actualité: Internet rend-il bête? Nous n’avons bien sûr pas la prétention de trancher un tel débat. Remarquons simplement qu’il manifeste le désarroi des « Digital Immigrants » devant leurs enfants. Il y aurait une « fracture numérique » entre les générations:

– Un exemple: la « crise de l’école »: les élèves se révèlent de plus en plus hermétiques à la culture classique et, plus largement, aux méthodes traditionnelles d’enseignement. Les professeurs font désormais usage des TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education) pour mieux transmettre leurs connaissances. Les manuels ont été numérisés, des cours sont disponibles sous toutes formes de format de façon à s’intégrer aux nouvelles habitudes culturelles des jeunes: lecteur MP3, réseaux sociaux… Tous les chefs d’oeuvre de la culture humaine sont désormais disponibles sur Internet. Pensons à l’immense bibliothèque numérique (les « e-books »), à la musique classique, aux oeuvres d’art. Beaucoup de ressources sont consultables gratuitement. Il y ainsi un paradoxe: à mesure que la culture (entendue comme culture classique) devient plus facile d’accès, les jeunes s’en désintéressent.

2/ Le brouillage générationnel:

– Paradoxalement, ce clivage générationnel s’accompagne d’un phénomène de brouillage: les frontières entre les générations s’effacent: les enfants sont de plus en plus tôt adolescents, les adolescents adultes de plus en plus tard, les séniors de plus en plus jeunes. Par conséquent, nous pourrions penser qu’une véritable culture commune s’installe entre les générations. Tocqueville prédisait déjà dans De la Démocratie en Amérique l’homogénéisation culturelle dans les sociétés démocratiques.

– Les sociétés humaines ont toujours fonctionné en séparant les sexes, mais aussi les différents âges. Les frontières des « Âges de la vie » ont bien sûr évolué dans le temps et dans l’espace. Ainsi, l’historien médiéviste Philippe Ariès, dans L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, 1960, montre que ce n’est que tardivement que les hommes ont pris conscience de la spécificité de l’enfance.

– Des rites de passage marquaient le passage d’un âge à l’autre. Par exemple, le service militaire marquait le passage d’un jeune homme à l’âge adulte. De tels rites tendent à disparaître. Le sociologue Olivier Galland a montré combien l’entrée dans l’âge adulte était progressive et accompagnée de retour en arrière, du fait de la précarité de la société actuelle. Cette période dure en moyenne quinze ans.

– L’obsession de la jeunesse a imprégné les mentalités. Passé un certain âge, les employés sont menacés de licenciement, car ils sont jugés peu performants. Les « soixante-huitards » essaient de garder une allure jeune. Inversement, les enfants imitent leurs aînés. Il semble que la société entière veuille avoir entre 18 et 35 ans. Mais une telle uniformisation n’est-elle pas dangereuse? Celle-ci risque de conduire à l’exclusion des personnes vieillissantes. Nous serions alors dans une situation semblable à celle de la nouvelle de Buzzati « Chasseurs de vieux », où les plus jeunes attaquent les plus âgés. Inversement, des enfants trop précoces sont exposés à des dangers. Enfin, une standardisation culturelle prive une société d’une richesse indispensable à son renouvellement.

3/ La crise de l’autorité:

– Le processus démocratique, nous dit Tocqueville, repose sur une égalisation des conditions. Ainsi, les jeunes veulent les mêmes prérogatives que les plus âgés, alors que les société ont toujours fonctionné selon le « principe de séniorité » (domination des plus âgés). La « crise de l’autorité » est ainsi contenue en germe dans le processus démocratique. Aujourd’hui les parents négocient souvent avec leurs enfants, refusant de leur imposer une conduite. Les enfants sont éduqués de façon à être plus autonomes, qualité essentiel dans une société où la flexibilité est le maître mot.

– Mais les enfants ont de plus en plus de difficultés à se construire, faute de se confronter à leurs parents. Alors que Françoise Dolto donnait la parole à des enfants inhibés, écrasés par les adultes, les psychologues doivent aujourd’hui traiter des enfants « tout-puissants », sans limite. La société de demain risque d’être ingouvernable.

Conclusion: Il manque donc des repères claires, communs à toutes les générations, mais qui respecteraient « ceux qui savent »: l’expérience des plus âgés profiterait aux plus jeunes.

II.  La culture classique peut-elle être une culture commune?

Discussion du doc. 3.

