A Tokyo, sur les bancs de l’école avec Mariko

9:21 Gastronomie, Grands événements au lycée, Métier, Pays, Pédagogie, Société

          

       Nos amis argentins sont en vacances d’été. Cela vous semble « original », mais savez-vous que la division de l’année scolaire japonaise l’est aussi ? En effet, elle débute en avril et se termine en mars l’année suivante.  N’enviez pas les écoliers nippons : les vacances y sont rares ! A part la « Golden week » (que l’on peut traduire par « la semaine d’or » et qui consiste en 4 jours de congés en mai) et les vacances d’hiver qui vont généralement du 24 décembre au 5 janvier, il n’y a guère de coupure pour souffler ! Les vacances d’été, généralement de la dernière semaine de juillet à la première semaine de septembre, semblent bien peu. Les élèves nippons ont classe du lundi au samedi inclus et de 8h45 à 16h 30. Ils ont juste une pause de 40 minutes pour le déjeuner.  Beaucoup d’élèves japonais fréquentent en complément les cours du soir. De plus il faut savoir que la cantine n’existe qu’à partir du lycée. Avant ce niveau d’études, il convient d’amener un plateau repas froid appelé « bento » et une bouteille de thé . Le « bento » est en fait une boîte en bois laqué dont le contenu est généralement composé  d’une portion de riz accompagné de poisson, un plat de légume et un fruit. Il faut  manger et boire en classe.

                                                

         L’école est obligatoire mais cependant elle est payante, même dans une école publique. Les frais mensuels d’un établissement public sont d’environ 10 000 yens, c’est-à-dire plus ou moins 90 €. Pour une école privée, il faut compter dix fois plus ! Les tarifs universitaires sont encore plus élevés , ainsi, des études de médecine (les plus chères) reviennent à plus de 15 000 euros par an ! Il est alors évident que seule l’élite financière peut faire face. Parmi les dépenses « en plus » à prévoir, il y a l’achat d’un uniforme qui est absolument de rigueur dans les écoles japonaises.  Le bleu marine et le blanc sont les couleurs de base mais il peut y avoir des variations d’une établissement à un autre. Pour les filles, il s’agit d’une jupe dont la longueur dépend de la coquinerie et de la coquetterie. Pour les garçons, c’est un costume d’un bleu très foncé. Les élèves doivent porter cet uniforme durant les cours mais aussi hors de l’école car cette tenue vestimentaire est assimilée à un signe de reconnaissance de son statut et sert à valoriser l’établissement scolaire que le jeune fréquente. Cette affirmation est d’autant plus vraie qu’il faut savoir que certaines écoles mettent en place une sélection au niveau du recrutement …dès la maternelle ! De  plus il est courant d’assimiler le parcours scolaire d’un individu à sa réussite : ainsi l’université de Waseda, au centre de Tokyo, se glorifie d’avoir eu pour élèves plusieurs Premiers Ministres dont Yasuo Fukuda qui était au pouvoir en 2008.

          

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8 commentaires

  1. Doris Parneix :

    Tous ces articles sont excellents, merci Bernadette et un bonjour de France à Mariko.
    Mme Parneix

  2. cdilyceemonnet :

    Les articles ont été rédigés à partir d’une « grille » fixant les points essentiels à aborder. Ils ont tous été mis sur ce blog pour justement faciliter la comparaison entre eux. J’ai pensé qu’ainsi « rassemblés » les systèmes scolaires européens (même si ce n’est qu’une partie) pourraient servir de base de cours pour la classe européenne d’anglais. Il suffirait alors d’une traduction et de quelques petites recherches supplémentaires mais qui sont déjà bien « guidées » par les références de sites Internet. Par contre, le système scolaire français peut faire l’objet d’un article rédigé par les élèves de CAP et figurer donc sur « le cap de Bonne Espérance ».
    Je remercie nos partenaires pour leur travail remarquable et leur esprit d’équipe. Je remercie aussi Gunnel qui, bien qu’elle ne soit pas dans notre réseau de blogs, a accepté, par sympathie, de donner quelques informations sur le système scolaire suédois. J’ai un peu rédigée mais je me suis surtout occupée de la mise en forme et de la coordination.

  3. cdilyceemonnet :

    A lire dans « Le magazine proche de chez vous, promocash » n° 134 de février 2009 auquel le lycée est abonné : « Adoptez la tendance nipponne » (p 44/45). Vous y trouverez des exemples de « bento » et vous verrez que ce style « lunch-box » mais à la Japonaise commence à séduire en France pour la clientèle française.

  4. cdilyceemonnet :

    Le Japon a été présenté comme un pays de personnes très (trop!)exigentes au niveau du travail. Un article de la revue « Capital » n°209 de février 2009 (lisible au CDI)apprend qu’il existe un robot chargé de traquer les employés qui reviendraient, en douce, au bureau de façon à continuer à travailler. Ce « flic en silicium » chasse les insatiables, au besoin note leurs noms pour les dénoncer auprès du Directeur des Ressources Humaines. Le journaliste de « Capital » indique que Nicolas Sarkozy a commandé des robots identiques pour la France, seulement ce serait pour aller chercher les employés en train de bavarder au café et les conduire de force au bureau !

  5. cdilyceemonnet :

    Dans « Easy-Street » de February 2009, vous pouvez suivre, en anglais, la journée d’une jeune collègienne en Australie. Elle explique qu’elle doit aussi porter un uniforme qui varie en fait selon la saison : robe bleue et pull pour l’été, chemisier bleu pull-over et jupe grise pour l’hiver.
    Easy-Street est empruntable au CDI

  6. cdilyceemonnet :

    « Easy Going » de February 2009 présente aussi la vie de collègiennes australiennes.

  7. Denise :

    Bravo! C’est un site qui offre beaucoup d’informations tout en étant facile à lire. C’est Un outil de recherche à la portée des jeunes et des moins jeunes. Les réponses sont failement trouvées pour satisfaire la curiosité intellectuelle.
    J’aimerais vous faire aussi visiter http://www.cyberpedago.blogspot.com/ et

    http://pedagrowfun.blogspot.com/

    Il y a des contes, des fables et des outils pédagogiques.

  8. cdilyceemonnet :

    Pour information, sachez que Denise fut vice-présidente de la Fédération Internationale des Professeurs de Français et qu’elle vit à Ottawa (Canada). Elle est maintenant à la retraite après avoir enseigné à plusieurs niveaux scolaires. Son mari est lui-même un enseignant.

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