Anecdote du dimanche (28) – Les feux de l'amour
En 1967 en Californie, c’est le « Summer of Love » (L’été de l’amour). Des jeunes du monde entier sont rassemblés pour dénoncer la guerre du Vietnam, la société de consommation et au-delà toute forme d’autorité et de conformisme. Ils se nomment eux-mêmes « hippies » et partagent notamment un même goût pour les cheveux longs et la musique rock.
C’est dans ce cadre qu’est organisé un festival de musique gratuit dans la ville californienne de Monterey. De nombreux artistes alors très connus s’y produisent : les Mama’s and Papa’s, Janis Joplin, Otis Redding, Ravi Shankar… et un guitariste de génie, Jimi Hendrix.
Bien qu’Américain, Jimi est encore mal connu dans son pays et il veut donc marquer le public durablement. Mais la concurrence est rude : les Who vont également jouer. Or, ces derniers savent diablement bien s’y prendre pour électriser les foules et concluent toujours leurs concerts en fracassant leurs guitares contre les enceintes et la batterie… Jimi est catégorique : il doit jouer après les Who, afin de faire plus fort et plus fou qu’eux. Mais les organisateurs refusent obstinément.
Furieux, Hendrix veut tout faire pour que les Who ne puissent pas le dépasser. Il propose alors un spectacle ahurissant : arborant une chemise orange et un pantalon rouge, il époustoufle le public par sa maitrise technique, allant jusqu’à jouer quelques mesures avec sa langue. Pour conclure son concert enfin, il décide tout simplement de brûler sa guitare sur scène en l’aspergeant d’essence ! Et en effet, après lui, même les Who parurent bien sages.
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(Ne faites pas la même chose chez vous ! Ni ailleurs…)










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