11 Apr
2010

Texte libre

Notre bateau voguait fièrement sur l’océan. Il tanguait lentement au rythme des vagues. Les cheveux de tous les membres de l’équipage étaient rejetés en arrière à cause du grand vent qui soufflait.

J’étais assis, à moitié inconscient, le dos contre le grand mât qui surplombait notre cher navire. Tout était calme. Rien ne bougeait, si ce n’était notre capitaine qui tournait de temps à autre le lourd gouvernail de bois. Tout à coup, la voix du vigie retentit et me fit sortir de mon demi-sommeil, elle criait : « Des pirates ! ». Ce fut comme si nous avions reçu un boulet de canon; tout l’équipage se leva d’un bond, et en deux ou trois mouvements, chacun était armé et paré à se défendre.

Des pirates, nous en avions déjà croisés beaucoup, normal, dirons-nous, puisque nous transportions le trésor du roi. Seul lui savait ce que c’était, et cette curiosité attirait tout un tas de personnes malhonnêtes.

Ça y était, le navire des pirates était tout proche. Il s’était arrêté à bâbord, et nous pûmes enfin voir les hommes en face. C’était un véritable équipage de tueurs. Ils étaient tous armés jusqu’aux dents, et leur capitaine plongeait son regard haineux dans le nôtre. A cet instant, nous entendîmes le fidèle: « A l’abordage! ». Puis tout devint flou. Je me battais férocement. Ami ou ennemi? Je n’en avais aucune idée, mais je ne voulais pas mourir. Je fus propulsé vers un tas de tonneaux sans trop savoir comment. Je fus assommé. Quelques heures plus tard, j’ouvrai les yeux. J’étais seul. A terre, il y avait les corps de mes camarades, mais aussi ceux de mes ennemis; ils étaient tous morts. Soudain, quelqu’un cria dans ma direction. C’était le capitaine des pirates. Je me relevai et empoignai mon épée plus fermement que jamais. Je devais me battre pour le roi, pour son trésor, pour avoir la vie sauve. J’avais pourtant le choix. Le choix du bien, mais aussi celui de la facilité. En me joignant à ce pirate, je deviendrait peut-être célèbre. En tout cas, c’est ce qu’il a essayé de me raconter, pour m’amadouer. Mais je voulais rester dans ce camp.

Après avoir poussé un long cri d’assaut, nous nous battîmes férocement. Notre combat dura une heure, puis je finis par triompher. Honteux et désarmé, le pirate se jeta de lui-même dans l’océan.

Voilà comment j’ai sauvé notre précieuse marchandise. Après être rentré au port avec l’aide de quelques personnes de bon cœur, le roi me remercia personnellement. J’ai ensuite été nommé capitaine de sa flotte. Et j’espère le rester encore longtemps.

 

Lisa 4D

2 Réponses à “Texte libre”

  1. juliettechatellier Dit:

    encore un texte superbe !!! =D
    J’aime !!!

  2. julie Dit:

    J’avoue et ENCORE un super texte.

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