1/ Le débat:

– Nous pourrions alors nous demander si la culture classique, académique, peut encore constituer une référence commune pour toute la société. N’est-elle qu’une culture « morte » (cf. doc. 3)?

  • L’helléniste Jacqueline de Romilly, académicienne, a beaucoup milité contre l’abandon de l’enseignement des langues anciennes. Selon elle, la connaissance des cultures qui nous précédent est indispensable pour comprendre notre société. La littérature antique nous fait réfléchir aux problèmes fondamentaux de l’existence humaine.
  • Remarquons qu’en réalité, elle ne l’a jamais été: très peu de personnes avaient accès à celle-ci. Elle était même, selon le sociologue Pierre Bourdieu, l’instrument d’une « violence symbolique » faites à l’encontre des classes sociales moins dotées de capital culturel (cf. doc. 3). Plantu, dans sa série de caricatures intitulée Wolfgang, tu feras informatique!, dénonce avec humour les dysfonctionnements du monde éducatif.
  • Faut-il renoncer à l’enseignement de cette culture de « dominants »? Les nouvelles formes culturelles comme le rap par exemple, sont désormais intégrées à l’enseignement du français. Alain Finkelkraut, dans La défaite de la pensée (1987), s’est insurgé contre ce qu’il qualifie de « relativisme culturel ». Ce nivellement de la culture, qui associe aux chefs d’oeuvre de la pensée humaine des produits de la société de masse conduit à une déclin de la réflexion. Remarquons le retour à l’enseignement de la littérature classique dès l’école primaire: les enfants devraient connaître quelques fables de La Fontaine, quelques poésies célèbres, qui les accompagneront toute leur vie.
  • un tel débat est ancien, si l’on songe à la fameuse « Querelle des Anciens et des Modernes » au 17ème siècle, opposant les défenseurs de l’imitation des Anciens (Boileau, La Bruyère) et les « novateurs » (Perrault, Fontenelle). Force est de constater que tous ces auteurs sont désormais « classiques ».

2/ La « culture de masse » est-elle une culture commune?

– Il existe une culture « commune »: la culture de masse. Mais faire de cette culture de masse (émissions télévisées, musique de variété, publicités…) la culture commune capable de rassembler les différentes générations conduirait à une autre division: celles des gens instruits, ayant accès à la culture classique, et les autres. En réalité, même la culture de masse repose sur des références à la culture classique: les publicités, par exemple, font souvent allusion à des oeuvres célèbres. D’autre part, cette culture de masse est éphémère, soumise aux modes passagères. Elle ne pourrait donc fournir de repères, puisqu’en perpétuel changement: une culture commune aux générations est justement celle qui traversera les âges sans vieillir.

3/ Qu’est-ce qu’un « classique »?

– Les oeuvres « classiques » peuvent donc fournir des références « transgénérationnelles ». Mais ces oeuvres classiques peuvent très bien être des oeuvres contemporaines, aux formes nouvelles: comme le dit Italo Calvino dans La Machine Littérature, un « classique » est une oeuvre qu’on a jamais fini de relire et d’interpréter, et qui est toujours réactualisé (cf. doc. 3). De cette façon, « les classiques nous servent à comprendre qui nous sommes et où nous en sommes arrivés ». Ainsi s’explique le fait que certains auteurs célèbres de leur vivant tombent en désuétude. Ils intéressaient leur génération, mais n’ont pas su traverser le temps, faute de pouvoir être relus, réactualisés.

Conclusion: Les oeuvres « classiques » peuvent fournir des repères communs aux générations. Mais reste le délicat problème de l’accès à de telles oeuvres. La solution aux inégalités sociales et culturelles n’a pas encore été trouvée. La culture commune ne saurait donc n’être qu’une culture au sens de connaissances littéraires. Elle doit aussi reposer sur des valeurs morales et humaines communes.

III. Des valeurs à partager:

1/ Des jeunes plus conservateurs?

– Des enquêtes tendent à montrer que les jeunes, contrairement à leurs parents « soixante-huitards », opteraient pour des valeurs traditionnelles: fidélité, mariage, rôle indispensable de la police, de l’armée.

– Si la générosité fait indéniablement partie des valeurs des jeunes, on observe également une radicalisation et une montée des extrêmes pour certains. L’abolition de la peine de mort n’est parfois plus une évidence.

