La devinette du dimanche – De sang-froid
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Après un long silence de plusieurs semaines, un voyage à Berlin et un repos bien mérité, le blog reprend vie en ce dimanche ! Et pour renouer peu à peu avec les bonnes habitudes, voici donc une devinette dominicale qui brillera par sa simplicité.
Quelles sont la nature et la date (approximative) de ce document ? Et surtout, que se passe-t-il ?
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La réponse a été trouvée grâce aux interventions de Corentin et de Mélanie, mais aussi du fait de la persévérance inouïe de Jérémy – voir les commentaires.
source de l’image : BNF
Categories: Jeux et devinettes




Une séance d’entrainement avec des balles à blanc ?
Il s’agit de vraies balles, Antoine. Mais l’idée est intéressante et il faut la creuser.
Une bataille aux alentours du XIX siecle ? Sinon monsieur savez vous quelles classes vous prenez cette année ?
@Corentin E
Il ne s’agit pas d’une bataille à proprement parler, ce qui me fait penser que j’ai oublié de souligner un point essentiel évoqué par Antoine : ces soldats s’entraînent. Quant à la date, elle est plus récente. De peu, certes.
J’ai deux classes de 2de, une de 1ere Es et des élèves de Cycle… Ainsi que les élèves en classe européenne, sur les trois niveaux.
Bon… Bah je sais maintenant qu’il n’y a aucune chance pour que je vous aie cette année… Dommage :/
Quant au document, la scène se déroule-t-elle en Angleterre? Car le fait que les hommes soient montés à cheval ainsi que la moustache garnie qu’affichent ceux au premier plan me font penser à nos amis britanniques…
Dommage en effet Mélanie, mais tu pourras peut-être passer de temps en temps en cours d’euro !
La scène ne se déroule pas en Angleterre. A l’époque dont nous parlons, dans de nombreux pays, la moustache – voire la barbe – était de mise pour presque tous les hommes. Un visage glabre était potentiellement considéré comme un manque de virilité.
Bonjour Monsieur,
Je pense que la scène se déroule en France (en effet l’uniforme présent ressemble à l’uniforme français d’avant la Première Guerre Mondiale ou du début de la guerre (notament le Képis des officiers) ; il ne peuvent-être allemand les officiers aurait le Casque à pointe (il s’utilisait pour les officiers tous les jours même lors des parades). Ils ne peuvent être Anglais car vous le dite ici :
Enfin, un dernier élément si ma supposition est bonne, l’Armée Française utilisait (encore) des régiments de cavalerie avec des « vrais » chevaux ! (Une betisse quand la puissance de l’artillerie allemande en 1870!). La nature du document est une peinture, une photographie n’aurait pas put aussi net (surtout sur le « flash » du fusil). Ou alors une photo de peinture.
Et à la question « Et surtout, que se passe-t-il ? » :
1- Il s’agit d’un entraînement (comme le dit en Antoine) pour tester un nouveau fusil (surtous la distance a laquelle on peut atteintre les ennemis) commandé par la République pour ses soldats car l’officier qui note quelque chose sur son carnet (au premier plan).
2- Ou alors de tester le calme (autrement dit le sang froid) des concrits face a une charge car si les concrits ne son pas calme (sous le feux ou l’or d’un charge ennemis). ne sont pas des soldats qui écoutent.
@Jérémy.E
Quel retour tonitruant Jérémy ! Tu as considérablement fait avancer la résolution de l’énigme.
– il s’agit de l’armée française, dont tu as reconnu les uniformes ;
– le document date du début du XXeme siècle, très peu de temps avant la Première guerre mondiale, plus précisément de 1912 ;
– c’est une illustration ;
– nous avions déjà vu qu’il s’agissait d’un entraînement, tu précises que des gradés encadrent de simples soldats en prenant des notes ;
– cet entraînement est destiné à tester le calme des soldats, mais pas seulement…
Deux questions demeurent :
– où pouvait-on trouver ce genre d’illustration ? un indice (j’espère pas trop trompeur) : l’original est en couleurs
– quelle autre aptitude des soldats est-elle testée ? un autre indice : notez bien que des soldats tirent à balle réelle sur leurs compatriotes…
Enfin, une précision : les chevaux ont été très longtemps utilisés pendant les guerres. Notamment durant le premier conflit mondial, où, si j’ai bonne mémoire – je vérifierai demain – plus d’un million d’équidés ont été mobilisés ! Et plusieurs nations avaient encore des cavaleries très nombreuses durant la seconde guerre mondiale, mais il est vrai qu’elles ne jouaient quasiment plus qu’un rôle d’infanterie.
