Frugalité

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        Nous entrons dans la 19ème Semaine Nationale du goût. Les enfants seront éduquer à la nutrition et à la gastromie. Limoges sera bien sûr de la fête. Des animations se dérouleront dans le ventre ( le mot se prête déjà à évoquer la cuisine !) de Limoges, sur les marchés, dans les halles centrales. Il y aura bien sûr la célèbre Frairie des Petits-Ventres de la rue de la Boucherie. Les produits locaux seront à l’honneur : grillons, andouillettes, galetous, clafoutis, pâté de viande, etc. Ceux d’Alsace y seront aussi. Il y aura de la choucroute, des tartes aux mirabelles, des « flammekueches », des pains d’épice, etc. Naturellement le lycée Jean Monnet va s’investir dans cette action qui a pour dessein de faire découvrir les saveurs. Voici, en lien, les menus qui seront proposés au lycée : http://www.lyc-jean-monnet.ac-limoges.fr/spip.php?breve132

    J’ai voulu profiter de cette semaine du goût pour philosopher un peu. Je vous livre donc quelques-unes de mes réflexions. Comme chacun doit sans doute le savoir, « frugalité » est un mot de la famille de « fruit« . Il signifie « sobriété » et ce sens laisse vraiment rêveur quand on connaît toute la richesse de goûts et toute la diversité des fruits! « Frugal » veut dire « qui se nourrit de peu, qui vit d’une manière simple », mais cette notion ne se comprend que par rapport à quelqu’un qui, au contraire, privilègierait, par exemple, la viande pour ses repas car, en continuant « mon tour des musées gastronomiques« , je vais vous montrer toutes les possibilités culinaires que l’on peut tirer des fruits!

         Pour poursuivre l’idée d’opposition entre la prétendue austérité et le fait de manger des fruits, commençons par parler de la châtaigne (et nous  ne serons pas « marron »!) dont le musée se trouve à …Joyeuse ! Il s’agit d’une ville de l’Ardèche. Ce musée est installé depuis 1984 dans l’ancien couvent des Oratoriens (tiens, l’idée de vie monastique revient!). Vous pouvez visiter ce lieu de façon virtuelle grâce à http://www.pays-beaumedrobie.com/fr/musee-chataign/accueil-chataigne.php mais il est tout de même préférable d’aller sur place car vous aurez la chance de déguster des terrines de châtaigne, des crèmes de châtaigne et tout un éventail de nouveaux produits. Mais il y a une seconde ville en Ardèche qui célèbre la châtaigne : Saint-Pierreville. Il y existe une Maison du châtaignier. C’ est un centre de réunion pour les casténéiculteurs et pour tous ceux qui s’intéressent à ce fruit. On y trouve  des objets fabriqués à partir du châtaignier et des produits du terroir à base de châtaigne. Pour avoir une idée, consultez : http://www.chataigniers.fr/maison/index.htm

     Pour continuer à plaisanter sur le lien entre la frugalité et la tristesse, passons maintenant à un fruit qui peut être avec ou sans pépins : la mandarine. Il s’agit du fruit du mandarinier qui est un arbre originaire d’Asie (Chine, Indochine). Le nom a été donné par référence à sa pelure qui a la même couleur que celle de la robe de soie portée par les mandarins, hauts fonctionnaires de l’empire chinois. Sa culture se trouve surtout au bord du bassin méditerranéen. Un musée lui est consacré à Seclin dans le Nord. Il est possible de le visiter de façon virtuelle en allant à : http://www.domainenapoleon.com . Avec cette adresse électronique, http://www.mandarine-napoleon.com/ vous obtiendrez quelques secrets de la fabrication de l’alcool fait de la macération de ce fruit dans du cognac que Napoléon appréciait beaucoup.