2/ Se battre pour la liberté:

– Emile Zola dans sa Lettre à la jeunesse de 1897 remarquait que les jeunes oubliaient les combats de leurs aînés pour la liberté. Or, la liberté est une conquête sans fin: la tyrannie peut toujours être rétablie. Il appelle donc les jeunes à poursuivre les luttes de leurs prédécesseurs.

– Les jeunes doivent donc apprendre ce que signifie la liberté, et pourquoi il faut lutter contre toute forme d’intolérance et de tyrannie. Seule la culture peut exercer l’esprit critique, comme l’indique Voltaire dans son texte polémique De l’horrible danger de la lecture. La culture suppose aussi le travail de mémoire, pour éviter de nouvelles atrocités.

3/ La solidarité inter-générationnelle:

– Liberté, égalité, mais aussi fraternité: à l’heure où la population vieillit, où la question de la gestion des personnes très âgées se pose, la fraternité doit rester une valeurs essentielle. La très délicate réforme des retraites suppose une solidarité très forte entre les générations, sans laquelle un véritable conflit de générations risque d’apparaître: les plus jeunes ne comprendront pas pourquoi ils doivent se priver pour les plus âgés. Inversement, comme l’a montré le sociologue Louis Chauvel dans Le Destin des générations, les nouvelles générations sont dans une situation plus difficile que celle connue au même âge par leurs parents. Ces derniers doivent souvent aider leurs enfants pour réussir leur entrée dans la vie adulte.

Conclusion: Dans une société où l’espérance de vie est allongée, et donc dans laquelle il y a de plus en plus de générations en contact, la perte de repères communs semble menacer la cohésion de la société. Une société a besoin de renouvellement, mais aussi de stabilité: on ne peut construire de grandes oeuvres que sur la durée. Inversement, il faut lutter contre une homogénéisation culturelle appauvrissante . La fréquentation des oeuvres classiques fournit des références indispensables pour comprendre notre existence. La transmission des valeurs fondamentales de notre société: liberté, égalité, fraternité garantit un dialogue fructueux entre les générations, sans conflits ni confusion.

NB: Il aurait peut-être fallu s’impliquer davantage dans ce devoir. J’ai surtout proposé des pistes de réflexion.

N’hésitez pas à nous faire de vos suggestions!

Corrigé de la synthèse de documents – sujet de culture générale et expression – BTS 2010

Nous vous proposons quelques éléments de correction. Sachez qu’il n’y a pas qu’une solution possible: différents plans pourraient convenir.

Quelques remarques sur le sujet: les documents concernent la question classique des relations entre les générations. Mais ils examinent cette question du point de vue de la transmission des valeurs culturelles. Les documents étaient de nature différente: deux textes argumentatifs (le document 2 étant plus objectif que le document 3), un texte littéraire et un dessin de presse. Les bonnes synthèses seront celles qui exploitent suffisamment le dessin, qui proposent un plan pertinent et qui parviennent à faire dialoguer les documents entre eux.

Le document 1, extrait d’une pièce de théâtre, présente la difficulté inhérente à tout texte littéraire. En effet, dans ce type de texte, tout n’est pas écrit « noir sur blanc ».  Il faut réfléchir pour dégager le maximum d’idées et interpréter, c’est-à-dire mettre à jour l’implicite du texte (les réponses laconiques du fils, l’attitude du père, la façon dont il parle à son fils…). L’idée centrale du texte est que l’art est un moyen de réunir les différentes générations.

Le document 2 est riche en idées, et contient quelques passages difficiles: par exemple: « Les nouvelles générations corrigeront quelque peu le tir pour éviter l’implosion et feront d' »ensemble » et de « concrètement » leurs mots de référence ».  Ce texte explique les raisons de l’échec de la transmission des valeurs chez les jeunes.

Le document 3, plus court, souligne l’importance de l’héritage culturel et indique ce qui rend difficile sa transmission (certains milieux sociaux auraient plus de difficultés à accéder à la culture).

Le document 4 est un dessin de presse de Plantu, qui nous montre le désintérêt des jeunes pour l’histoire de leur nation. Il fallait bien exploiter les éléments du dessin.

La problématique du dossier: Comment se transmettent les valeurs culturelles d’une génération à l’autre ? Il était possible de proposer une problématique plus générale, pour cibler ensuite la question des valeurs culturelles: qu’est-ce qui fait le lien entre les générations?

Le tableau de confrontation: il vous permet de composer rapidement votre plan sans oublier d’idées.

