Devinette du dimanche – C’est le plus grand des sportifs

Et voici une nouvelle devinette du dimanche qui offre comme un écho à l’actualité. L’idée sera, par un jeu d’hypothèses et de déductions, d’établir une présentation complète du document ci-dessous, en répondant notamment à la question suivante (mais elle devrait conduire à d’autres interrogations) :

De qui est-il question dans le texte ci-dessous ?

Rien de ce qui touche à l’éducation physique et sportive ne le laisse indifférent (…) Ah, sans doute n’a-t-il pas la prétention d’être un champion mais qu’importe ? il pratique. Comment, en effet, oser prôner les effets du grand air, de la vie musculaire, de la sobriété, lorsqu’on est soi-même un sédentaire endurci, un inactif ? (…)

Quels sont ses sports de prédilection ? Tous et aucun. Cela dépend des circonstances, de l’humeur du moment. Il est parfaitement éclectique : l’été, la natation ; l’hiver, le ski. 

La solution a été trouvée par deux nouvelles recrues à l’issue d’une formidable action collective comme vous pouvez le voir dans les commentaires.

Princesse Mononoké (par Clément)

Voici un nouvel article d’élèves, présentant un film du réalisateur japonais désormais habitué de ces lieux : Hayao Miyazaki. Je remercie Clément pour sa patience – car ce texte est prêt depuis bientôt un mois maintenant. N’hésitez pas à le commenter !

Les films d’animation ont généralement tendance à rebuter les adolescents et les adultes car ils pensent que ce sont des films pour enfants, sans grand intérêt. Cependant, ils ne savent pas à quel point ils peuvent avoir tort de passer à côté de ce genre de films, notamment ceux du studio Ghibli. Si certains sont en effet enfantins, ce n’est pas toujours le cas. Ils apportent souvent un message universel et une réflexion sur l’Homme en général et sur le monde.

Princesse Mononoké (Mononoke Hime de son nom original qui signifie approximativement princesse des esprits vengeurs), conte l’histoire d’un jeune prince, Ashitaka. Le récit prend place au Japon durant le XVe siècle. La forêt est alors protégée par des animaux géants, les anciens dieux, mais elle se dépeuple à cause de l’action de l’homme. Un de ces dieux, un sanglier, est transformé en démon dévastateur et attaque le village d’Ashitaka. En voulant le tuer, le prince est touché au bras par la malédiction du démon. Pour être guéri, Ashitaka est forcé de partir à la recherche du dieu Cerf, le dieu de la forêt, et doit porter sur le monde un regard sans haine.

Mononoke_mori_Yakushima_07Au cours de son périple, Ashitaka se rend rapidement compte que la forêt du dieu Cerf est menacée par les hommes, notamment par les forgerons. Cependant, ce n’est pas l’habituelle lutte entre le bien et le mal. Il n’y a ni méchants ni gentils, mais seulement des protagonistes qui partagent une vision différente de l’avenir et qui défendent leurs propres intérêts. Les animaux comme les forgerons combattent pour leur survie. Le conflit naît de l’absence de dialogue entre les deux clans.

La nature est omniprésente dans le film. Avec Princesse Mononoké, Miyazaki souhaite donner une vision plus réaliste la concernant, contrairement à Mon Voisin Totoro où la nature est sublimée. Ici, elle est dangereuse et impitoyable lorsqu’elle est menacée, et cela se ressent particulièrement à travers le personnage de Moro, la déesse louve, qui lutte avec rage contre les humains.

Cependant, Princesse Mononoké n’est pas un film écologique basique qui prétend apporter une solution. Il se contente de présenter les deux camps et leurs motivations. Miyazaki insinue d’ailleurs une question : qui peut prétendre détenir la solution ? Avec ce film, l’auteur nous invite à une prise de conscience. Il nous montre notamment comment l’homme peut s’exclure d’une dimension pourtant essentielle à son existence. Miyazaki nous laisse réfléchir sur l’action de l’homme. Il dit lui-même :

« Notre espèce exploite la nature sans réfléchir un seul instant aux conséquences. En revanche, dès que la nature exerce sa fureur sur l’humanité, nous préférons nous plaindre plutôt que de nous interroger sur la valeur de nos actes ».

Avec leur technologie, les hommes se sentent supérieurs aux dieux de la forêt, à tel point qu’ils dévastent la nature sans réaliser qu’ils risquent de se détruire eux-mêmes. Leur aveuglement est symbolique d’une espèce qui perd le contact avec ses racines les plus anciennes, au point de se croire capable d’exister en malmenant leur environnement. Implicitement, tout ceci est contenu dans un dialogue entre Ashitaka et Moro :

Ashitaka – Quelle magnifique forêt. Okkoto n’a pas encore chargé ?

Moro – Les sangliers sont en marche. La forêt dévastée pleure à leur passage. Mais tu ne peux pas entendre le sanglot des arbres. Moi, je demeure ici à écouter leur lente agonie. Ces cris réveillent en moi la blessure de la balle, et je rêve du jour où je pourrais enfin broyer de mes crocs la tête de la femme qui nous tue !

Ashitaka – Moro, cette guerre a trop duré. Pourquoi n’y mets-tu pas un terme ? Vous pourriez vivre en paix avec les humains !

Moro – Les humains se rassemblent pour une dernière bataille. Leur feu bientôt viendra nous brûler.

