Sur l’air des lampions au Luxembourg

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  Je m’appelle Marie-Annick  et je suis enseignante. Je suis Française mais j’habite au Luxembourg . Quand j’ai vu, sur ce blog, l’article sur la Chandeleur, j’ai eu envie de réagir et de vous dire comment cela se passe ici.

 Le 2 février, les enfants célèbrent la journée du « Liichtmëss » (la Chandeleur ou « fête de la lumière naissante »). Cette fête tient son nom de la bénédiction des bougies qui se pratique ce jour-là dans les églises catholiques. Le soir, les enfants, armés d’un « Liichtebengelchen » (un bâton de lumière), font la ronde des maisons de leur quartier et chantent à la porte des maisons une chanson traditionnelle qui souhaite bonheur et santé aux habitants.

 

 

En retour, ils reçoivent des sucreries ou parfois des oeufs afin qu’ils puissent ensuite préparer des crêpes. 

 

 Autrefois, le « Liichtebengelchen »  était un bâtonnet autour duquel était enroulé en spirale une mèche trempée dans de la cire. De nos jours, les enfants se servent généralement d’un lampion coloré. Ces lampions sont faits par les enfants. Ils ont nécessité plusieurs heures de préparation. Les bâtons sont électriques, c’est-à-dire à pile, pour raison de sécurité.

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Eclairez donc ma lanterne !

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    Il y a des expressions qui sont à prendre au sens figuré mais qui, dans certaines circonstances, prennent une tournure particulière. Ainsi « éclairez donc ma lanterne » veut dire, au sens figuré, « informez-moi« , « expliquez-moi« . Cependant cette façon de s’exprimer n’est pas anodine en ce lundi 2 février : c’est la « chandeleur » ! Etymologiquement, il s’agit de « la fête des chandelles » car on allumait des bougies en signe de purification, quarante jours après la Noël et il y avait une procession aux chandelles en l’honneur de la présentation de Jésus au temple et de la Sainte Vierge. Certains y voient aussi une allusion au fait qu’au début de février la clarté naturelle du jour a tellement progressé que justement l’usage des candelabres pour éclairer les intérieurs de maison se raréfie. Mais les chandeliers sont aussi associés à l’idée de fête, souvenez-vous de l’expression « un dîner aux chandelles » pour évoquer une soirée qui sorte de l’ordinaire et souvent dans le cadre d’un repas qui se veut intime et en même temps somptueux. Il y a de nombreuses  expressions qui contiennent les mots « chandelle »  ou « chandelier » :

– « Faire des économies de bouts de chandelle » pour dire qu’en fait les restrictions qui sont faites ne sont pas vraiment utiles

-« Brûler la chandelle par les deux bouts » pour dire, au contraire, être très dépensier et aussi trop fêtard

-« Devoir une fière chandelle à quelqu’un » pour dire lui être reconnaissant (l’expression renvoit étymologiquement au fait qu’en signe de remerciement la personne aidée allait faire brûler un cierge)

-« En voir trente-six chandelles » pour dire être abasourdi après un coup violent

– « Le jeu n’en vaut pas la chandelle » pour dire que ça ne sert à rien

– « Monter en chandelle » pour dire que l’on fait des progrès de façon très rapide

– « C’est une chandelle qui s’éteint » pour dire qu’une personne très âgée vient de mourir

– » Souffler sa chandelle » pour dire qu’une personne meure

– « La chandelle brûle » pour dire que le temps presse

– « Tenir la chandelle » pour dire qu’une personne est compromise dans une affaire de galanterie

– « Etre placé sur le chandelier » pour dire qu’une personne occupe un poste important

– « Mettre la lumière sur le chandelier » pour dire que toute la vérité sera dite, rien ne sera caché

– « Il faut voir cela à la chandelle » pour dire il faut attendre avant de se prononcer

– « Il n’y a si petit saint qui ne veuille sa chandelle » pour dire que chacun s’attend à une certaine reconnaissance pour ce qu’il a fait.

– « Moucher la chandelle » pour parler d’un coït interrompu

– « Venir se brûler à la chandelle » pour dire sortir d’un endroit sûr pour s’exposer à des dangers

– « Porter une chandelle à Saint Michel et l’autre à son serpent » pour dire que l’on ménage les méchants en honorant les bons

– « Porter sa chandelle à un autre saint » pour dire qu’on ne peut rendre le service demandé et qu’il faut voir avec quelqu’un d’autre

« Etre réduit à la chandelle bénite » pour dire qu’on est à la dernière extrémité

-« Brûler une chandelle d’un liard à chercher une épingle dont le quarteron ne coûte qu’un denier  » se dit pour dépenser beaucoup d’énergie pour avoir une babiole