Arguments Document de référence (2) Document 1 Document 3 Document 4 Piste de réflexion
1 La transmission des valeurs culturelles est le fil qui relie les nouvelles générations aux précédentes. Importance de faire l’expérience de l’art, pour découvrir de nouvelles émotions, devenir adulte, se connaître, donner du sens à son existence.

L’art comme moyen de partage entre le père et son fils.

La culture élève l’individu au dessus de l’existence animale, le fait accéder à une dimension supérieure : l’Humanité ;

La culture nous permet de percevoir certains aspects du réel (« enchantement »).

Sans culture (entendue comme culture transmise de génération en génération), pauvreté de l’expérience, amnésie, solitude, abandon.

La commémoration des armistices est un symbole important dans une nation.

Les deux adolescents n’ont pas l’air très perspicaces, donnent l’impression d’être victimes de la société de consommation.

Le rôle des valeurs culturelles (III)
2 Les jeunes n’acceptent pas ces valeurs transmises par les parents ; l’écart se creuse entre les jeunes et leurs parents. Désintérêt du fils pour son devoir sur l’art. Communique très peu avec son père (« ok »).

Distance entre le père et le fils, symbolisée par la distance physique

Ignorance de l’histoire par les deux adolescents, et désintérêt (ils sont dos tournés à la statut) Le clivage entre les générations (I)
3 Les jeunes veulent apprendre par eux-mêmes, et non par leurs parents, quitte à refaire les mêmes erreurs ; ils ne veulent rien leur devoir ;  ils pensent être meilleurs moralement que leurs parents. . La nouvelle génération, créatrice de ses propres valeurs, n’a plus de raison de se révolter contre la précédente. Le fils finit par accepter les conseils de son père. Les jeunes héritent des capitaux symboliques de leurs parents : économiques, matériels, sociaux. La statue du soldat est agenouillée, comme pour montrer la soumission au devoir Autonomie des jeunes  (I)
4 Emergence d’une contre-culture, qui renforce le clivage entre les générations.

Les jeunes sont pragmatiques et solidaires (cf. ils font « d’ « ensemble » et de « concrètement » leurs mots de référence).

Culture américaine (fast food, tenue vestimentaire, Halloween) ; importance des nouvelles technologies (allusion au bogue). La culture des jeunes (I)
5 La contre-culture devient culture de référence. Progrès non cumulatif, caractérisé par les ruptures, sources de nouveauté. L’héritage culturel ne conditionne pas les individus, ne les prive pas de liberté, puisqu’il est constamment remanié. Apparition de nouvelles traditions (Halloween). Le destin de l’héritage (III)
6 Raison : de cette rupture : un monde qui change ; les adultes ne sont plus des modèles pertinents pour les jeunes car en décalage avec la réalité. Renforcement de l’influence du groupe des pairs, au détriment de celle des parents. L’art est intemporel. La culture nous relie aux « morts », aux générations précédentes. Les deux adolescents ne sont pas accompagnés d’adultes. Les modèles des jeunes (II)
7 Raison : nouvelle éducation, fondée sur l’incitation à l’autonomie, et non sur la transmission de valeurs. Parents qui ne se sentent plus capables de transmettre, surtout qu’ils connaissent des ruptures tout au long de leur vie.  Perte d’autorité des parents vis-à-vis de leurs enfants. Père qui refuse l’autorité, donne des conseils, fait appel à la réflexion de son fils, veut qu’il s’approprie son expérience, adopte le langage de son fils (« ok »), lui propose d’utiliser l’informatique. La transmission des valeurs culturelles est brouillée par celle d’autres valeurs (sociales). Conflit entre l’« héritage » et l’« hérédité ». Les nouvelles façons d’éduquer (II)
8 Raison : un contexte historique différent oppose parents et enfants (le chômage est chez les jeunes ce que la guerre était pour leurs parents). Plus aucun intérêt pour les guerres. Influence du contexte historique sur les relations entre les générations (II)

Plan: le plan découle de la hiérarchisation des « pistes de réflexion ». Nous proposons ici un plan analytique du type constat – causes – perspectives (conséquences, solutions…).

I. L’écart entre les générations se creuse de plus en plus (constat):

1/ Un rupture de la transmission: (argument 2)

– Les jeunes n’acceptent plus les valeurs transmises par les parents (doc. 2). Exemple: Victor, le fils de Charlie, ne semble pas s’intéresser à l’art (doc. 1), les deux adolescents ignorent l’histoire de leur pays, tourne le dos au passé avec désinvolture (doc. 4)

– Ce clivage s’accentue (doc. 2).

