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Diagnostic historique à l’aveugle (1)

Pour s’amuser un peu en ce dimanche, je vous propose un jeu sous forme de devinette. Il s’agit, à la simple lecture de ce texte (et sans recours à un moteur de recherches), de le dater et d’en deviner l’auteur. Dans la mesure du possible, essayez d’argumenter, de justifier votre réponse. Il est aussi possible de répondre volontairement une énormité. J’ai été plutôt gentil, l’exercice n’est pas difficile cette fois.

« Comme s’il était permis d’oublier que c’est en ma personne seule que réside la puissance souveraine (…) ; que c’est de moi seul que mes cours tiennent leur existence et leur autorité ; que la plénitude de cette autorité, qu’elles n’exercent qu’en mon nom, demeure toujours en moi, et que l’usage n’en peut jamais être tourné contre moi ; que c’est à moi seul qu’appartient le pouvoir législatif, sans dépendance et sans partage ; que c’est par ma seule autorité que les officiers de mes cours procèdent, non à la formation, mais à l’enregistrement, à la publication, à l’exécution de la loi, et qu’il leur est permis de me remontrer ce qui est du devoir de bons et utiles conseillers ; que l’ordre public tout entier émane de moi et que les droits et les intérêts de la nation,  (…) sont nécessairement unis avec les miens et ne reposent qu’en mes mains. »

La solution a été brillamment trouvée par Matthieu, c’est à lire dans les commentaires.

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  1. Denis
    05/09/2010 à 14:39 | #1

    Boujour monsieur ! Je dirais que ce texte date du 18ème ou du 19ème siècle et que c’est Napoléon qui en ai l’auteur car on entend parler de cours, d’officier, de la puissance souveraine et il y a des mots compliqués comme « éname » etc.

  2. 05/09/2010 à 15:05 | #2

    @Denis
    Merci pour tes hypothèses Denis. Je ne te réponds pas tout de suite sur le fond, j’attends que d’autres élèves t’imitent. Félicitations en tout cas car tu as pris soin de justifier ta réponse. Patience donc, la réponse viendra bientôt.

  3. Matthieu
    05/09/2010 à 18:13 | #3

    Moi je dirais Louis XIV.

    Pourquoi ? Tout d’abord à cause du style visiblement cette personne était éduquée, ensuite à cause du message emplit de fermeté lorsqu’il parle du pouvoir législatif ou alors de son autorité. Ce n’est pas n’importe qui c’est le roi qui a bâti Versailles, qui est omnipotent, qui a le pays le plus puissant du monde à l’époque qui contrôle la noblesse, le Roi Soleil Himself qui déteset qu’on lui dicte ce qu’il doit faire et à qui tout le monde doit autorité !

  4. 06/09/2010 à 19:13 | #4

    @Matthieu
    Tu es devenu le roi de l’argumentation Matthieu. Cela dit, ça n’est pas Louis XIV, même si, force est de l’avouer, tu n’es pas très éloigné… Attendons de voir si d’autres élèves passent et tentent le coup malgré leur rentrée très chargée.

  5. Mélanie R
    07/09/2010 à 16:11 | #5

    Louis XVI ?

    Si les Cours doivent autorité à cette personne, cette même personne est très probablement un Roi, ce texte remonte donc à l’époque de la monarchie. Et si certains nobles de la Cour commencent à prendre parti contre leur monarque, remettent en cause ses pouvoirs, au point que celui-ci doive en personne rétablir l’ordre, alors la Révolution approche!

    Donc j’opte pour une lettre du Dernier Louis datant de quelque temps avant la Révolution.

  6. fabien
    07/09/2010 à 20:22 | #6

    Bah j’avoue qu’instinctivement et essentiellement à cause de la vanité divine qui réside dans ce texte, j’aurais aussi dit Louis XIV…
    Mais apres relecture je me suis souvenu que ce roi avait la facheuse habitude il me semble de se désigner par le pronom « nous » (de se nounoyer ?).

    Bon toujours sur la piste d’un grand dirigeant français, je suis Mélanie et ses arguments et tente Louis XVI alors, alors que son royaume commence a lui échapper et qu’il tente de réaffirmer son autorité (qui doit être a peu près aussi ridicule que le Trésor français de l’époque…)

  7. 08/09/2010 à 18:22 | #7

    @Mélanie R et @fabien
    Louis XVI, vous voulez dire le serrurier qu’on a forcé à être roi de France ? Eh bien non ! C’était pourtant très très bien essayé, d’autant plus que vous avez cru deviner tous les deux que l’auteur de ces lignes était contesté, ce qui est juste ! Le prochain qui tentera ne peut que trouver. A moins de le faire exprès.