     Poursuivons avec l’austérité et disons que nous allons rentrer dans notre coquille. Celle de la noix, bien sûr! L’écomusée de la noix du Périgord se trouve en Dordogne, exactement à Castelnaud la Chapelle. Sa visite virtuelle est possible : http://ecomuseedelanoix.site.voila.fr/ . Il offre aux visiteurs des renseignements sur les origines, l’histoire, le travail, la culture du noyer et de la noix en Périgord noir. Il est possible d’assister à la préparation traditionnelle de l’huile de noix, mais les gourmets apprécieront les produits régionaux : noix, gâteau aux noix, liqueur et vin de noix, confiture de noix verte, etc.

  Quand on doit s’accommoder de ce qui ne plaît pas, il faut savoir couper la poire en deux. Et, même, quand les temps sont durs, on doit garder une poire pour la soif, c’est-à-dire faire des réserves pour l’avenir. Avez-vous déjà entendu parler de « la poire d’Angoisse  » ?  Il y a bien sûr un jeu de mots parce qu’initialement « une poire d’angoisse » est un instrument de torture (cf http://www.france-pittoresque.com/anecdotes/58.htm  ). Mais « Angoisse » est un arrondissement de Nontron en Dordogne dans lequel on trouve une poire d’hiver au goût très âpre.  Savez-vous ce qu’est « une poire tapée  » ?  C’est une spécialité de Rivarennes en Indre-et-Loire. Ce site, http://www.poirestapees.com/fabrication.html vous fait découvrir la technique de fabrication. Mais on pense aussi au douillon dont parle beaucoup Guy de Maupassant dont l’action de ses romans se passe en Normandie. Un « douillon » est une poire cuite dans de la pâte à pain (cf cette recette http://www.cuisineaz.com/Recettes/Douillon-de-poires-3936.aspx ). Et ceci m’amène à vous parler de La maison de la pomme et de la poire située à Barenton dans la Manche, en Basse-Normandie.  On vous parlera sûrement des produits cidricoles : cidre, calvados, poiré, apéritif de poire, etc. En Haute-Normandie, exactement à Sainte-Opportune-La-Mare (dans l’Eure), il existe un musée pomologique (cf http://www.tourisme-quillebeuf.com/Sainte-Opportune-la-Mare,6,0,48.html )

    Pour conclure, je vais vous dire quelques mots sur le pruneau. Encore une fois, vous remarquerez que familièrement ce mot désigne aussi la balle d’une arme à feu, alors ça n’a vraiment rien d’hospitalier et de réjouissant ! Et quand on sait qu’un pruneau est une prune séchée au four ou au soleil, on ne rit plus du tout car, familièrement aussi, « une prune » est une contravention ! Je ne vous dis pas cela pour des prunes parce que je veux vous présenter le Musée du pruneau gourmand qui se trouve à Granges-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne  : http://www.lot-et-garonne.fr/decouvrir/pruneau/museepruneau.htm . Le mot « pruneau » est naturellement associé à Agen . C’est tout de même un signe : phonétiquement ça fait « à jeûn  » ! Il faut donc rester frugal !

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Un personnel stylé

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 Lisez bien  ce texte et prêtez attention aux mots écrits en gras :

  « Après une attente gratinée sous un soleil au beurre noir, je finis par monter dans un autobus pistache où grouillaient les clients comme asticots dans un fromage trop fait. Parmi ces tas de nouilles, je remarquai une grande allumette avec un cou long comme un jour sans pain et une galette sur la tête qu’entourait une sorte de fil à couper le beurre. ce veau se mit à bouillir parce qu’une sorte de croquant (qui en fut baba) lui assaisonnait les pieds poulette. mais il cessa rapidement de discuter le bout de gras pour se couler dans un moule devenu libre.