– On observe un manque de communication entre parents et enfants: Victor répond de façon très laconique à son père. Le père regrette qu’ils ne passent pas davantage de moments ensemble. Distance entre le père et le fils (doc. 1).

2/ Apprendre par soi-même: (argument 3)

– Les jeunes préfèrent apprendre par eux-mêmes, quitte à refaire les mêmes erreurs que leurs parents. Ils pensent être au-dessus de leurs parents. Comme ils sont maîtres de leur destin, ils n’ont pas besoin de se révolter contre leurs parents (doc. 2). D’ailleurs, Victor ne semble pas révolté contre son père, dont il finit par accepter l’aide (doc. 1).

– A contrario, leurs parents acceptaient de soumettre, comme le symbolise l’attitude du soldat à genoux, obéissant à son devoir de patriote (doc. 4).

– Pourtant, les jeunes héritent de « capitaux symboliques », qu’ils le veuillent ou non (doc. 3).

3/ Une contre-culture: (argument 4)

– L’émergence d’une contre-culture renforce l’opposition entre les générations (doc. 2).

– Cette contre-culture manifeste des valeurs matérialistes, mais aussi la volonté de partager (doc. 2). Victor finit par accepter de passer un moment avec son père (doc. 1).

– Les deux adolescents du dessin ont adopté la culture américaine (hamburgers à la main, tenue sportive, évocation d’Halloween) et les nouvelles technologies (allusion au « bogue ») (doc. 4).

Transition: Comment expliquer ce clivage ?

II. Les causes de l’accentuation de ce clivage (causes):

1/ Les adultes ne peuvent plus être des modèles pour leurs enfants: (arguments 6, 8)

– Le monde évolue très vite, et donc les jeunes y sont mieux adaptés que leurs parents (doc. 2).

– Outre les mutations très rapides du monde actuel, les contextes historiques sont totalement différents: le chômage est le fléau des jeunes, la guerre celle de leurs parents (doc. 2). La preuve: les deux jeunes n’ont plus aucun intérêt pour les histoires de guerre (doc. 4).

– Au contraire, l’art est intemporel (doc. 1) et n’intéresse donc pas les jeunes. La culture nous met davantage au contact des morts que des vivants (doc. 3).

– Les pairs remplacent les pères (doc. 2), comme le montrent les deux jeunes du dessin, qui ne sont pas accompagnés d’adultes (doc. 4).

– Il y a d’autres valeurs qui empêchent la transmission des valeurs culturelles, comme l’appartenance à un milieu social déterminé (doc. 3).

2/ Les parents ne veulent plus être des modèles à suivre: (argument 7)

– La façon d’éduquer les jeunes a beaucoup changé. Les parents amènent leurs enfants à prendre des décisions eux-mêmes (doc. 2). D’ailleurs, Charlie refuse de donner des ordres à son fils, mais essaye de leur convaincre. Il est davantage dans la négociation que dans l’autorité (il adopte le langage de son fils, lui propose une activité sur ordinateur et non sur papier) (doc. 1).

– La raison pour laquelle les parents préfèrent inciter leurs enfants à l’autonomie plutôt que de leur dicter leur conduite est qu’ils savent que le monde est précaire, et que ce qui était pertinent hier ne le sera pas demain (doc. 2).

Transition: Peut-on résorber cet écart?

III. La culture, moyen de réconcilier les générations (perspectives):

1/ L’importance de la transmission des valeurs culturelles: (argument 1)

– La culture relie les générations (doc. 2). Elle nous rattache à l’ensemble de l’Humanité, y compris les morts. Celui qui n’est pas cultivé est orphelin (doc. 3). L’art permet au père et au fils de partager un moment ensemble (doc. 1). La commémoration des événements permet de souder la nation, d’où l’importance des monuments aux morts (doc. 4).

– La culture permet aussi d’enrichir l’expérience, de ne pas mener une simple existence animale (doc. 3). Charlie explique à son fils qu’au musée, il éprouvera de nouvelles sensations (doc. 1). Enfin, les deux adolescents du dessin sont un contre-modèle: ils n’ont aucune curiosité intellectuelle, préfèrent manger un hamburger que de s’intéresser à l’histoire, vivent dans l’instant (ils ne pensent qu’aux événements immédiats) (doc. 4). On dirait qu’ils ont perdu la mémoire, qu’ils sont amnésiques. Ils ne sont pas touchés par la statue (doc. 3).

