Archive

Articles taggués ‘XXe siècle’

Evaluation sur le bilan et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale (CYC3 ES et T ES1)

Titre: Evaluation sur le chapitre Bilan et mémoires de la Seconde Guerre mondiale
Classe: CYC3 ES et T ES1
Description: Réviser le chapitre pour préparer une évaluation d’une heure (type commentaire de document).
Date: Pour le 24-09-2010 (Cyc3) et 28-08-2010 (T ES1)

Voyez notamment cette vidéo du discours du Général de Gaulle du 25 août 1944 :

Anecdote du dimanche (34) – Tante Amélie fait du vélo en short

Fabien, lycéen à Chalon et aujourd’hui en vacances en Irlande, nous a laissé cette anecdote juste avant son départ. N’hésitez pas à réagir !

Tous les Français, aujourd’hui encore, connaissent Radio Londres de la BBC, notamment l’émission  » Les Français parlent aux Français » et les vers de Verlaine devenus tristement célèbres.

Dès 1940, depuis Londres furent diffusés des messages de résistance par la « France Libre« . Ils étaient d’abord clairs puis codés et destinés aux résistants afin de diriger les opérations à distance. La radio durant la guerre devint une véritable arme car elle permettait l’accomplissement des missions avant que les Allemands n’aient le temps de décoder les messages.

L’émission les « Français parlent aux Français  » commençaient par un signal sonore que vous connaissez sûrement : les quatre premières notes de la cinquième symphonie de Beethoven. Ces notes, suivies du fameux « Ici Londres… » suffisaient à tirer les Français de leurs activités et de leurs tourments pour écouter des nouvelles de la France Libre. Ce choix n’était pas anodin car ces quatre notes, trois brèves suivies d’une longue ( . . . – ), correspondent en morse à la lettre V, qui représente bien sur ici le V de la victoire afin de rappeler sans cesse aux Français qu’ils n’avaient pas perdu et aux Allemands qu’un jour la vengeance arriverait ! Ainsi, le débarquement en Normandie du 6 juin 1944 fut annoncé aux Résistants grâce aux vers de Verlaine « les sanglots longs des violons de l’automne… ».

Pour aller plus loin :

– il y avait déjà eu une anecdote sur le V de la victoire, notamment son origine et ses significations

– vous pouvez écouter de courts extraits des messages de l’émission  » les Français parlent aux Français  » (prenez le temps de regarder les différents messages, certains sont étonnants…)

– l’alphabet morse : http://www.limousin.iufm.fr/musee/musee_sciences/telegraphe/images/morse.jpg

Et pour finir par une ouverture musicale, la fameuse 5e symphonie de Beethoven :

Anecdote du dimanche (32) – Mythe à l’eau

Encore un texte de Denis D., que je place cette fois en « Anecdote du dimanche ». L’épisode est connu, mais Denis a su nous en faire un brillant récit. Merci à lui ! (en attendant le texte de Mélanie R. qui sera publié dimanche prochain)

« Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce navire »,

« Dire qu’un navire est insubmersible, c’est lancer un défi à Dieu ».

Ces phrases prononcées par des membres d’équipage ou des passagers du célèbre bateau semblent bien malheureuses pour ceux qui comme nous connaissent la suite des événements. Tout se profile pourtant à merveille quand, le 10 avril 1912, le Titanic appareille de la ville de Southampton (Angleterre) et commence sa longue traversée. Il met le cap sur Cherbourg (France), puis le 11 avril sur Queenstown (Irlande); il y a alors plus de 2 200 passagers sur le navire.

Titanic - dessin de StowerDepuis l’Irlande, il met enfin le cap sur New York. Du 13 au 14 avril, le commandant reçoit des messages disant qu’il y a de la banquise et d’énormes icebergs. Au soir du 14 avril plusieurs bateaux disent avoir croisé d’immenses blocs de glace. A 23h40 alors que le Titanic avance à 22,5 noeuds (41,7 km/h) et se trouve au large de Terre-Neuve les veilleurs Frederick Fleet et Reginald Lee aperçoivent droit devant, à moins de 500 mètres, un iceberg d’environ 30 mètres de haut. Ils s’empressent de sonner la cloche pour annoncer le danger. Aussitôt, le 6ème officier James Pool Moody transmet le message au 1er officier William Murdoch et essaie de virer vers bâbord (à gauche). Puis un officier demande d’arrêter les moteurs et de les faire tourner dans le sens inverse pour que le navire recule, mais faire reculer un monstre de 269 mètres de long et de 52 250 tonnes en quelques dizaines de secondes est quasiment impossible. C’est ainsi que 37 secondes plus tard, malgré les efforts de tout l’équipage, le Titanic percute l’iceberg. Le choc engendré fait sauter les rivets, ouvre une voie d’eau dans la coque. Les cinq premiers compartiments se remplissent d’eau et le navire commence à couler. A 0h15 le premier signal de détresse est envoyé sous l’ordre du commandant Edward Smith.