  J’étais en train de digérer dans l’autobus de retour lorsque, devant le buffet de la gare Saint-Lazare, je revis mon type tarte avec un croûton qui lui donnait des conseils à la flan, à propos de façon dont il est dressé. L’autre en était chocolat. »

               Raymond Queneau Exercices de style, 1947, Gallimard

           Oui, l’auteur y a développé tout le champ lexical relatif à la gastronomie. Comme cet extrait provient du livre Exercices de style, cela m’a donné l’idée, moi-aussi, de faire un jeu de mots et de parler du personnel stylé (c’est-à-dire des employés d’hôtel qui effectuent leur service dans les règles). On pense tout de suite à l’art culinaire et le premier nom qui vient à l’esprit est bien entendu Auguste Escoffier (1846-1935). Il est l’ambassadeur de la haute gastronomie française et est très connu pour être l’inventeur de la « Pêche Melba » faite en l’honneur de la cantatrice australienne Nellie Melba . Il a écrit de nombreux ouvrages qui font notoriété. Je vous invite à visiter de façon virtuelle le musée de l’art culinaire appelé aussi fondation Auguste Escoffier  Institut Joseph Donon : http://www.fondation-escoffier.org/escoffier/. A noter qu’à l’intérieur du site un espace est dédié à Bernard Loiseau. Le musée se trouve en fait à Villeneuve-Loubet-Village dans les Alpes-Maritimes.

          La réussite des mets vient souvent des ustensiles utilisés : emporte-pièce, moulin à poivre, spatule, etc. Il vous revient en mémoire les termes culinaires : mijoter, griller, frémir, etc. Tous ces actes ne se concoivent qu’avec une bonne batterie de cuisine. Visitez alors le musée des ustensiles de cuisine anciens situé à Saint-Denis-la-Chevasse en Vendée : http://ustensiles.cuisine.free.fr/index.html

        Le zèle du personnel se note aussi dans la façon de dresser la table. La Maison régionale des arts de la table située à Arnac-Le-Duc en Côte d’Or expose vaisselle, verreries et couverts, donne des renseignements sur les traditions de cuisine :  http://www.musee-artsdelatable.com/

     Je convie nos nouveaux amis de Nouvelle-Calédonied’Afrique du Sud, du Canada, du Brésil, du Japon, d’Islande, d’ Ohio, de Georgie (l’ouverture de leur blog est toute récente), de Norvège,  d’Islande, d‘Italie et des Canaries à prendre place de façon virtuelle à notre table et qu’éventuellement, sous cet article, en quelques lignes, ils nous parlent de la cuisine de leurs pays. Je les remercie d’avance.

    J’invite aussi « à ma table » nos élèves car je sais que certains viennent d’ailleurs : Bulgarie, Yougoslavie, Inde, Maroc, Côte d’Ivoire, Mayotte, Algérie, Afghanistan, Portugal, Vietnam, Espagne, etc . Venez nous expliquer ce que l’on mange chez vous et surtout comment on le prépare.

   Je vous remercie tous d’avance.

 

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Mondialisation et délocalisation

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, musique, Pays, Pédagogie, Personnages 43 commentaires

Nous reprenons aujourd’hui. Le temps des vacances est fini et « les choses sérieuses » vont commencer. Quand vous allez voir le titre de cet article, vous allez pensez « ça y est, déjà un cours d’économie, on n’a même pas le temps de souffler ! » Et puis surtout, les visiteurs dont les idées sont plutôt altermondialistes vont dire « mais ce n’est pas possible, même sur les blogs scolaires on nous met la pression! » Eh bien, chers lecteurs, je vais vous expliquer le choix de mon intitulé.

Je ne vais pas me « lancer » dans un cours d’économie. Ce n’est pas du tout mon domaine ! Le mot « mondialisation » que j’ai employé veut faire référence à l’impact que prennent nos blogs scolaires et leurs intervenants. Jusqu’à présent, pour ceux qui ont suivi « l’historique », au niveau du lycée, il y avait d’abord le blog « Coménius » , puis le blog « Le cap de Bonne Espérance« , ensuite « le blog du CDI » et enfin « le blog de la classe européenne« . http://comeniusgastronomie.blogspot.com/ permet de mettre en contact différents établissements scolaires en France et à l’étranger de façon à valoriser la gastronomie. http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper a regroupé sur son espace des intervenants de tous les coins du monde de façon à privilégier l’usage de la langue française et la découverte de pays lointains. https://lewebpedagogique.com/theeuroclass/ a servi de tremplin pour pratiquer l’anglais mais pour l’instant juste au sein du lycée. Quant à https://lewebpedagogique.com/cdilyceemonnet/, il a essayé d’être l’élément fédérateur de tous ces espaces chacun si riche.