A la question : « Où pouvait-on trouver ce genre d’illustration ? » Dans les journeaux comme « Le Petit Journal »
Et pour la seconde question : leur aptitude à donner la mort ??? mais je n’en suis point convaincu.
@Jérémy.E
Bien vu Jérémy, c’est une illustration du Petit Journal ! (pas celui de Canal Plus, mais un quotidien à succès de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Petit_Journal_%28quotidien%29)
Il s’agit bien de leur aptitude à bien viser, donc potentiellement à donner la mort – car c’est bien cela qui se passe durant les guerres, ne l’oublions jamais. Crois-tu cependant que les soldats français tuaient volontairement leurs camarades en guise d’entraînement ?
Non je ne crois pas que les soldats français tuaient volontairement leurs camarades en guise d’entraînement ; mais pourquoi utilisait-il de vraies balles ?
Il n’aurait pas été plus simple de préparer tout les fuisil avec des balles à blanc ou même simplement les cartouchières.
La question qui se pose maintenant, et qui permettra de résoudre définitivement l’énigme, est la suivante : comment expliquer que les soldats tirent à balle réelle sans pourtant jamais risquer de tuer leurs compatriotes qui se dressent face à eux ?
… Ils visent leurs montures?
@Mélanie.R
Tu essayes de coiffer Jérémy sur le poteau Mélanie ? Mais non, les soldats n’abattent pas non plus les montures et ils visent bien prioritairement les soldats, leurs compatriotes, avec de vraies balles, sans pourtant les tuer.
Les soldats visent trop haut ou alors la portée des balles est limitées en distance.
@Jérémy.E
Non, non, la portée des balles n’est pas limitée et ils atteignent bien leur cible. Mais pour autant, ils ne tuent ni ne blessent personne…
Sont-t-elle molle ? Ou alors leurs conpatriote ont des gillet par balle modéle expérimentale ? (cuirace sous le gilet)
Pas de balles molles à ma connaissance. Ni gilets, ni cuirasses… Mais tu es plus près du but : il y a bien quelque chose qui est « faux » ou « mou » dans cette histoire, mais ce ne sont pas les balles, ni les fusils.
Bonsoir Monsieur,
Si les balles ou les fusils ne sont pas liée a l’histoire, je pense que ce serait le terrain ou la charge mais je n’ai pas d’argument à vous proposer.
Un dernier indice, qui est quasiment une réponse : c’est en effet la charge qui n’est pas réelle, bien qu’elle se déroule sous les yeux des soldats.
Bonsoir Monsieur,
Si la charge n’est pas réelle elle est soit projetée sur écran soit par un mirroir. Où alors par un autre sythème (peut-être une vitres protectrice devant les soldats por éviter que leur balle blésse des cavalier.
Quelle magnifique persévérance Jérémy ! Regarde le lien suivant :
Source: archeosf.blogspot.fr
J’en dirai plus ce soir.
Si on récapitule les réponses : il s’agit d’une illustration du Petit Journal du 30 juin 1912. On y voit des soldats s’entraînant au tir sur un écran où est projetée une charge de cavalerie. Les officiers évaluent la précision des tirs. Une sorte d’ancêtre de la console en somme…
Le numéro complet de la revue est accessible sur le site de Gallica – voir la p.8.
Bonjour Monsieur,
Original comme technique d’entrainement militaire. Le tire au cinématographe je ne connais pas mais ravie de l’apprendre ! Comme toujours les illustrations du Petit Journal sont toujours aussi belle.
Si la réponse que j’ai trouvée est la bonne je la doit surtout à cette intervention :
Et puis on à le droit de ne pas savoir mais ont n’a pas le droit de pas éssayé comme le disait mom professeur de Mathématiques en classe de 4e.