A 0h25 les premiers canaux de sauvetage sont mis à l’eau. Mais il y a un énorme problème : les canaux ne sont pas assez nombreux (1 178 places contre 2 200 passagers). A 2h18 un énorme grondement se fait entendre, le géant des mers se casse en deux. Puis à 2h20, la partie arrière bascule et s’enfonce dans l’océan. Les personnes tombées à l’eau sont confrontées à des températures extrêmes (jusqu’à -3°C) et meurent en grand nombre. Quelques-unes malgré tout ont la chance de se faire récupérer sur les canaux. Le bilan est très lourd : sur les 2 200 passagers, on dénombre environ 1500 morts. Soit 700 rescapés

Denis D., ex-5e3.

source de l’image : Dessin de Willy Stöwer, artiste allemand (1864-1931).

Anecdote du dimanche (31) – La Guerre de Cent Heures

La violence actuelle des relations et des propos au sein de l’équipe de France de football peut susciter l’inquiétude, la consternation ou faire franchement rire. Ce n’est pourtant pas la première fois que ce sport est accompagné de flambées de haine.

En juillet 1969 eut ainsi lieu une véritable « guerre du football » opposant deux États latino-américains, le Salvador et le Honduras. En vue d’une qualification pour le Mundial de 1970, les deux pays s’étaient affrontés à trois reprises. Chaque match fut l’occasion de débordements violents, les équipes nationales furent menacées et brutalisées par des populations hostiles.

Loin de s’apaiser après la victoire finale du Salvador, la violence se porta rapidement sur le terrain politique puis militaire. Le gouvernement hondurien décida  en effet d’expulser par centaines des paysans salvadoriens immigrés pour trouver des terres et du travail. En retour, l’armée salvadorienne envahit purement et simplement le Honduras le 14 juillet 1969. Grâce à l’intervention de l’Organisation des Etats Américains (l’OEA), la guerre ne dura que 100 heures après avoir fait tout de même plus de 4 000 morts.

retour armée salvadorienneMais dans cette guerre, le football ne fut au fond qu’un prétexte. Un retour massif de paysans sans terre qui avaient émigré vers le Honduras aurait imposé au Salvador une « réforme agraire » (un partage des terres). Mais les riches propriétaires de ce pays voulaient à tout prix conserver leurs immenses terrains sans en céder aux plus pauvres. Le gouvernement salvadorien,  mis sous pression, préféra donc déclencher une guerre avec son voisin plutôt que de risquer de perdre le soutien des grandes familles fortunées… La cause profonde de ce conflit n’est donc pas à chercher dans le football mais bien dans les inégalités économiques qui minaient et minent encore l’Amérique Latine.

Une chose reste troublante malgré tout : aucun autre sport n’a jamais servi de prétexte à lancer une guerre (merci de me détromper si je fais erreur). Pourquoi le football suscite-t-il si souvent des violences ?

source : Paul Diestchy, Histoire du football, Paris, 2010 (un très bon livre que je me permets de vous conseiller).

source de l’image : http://todotemakato.files.wordpress.com/2008/06/02.jpg (retour de l’armée salvadorienne après la guerre).

Anecdote du dimanche (28) – Les feux de l'amour

En 1967 en Californie, c’est le « Summer of Love » (L’été de l’amour). Des jeunes du monde entier sont rassemblés pour dénoncer la guerre du Vietnam, la société de consommation et au-delà toute forme d’autorité et de conformisme. Ils se nomment eux-mêmes « hippies » et partagent notamment un même goût pour les cheveux longs et la musique rock.

C’est dans ce cadre qu’est organisé un festival de musique gratuit dans la ville californienne de Monterey. De nombreux artistes alors très connus s’y produisent : les Mama’s and Papa’s, Janis Joplin, Otis Redding, Ravi Shankar… et un guitariste de génie, Jimi Hendrix.

Bien qu’Américain, Jimi est encore mal connu dans son pays et il veut donc marquer le public durablement. Mais la concurrence est rude : les Who vont également jouer. Or, ces derniers savent diablement bien s’y prendre  pour électriser les foules et concluent toujours leurs concerts en fracassant leurs guitares contre les enceintes et la batterie… Jimi est catégorique : il doit jouer après les Who, afin de faire plus fort et plus fou qu’eux. Mais les organisateurs refusent obstinément.

Furieux, Hendrix veut tout faire pour que les Who ne puissent pas le dépasser. Il propose alors un spectacle ahurissant : arborant une chemise orange et un pantalon rouge, il époustoufle le public par sa maitrise technique, allant jusqu’à jouer quelques mesures avec sa langue. Pour conclure son concert enfin, il décide tout simplement de brûler sa guitare sur scène en l’aspergeant d’essence ! Et en effet, après lui, même les Who parurent bien sages.

(Ne faites pas la même chose chez vous ! Ni ailleurs…)