l’imprimerie clandestine du XIXe

Publié le jeudi, 16 décembre 2010 à 16:07

Voici une petite histoire de l’imprimerie clandestine rédigée dans le cadre de l’option littérature et société. Retour en arrière,au  XIXe siècle , l’ère de l’alphabétisation et de l’industrialisation..

 

-Un peu d’histoire !

  1. -la Révolution industrielle a joué un enjeu important dans l’avenir de l’imprimerie et de la littérature. Elle provoque l’arrivée de nouvelles technologies et donc un énorme progrès mécanique avec l’introduction de la machine à vapeur de James Watt, l’apparition du gros tirage, de nouvelles presses et des « rotatives » ( révolution physio-chimique grâce aux travaux du physicien Nicéphore Niepce – 1765-1833) et de l’inventeur de la photographie Jacques Daguerre . Aloïs Senefelder découvre la lithographie qui consiste à utiliser une pierre de calcaire comme imprimante et de l’encre grasse mélangé à de l’eau. Les vitesses de productions s’accroissent sans cesse, la composition manuelle des textes disparaît et laisse place au linotype (composition au clavier). Le livre entre pour la première  fois de l’histoire dans la production industrielle, la diffusion d’œuvre clandestine est donc facilitée.

La censure pousse à la clandestinité!

-En effet , le décret de Napoléon Ier en 1810 rétablit officiellement la censure, et exige donc le brevet d’imprimeur qui se lègue de père en fils à être remis à l’ordre. Une censure est rétablie par l’église et l’index des livres interdits refait son apparition, de nombreux auteurs populaires comme Balzac , George Sand, Hugo et Flaubert sont présents sur cette liste. Leur littérature est considérée comme immorale et choque le milieu bourgeois, des sanctions comme le procès intenté contre Flaubert contre son roman  » Madame Bovary » pour cause de  » Offense à la morale publique et à la religion » peuvent être prises en compte.

 

– » Imprimer , s’informer , payer, diffuser, répression »

-La censure pousse donc à la clandestinité littéraire qui concerne les livres mais aussi la presse , qui est un animateur et un régulateur de la vie politique du XIXe ( ex: Jozef Pitsudsk et son journal clandestin). Les nouveaux modes de transports ( train ) et les modes de communications ( télégraphe) aident à la diffusion des œuvres clandestines.a contrefaçon d’œuvres religieuses, des lumières sont les plus répandues, » la physiologie du mariage » d’Honoré de Balzac est certainement la plus courante. Les lieux de productions sont très variés, on peut trouver de nombreuses imprimeries en Belgique, en Hollande mais également au Royaume-uni et en Irlande

Imprimerie hollandaise

Sources :

http://cerig.efpg.inpg.fr/dossier/impression-numerique/page01.htm

artezia.net

« Sang d’encre »

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