– « Brûler une chandelle en plein midi » pour dire faire une dépense inutile

-« La chandelle qui va devant éclaire mieux que celle qui va derrière » pour dire, au sens propre, que le porteur de lumière doit être placé devant pour éclairer le cortège. Au sens figuré, l’expression a plus ou moins le même sens que « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »

–  » La chandelle se brûle » pour dire il faut hâter le pas si on veut arriver avant la nuit

– « Cacher la chandelle sous le boisseau » pour dire cacher ou supprimer un talent qui se fait jour

– « Moucher des chandelles avec les doigts » pour dire être très téméraire

 

          A la Chandeleur, selon la tradition, il s’agissait de terminer au plus vite toutes les provisions qui ne pourraint être consommées pendant la Carême et donc, forcément, il fallait manger des plats riches avant cette période de jeûne. En effet, à l’origine, ce sont les quarante jours qui précédent Pâques. A partir du « Mercredi des Cendres« , il fallait presque s’en tenir à la xérophagie (absorption limitée au pain et aux fruits secs). Le « Mardi gras »  ou le « Jeudi gras » (en Pologne et en Allemagne) portent bien leur nom car  ce sont des jours où l’on fait bombance et grande ripaille. Cette année, le mardi gras sera le 24 février et le « mercredi des cendres » le lendemain.

       L’abstinence alimentaire durant cette période de carême consistait (maintenant, même chez les chrétiens les plus stricts ces pratiques se sont amoindries) donc à refuser de consommer de la viande, des œufs et des laitages. Alors, bien sûr, on comprendra la confection des crêpes faites à partir d’oeufs et de lait et qui peuvent être mangées nature ou bien garnies de sucré ou de salé.   Certains voient dans la forme circulaire et la couleur de la pâte  une allusion au soleil qui, lui-aussi, est associé à l’idée de lumière. En suivant ce lien vous aurez quelques suggestions de savoureuses  recettes de crêpes fourrées avec divers ingrédients  : http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/magazine/dossier/crepes/recettes/1.shtml . La plus célèbre des crêpes sucrée est bien entendu la crêpe Suzette inventée par Auguste Escoffier  A noter que, grâce à la patience  et à la compétence pédagogique de leurs  deux professeurs de biotechnologie, les élèves de CAP APR sont devenus des experts de l’art de faire des galettes (autre nom des crêpes, surtout lorsque le contenu est salé). Venez donc le lundi et le mardi manger au « Monnet Express » ! .

         

 

    La tradition de la Chandeleur veut l’on lance la crêpe en l’air en tenant d’une main la poêle et, dans l’autre main que l’on serre très fort un louis d’or (ou une autre pièce) tout en formulant un voeu de richesse. On dit aussi que la première crêpe faite doit être jetée si haut qu’elle doit atterrir en haut d’un placard où elle devra rester jusqu’au 2 février de l’année suivante !  Ce serait un gage de prospérité et de bonheur ! Ah, les superstitions ! Mais sans doute faut-il y voir un lien avec les expressions « retourner quelqu’un comme une crêpe » qui veut dire lui faire changer facilement d’opinion et « laisser tomber comme une crêpe » qui veut dire abandonner très vite quelqu’un.

        Il est à noter que tout au long de l’année, en Limousin, nous consommons des « galetous » appelés aussi « tourtous« . Ce sont des galettes à base de farine de sarrasin ou de « blé noir ». Elles remplacent plus ou moins le pain, peuvent être mangées nature, tout au long du repas en accompagnement aussi bien de l’entrée que du plat de résistance que du dessert, ou même encore fourrées avec de la charcuterie ou bien du fromage blanc ou encore de la confiture. En Corrèze, il y a aussi les « pompes« , crêpes de blé noir et de froment.

     A l’étranger, il existe d’autres traditions pour la Chandeleur. Ainsi, au Canada, dans la province de Saguenay, on propose des « cretons de la Chandeleur »  dont on peut voir la recette à http://www.saveursdumonde.net/recettes/cretons-de-la-chandeleur/ . En tout cas, bon appêtit à tous et surtout, autour de ces crêpes, n’allons pas …nous crêper le chignon ! Cette expression veut dire « se disputer », « se battre ».

