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Gérer sa classe

Évidemment, plus d’un conseil ont déjà été donnés sur ce sujet, bien vaste. Aussi proposerais-je une compilation de ceux que j’ai retenus, qui m’ont aidée dans mes débuts et que je relis encore très régulièrement.

 

Marquer de la distance, ne pas entrer dans le jeu des élèves quand ils interpellent le professeur pour l’entraîner sur des sujets extérieurs au cours.

Le point commun à toutes les difficultés, c’est le problème de décalage des langages : verbal, corporel… Les codes de la communication scolaire ne sont pas maîtrisés par les élèves. Choisir le langage le plus clair, le plus simple, surtout avec les élèves en marge du système scolaire ou les élèves issus de l’immigration. Une attitude méprisante ou une question peut être ressentie comme une agression ; ainsi que le fait de regarder un élève dans les yeux. Dans ce dernier cas, expliquer pourquoi on le fait.

L’essentiel est de connaître ses classes et ses élèves : il faut conduire une relation personnelle rapidement, être disponible pour les élèves.

Garder les objectifs du programme, ne pas changer les exigences sur les contenus ; mais s’adapter aux élèves en difficulté ou en marge du système scolaire = préparer ses cours sur des situations d’enseignement.

Faire des cours pertinents et associer les élèves à cette pertinence. Quand le travail est respectable, le professeur est respecté. Quand il respecte les élèves, il est respecté. Quand il tient ce qu’il dit, il est respecté. Quand les élèves sentent que le professeur ne prend pas des décisions arbitraires, mais qu’elles sont en symbiose avec l’équipe pédagogique et administrative, il est respecté. Les grosses erreurs à ne pas commettre sont de ne pas préparer ses cours et de ne pas être à l’écoute.

Une solution pour ne pas écorcher le nom des élèves lors de l’appel du 1er cours serait de le faire faire par un élève. Quoi que le professeur choisisse, il doit être capable de l’expliquer aux élèves.

Associés à des projets, les élèves se découvrent totalement différents.

Ne leur permettre de rentrer en classe que lorsqu’ils sont rangés correctement et dans le calme. Leur faire sortir leurs affaires en les laissant debout (pendant ce temps, remplir le cahier d’appel). Ne leur permettre de s’asseoir que lorsque le calme est total et qu’ils sont prêts.

Distribuer les éventuels papiers administratifs avant le cours proprement dit.

Ne pas oublier de noter les oublis de matériel et le travail non fait sur le carnet de correspondance. Vérifier qu’ils (les 6èmes notamment) inscrivent leurs notes sur leur carnet de correspondance. Faire signer au moins le premier devoir de l’année par leurs parents.

Interdire les déplacements en cours, sauf dans le cadre d’un travail de groupe.

Jouer la colère avant que cela devienne tragique et montrer que l’on maîtrise la situation. Être sur le mode du contrat avec les élèves, surtout les indisciplinés = responsabilisation. Le professeur doit tenir compte de sa classe en terme d’activités = penser aux classes agitées : groupes avec rapporteur, oral … Ne jamais se lancer dans des discussions sans fin et inutiles, sur le mode de la justification, avec un élève contestataire. Ne pas relever les interventions de certains élèves qui veulent se faire remarquer.

L’autorité ne se décrète pas, elle se construit. La punition est un échec, même si elle permet éventuellement de maintenir l’ordre pendant un certain temps et avec certains élèves. Elle ne permet pas de gagner en autorité. Pour gagner en autorité : Se mettre en jeu / je : Pourquoi ai-je puni ? Pourquoi n’ai-je pas puni ? Ce que j’ai proposé à ce moment.

Se regarder : Mon arrivée en classe respire-t-elle la sérénité ? Quelle image je donne à des adolescents sur la façon d’aborder un groupe, de prendre en compte les individus, de me mettre moi-même au travail ? Est-ce que je peux / veux / accepte de modifier certains des comportements que j’ai spontanément adoptés face à la classe ?

Mettre les élèves en état de travailler = Ritualiser l’entrée en classe (être à un endroit précis chaque jour, ne rien faire pendant qu’ils s’installent, les saluer, les regarder, assurer la transition avec le cours précédent, annoncer l’objectif du jour = créer des attentes).

Ritualiser de même la fin du cours (signifier qu’on a fini ou pas encore, annoncer le programme du cours suivant, faire noter les devoirs, respecter les horaires, assurer la responsabilité collective des lieux).

Favoriser un travail efficace : rituels et pauses métacognitives, mise en activité avec reformulations des consignes (par le professeur et les élèves), donner la parole à ceux qui ont l’air de vouloir la prendre et se taire le plus souvent possible, imposer une parole audible par tous (faire répéter, s’éloigner de celui qui parle, faire reformuler les propos par les bavards), donner des tâches complexes dont les réponses seront complémentaires plutôt que concurrentes, apprécier une réponse tout en sachant dire non, savoir parfois se contenter de formulations d’élèves, faire prendre en correction et en synthèse des réponses d’élèves différents à chaque fois, faire respecter les tours de parole, exiger des réponses développées, valoriser les prises de parole, mettre les élèves en position de prise de parole longue, mimer l’attitude que doivent avoir les élèves en position d’écoute (se taire et écouter), rendre légitime la parole de l’élève (prendre des notes), varier les situations de prise de parole.

Avoir un cadre ferme et précis (ce qui permet de laisser de la liberté après)

A terme, l’idéal est bien sur que le silence des élèves vienne de l’intérêt du cours (et de sa clarté), mais il faut d’abord assurer la « discipline ». Les élèves ne se rendront pas compte d’un bon cours dans le brouhaha.

Toujours annoncer les sanctions, toujours menacer avant d’agir : ne jamais prendre en traître (mais après, ne pas tarder).

Toujours faire ce qu’on dit, menaces ou promesses, sous peine d’être discrédité. Les menaces ne doivent donc pas être impossibles à tenir.

Les sanctions semblent disproportionnées au début, sévères, injustes. Ne pas se laisser attendrir, c’est nécessaire pour que ça ne se renouvelle pas

TOUT noter : la nouvelle place du bavard, la punition donnée… : c’est du temps gagné par la suite.

Ne pas vouloir un silence complet pendant une heure. A certains moments, il peut y avoir quelques minutes de détente (distribution de feuilles). L’essentiel est que la classe se re-taise immédiatement quand on reprend les rênes et la parole.

Toujours bien prévenir en avance, de la date du contrôle, du travail à faire à la maison.

Déchirer et mettre ostensiblement à la poubelle (surtout au début) quand quelqu’un fait autre chose en classe. Ne pas pour autant interrompre son cours.

Après une situation de tension, surtout ne pas se couper de l’élève. S’intéresser à lui la fois d’après, le faire lire, distribuer etc.

Autres conseils difficiles à tenir au début… : ne pas hésiter à couper la parole des élèves si ce qu’ils disent n’est pas intéressant, ne pas hésiter à séparer des « filles gentilles mais bavardes ».

A rappeler à la 1ère occasion :

Principe général : « je préviens toujours une première fois, la deuxième c’est trop tard, je sanctionne ».

Rappeler les règles de prise de parole en classe, et les faire rappeler par les élèves. Si cela ne rentre pas, faire rédiger une charte à afficher en classe.

Si une punition ne suffit pas, donner 1-2 h de colle à une heure où ça les oblige à revenir (à repérer en début d’année sur leur emploi du temps par rapport au nôtre) : uniquement quand c’est grave, à utiliser rarement.

(On peut aussi mettre l’élève pénible, gênant, au fond de la classe, à l’envers, avec un travail simple mais long.)

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