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Les leçons de grammaire II, le retour

En ouvrant ce blog, j’ai copié-collé mes progressions annuelles et grammaticales, ainsi que mes séquences détaillées préférées, qui marchent le mieux, pour les mettre à disposition de tous les (jeunes) profs de français de collège.

Mais est paru le Rapport de mission sur l’enseignement de la grammaire . Mes séquences ne sont donc plus tout à fait à l’ordre du jour ; et il me faudra un peu de temps pour les proposer à nouveau.

Après lecture du rapport, voilà ce que j’ai retenu :

Le début nous donne des pistes de réponse aux élèves qui nous demandent, à juste titre, « à quoi sert la grammaire ? ». A nous, je pense, d’adapter ces idées en utilisant, notamment, des images plus proches d’eux.

La grammaire sert à :

* imposer notre intelligence ;

* aller plus loin dans notre observation du monde ;

* affirmer les effets produits par une action sur une autre ;

* ordonner les mots et leur donner de multiples sens selon leur utilisation.

Je rajouterais :

* formuler au mieux notre pensée ;

* raconter, décrire, expliquer et, surtout, argumenter de façon pertinente, cohérente et accessible ;

* comprendre et analyser le discours d’autrui, pour s’en faire un avis personnel distancié.

Quand j’étais au collège, il y a 15 ans, les cours de français étaient cloisonnés : nous avions rédaction le lundi, grammaire le mardi, lecture le jeudi… Aucun lien (de sens) ne se faisait entre les différentes « sous-disciplines » ; mais il est vrai que l’enseignement était plus rigoureux. Je me souviens d’un contrôle de conjugaison tous les lundis matins en 6ème ; de l’utilité des conjonctions de coordination (pas seulement de la fameuse liste mais, ou, et, donc, or, ni, car) ; de « si n’aime pas les [ré] » ; ou encore des règles d’accord du participe passé, qu’il fallait pouvoir réciter par coeur à n’importe quel moment de l’année… Si je m’en souviens si bien, ce n’est pas parce que j’ai eu l’occasion de le réviser lors de mes études, mais parce que mes professeurs me l’ont seriné jusqu’à ce que ça rentre !

A mon entrée à l’IUFM, le décloisonnement était à son apogée : il fallait intégrer la « maîtrise de la langue » à la lecture, l’écriture et l’oral dans des séquences où tout était lié. Le mot d’ordre : ne pas faire de la grammaire pour faire de la grammaire, mais pour servir le sens du texte. Cela me semblait intéressant comme approche, plus « pédagogique » et motivant pour les élèves. Bien sûr, la tâche de l’enseignant en était complexifiée, notamment pour ceux qui avait été formés à l’ancienne école ; mais j’aimais réfléchir à ce casse-tête.

Pourtant, dès l’année de stage, la difficulté quasi-insurmontable de faire émerger la notion grammaticale du texte avec les élèves s’est imposée. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! (Je me souviens notamment d’une séance de 4ème sur les propositions subordonnées…) A écouter nos formateurs, cela coulait tout seul, c’était magique et idéal ; dans la réalité, nous trichions tous, je pense, à l’abri des regards de nos inspecteurs. En partant de quelques phrases bien choisies du texte, je faisais une leçon de grammaire que je séparais de la séquence, dans une autre partie du classeur. Je le justifiais en arguant que les élèves pouvaient enlever une séquence terminée pour alléger le classeur, mais pas la maîtrise de la langue qui pouvait servir toute l’année.

Or « c’est la grammaire qui dicte sa loi aux phrases et aux textes et non le contraire ».

Aujourd’hui donc, « les leçons de grammaire doivent être des « espaces pédagogiques » à part entière, chacune construite pour un objectif d’analyse spécifique qui s’inscrit dans une programmation logiquement organisée ». Cette programmation va du plus simple au plus complexe dans un « approfondissement progressif », c’est-à-dire qu’un même fait grammatical sera analysé niveau après niveau dans des dimensions de plus en plus rares, inattendues.

Et, surtout, la terminologie va être simplifiée et lissée pour que tous utilisent les mêmes mots pour désigner les mêmes notions, si abstraites : ce n’est pas dommage ! Je croise les doigts pour l’abandon des « énoncés ancrés et coupés de la situation d’énonciation » ou encore du COS, notamment…

Je suis donc d’accord !

En consultant le B.O., on apprend que des modalités vont nous être communiquées pour la rentrée 2007 ; et que les programmes seront remodelés pour paraître en 2009. Je vous renvoie à la Lettre flash du 14 décembre 2006 : Rénover l’enseignement de la grammaire, qui résume en des termes officiels les nouvelles dispositions suite au rapport.

Je me prépare donc à remodeler, de mon côté, mes cours. Toutefois, ce n’est qu’une question de progression annuelle indépendante, de terminologie, de présentation… car mes séances de maîtrise de la langue constituent déjà des unités.

Pour finir, ce rapport m’a tout de même inquiétée sur un point : au collège, « on établira des comparaisons entre les mécanismes du français et ceux mis en oeuvre par d’autres langues. » Là, je ne suis pas sûre d’être compétente… Des stages de formation continue seront apparemment mis en place : ouf !

Commentaires

Comment de Thalie
Heure à

Je suis entièrement d’accord avec toi sur ce sujet qui me tient particulièrement à coeur. J’attends avec impatience les nouvelles publications. En attendant, je dois préparer avec mes collègues des progressions grammaticales pour les 4 niveaux.
Je découvre ton blog et le trouve très intéressant, félicitations !

Thalie

Comment de rajae
Heure à

bonjour et merci!!!!!
oh!!vivement les cours!!

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