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Archives pour la catégorie ‘Histoire des arts’

La vidéo du dimanche – 90 femmes

Un certain Philip Scott Johnson, spécialiste du morphing, a créé la vidéo suivante en 2007 en compilant pas moins de 90 portraits de femmes peints entre le XIIe et le XXe siècle. La musique est de Bach, il s’agit de la Sarabande de la Suite pour Violoncelle n° 1.

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Quelques portraits ont été correctement identifiés ! Pour les plus curieux, voici une page internet (en anglais) qui en fait la liste exhaustive.

 

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Anecdote du dimanche (40) – Sur les traces de Louvois (par Jérémy E.)

Un élève non-bourguignon, Jérémy E., visiteur régulier de ce site, a réagi il y a peu à un texte de Quentin. Depuis, sa participation s’est faite plus active encore, puisqu’il vient de rédiger l’anecdote suivante. Merci à lui !

Comme l’indique le titre de cette anecdote, nous allons nous intéresser à Louvois, de son vrai nom François Michel Le Tellier, marquis de Louvois et sécrétaire d’Etat à la guerre sous Louis XIV.

Ce dernier lui confia les travaux d’un bâtiment censé accueillir les anciens soldats, blessés ou trop âgés pour servir, autrement dit les Invalides. Louvois choisit l’architecte Libéral (c’est un prénom !) Bruant, qui fut par la suite remplacé par son élève, bien connu des Bourguignons, Jules Hardouin Mansart(à qui l’on doit notamment la galerie des Glaces de Versailles, mais aussi l’agrandissement et le restructuration du Palais des Ducs de Bourgogne et de la place d’armes qui lui fait face, connue aujourd’hui sous le nom de Place de la Libération).

La plan choisi, comme vous l’aurez tous remarqué, rappelle celui de l’Escurial (chef-d’oeuvre de l’architecture espagnole du XVIe siècle). C’est la cour d’honneur qui est le centre de cet ensemble monumental. Ainsi s’y déroule la cérémonie de la Prise d’Armes du Président de la République.

Une statue de l’empereur Napoléon Ier dans son habit de chasseur de la Garde nous contemple. Mais on y trouve aussi un détail architectural amusant, un « œil-de-bœuf » dû à Bruant, véritable hommage de l’architecte à celui qui l’avait choisi. Il a fait sculpter au décor un loup qui observe la cour d’un regard fixe… vous aurez compris : « le loup voit » !


sources : Métronome, l’histoire de France au rythme du métro parisien de Lorant Deutsch, un livre contesté mais rempli d’anecdotes ; le site de l’Hôtel national des Invalides : www.invalides.org ainsi que Wikipédia.

sources des images : Licence Creative Commons, http://fr.wikipedia.org/wiki/ Fichier:Invalides_aerial_view.jpg ; et image personnelle.

De drôles d’oiseaux (par Mélanie R.)

Série télévisée d’animation française comportant 208 épisodes, « Les Shadoks » est une création originale de Jacques Rouxel, diffusée, pour les trois premières saisons, entre 1968 et 1973. Il faudra attendre l’an 2000 pour qu’apparaisse à l’écran la quatrième saison.

Cette série relate les aventures des Shadoks, étranges volatiles pas franchement chétifs, pourvus de longues pattes et de pitoyables petites ailes. Ils doivent leur nom en partie au Capitaine Haddock, mais également à la consonance anglaise du mot. Les Gibis sont leurs principaux rivaux. Les deux «peuples» ne sont cependant pas réellement ennemis, l’entraide étant au cœur de leur relation. Lire la suite…

Moment de grâce

Je manque terriblement de temps aujourd’hui pour me creuser la tête. Je vous fais donc partager une vidéo qui m’a beaucoup ému. Il s’agit de la chanteuse d’opéra (soprano colorature pour être précis) Patricia Petibon. On la trouve ici au milieu d’une répétition, interprétant l’Air de la Reine de la Nuit extrait de la Flûte Enchantée de Mozart (représentée pour la première fois en 1791 à Vienne en Autriche). Malgré le décalage léger mais désagréable entre la bande son et les images, on peut apprécier l’énergie déployée par l’artiste. Même si vous ne supportez pas l’opéra, ayez la patience d’attendre la 45e seconde, vous vous trouverez sans doute en territoire culturel connu.



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Anecdote du dimanche (34) – Tante Amélie fait du vélo en short

Fabien, lycéen à Chalon et aujourd’hui en vacances en Irlande, nous a laissé cette anecdote juste avant son départ. N’hésitez pas à réagir !

Tous les Français, aujourd’hui encore, connaissent Radio Londres de la BBC, notamment l’émission  » Les Français parlent aux Français » et les vers de Verlaine devenus tristement célèbres.

Dès 1940, depuis Londres furent diffusés des messages de résistance par la « France Libre« . Ils étaient d’abord clairs puis codés et destinés aux résistants afin de diriger les opérations à distance. La radio durant la guerre devint une véritable arme car elle permettait l’accomplissement des missions avant que les Allemands n’aient le temps de décoder les messages.

L’émission les « Français parlent aux Français  » commençaient par un signal sonore que vous connaissez sûrement : les quatre premières notes de la cinquième symphonie de Beethoven. Ces notes, suivies du fameux « Ici Londres… » suffisaient à tirer les Français de leurs activités et de leurs tourments pour écouter des nouvelles de la France Libre. Ce choix n’était pas anodin car ces quatre notes, trois brèves suivies d’une longue ( . . . – ), correspondent en morse à la lettre V, qui représente bien sur ici le V de la victoire afin de rappeler sans cesse aux Français qu’ils n’avaient pas perdu et aux Allemands qu’un jour la vengeance arriverait ! Ainsi, le débarquement en Normandie du 6 juin 1944 fut annoncé aux Résistants grâce aux vers de Verlaine « les sanglots longs des violons de l’automne… ».

Pour aller plus loin :

– il y avait déjà eu une anecdote sur le V de la victoire, notamment son origine et ses significations

– vous pouvez écouter de courts extraits des messages de l’émission  » les Français parlent aux Français  » (prenez le temps de regarder les différents messages, certains sont étonnants…)

– l’alphabet morse : http://www.limousin.iufm.fr/musee/musee_sciences/telegraphe/images/morse.jpg

Et pour finir par une ouverture musicale, la fameuse 5e symphonie de Beethoven :