Archives de la Catégorie 'ÉCRIT'

08 Jun
2010

Début de roman de science-fiction

La salle de classe était immense. La voix du professeur y résonnait comme s’il s’y trouvait vraiment, alors que l’on ne voyait que son buste derrière le grand écran gris. Impatients d’être enfin en vacances, et alors que la sonnerie allait retentir, les élèves commençaient à fermer leur session sur les ordinateurs portables. Le professeur se mit naturellement en colère, obligeant les enfants à attendre le signal sonore avant de sortir.

 La sonnerie retentit enfin, et des cris s’échappèrent de tout le bâtiment.

Arnaud était impatient d’arriver chez lui pour essayer son nouveau jeu vidéo; aussi, il se mit à courir le long de l’immense rue piétonne.

Ses cheveux bruns volaient au vent derrière lui, révélant un visage plutôt rond et de grands yeux gris, qui d’habitude étaient cachés derrière sa mèche rebelle. Les jambes du garçon, comme prisonnières de son pantalon serré, étaient grandes, ce qui facilitait sa course. Ça y était. Plus que la route à traverser, et il serait chez lui. Les voitures était comme suspendues au-dessus du sol, et toutes les vitres étaient teintées de noir, de sorte qu’on ne puisse pas voir qui conduisait.

Sans faire attention, Arnaud traversa. Il eut juste le temps d’entendre un son strident, puis il y eut un choc; et le noir.

Au même moment, à l’hopital de Fik-city, les robots qui soignaient les patients s’immobilisèrent. Leurs petits boutons qui clignotaient d’habitude n’étaient plus que de petites ampoules vides. Le directeur l’apprit, et il se dépêcha d’essayer de réparer ses précieuses machines. Il avait beau écouter et réécouter le mode de mise en marche sur son ordinateur, la grosse centrale ne voulait pas fonctionner. Ici, c’était la crise. On entendait partout des cris de souffrance venant des cabines des malades. Le système HPZ5000 qui devait empêcher les patients d’avoir mal était, lui aussi en dysfonctionnement.

À cet instant, une ambulance blanche arriva et déposa un nouveau blessé. Arnaud fut transporté dans une petite cabine bleue, mais les robots étaient toujours en panne. Le patron avait pourtant tout essayé pour les remettre en marche, mais sans succès. 

Lisa 4D

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01 Jun
2010

Texte libre

Il y a beaucoup de monde ici. Tous sont éparpillés par petits groupes. J’ai l’impression d’être comme un fantôme. Je rentre dans la pièce où se trouve l’hôte, il ne me reconnaît pas. Il y a un buffet disposé en rond; je m’y place au milieu. Personne ne me voit, ou alors ils ne veulent pas me voir, et j’entends dire :

« Regardez-le, il est tout blanc! »ou encore  » Mais qu’est-ce qu’il fait ici ? »

Vexé, je me rapproche d’un endroit obscur, j’entends une douce mlélodie. J’ouvre doucement une porte et j’aperçois une toute petite pièce, plus noire que lorsqu’on ferme les yeux. Je devine la forme de cette pièce grâce à un magnifique piano blanc. Voilà d’où venait cette musique. Problème; il n’y avait personne à jouer… Cela m’intrigue, je m’assois sur le petit tabouret blanc et effleure ses touches qui bougent toute seules. Au moment où je commence à jouer, je sens comme un grand courant d’air et, impuissant je me sens partir…

Manon.

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28 May
2010

texte libre Zoé

C’était le lendemain. Le jour de la fête du village. Camille était content. Il était tout excité à l’idée de pouvoir passer une super soirée avec ses amis. Comme tous les ans, l’après-midi, tout le village se rassemblerait sur la place, à l’ombre des platanes. On y aurait installé des tables et des chaises pour les adultes et des grandes couvertures sur l’herbe pour les petits. La porte de la salle des fêtes serait ouverte car les frigos remplis seraient déjà allumés. Tout l’après-midi, les gens discuteraient à l’ombre, accompagnés d’un petit verre de blanc pour les anciens et d’un coca pour les plus jeunes. On aurait ressorti les jeux en bois et les enfants pourraient s’y amuser. Camille était si pressé d’être rendu au lendemain ! Ils allaient sûrement retourner à l’étang, près du cimetière où ils allaient pouvoir jeter des cailloux dans l’eau et se raconter des histoires d’horreur. L’année dernière, ils s’étaient fait gronder parce que l’un d’eux était tombé dans l’eau. Mais cette année, il n’y aurait pas de problème, personne ne prendrait de bain, il en était convaincu. Mais tout cela était le lendemain. Maintenant il devait dormir… Mais comme chaque année, il n’allait pas y arriver…

