Texte libre

2 11 2009

Elle était là assise toute seule ; ce coin de la cour de récréation, elle y était assise tous les jours. La pluie et les larmes coulaient sur son visage. Le soir, en rentrant chez elle, elle croisait ses voisins se moquant d’elle ; et de sa tenue vestimentaire ou de son aspect physique, elle ne savait pas. Au cours de ce chemin interminable, elle pensait à tout ce qu’elle allait voir ce soir-là, à ce qui allait se passer chez elle. Les cris, les larmes, les insultes, allaient-elles encore les subir ? Elle ne savait pas … Son père, le nez plongé dans son verre de vin ne la remarqua pas comme tous les autres jours de la semaine. Cette nuit-là, elle sortit de sa chambre par la fenêtre et alla dans ce champ avec celui qui la comprenait le mieux. Celui qui lui mettait un coup de tête ou qui la posait sur son épaule en sachant que cela allait la réconforter. Celui qui lui rappelait tellement l’époque où sa mère était encore là, auprès d’elle …

Chloé.