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La motivation

Question vaste et récurrente, à nouveau !

Que faire face à des élèves qui arrivent à l’école avec des appréhensions et des a priori très négatifs : « Que fait-on ici ? A quoi ça sert ? C’est nul… »

Voici le mélange de deux recettes très détaillées picorées sur le Web, que j’ai arrangées à ma sauce…

Entretenir la motivation de l’enseignant

Perçue par les élèves dès l’entrée en classe, elle doit se transformer en actes cohérents.

  • Rester vivant dans sa capacité d’apprendre, de chercher, accepter le doute et l’incertitude, poursuivre la construction de son identité d’enseignant, oser prendre des risques.
  • Oser donner la parole aux élèves pour entendre comment ils l’ont vécu, pour évaluer le cours. « Quand on a peur de quelque chose, mieux vaut y aller voir le plus vite possible. » (Watzlavick).
  • Accepter que les échecs des élèves puissent aussi être imputables à l’action de l’enseignant et/ou de l’institution scolaire, accepter de se remettre en question.
  • Ne pas s’ennuyer avec ce que l’on enseigne, continuer à rêver, à se laisser interpeller autant dans notre réflexion que dans notre affect, bouleverser ses routines.
  • S’efforcer de clarifier ses propres valeurs et les rendre transparentes, s’interroger sans relâche sur les rapports entre la fin et les moyens, approfondir ses convictions et explorer ses croyances.

La démotivation peut naître d’un écart devenu insupportable et perçu comme irréductible entre ce que l’on croit et ce que l’on fait.

  • Ne pas s’isoler, chercher à rencontrer en profondeur d’autres professeurs, échanger ses pratiques, ses interrogations, partager ses passions ou se laisser séduire par la passion des autres.
  • Oser confronter sa pratique, travailler avec d’autres, tenter une approche interdisciplinaire.
  • Développer l’humour à l’égard de soi, pouvoir vivre la déception sans se dévaloriser ; ne pas confondre ce qu’on fait avec ce qu’on est.
  • Partager une part de ses doutes et de ses incertitudes, oser témoigner de son cheminement personnel.
  • Ne pas se sentir agressé par l’interpellation des élèves « mais à quoi ça sert, ce qu’on fait là ? ».

 

Entretenir la motivation des élèves

Il importe donc que l’enseignant évalue d’abord les chances d’impact de son intervention pédagogique en considérant l’ensemble des facteurs qui peuvent contribuer à motiver ou démotiver les élèves.

  • Chercher sans relâche à tisser des liens entre ce qui se passe dans le monde, ce que vivent les élèves, la matière qu’on est susceptible d’enseigner et les objectifs qu’on se donne.
  • Ne jamais rejeter l’expression de la démotivation des élèves, tenter de la comprendre.
  • Aider les élèves à positiver la manière dont ils perçoivent leur futur.
  • Inviter les élèves à se poser régulièrement la question « à quoi ça sert, ce qu’on fait là ? « , « quel sens cela a-t-il pour moi ? pour nous ? ».
  • Bannir l’ironie à l’égard des élèves, les sarcasmes, les mimiques ou les mots qui « tuent ».
  • Utiliser l’humour pour « réguler les tensions et aussi bien exorciser la monotonie que la suffisance ».
  • Oser accueillir la révolte et les critiques des élèves à l’égard du système scolaire et de la société.
  • Oser questionner les élèves sur ce dont ils ont besoin, sur ce qu’ils ont envie d’apprendre; avoir la volonté de chercher à créer un espace de rencontre avec les objectifs pédagogiques.
  • Se donner les moyens de ne pas s’ennuyer en classe.
  • Donner de la vie (prévoir des dispositifs variés, des surprises) et savoir l’accueillir (prévoir des dispositifs ouverts).
  • Choisir des sujets appropriés, qui combinent les appétits des élèves, ceux de l’enseignant et les exigences du programme.
  • Donner du temps à l’élève pour réfléchir, pour reprendre des forces, pour chercher autrement; donner la possibilité d’abandonner la poursuite d’un objectif sans culpabiliser ni dévaloriser, sans préjuger du long terme pour l’élève.
  • Donner du sens aux activités proposées :- fixer des objectifs accessibles à court terme ; expliciter les attentes ; développer l’entraide, la coopération.
  • Développer le sentiment de compétence :- adopter une attitude positive ;(faire) identifier les progrès.
  • Développer le pouvoir d’agir :- proposer des activités que l’élève peut maîtriser ; lui permettre d’anticiper et, pour cela, éviter les effets de surprise pour les évaluations ; favoriser l’auto-évaluation.
  • Créer un contexte sécurisant :- fixer des règles compréhensibles et respectables (au sens propre : que l’on peut respecter) ; se poser en adulte convaincu et convaincant ;- instaurer justice et justesse (punitions, notes et appréciations…) ;- gérer ses émotions et les aider à gérer les leurs ;- ménager des rituels de communication et de fonctionnement.

Pour finir, je vous renvoie à un des compte-rendus du débat national autour de l’éducation : Question : Comment motiver et faire travailler efficacement les élèves ?

 

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