  8. Matthieu
    08/09/2010 à 20:37 | #8

    Louis XVIII ? Le gentil monsieur en carton qui faisait office de roi et qui voulait revenir au drapeau blanc à fleur de lys ?
    Si j’ai faux c’est fait exprès !

  9. 08/09/2010 à 21:28 | #9

    @Matthieu
    Je le savais, tu l’as fait exprès. Cela dit, le drapeau tricolore avait bien été abandonné pour le drapeau blanc. Tout blanc. Du coup, je me demande, comment différencier clairement sur un champ de bataille le drapeau français de celui de l’appel à la reddition ?
    Si j’étais l’auteur de ces lignes, je serais tout de même affreusement vexé qu’on m’ait ainsi oublié.

  10. Matthieu
    10/09/2010 à 18:05 | #10

    Louis Philippe ? Charles X ? Louis XV ?
    En fait monsieur je crois qu’il y avait une subtilité il y avait des fleurs de lys dorées sur le drapeau il n’était donc pas blanc. De toute façon à l’époque de Louis XIV l’armée française était la meilleure du monde et ne se rendait donc pas. Ceci dit cela a bien changé nous avons bien baissé ds le classement.

    Le fait que nos illustres généraux fassent charger nos compatriotes sous le feu des mitrailleuse alors que les Français étaient moins nombreux que les Allemands et devaient donc limiter les pertes. Je ne parle pas de notre artillerie qui pilonne les positions françaises. Et je ne parle pas de notre excellente stratégie de 1940, cela s’appelle « je suis mauvais mais j’ai des alliés ». Sur ce je vous laisse méditer. Bon week end à tous .

  11. 10/09/2010 à 19:38 | #11

    @Matthieu
    J’étais persuadé qu’il était tout blanc au moment de la Restauration (je ne parlais pas du drapeau sous Louis XIV), mais tu as peut-être raison Matthieu, tu aurais un lien pour me persuader ?
    L’auteur des lignes plus haut est l’arrière-petit fils de Louis XIV et tu l’as cité, c’est donc…

  12. Matthieu
    10/09/2010 à 21:48 | #12

    And the winner is Louis XV !

    Pourquoi a t’il dit ca ? C’est suite à l’attentat qu’il a subit ?

  13. Matthieu
    10/09/2010 à 21:53 | #13

    J’avais tort en réalité il était tout blanc. Dommage. Comment on peut faire un drapeau comme ca ? C’est incompréhensible.

  14. fabien
    11/09/2010 à 10:09 | #14

    Un drapeau Blanc ?! Original !
    Peut-être pour faire des économies en teinture de drapeaux…

  15. 11/09/2010 à 10:24 | #15

    @Matthieu
    Bien vu Matthieu ! Il s’agissait bien de Louis XV, plus précisément de son « Discours de la Flagellation » de 1766. Devant le Parlement de Paris, le souverain remet à leur place des nobles trop contestataires en réaffirmant avec autorité les principes de base de l’absolutisme. Il fallut attendre 5 ans pour que le Parlement soit supprimé en 1771… avant d’être rétabli par Louis XVI en 1774. La contestation de l’absolutisme reprit alors de plus belle jusqu’à l’apogée de la période révolutionnaire.
    (A priori, il n’y a pas de lien direct avec l’attentat de Damiens, survenu 9 ans plus tôt en 1757, mais l’hypothèse était très pertinente).

    @fabien
    Sans trop vouloir m’avancer, faire des tissus blancs demande au contraire de nombreux traitements. Tout cela me rappelle encore des livres de Michel Pastoureau, le grand spécialiste de l’histoire des couleurs, mais j’ai déjà beaucoup parlé de lui sur ce blog.

    Bonne journée à tous !

  16. Matthieu
    11/09/2010 à 11:58 | #16

    Louis XV était surnommé le « bien aimé » mais je crois savoir qu’il était quelque peu mollasson comme le serrurier, est ce vrai ?

  17. 11/09/2010 à 12:27 | #17

    @Matthieu
    Le roi « bien aimé » est mort détesté. Il semble qu’il n’ait complètement assumé son rôle de Roi que par moments (comme en 1766). Mollasson peut-être, mais surtout sombre et fragile. En revanche, contrairement à son petit-fils et successeur, il a multiplié les conquêtes féminines (la marquise de Pompadour et la comtesse du Barry pour les plus connues). C’est d’ailleurs son côté « coureur de jupons » qui a fini par considérablement ternir sa réputation.

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