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Versailles : la Galerie des Glaces – réponse à une question

Ce matin, des élèves épouvantés ont constaté que je ne pouvais leur affirmer avec certitude que la Galerie des Glaces de Versailles tire son nom des miroirs qu’on y trouve. Ne pouvant supporter plus longtemps de les laisser dans les atroces tourments du doute, j’ai fait une petite recherche.

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Une rapide visite sur le très beau site du Château de Versailles, à la rubrique consacrée à ladite Galerie des Glaces, leur confirmera aisément l’hypothèse suggérée en cours (je vous conseille d’y regarder la vidéo « La galerie des glaces, miroir des jardins »). On y trouve pas moins de 357 miroirs dont l’effet est d’autant plus éblouissant qu’ils font face à d’immenses fenêtres.

J’en profite pour attirer votre attention sur les informations parfois erronées que l’on trouve sur internet. La page de l’encyclopédie en ligne Wikipedia consacrée au sujet évoque elle le chiffre de 15 478 651 miroirs ! Chiffre quelque peu exagéré semble-t-il. N’oubliez pas qu’entre deux sources, on choisit la plus sûre :  dans le cas présent, nous opterons donc pour le site officiel du château.

Correctif : la page de Wikipedia a été modifiée après l’écriture de cet article. Depuis le 6 octobre, on trouve le bon chiffre de 357 miroirs ! C’est là une des grandes forces de cette encyclopédie en ligne : sa souplesse.

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source de l’image : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Hallofmirrors.jpg

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Pour les 4e : art baroque/art classique

Pour réviser votre cours sur l’Europe moderne, et notamment sur les différences entre art baroque et art classique, j’ai trouvé un fichier intéressant mis en ligne par un collègue d’Amiens (Alain Detot, merci à lui). Il s’agit d’un travail en autonomie que je vous conseille de faire avec application. N’hésitez pas à me poser des questions si vous ne parvenez pas à le faire fonctionner. Cliquez sur les deux tableaux ci-dessous pour lancer le fichier !

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Nicolas Poussin (1594-1665), La Sainte Famille sur l’escalier, National Gallery of Art, Londres

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Pierre Paul Rubens
Saint Georges et le dragon
XVIIe siècle,  Musée du Prado, Madrid.

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Un survol de Versailles

Pour anticiper un peu le cours sur Versailles, voici une petite vidéo extraite du documentaire de Gérard Corbiau «Versailles, la visite», sur l’Histoire du château. Je vous laisse notamment apprécier le survol final des jardins et des bâtiments.

http://www.dailymotion.com/video/x3pzac
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L'anecdote du dimanche (5) – La tête de Marie

Marie Stuart (1542-1587) fut reine de France, puis reine d’Ecosse et prétendit même être reine d’Angleterre. Elle est restée célèbre pour sa beauté, pour ses nombreux maris et amants (réels ou supposés),  pour la haine que lui voua la reine Elisabeth Iere d’Angleterre (1533-1603)

Cette dernière avait fait emprisonner sa concurrente dès 1568. Comme il lui fallait bien un prétexte, l’opposition religieuse fut instrumentalisée (Marie était catholique, Elisabeth protestante). Après 18 ans de captivité, Marie fut accusée d’ourdir des complots et condamnée à mort. Mais comme elle était noble, qui plus est de sang royal, elle eut droit à une exécution à la hauteur : la décapitation, à la hache.

Le 8 février 1587, au château de Fotheringhay, Marie s’avance toute de rouge vêtue, en martyre de la foi catholique, jusqu’au bourreau. Celui-ci, paraît-il, aurait bu les jours précédents. Sa vue est trouble, ses réflexes sont ralentis, sa main tremble (c’est mal de boire). C’est une nuque royale qui s’offre à lui. Il tremble plus encore. Un courant d’air traverse brusquement le grand hall où se tient l’exécution.  Notre pauvre bourreau n’est que tremblements (c’est vraiment très mal de boire). Il élève sa hache, prenant un air concentré et sûr de lui et l’abat. La lame pénètre la nuque de Marie, le sang jaillit, macule le sol et les vêtements. Stupeur, la tête n’est pas tombée ! Affolé, le bourreau assène un deuxième coup qui est un deuxième échec. Marie, têtue, ne se laisse pas si facilement trancher. Ce n’est que lorsque la hache s’abat pour la troisième fois qu’elle permet d’obtenir enfin deux morceaux bien distincts. Marie semble bien morte. Le bourreau, soudainement ragaillardi, se jette sur la tête royale pour la montrer à l’assistance. Mais il est décidément empoté aujourd’hui (la boisson on vous dit) : l’ayant saisie par la perruque, elle lui échappe au milieu de son geste et va s’écraser un peu plus loin…

[Le tableau est une peinture française de la Renaissance de Jean Clouet. Il représente Marie à 13 ans (en 1555)].