Site de recherche

Articles récents

Commentaires récents

Archives

octobre 2019
L M M J V S D
« Août    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

693273 visiteurs

Site de recherche

octobre 2019
L M M J V S D
« Août    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

Categories

Tags

Dossier « Evaluer à l’heure des compétences », Les Cahiers pédagogiques, sept./oct.2011

Je vous propose les éléments que j’ai repérés dans ce dossier, une sorte de florilège de ce qui m’a intéressée à sa lecture :

« Se regarder apprendre » par Mireille Laporte-Davin, école du Baril, commune de Saint-Philippe (La Réunion)

Avec ses 20 élèves de CM2, l’enseignante s’appuie sur la méthode Pidapi (Parcours individualisés et différenciés des apprentissages en pédagogie institutionnelle) pour leur proposer de décider eux-mêmes de passer leurs évaluations quand ils se sentent suffisamment préparés. Elle cherche à ce que chaque élève soit en mesure de répondre à des Que sais-je ? tels que « Avant de commencer mon travail, qu’est-ce que je sais déjà correctement ? », « Que me reste-t-il à apprendre ? » ou encore « En quoi ce que j’apprends est-il utile ? »

Les élèves doivent argumenter, écouter leurs camarades et entendre comment ils sont perçus, dans un contexte de classe non anxiogène, qui autorise l’aide.

« Pour comprendre comment on apprend » par Bernard Rey, Université Libre de Bruxelles

Sa conclusion :

« Il y a lieu de penser aujourd’hui que la route vers une évaluation certificative des compétences passe par ce chemin : trouver des moyens de repérer l’interprétation que les élèves font des tâches scolaires qu’on leur donne. »

Voir également son texte Apprendre à l’épreuve des compétences, disponible sur le site du GFEN et sa typologie des compétences.

« Viser l’expertise » par André Gagneux, responsable du site de Bourges de l’IUFM Centre-Val de Loire

L’auteur fait référence au référentiel qui vaut pour les personnels de tous niveaux. Les 10 compétences suivantes sont précisées en détail pour tout professeur : agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable ; maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer ; maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale ; concevoir et mettre en œuvre son enseignement ; organiser le travail de la classe ; prendre en compte la diversité des élèves ; évaluer les élèves ; maîtriser les technologies de l’information et de la communication ; travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l’école ; se former et innover. Entre les connaissances de ce dernier point (« le professeur connaît l’état de la recherche dans sa discipline, dans le domaine de la didactique, de la pédagogie… ») et la mise en œuvre des attitudes correspondantes (« Le professeur met à jour ses connaissances disciplinaires, didactiques et pédagogiques… fait preuve de curiosité intellectuelle et sait remettre son enseignement et ses méthodes en question. »), il y a ce qu’on appelle un saut taxonomique (voir la taxonomie de Benjamin Bloom qui hiérarchise les niveaux d’appropriation). Une compétence est donc un haut niveau de maîtrise d’un objectif, qui peut s’exercer à travers toutes les disciplines. Il en va de même pour nos élèves bien sûr et on ne peut donc pas exiger un tel niveau d’emblée : il n’est obtenu qu’après un temps d’apprentissage, d’entraînement, de réinvestissement, d’oubli et de réappropriation. On n’évalue pas au niveau compétence mais les bas niveaux que sont les connaissances et les capacités : cela explique l’articulation entre socle et programme.

Il y a nécessité de remplacer des moyennes sans signification par la synthèse des observations de chaque compétence dans les différentes disciplines. Cela confère un tout nouveau rôle au conseil de classe et implique un véritable travail d’équipe et de concertation en amont.

« Du conférencier au maître nageur » par Dominique Raulin, Directeur du CRDP du Centre, académie d’Orléans-Tours

L’auteur rappelle que la mission du pédagogue est d’accompagner l’enfant dans ses apprentissages :

–     en repérant les symptômes, recensant les signes extérieurs, les symptômes d’une éventuelle maladie ;

–     en  analysant les symptômes en amont pour essayer d’en trouver la cause et donc d’établir un diagnostique, et en aval : la persistance du symptôme va-t-elle gêner l’élève dans ses apprentissages futurs ?

–     en choisissant un nouveau travail donné à l’élève pour lui permettre de progresser : c’est la solution didactique, le remède qu’il préconise. « Si les progrès attendu ne sont pas constatés, loin d’en faire le reproche au malade, le médecin s’assurera de la justesse de son diagnostique et cherchera une solution alternative. »

« Compétences et constante macabre » par André Antibi, professeur à l’université Paul-Sabatier de Toulouse

L’auteur présente le système d’évaluation par contrat de confiance (EPCC) :

–       programme de révision (les 4/5 environ de l’épreuve porteront sur certains des points de la liste)

-> apprentissage par cœur immédiat possible ;

–       séance de questions/réponses un ou deux jours avant l’épreuve

-> les élèves peuvent demander des explications, des précisions ;

–       élaboration et correction du sujet : longueur raisonnable, questions difficiles non notées, règles de rédaction précisées.

À lire :

–       « Quatorze professeurs, deux classes, zéro note » par des enseignants au collège Jean-Jaurès de Vieux-Condé (Nord) ;

–       « Vademecum avant de se lancer » par Vincent Guédé, professeur au collège expérimental Clisthène (Bordeaux) : suspendre le débat, éviter l’inflation du nombre des compétences, utiliser des items communs, aller vers la grille unique, adopter une échelle à quatre barreaux, évaluer très peu de compétences à la fois, supprimer la note puis… la rétablir, faire des bilans intermédiaires pédagogiques, valider sans ne faire que ça, privilégier le travail en équipe.

Ecrire un commentaire

Vous devez vous connecter pour pouvoir poster des commentaires!