Samedi 7 avril à 18h :  Le scandale de Strasbourg

Rencontre avec André Bertrand et André Schneider à l’occasion de la parution de leur livre intitulé «  Le scandale de Strasbourg » mis à nu par ses célibataires, même,  aux éditions L’insomniaque.
«  En 1966, un groupe d’étudiants contestataires fut élu à la tête de l’AFGES ( Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l’UNEF. Leurs sympathies allaient aux anarchistes, à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d’entre eux avec l’internationale situationniste se concrétisèrent par la création de l’emblématique pamphlet De la misère en milieu étudiant.
Les prises de position publiques et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brûlot ne laissaient aucun doute: ces étranges et dangereux élus syndicaux œuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d’autre qu’au renversement révolutionnaire de la société – dans le but de libérer la vie quotidienne de l’aliénation du travail salarié, pour «  vivre sans temps mort et jouir sans entraves ». Ces exigences élémentaires et leur début d’application causèrent un immense scandale, relayé largement par la presse de l’époque, tant en France qu’à l’étranger.
On s’accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des évènements de mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes, leur style et leur critique radicale, sur le devant de la scène » .
Plasticien et écrivain, André Bertrand est l’auteur du Retour de la Colonne Durutti, comics réalisé en octobre 1966, qui annonçait De la misère en milieu étudiant.
André Schneider était président de l’AFGES en 1966 et a donc présidé le « scandale » . Il est historien et géographe.

Mercredi 11 avril à 19h :  Pietra viva

Dans le cadre de notre projet Deux points, et à l’occasion de l’exposition des photographies de Jean-Louis Hess  Carrare, la montagne blessée  ( 5 mars-28 avril), nous organisons une  lecture d’extraits de «  Pietra viva » de Léonor De Récondo, paru aux éditions Sabine Weispieser
«  Mechelangelo s’est réfugié dans les carrières de Carrare. Loin de Rome et du corps mort d’Andréa, jeune moine dont la beauté le fascinait. En ce printemps 1505, le célèbre artiste doit choisir les marbres du futur tombeau du pape. Arrogant et tourmenté, il s’étourdit de travail. Au fil des jours et des rencontres, le sculpteur comprend que toutes les réponses ne se trouvent pas au cœur de la pierre… »
Lecture par Jérôme Rich. En présence de Jean-Louis Hess.