Droit sur le programme et programme de droit !

Dans le viseur, les concours 2012 pour entrer en école de commerce notamment. Les thèmes du programme de droit des classes préparatoires économiques et commerciales, option technologique, sont parus au Bulletin Officiel n°10 le 10/03/2011. Tous les détails ici.

Quant au Bac L, le Ministère de l’Education Nationale lance une réflexion sur le projet de programme de droit et grands enjeux du monde contemporain. Une consultation est même organisée ici.

INTERVIEW : progiciels libres versus progiciels payants : Le débat ! (partie 1/2)

Interview d’Arnaud DOUIN, commercial chez EBP, une société qui édite des Progiciels de Gestion Intégrée (PGI). Il nous éclaire sur les avantages et les inconvénients des PGI dits « libres », c’est-à-dire disponibles gratuitement sur Internet et développés par les internautes volontaires, par rapport aux PGI payants, commercialisés par des éditeurs.

Le WebPédagogique :  Comment se répartissent PGI libres et payants sur le marché ?

Il faut faire une distinction entre le secteur de l’Education et le monde de l’Entreprise. Dans le monde de l’entreprise, les grands sociétés utilisent des PGI depuis 20 ans et ont appris à les maitriser aussi bien en mode classique (type client/serveur) qu’en accès full internet. En général, on a affaire a des organisations mixtes qui mélangent les deux pour répondre aux différents besoins de l’Entreprise.

Pour les PME/ TPE (Petites et moyennes Entreprises, ndlr), le constat est bien différent. Bien que depuis bientôt 10 ans, les acteurs technologiques investissent énormément sur les technologies Internet, les résultats sont encore embryonnaires. Si on prend les 2 millions de PME/TPE françaises, on peut estimer que plus de 90% utilisent des logiciels de gestion en mode « classique » c’est à dire avec installation sur un ordinateur ou un serveur.

Est-ce qu’il faut en tirer la conclusion que cela sera toujours comme ca ? Difficile de répondre. Ce qui est certain, c’est que depuis 10 ans, les medias et acteurs technologiques nous vendent les bienfaits des logiciels 100% internet, (c’est-à-dire que l’on peut utiliser avec n’importe quel ordinateur relié à internet). Qu’on les appelle ASP (Application Software Provider), SaaS (Software as a Service ou qu’il soit inclus dans un environnement dénommé Cloud c’est toujours le même eldorado tant espéré par les éditeurs /hébergeurs/intégrateurs que l’on décline années après année. Or, on l’a vu les résultats ne sont pas encore au rendez-vous, mais l’histoire de l’informatique a maintes fois montré qu’un concept avait parfois besoin d’etre décliné plusieurs fois avant de finir par trouver son public.

Une chose est sûre en tous cas, tous les grands éditeurs ont maintenant une offre 100% internet à leur catalogue même si elle ne représente (pour le moment ?) que quelques pourcents de son chiffre d’affaires .

Dans l’Education, le constat est très proche de celui de l’entreprise mais avec quelques particularités toutefois.
On peut dire qu’aujourd’hui la grande majorité de l’enseignement de la gestion avec un PGI se fait avec des PGI traditionnel (type le PGI Open d’EBP en installation classique client /serveur). Mais le PGI « 100% internet » prend malgré tout une part plus grande que dans le secteur de l’Entreprise. Cela est lié à différents facteurs :
–          Le prix : qui dit logiciel web dit parfois logiciel libre donc « gratuit ». C’est évidemment un facteur non négligeable dans le budget d’un établissement.
–          L’installation : le logiciel web ne comprend pas d’installation à faire donc une gestion des salles informatiques simplifiés.
–          L’aspect communautaire : qui dit logiciel libre dit logiciel que l’on peut faire évoluer ou en tant cas que « la communauté » va faire évoluer.
Autant  de spécificités qui incitent certains établissements à se lancer dans cette aventure. On le verra cette technologie a de vrais avantages mais comme toutes médailles il y a aussi son revers ! (Voir Interview deuxième partie, publiée la semaine prochaine ! )

Le WebPédagogique : Les PGI libres sont-ils gratuits ?

Oui qui dit libre dit gratuit. Mais dans les faits on se rend compte que ce n’est pas tout à fait exact. Évidemment, c’est gratuit puisque si le produit est dit libre, ca veut dire que l’on peut  récupérer le code sur internet puis l’installer sur son ordinateur.

Maintenant quand on parle de cout d’achat d’un logiciel, on inclut au minimum l’achat de la licence + l’installation + la formation + la maintenance (support technique) + dans certains cas des logiciels tierces indispensable pour l’utilisation du PGI.

J’ai pu voir de nombreux devis qui montraient clairement qu’à partir du moment où l’établissement faisait appel à une société extérieure pour l’aider à mettre en place le PGI libre, le prix final n’était pas toujours moins couteux que celui d’un PGI traditionnel.
Je pense que l’argument prix n’est valable que si l’établissement est autonome pour la mise en place du PGI.

Retrouvez plus de détails sur les avantages et inconvénients des deux versions du PGI en terme de fonctionnement, confidentialité… dans la deuxième partie de l’interview d’Arnaud Douin, la semaine prochaine !

Les politiques économiques en question : exemples et explications

Et quand l’inflation rogne le pouvoir d’achat et menace la reprise économique, c’est la politique économique et monétaire menée par l’Etat et l’Union Européenne que l’on remet en cause.

Selon cet article publié par Capital,  les stratégies de sortie de crise adoptées par les différents gouvernements créent de nouveaux déséquilibres.

L’amélioration de la conjoncture pourrait faire long feu en Europe, explique même Jean-Paul Fitoussi, ancien président de l’OFCE, qui prédit des années encore douloureuses pour le pouvoir d’achat des européens.


Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion : exercices, applications et corrigés

Sur le site de l’Académie de Grenoble, des exercices, applications et cas pratiques , ainsi que leurs corrigés, s’il vous plait !

Pour s’entrainer dans le cadre de la partie “Gestion de Projet” du programme du DSCG, Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion.

Espionnage industriel et brevets : l’économie de la connaissance

Espionnage chez Renault, les transferts de technologies chez Airbus, les brevets sont au cœur de l’économie tertiaire. Ils font même l’objet d’un véritable marché voire sont vendus aux enchères ou sont contrefaits … Et pourtant pas si simple d’estimer leur valeur notamment. Un rapport très complet (258 pages !) de La Documentation Française est disponible.. […]

Principes fondamentaux de l’économie : tout un programme !

Les principes fondamentaux de l’économie et de la gestion (PFEG1), un enseignement tout à la fois vaste et exigeant… Le pourquoi du comment du programme, les points forts, comment faire aimer et découvrir cette matière aux élèves… Au cours de cet entretien avec la revue Economie et management, Jean-Marie Panazol, auteur de nombreux livres à destinations […]

Un espace de travail et d’échange rien que pour vous !

Après avoir envoyé les dernières cartes de vœux (pour les retardataires) et s’être donc souhaité une excellente année 2011,  il est temps de prendre, et de tenir, ses fameuses bonnes résolutions ! Et cette année, on échange et on discute. Grâce à l’espace national Ecogest… Pas forcément pour sa newsletter, très bien par ailleurs, mais surtout […]

Economie du Moyen-Orient – Le pétrole, qu’est-ce que c’est ?

Découvrez les dessous de l’économie du Moyen-Orient en vidéo grâce aux experts économistes de BNP-Paribas, partenaire du WebPédago…

Pour reprendre savoir comment reprendre cette vidéo sur votre blog, cliquez ici !

Le transcript

Selon la théorie standard, le pétrole est le fruit de la décomposition de forêts, à certaines époques, très lointaines. Un baril de pétrole c’est tout simple, c’est 158,9 l. Les pays du Moyen-Orient représentent collectivement 33 % de la capacité de production mondiale de pétrole, 14 % de la production mondiale de gaz et en termes de réserves, on a 46 % des réserves mondiales d’hydrocarbures liquides et 40 % des réserves mondiales de gaz. Si il y a du pétrole, il y a forcément du gaz mais en quantité plus limitée mais il peut aussi y avoir des champs qui ne sont que des champs de gaz ou des champs de gaz avec un peu moins d’hydrocarbures liquides. Toutes les ressources pétrolières de la zone ont été nationalisées alors qu’elles étaient exploitées par des compagnies occidentales et en particulier américaines jusqu’à la fin des années 60. Elles ont été nationalisées et depuis les ressources pétrolières, c’est un sujet auquel on ne touche pas. Dans ces pays-là, il n’y a pas de place pour les investisseurs étrangers pour développer pétrolières. Les grandes compagnies occidentales, en particulier, des grandes compagnies américaines, européennes, TOTAL, SCHELL, BP, EXON ne sont pas présentes dans la zone pour exploiter des réserves pétrolières. Elles sont présentes dans la zone plutôt dans l’aval pétrolier, dans la pétrochimie (on a un certain nombre d’investissements de grandes compagnies occidentales) et puis plus récemment également dans le raffinage mais dans l’amont pétrolier, on n’a pas véritablement besoin d’elles. La technologie est disponible, ce sont des ressources qui sont facilement exploitables et à des coûts parmi les plus bas du monde. Donc on n’a pas véritablement besoin d’elles.

Actuellement ce n’est pas un monopole puisqu’il y a plusieurs producteurs. Il y a des producteurs qui cherchent à contrôler le marché au sein d’un cartel et puis des producteurs qui sont en dehors de ce cartel et qui n’ont pas de stratégies de contrôles des prix, donc ce n’est pas véritablement un monopole mais à partir du moment où en termes de dynamique de marché il y a un ensemble de producteurs avec un poids très important des producteurs du Golfe qui sont les seuls à avoir une capacité supplémentaire en termes de réserves, en termes de capacités de production pour assurer la croissance du marché, évidemment ils gagnent un pouvoir de régulation qui est extrêmement important. Ils peuvent se comporter virtuellement comme un monopole.

Je n’ai pas de réponses définitives sur le « peak oil ». Je crois que entre les différentes thèses en présence, le « peak oil » c’est à partir d’aujourd’hui, la production de pétrole va commencer à décliner et dans la plupart des scénarios en particulier le scénario de l’Agence Internationale de l’Energie qui a été élaborée en 2008, la production de pétrole conventionnelle n’augmente pratiquement plus à partir de 2007-08. Là où l’on a des marges de manœuvres, ce sont dans les pétroles non-conventionnelles, les bruts extra-lourds de l’Orénoque au Venezuela et les sables asoltiques de l’Arthabaska au Canada, ce sont les deux très grandes ressources potentielles de pétrole non-conventionnelles mais qui ont des coûts de développement beaucoup plus importants et qui posent aussi en termes environnementales de véritables questions. Les usines qui fabriquent des bruts synthétiques à partir de ces deux ressources sont des usines à fabriquer du C02. Si on s’oriente vers un scénario où la production de pétrole plafonne, voire commence à décliner, on est plutôt dans une configuration (à confirmer) pour la zone assez favorable c’est-à-dire que les ressources financières sont en partie garanties. La question suivante, c’est quel sera l’impact sur l’économie mondiale et là, la réponse est un peu moins favorable, il peut y avoir des effets en retour.