C’est pourquoi, poursuivant dans ce même état d’esprit, je voudrais vous confirmer, car vous l’avez partiellement compris avec les nouveaux liens ajoutés et les différents commentaires de l’article intitulé « Les visites de l’été », que j’ai oeuvré pour que chacun des différents blogs existants au sein de ce lycée dépasse son propre cadre, communique les uns avec les autres. « La mondialisation » avait déjà débuté sur l’espace de Doris avec des articles sur l’Afrique du Sud, l’Ohio, la Norvège, la Nouvelle-Calédonie, le Canada, le Japon, le Brésil, le Maroc. Mais cette « mondialisation s’est encore plus concrétisée avec le partenariat que Doris et moi avons conclu avec https://lewebpedagogique.com/notreprof/ (blog francophone ouvert par Debra en Ohio), https://lewebpedagogique.com/blmf/ (blog francophone ouvert par Hilde en Norvège), http://vivre-en-islande.blogspot.com/ (blog francophone d’un émigré en Islande) et dans les jours prochains un blog francophone en provenance de l‘Italie verra le jour. Peut-être même qu’en cours d’année scolaire, nos contacts s’élargiront encore. Normalement nous devrions avoir , en particulier, l’intervention de Kathie, une enseignante d’Australie, pour parler de son séjour en Tanzanie.

Quant à la « délocalisation« , c’est le terme qui m’a semblé le plus approprié pour dire que chaque enseignant, chaque élève ne doit pas rester dans « son petit monde », « sa petite discipline » mais s’ouvrir à ce qui l’entoure. On parle de plus en plus de projet interdisciplinaire. Il me semble que ces blogs scolaires sont des excellents moyens de sortir de son isolement. Les blogs, autres que « pédagogiques » ont généralement une option intitulée « faîtes tourner ce blog » qui consite à mettre en réseau différents blogs de façon à faciliter la communication d’un espace à un autre, alors n’hésitez pas à faire pareil mais, vous, pour des visées pédagogiques ! Lisez, commentez ! Je veux dire par là que j’encourage vivement les différents responsables de blogs à se « parler » par espace interposé et à encourager leurs élèves à le faire de façon à largement « décloisonner ».

Et pour ceux qui n’ont pas de blogs scolaires, qui ne les consultent que de temps en temps ? Je conseille plus ou moins la même chose mais en mettant l’accent sur la « fréquentation » de mon propre espace car, je le répéte, je souhaite être le lien entre tous. Je voudrais aussi ajouter que je conçois également mon rôle comme une approche différente de l’enseignement que peuvent dispenser mes collègues en cours. Ainsi, je prévois de vous parler de « cuisine », « d’hygiène », de « dessin », d' »anglais », « d’espagnol », d' »allemand » etc mais avec un autre regard. Il me semble que cette façon de faire, plus ludique, moins dans la perspective d’une « interrogation à venir », peut faciliter la motivation de vos élèves pour « les vrais cours ».

Outre ce passage par le virtuel, il va de soi que je sollicite aussi les « visites réelles » au CDI. Je ne voudrais surtout pas nier l’utilité du contact physique et l’importance de chercher ensemble des documents parmi le fonds du CDI

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Bonnes vacances !