Zoé

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27 May
2010

texte libre

Demain, c’est le premier jour de l’automne. Tout le monde est heureux! Je me promène seul dans le parc, les enfants jouent avec les feuilles pendant que leurs parents se promènent main dans la main sur les chemins, d’autres sont assis dans l’herbe à parler …. Moi, je ne ressens qu’un profond vide! Chaque année depuis que tu nous a laissés c’est la même chose! Je me dis que les anges t’ont emmené trop vite mais qu’il faut que je sois forte! Alors je ravale mes larmes et garde la tête haute! Mais j’aimerais tellement te le dire une dernière fois, «Je t’aime» !

 Mélanie.

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26 May
2010

Histoire

Il n’y a pas longtemps, lorsque je faisais mes devoirs, j’ai inventé une histoire. J’ai commencé une première phrase pour le fun, en mettant la première lettre de chaque prénom. C’était l’histoire de deux garçons qui se disputaient pour un rien. A chaque fois, ils changent de sujet. Lorsque j’écrivais, le dialogue commençait à prendre forme. Loin de moi l’idée de donner ces prénoms, mais ça allait bien avec le texte alors, leurs noms sont Pastille et Friborne. J’aime bien, parce que ça les inspirait pour s’insulter.

Mais, le problème c’est que je voulais chercher dans le dico, mais je ne sais pas ce que veut dire Friborne.

Mégane.

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26 May
2010

texte libre

 Hier j’avais une vie plutôt modeste et aujourd’hui je me retrouve à donner à manger à des vaches ! oui je sais vous allez sûrement vous dire comment je me suis retrouvée ici.

Tout d’abord ça a commencé quand ma tante Mme Fotenbourg est décédée ; je n’étais pas vraiment triste car je ne la connaissais pas, mais elle m’a donné une grosse somme d’argent ; j’ai découvert qu’elle voulait mettre cet argent pour acheter une ferme et des vaches car elle avait une passion pour les vaches : donc j’ai dû acheter des vaches et une ferme. Moi qui croyais que j’allais faire les magasins et les restaurants chics,  adieu tout ça. J’ai dû quitter ma vie bien tranquille de Parisien pour aller vivre à la campagne en Normandie là où il fait froid l’été comme hiver .Bien sûr j’aurais pu refuser l’argent mais elle m’a donné en plus de ça les clés de son magasin de chocolaterie alors je n’ai pas pu résister .

Un an après m’être installé à la campagne, je m’y suis habitué et tous les soirs je vais voler du chocolat mais ça il faut ne le dire à personne.

Charlène 

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26 May
2010

Séquence du film « Blade Runner »

Zohra était sortie de sa loge en courant quelques secondes auparavant, et  Deckard l’avait suivie. Il se mêlait à la foule, tentant désespérément d’apercevoir la fuyarde. Tout autour de lui, les habitants se bousculaient bruyamment. Ils étaient vraiment nombreux, plus que nulle part ailleurs. Deckard regardait d’un côté, se faufilant entre les citadins. Il passa derrière un gros conteneur vert avant de se frayer un chemin entre deux pompiers. Là, il passa devant un taxi jaune. Une femme le regardait et lui sourit. Elle portait un drôle de chapeau avec une fleur. L’inspecteur laissa passer le taxi avant de continuer sa recherche. Il passa devant une station de métro souterraine. Là, il regarda à travers la grande vitre. En effet, Zohra s’y trouvait. Elle essayait de se cacher, sans aucun doute. Deckard la fixa une fraction de seconde, puis il se remit en chasse; bien décidé à en finir.  

 

Lisa

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26 May
2010

Le cahier de la gourmandise !

