Les apéros géants et les politiques.

26 05 2010

Lors du dernier « apéro géant » organisé à Nantes le 13 mai 2010, un jeune homme de 21 ans est tombé d’un pont et est mort en fin de matinée. Il possédait 2.4 grammes d’alcool dans le sang. Cet apéro qui a tourné au drame est le deuxième que la ville de Nantes se voit organiser via le réseau d’échanges Facebook, le premier ayant eu lieu en novembre 2009.  Après ces regroupements et ce décès, les politiques de droite comme de gauche n’ont pas l’intention de les interdire mais plutôt de les réglementer.

Le ministre de la Jeunesse Marc-Philippe Daubresse  a déclaré au micro de RTL que ces apéros « montrent quand même un mal-être des jeunes qui ont besoin de se retrouver en ‘tribus’, de « faire la fête » avec de l’alcool, « alors que l’addiction au cannabis et le tabagisme reculent ». Il proposera  à la réunion organisée cette semaine par Brice Hortefeux de prendre des nouvelles mesures de précaution et de rétablir l’ordre public, car arrêter ces attroupements ne marcherait pas et ne produirait que l’effet inverse et engrangeraient de nouvelles formes de rendez-vous pour passer à travers les mailles de la loi.

Les maires ou les députés PS jugent que ces apéros sont « glauques et lamentables ». Martine Aubry par exemple, nous affirme que dans sa ville les apéros géants n’ont pas été acceptés car les Lillois savent faire la fête en restant sobres et préfèrent aller à l’Opéra. Pour eux, ils faudraient stopper toutes ces chaînes de rassemblements avant que d’autres accidents n’arrivent ou que l’image des villes se dégradent.

Politiques de droite comme de gauches aimeraient un meilleur encadrement  ou un arrêt définitif de ces apéros géants tandis que les organisateurs ou participants préfereraient évidement pouvoir recommencer ces regroupements. Qui aura le dernier mot ?

Alexandra.