– La connaissance de ce qui nous précède nous permet de nous connaître, de mûrir, et surtout, de donner du sens à notre existence (doc. 1).

2/ La transmission des valeurs culturelles n’est pas un frein à l’innovation: (argument 5)

– L’héritage culturel ne prive pas les individus de leur liberté. La culture est sans cesse remaniée (doc. 3).

– C’est pourquoi les contre-cultures deviennent des « culture de référence » (doc. 2).

– La transmission des valeurs culturelles n’est donc pas à concevoir sur le mode linéaire de l’accumulation: il y a des ruptures, des contestations, et c’est ce qui explique la possibilité qu’ont les hommes de pouvoir toujours innover (doc. 2). D’ailleurs, les deux jeunes ne sont pas sans tradition, puisqu’ils ont adopté Halloween, fête venue du monde anglo-saxon (doc. 4).

N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions de plans!

Sujet de BTS 2010 – CGE – Génération(s)

Voici le sujet de Culture générale et expression tombé hier lors de l’examen de BTS 2010. Le sujet concerne le thème Génération(s). Notre professeur de français mettre en ligne ici, dans quelques jours, le corrigé de ce sujet gratuitement ! Qu’avez-vous pensé de ce sujet ? Avez-vous réussi ???

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PREMIERE PARTIE : SYNTHESE (40 points).
Vous rédigerez une synthèse concise, objective et ordonnée des documents suivants.

DEUXIEME PARTIE : ECRITURE PERSONNELLE (20 points).
Préserver entre les générations une culture commune vous semble-t-il important ?
Vous répondrez à cette question d’une façon argumentée en vous appuyant sur les documents du corpus, vos lectures de l’année et vos connaissances personnelles.

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DOCUMENT 1

[Dans la pièce de théâtre Ciels, le père Charlie Eliot Johns communique à distance avec son fils resté au Québec. L’adolescent doit effectuer un travail — à partir d’œuvres d’art — dont le thème est la beauté.]

CHARLIE ELIOT JOHNS. Bon. O.K. Ecoute ! Je n’ai pas envie de te parler de l’école, je ne veux même pas te parler de la nécessité de faire le devoir, O.K. ? Fais comme tu veux. Mais il y a peut-être une autre manière de voir la chose. Ecoute-moi : on te donne l’opportunité d’aller dans un musée pour regarder des œuvres d’art. Ne vois pas ça comme une obligation, O.K. ? Mais comme une occasion. Essaye de faire cet effort. Pas pour le devoir, non, tu as raison, le devoir n’a aucune importance, mais pour toi ! Il faut bien que tu te fasses une idée sur l’art et la beauté ! Comment tu veux grandir sinon ? Comment tu veux faire pour savoir qui tu es et d’où tu viens si tu ne (intéresses pas à ce qui a existé avant toi ? Tu vas voir des couleurs qui nous viennent du Moyen Age : un jaune, un rouge ! Tu vas être devant des bleus qui ont été posés sur la toile avant la fondation de Québec et qui ont gardé le même éclat ! Tu verras des verts qui étaient là bien longtemps avant ta naissance et qui vont continuer à être là bien longtemps après ta mort ! C’est une chance ! Ne passe pas à côté ! Ça te fera voyager, Victor, et peut-être ressentir des sensations nouvelles ! Tu n’es pas obligé d’y rester huit heures ! Tu fais le tour, tu vas boire un café puis tu retournes voir les tableaux qui te sont restés en tête ! C’est tout ! Quand je reviendrai, on y retournera et on les regardera ensemble ! Qu’est-ce que tu en penses ?
VICTOR ELIOT JOHNS. O. K.
CHARLIE ELIOT JOHNS. Le pire qui puisse arriver, c’est que tu t’ennuies, c’est tout.
VICTOR ELIOT JOHNS. O. K. !
CHARLIE ELIOT JOHNS. Bon. Et ce que je te propose, c’est que ce devoir, on le fasse ensemble ; le diaporama, on le construit ensemble, on fait le montage des images ensemble, on discute ensemble sur la beauté, je t’aide à clarifier tes idées !
VICTOR ELIOT JOHNS. Comment ça ?
CHARLIE ELIOT JOHNS. Tu vas au musée, tu prends les photos des œuvres qui te plaisent, tu me les envoies par mail, on les regarde ensemble, je te propose un montage, je te pose des questions, on se fait des séances de travail et tout ça…
VICTOR ELIOT JOHNS. Ah O.K.
CHARLIE ELIOT JOHNS. Ça te plaît ? Moi, je t’avoue, ça me ferait extrêmement plaisir ! C’est vrai, on ne fait jamais rien ensemble…
VICTOR ELIOT JOHNS. O. K. Je vais le faire !
CHARLIE ELIOT JOHNS. Bon ! Ce qui serait vraiment bien, c’est que l’on puisse avoir les photos le plus rapidement possible, pour qu’on puisse avoir du temps… qu’est-ce que tu en penses ?
VICTOR ELIOT JOHNS. Oui, oui, je te… je vais y aller !
CHARLIE ELIOT JOHNS. Et ne prends que les œuvres qui t’auront réellement plu ! C’est ton regard, ta manière de voir qui comptent. Tu me le promets ?
VICTOR ELIOT JOHNS. Oui, oui, je te… je te le promets !