 « Avez-vous un petit creux dans votre ventre ? Déguster cette merveille! Le cahier de la gourmandise! » 

-Tu vois cette publicité, on peut l’entendre au mois une dizaine de fois chaque jour !

-Oui, je veux bien te croire,mais je ne sais pas ce que c’est, « Le cahier de la gourmandise »

-Ah bon ! En fait c’est simple à comprendre ! Toutes les confiseries et gâteaux que tu souhaites avoir, tu as juste à les dessiner sur le cahier, ceux-ci deviennent alors réels et tu n’as plus qu ‘à les manger !!!

-Ah ! Maintenant j’ai compris , demain je vais à la librairie acheter un cahier !

– NON ! Il ne faut surtout pas acheter n’importe quoi comme cahier et en plus ce n’est pas « UN cahier » mais « LE cahier » !tu vas le reconnaître c’est sûr !c’est un cahier de 24 sur 32 centimètres avec des pages blanches et 97 pages et un crayon multicolore est fourni.

-Ok ! Mais tu l’achètes où?

-A BidulMachin ! Tu le trouveras au fond du magasin !

-Ok ! Merci.

 Émilie.

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26 May
2010

Texte libre

Le 9 Avril, à 13 heures 40 minutes et 16 secondes, un moustique rouge

qui était capable de piquer seize mille quatre cent

soixante-cinq personnes à la nuit

se posait dans la rue du Calvaire, à Nantes.

Au même instant, dans le salon d’un voisin, à deux pas de chez moi,

le vent s’engouffrait sous la fenêtre, faisant danser les rideaux

sans que personne ne s’en aperçoive.

A la même seconde, dans un quartier non loin du mien, Robert Jeunet

rentrait de l’enterrement de son meilleur ami, en effaçait le numéro de son répertoire.

Toujours au même moment, un de mes meilleurs amis, Vincent,

terminait de peindre sa toile préférée qui appartenait à l’origine à un certain

Monsieur Pablo Picasso.

Mais enfin, à l’instant où je vous parle, à chaque minute et seconde

des centaines de personnes, hommes, femmes et enfants meurent.

Mais je ne peux y faire quelque chose à mon grand regret.

 Thelma.

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22 May
2010

Texte libre

« Le « spectre », le « fantôme », le « monstre » ou bien en plus gentil le « nuage » autant de noms qui me désignent depuis que… depuis bien longtemps. Il faut dire qu’il en faudrait peu pour se méprendre. Si cela continue, ils me rentreront un couteau dans le ventre afin de vérifier que j’ai bien une consistance humaine. Quand je me déplace aucun son ne dénonce ma présence. Quand je parle personne ne se retourne, ma voix légèrement grave est banale.

« Mais cela n’a pas toujours était ainsi. Avant, on m’appelait l’ « arc en ciel », je ne me déplaçais pas bruyamment mais on me remarquait par mes éclats de rires ou bien par ma voix d’un doux soprano, peut-être aussi par l’entrain dans ma voix. Je n’étais pas hystérique loin de là, simplement j’irradiais la bonne humeur et la joie de vivre. Toute personne qui n’allait pas bien, si elle avait la chance de se trouver dans un rayon de moins de trois mètres de moi se sentait mieux immédiatement.

Ma mère, elle, m’appelait « son soleil ambulant ». Mais désormais elle n’est plus là et elle a emporté son soleil avec elle. C’est drôle hein ? Elle a emporté son soleil à elle pour aller rejoindre le vrai soleil, au dessus des nuages. Et maintenant c’est moi qui me suis transformée en affreux cumulonimbus grisâtre.Drôle n’est-ce pas ? C’est ce que j’expliquais à Madame Catherine Dupréaux, psychiatre comportementaliste qui se trouvait devant moi. Je conclus mon long discours de la même façon qu’aux 13 précédentes psy que j’avais déjà rencontrés : »Mais personne ne me guérira » Cependant cette fois j’ajoutai: »Et je vais bientôt rejoindre les vrais nuages et ma mère ». Ce qui ne l’inquiéta pas assez à mon avis. Je suis une fille qui ne revient jamais sur ses décisions, j’achève cet enregistrement et je m’en vais car j’ai rendez vous avec le soleil et je suis en retard.

                                                                                                                                                                                                    Julie

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