11 Apr
2010

Texte libre

Ses yeux se perdirent une dernière fois dans la beauté de ce paysage qui lui était si familier et qu’elle devrait bientôt quitter. Elle aimait comparer ce décor à ceux des cartes postales.Les femmes aux robes si colorées faisaient penser à un champ de fleurs plus chatoyantes les unes que les autres.

Comme une douce mélodie le chant du muezzin la tira de ses pensées. Elle contempla le minaret, réajusta son voile, ramassa les fruits qu’elle venait de négocier à  quelques dinards  au souk et  se dirigea vers l’orphelinat.

Avant de pousser la porte de la très vieille et immense bâtisse, elle se retourna et embrassa des yeux sa jolie ville. Elle était la plus jeune de l’orphelinat, c’était donc à elle de partir cette année pour un pays de blancs.Elle en avait les  larmes aux yeux en y pensant.Sa grande soeur la consola en lui disant que c’était elle la plus chanceuse car elle pourrait  aller à l’école, tout ce que ses parents auraient souhaiter. Elle n’aurait pas cette chance, elle , et resterait  ici toute sa vie à cirer les chaussures des touristes blancs. Dans l’après midi, les religieuses qui s’occupaient d’elle vinrent la chercher et l’emmenèrent à l’aéroport de Tunis. Pour elle allait commencer une nouvelle vie.

                                                                                                                                                                                                Julie. 

2 Réponses à “Texte libre”

  1. Lisa Dit:

    J’aime ! 🙂
    Description magnifique je trouve !

  2. Julie Dit:

    Merci merci. Mais bon ma description n’est pas comparable aux tiennes. Mais merci quand même venant d’une pro ça fait plaisir =)

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