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A Tokyo, sur les bancs de l’école avec Mariko

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       Nos amis argentins sont en vacances d’été. Cela vous semble « original », mais savez-vous que la division de l’année scolaire japonaise l’est aussi ? En effet, elle débute en avril et se termine en mars l’année suivante.  N’enviez pas les écoliers nippons : les vacances y sont rares ! A part la « Golden week » (que l’on peut traduire par « la semaine d’or » et qui consiste en 4 jours de congés en mai) et les vacances d’hiver qui vont généralement du 24 décembre au 5 janvier, il n’y a guère de coupure pour souffler ! Les vacances d’été, généralement de la dernière semaine de juillet à la première semaine de septembre, semblent bien peu. Les élèves nippons ont classe du lundi au samedi inclus et de 8h45 à 16h 30. Ils ont juste une pause de 40 minutes pour le déjeuner.  Beaucoup d’élèves japonais fréquentent en complément les cours du soir. De plus il faut savoir que la cantine n’existe qu’à partir du lycée. Avant ce niveau d’études, il convient d’amener un plateau repas froid appelé « bento » et une bouteille de thé . Le « bento » est en fait une boîte en bois laqué dont le contenu est généralement composé  d’une portion de riz accompagné de poisson, un plat de légume et un fruit. Il faut  manger et boire en classe.

                                                

         L’école est obligatoire mais cependant elle est payante, même dans une école publique. Les frais mensuels d’un établissement public sont d’environ 10 000 yens, c’est-à-dire plus ou moins 90 €. Pour une école privée, il faut compter dix fois plus ! Les tarifs universitaires sont encore plus élevés , ainsi, des études de médecine (les plus chères) reviennent à plus de 15 000 euros par an ! Il est alors évident que seule l’élite financière peut faire face. Parmi les dépenses « en plus » à prévoir, il y a l’achat d’un uniforme qui est absolument de rigueur dans les écoles japonaises.  Le bleu marine et le blanc sont les couleurs de base mais il peut y avoir des variations d’une établissement à un autre. Pour les filles, il s’agit d’une jupe dont la longueur dépend de la coquinerie et de la coquetterie. Pour les garçons, c’est un costume d’un bleu très foncé. Les élèves doivent porter cet uniforme durant les cours mais aussi hors de l’école car cette tenue vestimentaire est assimilée à un signe de reconnaissance de son statut et sert à valoriser l’établissement scolaire que le jeune fréquente. Cette affirmation est d’autant plus vraie qu’il faut savoir que certaines écoles mettent en place une sélection au niveau du recrutement …dès la maternelle ! De  plus il est courant d’assimiler le parcours scolaire d’un individu à sa réussite : ainsi l’université de Waseda, au centre de Tokyo, se glorifie d’avoir eu pour élèves plusieurs Premiers Ministres dont Yasuo Fukuda qui était au pouvoir en 2008.

          

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A Uppsala, sur les bancs de l’école avec Gunnel

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Je m’appelle Gunnel, je suis professeur de Français Langue Etrangère en Suède. Je vis à Uppsala qui se trouve dans la province de Uppland . Je vais contribuer à présenter le système scolaire de mon pays.

  Le système scolaire suédois  offre un tronc commun à tous les élèves jusqu’à l’âge de 16 ans et une spécialisation assez poussée à partir du secondaire. A leur entrée au « Gymnasium », les élèves choisissent une filière parmi  23 propositions qui n’ont pas de hiérarchie entre elles. La religion est une matière qui est obligatoire pour tout le monde dans tous les collèges. Quand j’étais enfant, on appelait les cours de religion « christianisme » mais maintenant on dit « religion » à cause des immigrés. Le nombre d’écoles privées est en augmentation ces dernières années mais elles enseignent les mêmes matières que les écoles communales.

   A la sortie du « Gymnasium ». Les élèves obtiennent un diplôme, sur la base du travail effectué pendant les deux dernières années de scolarité. Les élèves ne sont pas notés avant le semestre de printemps de la huitième année de l’école de base c’est-à-dire 14 ans. A partir de 15 ans, ils n’obtiennent de notes dans une matière qu’après avoir suivi un minimum de 60 heures de cours dans cette matière. En fait, les élèves suivent des cours pendant trois années et si un cours se termine après quatre mois on saura la note tout de suite mais elle sera écrite sur le diplôme après les trois années d’études. Le dernier examen  véritable date de 1968 et, en ce qui me concerne, j’ai passé le bac en 1967. En suédois, on peut traduire « bac » par  « studentexamen « 

    L’année est divisée en deux semestres. « Höstermin » (semestre d’automne) et « Vartermin » (semestre de printemps). Les cours ont lieu du lundi au vendredi. Ils débutent à 8H40 et s’achèvent vers 16H00. Les emplois du temps sont très variables. Ils dépendent de la filière et des matières choisies.  Par exemple, les leçons de Sävjaskolan commencent à 8H30 et se terminent à 15H sauf le vendredi quand on termine à 14h30. A Stavby Skola , on commence à 8h (à cause des cars de ramassage scolaire). Au « Gymnasium », une structure de base est tout de même proposée à la grande majorité des élèves (suédois, maths, anglais, histoire, instruction civique, théologie). En théorie, tous les élèves d’origine étrangère (enfants d’immigrés) doivent avoir la possibilité d’étudier leur langue d’origine. Il existe une école spéciale qui s’appelle   » Komvux » (« vuxen « signifie « adulte »). Chaque adulte (c’est-à-dire de plus de 19 ans) qui n’a pas réussi à obtenir une note lui permettant d’être admis dans une matière telle que le suédois, l’anglais ou les mathématiques, peut continuer ses études .

