OBJECTIFS :
- Montrer qu’il y a une crise de la dette pour certains pays ce qui par contre coup, conduit à s’interroger sur l’avenir de l’Euro.
- Préciser que les causes des difficultés de l’Irlande, la Grèce et le Portugal ne sont pas identiques.
- Montrer que l’Europe cherche à inventer des mécanismes pour surmonter les inquiétudes et pérenniser l’Euro.
QUE DIT LE PROGRAMME DE TERMINALE ES ?
- Quelles sont les grandes étapes de la construction européenne ?
- Quelle est l’autonomie des politiques économiques nationales quand on accepte d’appartenir à la zone euro ?
Résumé de l’intervention d Alexandra ESTIOT et de Thibault MERCIER, économistes à BNP Paribas
– Les économistes rejettent a priori, l’expression « crise de l’Euro ». Pour eux, il s’agit d’une crise de la dette souveraine (dettes de l’Etat) de certains pays : Grèce, Irlande, Portugal et peut-être plus tard, l’Espagne. En revanche, ils ne nient pas que ces problèmes particuliers soient une cause de fragilisation de l’Euro par un effet de contagion ou de domino qu’on ne peut pas complètement exclure.
– Les causes des difficultés de ces pays ne sont pas identiques (endettement excessif des banques irlandaises, rentrées fiscales insuffisantes en Grèce etc…), mais les autres pays de la zone Euro ne pouvaient rester sans réagir.
– La mise en place du FESF (fonds européen de stabilisation financière) et en 2013 du MES (mécanisme européen de stabilisation) laisse supposer que peut-être une nouvelle fois, une crise permet de faire avancer la construction européenne.
L’ESSENTIEL A-T-IL ETE COMPRIS ?
Exercice 1 : Clarification du vocabulaire spécifique à cette crise financière.
Pour chacune des alternatives, vous choisirez la réponse (a ou b) qui convient.
La dette souveraine correspond :
- a) A la dette contactée par des monarchies constitutionnelles
- b) Aux dettes consécutives à des déficits publics contractées par des états souverains, comme l’Irlande ou la France.
Le déficit public au sens de Maastricht ou du pacte de stabilité (PSC) concerne :
- a) Le déficit de l’Etat au sens strict
- b) Le déficit de l’Etat au sens large, en intégrant les déficits sociaux
Les créanciers des pays endettés préfèrent…
- a) Un rééchelonnement de la dette ou
- b) Une restructuration de la dette.
Restructuration de la dette, signifie
- a) Perte totale des créances détenues
- b) Suppression partielle des dettes.
La rénégociation de la dette peut impliquer une modification des taux d’intérêt. Lequel est le plus important ?
- a) Le taux nominal, taux figurant sur le contrat de prêt
- b) Le taux d’intérêt réel qu’on obtient ainsi : taux nomimal – taux d’inflation
Exercice 2 : Commentez ces dessins d’ITURRIA qui nous interpellent sur les réticences de l’Europe à secourir rapidement puis énergiquement la Grèce
POUR ALLER PLUS LOIN :
Le blog de Michel ITURRIA : « le trait d’Iturria »
Vous pouvez télécharger ici gratuitement la fiche pédagogique correspondant à cette vidéo (format .doc).