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    Si l’on s’en réfère à l’étymologie du mot « vacances« , il faut se reporter au latin « vacans, -antis » qui veut dire « qui est vide« . Et effectivement le lycée sera « vidé » de ses professeurs et de ses élèves à partir de ce soir. Il n’empêche que cela fera un grand vide jusqu’à la rentrée car nous nous étions bien habitués à nos rendez-vous quotidiens. A noter que l’expression n’est pas vide de sens car cela fera un pincement au coeur. Mais nous ne partirons pas à vide parce que nous nous sommes beaucoup enrichis pendant cette année scolaire, nous avons beaucoup appris et surtout nous avons fait plus ample connaissance par le biais des différents blogs existants dans ce lycée. Non, ces espaces n’ont pas tourné à vide : preuve en est le succès de nos élèves aux examens car cette nouvelle manière d’apprendre les a hautement stimulés.

   Bien sûr, maintenant, il nous faut nous reposer, mais cette pause nous permettra d’avoir encore plus d’énergie pour la rentrée prochaine. A ce titre, je vous propose un tableau comparatif des vacances scolaires dans les différents pays européens : http://www.hautes-alpes.net/vacances-scolaires.html . Il faut tout de même relativiser la conclusion à laquelle on pourrait aboutir, à savoir que les enseignants et les élèves français ont beaucoup plus de vacances! En effet, « un jour de classe » en Italie, en Allemagne ou dans les autres pays présentés n’a pas le même sens que « un jour de classe » en France, je veux dire par là que le nombre d’heures de cours n’est pas le même. Nos élèves travaillent beaucoup plus, non seulement en temps passé dans le bâtiment scolaire mais aussi avec les devoirs qu’ils ont à faire à la maison. Sans en faire une référence, regardez l’enquête faite par ce syndicat concernant le temps de travail des élèves : http://www.sgen-cfdt.org/actu/article1205.html  Il devient alors évident que les enseignants français sont finalement plus sollicités que ceux ailleurs en Europe puisqu’il faut qu’ils préparent plus de travail à fournir à leurs élèves.     

    Je vous invite aussi à lire les messages parus sur ce forum dont l’objet de discussion était « Les enseignants sont-ils des privilégiés ? ». Il y est question des enseignants de « disciplines » (maths, français, etc) agrégés qui passent 15 heures par semaine au lycée et aussi de ceux qui sont certifiés et qui ont donc 18 heures de cours par semaine à effectuer dans leurs établissements scolaires.  Lisez donc attentivement  http://forum.orange.fr/liremessages.php?idsection=1110&thread=705899  et ensuite imaginez que la réflexion se soit poursuivie en prenant aussi en considération les professeurs-documentalistes qui ont 30 heures de présence par semaine dans le CDI + 6 heures ailleurs consacrées « à des recherches »  ( comprendre « lire, aller dans les bibliothèques, les librairies, faire de la veille documentaire, etc » et donc, en vérité, ces 6 heures ne suffisent pas et deviennent parfois le double!), vous seriez sans doute encore plus surpris car peu de personnes savent exactement en quoi consiste ce métier.

    A l’heure des « réformes scolaires », il me semblait important de vous proposer quelques pistes de réflexion à méditer pendant l’été pour être totalement en forme lors de la reprise.

     A bientôt donc et merci pour vos passages, vos commentaires, etc. En principe, il n’y aura pas de nouveaux billets avant la rentrée, mais rien ne vous empêche d’indiquer votre avis  à propos de ceux qui sont déjà écrits. J’y répondrai et si besoin « j’alimenterai » en informations complémentaires les rubriques qui existent déjà.

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Dialogue de bêtes

Humour, Littérature, Pédagogie, Personnages 3 commentaires

    Qui dit « dialogue » dit « échange à deux » et donc communication.  Les cris des animaux relèvent presque toujours de l‘onomatopée. Cependant un même cri peut être attribué à deux ou plusieurs animaux différents. Ainsi l’épervier et le renard glapissent-ils même s’ils n’appartiennent pas à la même famille. A l’inverse, plusieurs cris peuvent concerner un seul et même animal. Ainsi, en plus de glapir l’épervier  pialle-t-il et le renard jappe ! Quant au chien, il se distingue vraiment car il peut aboyer, clabauder (verbe formé à partir du nom d’un chien, « Clabaud » qui vivait au XVème siècle), grogner, hurler et japper. S’il s’agit d’un chien de chasse, il clatit et donne de la voix. A ce titre, je vous propose deux sites pour vous familiariser avec les cris animaliers : http://www.bebetes.net/ et http://membres.lycos.fr/clo7/grammaire/cris.htm