Le récit épique du film est accompagné de musiques magnifiques composées par Joe Hisaishi. Ses compositions nous entraînent littéralement dans l’aventure. Elles retranscrivent vraiment bien l’atmosphère onirique présente dans le film. Princesse Mononoké est donc un film vraiment très mature. Riche en émotions et révélateur d’un message universel, ce film est pour moi un véritable chef-d’œuvre.

source de l’image : Chris73, Wikimedia Commons

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Devinette du dimanche – Sarà perché ti amo

Aujourd’hui nous renouons avec les devinettes, en image et en couleurs. La question est simple (tout comme la réponse) :

que représente l’image ci-dessous ?

saraperchetiamo

N’hésitez pas à vous lancer dans des hypothèses, y compris les plus improbables ! La solution a été trouvée comme toujours suite à un travail collectif magnifique. Cliquez ici pour la lire et consulter la source !

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Tenkû no shiro Rapyuta (par Jane H.)

22/12/2013 6 commentaires
Après Manon A. il y a quelques semaines, Jane H., élève de Seconde  prend dignement la relève avec un brillant article sur le premier film de H. Miyazaki (si celui-ci lit ce blog, il peut venir faire un tour au lycée J.-M. Boivin, il sera accueilli par une foule d’admirateurs).

Hayao Miyazaki
Le château dans le ciel (1986)
(Tenkû no shiro Rapyuta)

Tout premier film d’Hayao Myazaki pour le studio Ghibli, Le château dans le ciel est sûrement une des plus belles œuvres du réalisateur. Mélangeant humour, magie et émotion, il plonge le spectateur dans une incroyable aventure, vraie et touchante, qui vous envoûte littéralement.

L’histoire se passe au Japon, à l’époque de la révolution industrielle (vers la fin du XIXe siècle). Sheeta, une adolescente d’environ treize ans, possède une pierre volante qui suscite bien des convoitises. Enlevée par Muska, un agent du gouvernement, elle parvient à s’échapper et rencontre Pazu, un orphelin de son âge travaillant, dans les mines. Leur rencontre les mènera, après de multiples péripéties, sur la mythique cité volante de Laputa, le château dans le ciel.

Si le film est magnifique, c’est tout d’abord grâce à ses personnages. Effectivement, que cela soit Sheeta ou Pazu, les pirates de l’air ou encore les habitants de la cité minière, tous ou presque attirent la sympathie du spectateur. De plus, en mettant en vedette un couple d’enfants, Miyazaki s’adresse à un public plus jeune que Nausicaä de la Vallée du Vent par exemple. Il arrive ainsi à nous faire retomber en enfance, dans un univers où l’on se laisse emporter par le courage, la pureté et la sensibilité des deux protagonistes.Château dans le ciel

Il faut également souligner la beauté des décors. En effet, malgré « l’âge » du film, les paysages sont déjà magnifiques, et les scènes déjà époustouflantes (notamment, comme souvent dans les films miyazakiens, celles qui se passent dans le ciel).

Mais Le château dans le ciel n’est pas qu’un simple film d’aventure à la narration parfaitement maîtrisée : il est aussi porteur d’un message et dénonciateur d’un monde matérialiste, qui mise tout sur le pouvoir et la technologie.

En effet, le pouvoir destructeur de l’île volante est immense. Cette dernière est armée de robots guerriers quasi-indestructibles, et possède un dôme capable de créer une sorte de bombe atomique, dont le personnage de Muska fait une démonstration. Au moment de s’en servir, il prononce les paroles suivantes :

Dans les saintes écritures, c’était le feu sacré qui détruisit Sodome et Gomorrhe. Dans le Ramayana, c’était la flèche d’Indra. Et prochainement, le monde entier se prosternera à nouveau devant Laputa. 

Cela nous fait comprendre qu’il fut un temps où Laputa dominait le monde. En invoquant des événements aussi importants, des mythes provenant de religions différentes (Sodome et Gomorrhe étant deux villes qui auraient été anéanties pour des raisons qui diffèrent selon les textes religieux), Miyazaki augmente considérablement la puissance de la cité volante car cette dernière explique tous les événements divins survenus depuis le ciel. Elle devient la cité des maîtres du monde et symbolise le pouvoir destructeur universel venu du ciel.

De plus, le réalisateur nous met en garde contre la fascination des hommes pour la technologie, au détriment de la nature et de son équilibre. Par ailleurs, elle ne peut pas résoudre tous les problèmes, bien au contraire, et c’est ce que Sheeta explique parfaitement à Muska dans la salle du trône :

À présent, je sais pourquoi Laputa a été détruite. Comme le dit une chanson à Gondoa : plonge tes racines dans la terre ; laisse nous vivre avec le vent ; passe l’hiver comme les graines ; et chante au printemps comme les oiseaux. Pour vivre on n’a pas besoin de semer la mort. Et on n’a pas besoin de milliers de misérables robots. Mais personne ne peut vivre loin de la terre !

Elle justifie ainsi le départ des humains, qui ne peuvent remplacer le lien profond qu’ils ont eu avec la nature et s’en éloigner.

Oui, s’il y a bien un film du studio Ghibli que j’aime par dessus tout, c’est Le château dans le ciel. Et pourtant, avec Le Voyage de Chihiro, Nausicaä de la vallée du vent ou bien encore Princesse Mononoké, la concurrence est rude ! De par les décors splendides, l’histoire captivante, la pureté des deux enfants ou encore les messages qu’il fait passer, il est et restera selon moi la plus belle réussite d’Hayao Miyazaki.

source de l’image : Toei Company (image en faible résolution pour éviter les problèmes de copyright)

Protégé : Terminale euro – un producto en la globalización

14/11/2013 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

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