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Projet individualisé pour la maîtrise de la langue (1)

Dans un précédent article, je vous faisais part du projet mis en place par ma collègue d’histoire dans sa classe de 6ème. Il s’agissait, pour finir le programme dans les meilleures conditions, de faire travailler les élèves en autonomie, chacun avançant ainsi à son rythme. Cette nouvelle façon de travailler, intervenant sur le 3ème trimestre et étant soumise aux parents, se basait sur un planning que les élèves devaient se constituer, à l’aide du professeur et en fonction d’étapes obligatoires.

Un premier niveau consistait à reprendre sur le manuel les documents, textes ou cartes, au programme, à les identifier (méthode propre à la discipline) en notant l’essentiel sur le cahier et à recopier les définitions et les dates à connaître. Les élèves apprenaient ensuite leur leçon et demandaient à être évalués une fois prêts. Leur contrôle aussitôt corrigé par le professeur mettait en évidence 3 parties : mémorisation, application et réinvestissement, chacune notée séparément. Si le contrôle n’était pas suffisamment réussi, l’élève devait le recommencer. Dans le cas contraire, il pouvait passer à la leçon suivante ; et ainsi de suite.

Ainsi, dans la salle de classe, les élèves évoluaient en groupes de travail, allaient et venaient au bureau faire vérifier leur cahier, poser des questions ou laisser un contrôle à corriger. Les élèves en évaluation se géraient très bien, même si certains avaient souvent le nez en l’air… Au moindre écart (discussions, retournement…), l’élève pouvait se voir retirer son contrôle = 0.

Une feuille affichée annonçait les chapitres et les documents à étudier ; c’est à partir de cette fiche que les élèves se plannifiaient leur travail.

Quand un élève avait terminé tous les chapitres, il les reprenait dans un deuxième niveau : des questions plus approfondies sur les textes, par exemple. Les rythmes pouvaient être très différents ; et certains étaient avertis de demander plus rapidement que ça un contrôle sur le chapitre en cours… ! Les parents devaient surveiller et faire faire des activités supplémentaires à leur enfant, toujours dans le manuel, pour compléter les notions vues.

J’ai pensé que ce système de travail pouvait s’adapter pour les leçons de maîtrise de la langue, séparées désormais des séquences. En effet, il est inutile de travailler sur les accords noms / adjectifs ou sujets / verbes quand les natures et fonctions des mots ne sont pas acquises, par exemple.

Restent à mettre en place les modalités… A suivre !

Commentaires

Comment de Mme Merlin
Heure à

C’est ce que je fais plus ou moins avec mes élèves de 5ème et 4ème durant les heures de langue (2h/4,5). Et oui, je re-cloisonne ahaha! En fait c’est très efficace, enfin… en tout cas très motivant.

La méthode doit être approfondie et améliorée mais je suis à ta disposition pour t’expliquer ce que je fais (et en lecture aussi si tu veux) et les questions que je me pose encore. Ce n’est pas facile d’avancer seule sur cette méthode.

En gros j’ai tout repris du début avec les élèves eux-mêmes, établi une progression grammaticale sur l’année, trouvé des leçons et des exercices dans les manuels pour établir les fiches en libre service.

Avec les élèves on a étudié les sommaires de différents manuels et ils m’ont aidé en début d’année à établir la progression. Comme ça ils ne râlent pas devant l’ampleur du projet. Nous avons également déterminé (bcp grâce à mon opinion car ils n’ont évidemment pas assez de recul pour le faire seuls) quelles leçons étaient indispensables et lesquelles pouvaient être réservés aux meilleurs élèves. J’ai ajusté la progression proposée pour qu’elle corresponde aussi aux besoins lors de l’étude des textes (on ne se défait pas de ses vieilles habitudes aussi facilement).

Je ne fais pas le cours. Les élèves recopient la fiche au propre dans leur cahier. La leçon est déjà notée ce qui me permet de relire la leçon avec chaque élève séparemment et de vérifier rapidement que l’essentiel est compris. Si c’est sale ou qu’il y a trop d’erreurs on recommence.

Après ils réalisent une série de 6 à 8 exercices assez variés portant sur la leçon. Chaque exercice est noté et ils doivent régulièement venir me montrer leur travail. De même, ils peuvent recommencer l’exercice aussi souvent qu’ils le veulent, c’est à dire qu’un élève courageux ne peut avoir que 10/10.

Pour l’instant les DS restent traditionnels, inspirés des exercices faits en classe (même consigne par exemple ou dictées à trous tirées d’un exercice, etc..) et portent à 80% sur la leçon à laquelle est arrivé le plus lent de la classe et à 20% sur les autres leçons. Ce point est probablement à reprendre et à repenser.

Je me suis retrouvée dans une situation où mes élèves de 5ème avaient 5 leçons d’écart entre le premier et le dernier. Les meilleurs venaient de travailler sur les champs lexicaux et sur les comparaisons et métaphores (dont j’avais déjà brièvement parlé en lecture). Pour réduire l’écart j’ai donc rendu ces deux leçons facultatives et pris en cours semi particulier les trois gamins qui peinaient. L’écart est désormais de une leçon, ce qui sera plus gérable pour les interros.

Je tendais à cela depuis deux trois ans et j’en rêvais depuis le début de mes 10ans d’ancienneté. Je n’ai jamais réussi à décloisonner mes séquences car je n’y ai jamais cru. Là je sens comme une libération. Je tiens à signaler que n’ayant jamais été inspectée ce travail n’est évidemment pas validé par l’EN. Mais quand ils se décideront à venir dans ma ZEP, je fêterais ça avec vous, promis!

En attendant, je suis très preneuse de vos réactions, de vos idées car tout est encore à améliorer.

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