    Comment alors cette diversité « d’élocution » ferait-elle pour que les animaux s’entendent entre eux ? C’est simple, relisez les livres de Marcel Aymé et de Colette ! Poules, chat, boeuf, canard et autres  animaux se comprennent parfaitement dans Les contes du chat perché  de Marcel Aymé. Toby-Chien et Kiki -La-Doucette se parlent sans difficulté !  Colette a réussi à saisir leur petite conversation et à nous la retranscrire. Visitez ces deux sites fort intéressants consacrés à Colette et peut-être comprendez-vous pourquoi sa sensibité lui a permis de saisir le langage des animaux :http://www.aflaurent.com/index.php3?theme=3&soustheme=23&rubrique=170&langue=fr  et http://www.centre-colette.com/index.php. Pour Marcel Aymé, notez aussi : http://marcelayme1.free.fr/

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Et si on faisait un pique-nique ?

Gastronomie, Humour, Littérature, Pédagogie, Personnages 3 commentaires

     Vous l’avez sans doute remarqué, je suis papivore, c’est -à- dire que j’aime dévorer les livres, au sens figuré bien sûr ! Mais il se trouve que certains romans parlent justement de nourriture. Certains ont pour héros des personnages sténophages.  Ainsi  la sorcière Griselda  dans Hansel et Gretel des frères Grimm ne se nourrit-elle que d’enfant. Hansel et Gretel eux-mêmes ne s’alimentent que de friandises : maison en pain d’épice, fenêtres en sucre , etc. Bien entendu, si les fenêtres avaient été en bois, Hansel et Gretel auraient été des termites xylophages. L’ogre du Petit Poucet des contes de Perrault est anthropophage puisqu’il est une sorte de cannibale mangeant les jeunes garçons. Mais le fameux vampire Dracula qui boit le sang de ses victimes, lui, est hématophage.

         Je ne suis pas publivore (fascinée par les publicités télévisées), par contre j’aime beaucoup regarder les émissions littéraires. Je n’aime pas rester sur ma faim car j’ai soif de connaissances, surtout quand l’animateur présente des romans qui parlent de bonne chère et dont je vais me faire un plaisir de savourer. Vous connaissez certainement Alphonse Daudet et ses Lettres de mon moulin. Il n’est pas possible d’oublier Les trois messes basses . Et il y a bien sûr Le ventre de Paris d’Emile Zola qui évoque les halles de Paris. Je ne fais qu’une petite sélection. Au niveau du CDI, nous avons le livre intitulé A table ! (édition Métailié 2004) qui regroupe des écrits de 42 auteurs de 16 nationalités différentes écrivant en 7 langues qui nous invitent à un festin de mots à travers le thème littérature et cuisine.

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Est-ce que ça vous démange ?

Humour, Littérature, Personnages, Santé, Société 8 commentaires

    L’été est la saison des vacances, mais elles peuvent vite être gâchées par la présence d’insectes totalement indésirables. Parmi eux, il y a donc les aoûtats dont je vous ai parlés il y a peu. Cette larve rouge, que l’on appelle aussi « trombidium« , pique dans les plis de votre peau et cela entraîne d’importantes démangeaisons. Cette affection survient surtout en août d’où le nom. Parmi les autres parasites, on compte la puce qui se nourrit de votre sang. Elle adore aussi fréquenter le pelage de votre chien ou de votre chat. Elle n’ est guère appréciée, sauf dans l’expression « avoir la puce à l’oreille » qui signifie « se douter de quelque chose » ( voir à ce sujet l’explication de lien de cause à effet avec les « vraies » puces  dans http://www.linternaute.com/expression/langue-francaise/22/avoir-la-puce-a-l-oreille/ ).