W. Mouawad, Ciels (2009).

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DOCUMENT 2

Vieux et jeunes

Le cycle de la vie ne s’arrête pas de tourner. Le simple jeu du renouvellement des générations fait qu’on ne peut baisser la garde. On n’en a jamais fini avec la transmission du code culturel. Il faut le reprogrammer en permanence. Mais surtout, il faut programmer les nouveaux arrivants. C’est affaire de patience et donc de réussite. Pas sûr que les bleus1 adhèrent aux valeurs qu’on s’évertue à leur inculquer. Leurs pères auront beau leur dire que leur expérience leur a appris à ne pas retomber dans les mêmes errements, ils voudront le vérifier par eux-mêmes. Ils auront l’insolence de n’accepter l’héritage que sous bénéfice d’inventaire2. La rupture sera consommée avec le désir de fonder une contre-culture qui ne tardera pas à devenir, avec le temps, la culture de référence. L’histoire est toujours « à suivre », ouverte sur l’inconnu et le surprenant : « Le progrès est loin d’avoir toujours suivi une ligne droite ; l’histoire a connu des générations ayant, par un mouvement rétrograde, renoncé aux conquêtes des générations antérieures », comme l’énonce S. Freud.
Quelles sont les raisons qui conduisent les jeunes générations à ne pas suivre le chemin tracé par leurs prédécesseurs ?

– La rapidité des changements est telle que les vingt-cinq à trente-cinq années séparant parents et enfants creusent un fossé entre eux. Ils vivent sur des planètes différentes. Les parents ne sont plus dans le coup : ils sont obsolètes. Les jeunes n’ont rien à apprendre d’eux ; les fils ne prennent plus guère la suite de leurs pères, et si jamais ils le font, ils auront une pratique bien différente de celle de leurs géniteurs. L’influence des aînés est rejetée au profit de ses propres expériences faites avec ses comparses : les pairs remplacent les pères. Aussi les nouvelles générations n’auront plus de raison de se rebeller puisqu’elles se seront forgées elles-mêmes leurs valeurs. Et ce d’autant plus que leurs parents auront eu la prudence de ne leur transmettre que le principe d’autodétermination et non pas un contenu dont ils savaient qu’il serait bien précaire. Le grand écart ne cesse de se creuser. Les vieux sont de plus en plus débranchés, vivent dans leurs souvenirs et lisent des livres d’histoire ; les jeunes sont impatients de grandir, s’impatientent et plongent dans la science-fiction ! Ils ont retenu le discours des experts leur annonçant qu’ils devaient se préparer à faire trois métiers différents au cours de leur vie professionnelle – c’est le tempo qui change, finissant par briser les engagements à vie (travail, mariage…). S’imposent alors des séquences de vie, et ce qui ne tient même plus la distance d’une vie, comment imaginer le transmettre à la génération suivante ? Comment imaginer que l’on fera toute sa carrière, une bonne quarantaine d’années, dans la même entreprise ? Comment imaginer que l’on demeurera fidèle à son compagnon de route, alors que l’espérance de vie ne devrait pas rendre exceptionnelle la célébration des noces de chêne (quatre-vingts ans de vie commune) ?

– La volonté de suivre son propre chemin et de se faire sa religion, notamment au milieu de ses pairs ; les jeunes ayant l’orgueil de croire qu’ils peuvent tout inventer autrement. « Les fils répètent les crimes de leurs pères précisément parce qu’ils se croient moralement supérieurs », dit René Girard3. Les nouvelles générations corrigeront quelque peu le tir pour éviter l’implosion et feront d’“ensemble” et de “concrètement” leurs mots de référence.

