Devinette du dimanche – no hay camino
Quelqu’un saura-t-il identifier – précisément – le document suivant ?

Jérémy et Mélanie ont conjointement trouvé la solution à travers leurs commentaires.
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source : Musée du Quai-Branly ; C. Grataloup, « Les voyageurs du Pacifique », dans le magazine L’Histoire, n°355, juillet-août 2010.
Categories: Jeux et devinettes



Puisque personne n’essaie cette fois, je me lance. C’est un jeu style échecs, mais africain ?
Merci Antoine, je désespérais de voir un élève tenter sa chance ! Ton hypothèse est très intéressante mais ne correspond pas hélas à la réalité. En revanche il y a un point commun entre les échecs et la véritable nature du document : il est question de déplacements.
Le but de ce jeu n’est-il pas de faire rentrer tous les petits bouts de bois dans un carré ? Cela est compliqué car ils sont tous reliés entre eux, que ce soit directement ou indirectement ! Un bon casse-tête 🙂
Bonsoir Charles,
Ma réponse à Antoine était maladroite : il ne s’agit pas d’un jeu mais d’un objet qui avait une utilité très concrète.
Je pense au une carte des îles qu’on utilisait en Polinésie Français avant la colonisation. Mais pas sur car cela est peut-être africain.
… L’ancêtre du cadran solaire? Ou du compas? Un plan dont les routes correspondraient aux morceaux de bois?
@Jérémy E. @Mélanie.R
C’est tout à fait ça ! Il s’agit d’une carte des îles Marshall (en Micronésie pour être précis). Les morceaux de bambou représentent les « routes principales », la direction de la houle. Les coquillages quant à eux indiquent l’emplacement des îles.
Cet objet est assez récent (fin du XIXe siècle sans doute), mais il correspond à un savoir-faire multiséculaire. Grâce à ces instruments, les voyageurs du Pacifique pouvaient se déplacer sur de très longues distances et trouvaient des îles – même très petites – avec une étonnante facilité. Leur connaissance du milieu marin était exceptionnelle et leur permettait de littéralement « lire la mer » : les mouvements de houle, la forme des nuages, la course des oiseaux, la faune maritime, la couleur de l’eau ainsi que sa température et son goût (!) étaient autant de signes, d’indices. Certains emportaient parfois des cochons à bord des pirogues, utilisant leur odorat extrêmement développé.
Vous pouvez voir ce genre d’objets et bien d’autres encore au musée du Quai-Branly à Paris, dont voici une rapide « visite en ligne » : http://modules.quaibranly.fr/visite-flash/
Un ancetre du GPS !!
Non franchement ils ont du talent pour se repérer avec ce truc, surtout ceux qui passent en haut à gauche de la carte, ça m’a l’air un peu flou…
@fabien
Je pense qu’il faut être un marin, qui plus est micronésien (ou polynésien à la rigueur), pour comprendre pleinement cet instrument. D’après mes sources, il était indigne pour un chef de pirogue d’emmener cette « carte » sur son embarcation : il devait connaître par cœur le chemin… Ça servait juste à réviser chez soi en quelque sorte.
Quand l’idée de la carte est venus je repensé au même objet que j’avais apercue dans un dessin annimé mais je ne rapelle pas le titre. Peut-ête qu’il fallait être micronésien pour la comprendre mais il n’empéche pas que c’est plus partique que la carte et le compas des marin de la même époque.
J’ai une question quand ont été inventés ces objets au juste ?
@Jérémy E.
Tu as eu une très bonne intuition en tout cas Jérémy. Pour ce qui est de la date d’invention de ces objets, c’est très difficile à dire d’autant plus que la culture des peuples du Pacifique Sud est longtemps restée orale. Le manque d’écrits anciens rend très aléatoire toute tentative de datation précise.
Pour prendre un exemple, on sait que l’île de Pâques a été peuplée par des Polynésiens bien avant l’arrivée des Européens (au début du XVIIIe siècle) : étant donné l’isolement de cette île et sa taille très réduite, on suppose qu’ils disposaient déjà de cartes semblables à celle présentée ici. Mais malgré le renfort de procédés scientifiques (datation au carbone 14), les historiens ne parviennent pas à se mettre d’accord. Ainsi, si on souhaite être prudent, on dira que les Polynésiens ont découvert l’île de Pâques entre 400 et 1200. Large fourchette n’est-ce pas ?
Une fourchette de 800 ans c’est très large ; mais cela est vrai que ces peuples on laissés quelques beaux témoignage (comme les statues par exemple).
Bonsoir monsieur,
J’arrive un peu tard pour proposer quelques idées, je sais mais bon…
En tout cas très intéressant ce genre de carte, mais je préfère celle que j’utilise en forêt pour m’orienter. =)