      Connu aussi pour piquer, le moustique que l’on appelle parfois « cousin » et que nos « cousins » (ce ne sont pas les mêmes!) Québécois nomment « maringouins« . En été, il y a également le nombre impressionnant de mouches et c’est particulièrement dérangeant quand elles vont se poser sur les aliments que vous êtes sur le point de manger.

   A ce propos, savez-vous ce qu’est un gobe-mouche » ou bien un « gobemouche » car les deux écritures sont acceptées ? Ce mot est apparu pour la première fois au XVIème siècle sous la forme « Gobemousche » comme étant le surnom donné à un personnage très bout-entrain. Puis, au XVII ème siècle, le mot a désigné un oiseau qui se nourrissait d’insectes tout en volant. A partir du XVIII ème siècle , le mot « gobe-mouche » a défini un homme nigaud car, dans la pièce écrite par Charles-Simon Favart, La soirée des boulevards, mettait en scène un certain Gobemouche particulièrement naïf. Le mot « mouche » apparaît dans d’autres expressions. Pensez  « être la mouche du coche » qui veut dire s’attirer tous les honneurs alors que l’on n’a pas fait grand chose (à mettre en relation avec la fable de La Fontaine dont on peut voir le texte à http://www.dinosoria.com/fable_07_08.htm ). Il y a aussi « la mouche » qui désigne le faux grain de beauté que les marquises se mettaient sur le visage pour en faire ressortir la blancheur.

  Enfin, durant l’été, les abeilles, les guêpes et les bourdons sont très nombreux. Il est là-aussi intéressant de parler des expressions liées à ces insectes : une taille de guêpe (fine), avoir le bourdon (ne pas avoir le moral).  Et n’oubliez pas la fourmi qui non seulement pique, mais aussi s’invite dans vos repas ! Consolez-vous de ces mauvaises actions en lisant la série littéraire de Bernard Weber dont voici le site officiel http://www.bernardwerber.com/ et le blog http://www.bernardwerber.com/blog/

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Des noms et des lieux

Humour, Pédagogie, Société 7 commentaires

     Notre lycée se situe à Limoges. Pour ceux qui sont de la région il est évident que « Limoges » évoque la porcelaine et c’est pourquoi on dit parfois « c’est du Limoges » pour dire c’est de la fine porcelaine. Mais vous savez aussi que, moins à son avantage, Limoges a donné naissance au verbe « limoger« . L’anecdote raconte que le Maréchal Joffre a muté à Limoges une centaine d’officiers généraux qu’il jugeait incapables. Ces militaires ont ainsi été déchus de leurs fonctions. « Etre limogé » a donc pris le sens d’être disgracié, d’être révoqué.

   D’autres noms de  villes aussi sont utilisés dans le vocabulaire courant. Ainsi Bordeaux, célèbre pour son vin avec l’expression « servir du bordeaux ». Il en est de même pour la ville de Cognac avec l’alcool du même nom. Saint-Emilion pour le vin du même nom.  Rugby,en Angleterre, a donné son nom au sport « le rugby » parce que, dans cette ville, la pratique du football y était tellement spéciale qu’il a fallu choisir un nouveau mot pour désigner la nouvelle manière de faire. La ville de Parme a donné naissance à la couleur du même nom

  Il ne s’agit pas d’un nom de ville, mais d’une région du continent indien, Cachemire a donné le nom commun cachemire pour parler d’un tissu fabriqué initialement dans cette région. Avez-vous d’autres noms à signaler ?