– Le doute qui s’empare des parents se jugeant inaptes à transmettre quoi que ce soit. Ce fut particulièrement le cas de la génération krach, qui a eu 20 ans au milieu des années trente. Les enfants de Verdun ont connu la débâcle de juin 1940, Le chagrin et la pitié4, la collaboration et la résistance dans la France de Vichy. Ils ont obéi à leurs parents et plus tard à leurs enfants ; timides, ils ne veulent surtout pas être à charge, continuent à épargner et souscrivent des conventions obsèques pour payer le dernier service qui leur sera rendu !

– Une opposition parfois frontale entre parents et enfants : formés dans des contextes fort différents, ils ont connu des scénarios opposés. Il est question de responsabilité dans des guerres, ce moyen cynique qu’utilisent les vieux pour envoyer prématurément les jeunes au “casse-pipe”, et de la gestion du chômage des jeunes.

1. Nouvelles recrues, notamment dans l’armée; ici, les jeunes qui ne sont pas formés.
2. Les jeunes n’acceptent qu’un héritage sans dette(s).
3. Philosophe et essayiste français contemporain.
4. Titre d’un film de M. Ophüls dont le propos est explicité dans la suite de la phrase : collaboration et résistance sous l’Occupation.

Bernard Préel, Générations : la drôle de guerre in «De génération à génération » (Informations sociales n° 134, juin 2006.)

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DOCUMENT 3

« L’humanité est faite de plus de morts que de vivants1 » : au sens où les morts sont plus nombreux que les vivants, bien sûr ; mais surtout parce que sans cette mémoire de l’humanité qu’est la culture, l’individu ne serait que biologique, l’individu ne serait qu’une abstraction. C’est l’Humanité qui est bien réelle, seule réelle à travers ces humanités. C’est pourquoi Auguste Comte2 propose une « religion de l’Humanité », ce qui est souvent mal compris. Il veut dire là que notre humanité est reliée à cette grande collectivité humaine, seule à être immortelle, alors que les individus, les générations ne font que passer et meurent. L’héritage est loin d’être un esclavage comme l’instinct puisque l’on peut remanier, trafiquer même, prolonger, critiquer, enrichir ce legs. Ce que nous suggère cet héritage, c’est que l’humanité est le plus vivant des êtres connus, et en ce sens, malheureux l’inculte : il se prive de la grande compagnie des morts qui éclaire et enchante le monde des vivants. Comme le fait comprendre Oscar Wilde3 pour qui, sans la peinture de Turner4 , nous resterions insensibles à la beauté des brouillards Osés de la Tamise : « Là où l’homme cultivé saisit un effet, l’homme sans culture attrape un rhume. » Il y a peut-être pire, alors, que l’amnésie : c’est l’inculture, c’est le fait de se croire ou de se vouloir orphelin…
« Tel père, tel fils », alors ? On n’ose le soutenir, de peur d’être « mélo »5 ou fataliste. Mais tout de même, voilà quarante ans que la sociologie a avancé l’idée de capitaux symboliques, qu’elle démontre que nos héritages ne sont pas seulement économiques et matériels, mais aussi sociaux. De ce point de vue, nous sommes pris dans un véritable conflit d’héritage : d’un côté le grand héritage des humanités, celui qu’idolâtre Auguste Comte ; de l’autre côté, l’hérédité de nos appartenances sociales qui bloquent et interdisent l’accès à l’héritage culturel.

1. Citation d’Auguste Comte.
2. Philosophe français (1798 — 1857).
3. Écrivain et auteur dramatique anglais d’origine irlandaise (1856-1900).
4. Peintre, aquarelliste, dessinateur anglais (1775-1861).
5. « Mélo » : abréviation de l’adjectif « mélodramatique », synonyme de sentimental et niais.

E. Gruillot, Petites chroniques de la vie comme elle va (2002).

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DOCUMENT 4

Dessin de Plantu (Le Monde (12 novembre 1999).1

plantu-11

1. Allusion à deux phénomènes de l’année 19699 : la crainte du bogue de l’an 2000 (dysfonctionnement possible des systèmes informatiques au moment de l’entrée en service de la datation 2000) et l’éclipse solaire importante d’août 1999.


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