  Si tout ceci vous intéresse, je vous signale ces sites : http://www.france-pittoresque.com/anecdotes/64.htm , http://www.lexilogos.com/gaulois_peuples_lieux.htm

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Le corps en vrac

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          C’est la fin de l’année scolaire et nous nous sentons épuisés. Nous avons l’impression d’avoir les jambes en coton.  Il ne faut pas traiter cette lassitude par-dessus la jambe car l’âge moyen de l’équipe pédagogique du lycée prouve bien que nous n’avons plus nos jambes de vingt ans et qu’il serait alors mal venu de nous tenir la jambe de trop longues années encore avant de nous accorder la retraite.

     Oui, nous commençons à tirer la jambe et aimerions prendre nos jambes à nos cous pour aspirer au repos. Cela vous fait une belle jambe semble-t-il !  Vous faîtes des ronds de jambe pour essayer de justifier encore quelques jours de travail avant de pouvoir nous reposer.  Mais bientôt vous devrez vous rendre à l’évidence et vous en retourner honteusement la queue entre les jambes : nous traînons la patte et nos jambes sont en manches de veste !

   Ce qui nous fait gonfler les chevilles et les mollets, c’est cette fierté du travail bien fait accompli depuis tant d’années. Vous ne nous arriverez pas à la cheville car nous n’avons pas un poil dans la main. Nous ne sommes pas des têtes de linottes et saurons bien réclamer notre du. N’essayez pas de mettre votre nez  avec votre visage en lame de couteau dans nos affaires. Gardez la tête sur les épaules et nous, nous garderons notre sang froid !

   J’espère que vous connaissez le sens de toutes ces expressions très imagées. J’ai beaucoup parlé de « jambe » et, comme vous le savez elle se compose de la cuisse et du mollet. Peut-être n’aviez-vous  jamais fait de lien de sens entre « mollet » et l’adjectif « mou« . En fait « mollet » veut dire « un peu mou », sous entendu « charnu ». Seulement, pour les gens du Moyen-Age, le « mollet » n’était pas la saillie que font les muscles de la partie postérieure de la jambe, entre la cheville et le pli du genou. C’était le lobe de l’oreille ! Ensuite, au XVII ème siècle, le mot « mollet » a désigné la partie charnue de la paume de la main puis l’expression « le mollet de la jambe »a été utilisée pour signifier « le gras de la jambe ». A partir de là, le mot « mollet » ne s’est plus appliqué qu’à cet endroit anatomique. Il n’empêche que ces changements de sens et d’emplacement m’ont permis de rédiger le corps de mon article !

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Sans le sou

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     Les vacances approchent et alors vous commencez à bâtir des projets de vacances. Tiens, vous iriez bien quelques jours en Espagne ou alors en Suède. Mais voilà, votre porte-monnaie est vide ou presque ! Essayez au moins de racler vos fonds de tiroirs pour aller jusqu’à Paris visiter le Musée de la monnaie. Déjà, en consultant ce site vous aurez une petite idée de ce qui vous attend : http://boutique.monnaiedeparis.fr/musee/visite.htm# . Mais n’oubliez pas non plus la pièce pour le guide.

   Ensuite, pour ne pas être déçu de « vous contentez » de ce musée dans la capitale (mais, sincérement, ce n’est déjà pas si mal !), rêvez devant tous les billets du monde : http://www.baudelet.net/monnaies/index.htm . Ne vous transformez pas en Picsou au point d’avoir envie de vous coucher sur un « lit » de billets ! A la rigueur, devenez numismate et consultez ce site pour débuter votre collection : http://multicollec.net/

  Enfin, dîtes vous que la richesse de l’esprit est un atout et lancez-vous dans la lecture ou re-lecture de livres ayant un rapport avec l’argent.  Commençons par Les faux-monnayeurs d’André Gide (regardez éventuellement ce site pour voir l’impact de l’argent dans cette oeuvre : http://lettres.ac-rouen.fr/francais/fx_gide/gideset1.html ), poursuivons avec Gobseck et Eugènie Grandet d’ Honoré de Balzac. Reprenez La curée d’Emile Zola, sans oublier L’avare de Molière ou bien Perrette et le pot au lait de Jean de La Fontaine.

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