 

       Un professeur suédois peut voir dans un journal quotidien ou un magazine spécial pour les enseignants s’il y a un emploi qui l’intéresse. Il envoie un CV (curriculum vitae) et après c’est le directeur de l’école qui décide si on est intéressant ou pas (c’est-à-dire quand il y a plusieurs personnes qui ont travaillé le même nombre d’années). Le plein temps d’un enseignant est 17 heures de travail par semaine. Mais, en plus, il faut rester à l’école pour être accessible si les élèves ont besoin d’aide, pour un remplacement si un collègue est malade, ou pour préparer les leçons  et cela représente  environ 19 heures. C’est le directeur de l’établissement  qui  décide d’ augmenter le salaire (s’il y a de l’argent…). Les professeurs de lycées gagnent plus et les maîtresses moins  et   je trouve cela injuste.

    Il n’y a pas l’équivalent d’un Centre de Documentation et d’Information en Suède. Je travaille dans deux écoles : 1) « Sävjaskolan » qui est un collège avec 17 classes et environ 400 élèves. Il est situé à 7 kilomètres du centre d’Uppsala. Nous avons une salle avec 30 ordinateurs et il y a aussi une bibliothèque dans une partie du collège. Cette bibliothèque est ouverte  du lundi au vendredi entre 9h-12h pour les élèves et les professeurs et les après-midi pour tout le monde.
          2) L’autre petit collège « Stavby skola » ,dans la campagne, à 25 kilomètres de la ville, a sept classes et seulement cinq ordinateurs dans une salle de classe et pas de bibliothèque

 

      Si vous voulez vous documenter plus sur notre système scolaire, vous pouvez consulter :

  http://www.skolverket.se/sb/d/376;jsessionid=95834F4F572DDDA6B82B4E95755824D7

http://societesnordiques.wordpress.com/2008/01/06/generalites-sur-le-systeme-scolaire-suedois/

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs

http://www.sweden.gov.se/sb/d/2098 (en anglais)

 

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A Santa Lucía de Tirajana, sur les bancs de l’école avec Antonia

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A Bacau, sur les bancs de l’école avec Alina et Gabriela

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En Roumanie, le système actuel d’enseignement hérite encore quelques-unes des structures du système mis au point par les premiers organisateurs (Spiru Haret et Constantin Angelescu) du processus d’enseignement dans notre pays pendant l’entre-deux-guerres. C’était, à l’époque, un des meilleurs systèmes d’enseignements de l’Europe en ce qui concerne les résultats et l’efficacité.

A présent, vingt ans après la révolution anticommuniste de décembre 1989, la Roumanie n’a pas encore fini de réformer son système d’enseignement. Les nombreuses réformes qui se sont succédées ont crée parfois un état de confusion autant parmi les cadres enseignants que parmi les élèves et leurs parents. En 2008, la société a été appelée pour exprimer son opinion vis-à-vis du nouveau projet de loi concernant l’enseignement, mais comme le gouvernement a changé depuis, à la suite des élections, il est possible qu’il y ait encore des modifications.

          

 

Les niveaux d’organisation de l’enseignement

 

            Evidemment il y a deux grandes domaines d’enseignement : le préuniversitaire et l’universitaire.

En ce qui concerne le préuniversitaire, il y a les divisions suivantes:

1.      L’enseignement préscolaire (les écoles maternelles pour les enfants de 3 à 6 ans)

2.      L’enseignement primaire (distribué sur 4 années, comptant de la première jusqu’à la quatrième, puisqu’en Roumanie, la dénomination des niveaux peut être facilement obtenue en comptant dans l’ordre croissante, de la première année d’école primaire et jusqu’à la fin du lycée – 12 années au total)

3.      L’enseignement secondaire (partagé en cycle inférieur – avec 4 niveaux, et cycle supérieur – toujours 4 niveaux). L’enseignement secondaire inférieur, (en roumain, on l’appelle aussi « gimnaziu ») correspond à peu près au niveau « collège » en France et l’enseignement secondaire supérieur (appelé « liceu » en roumain), au niveau « lycée ». Pour l’enseignement secondaire supérieur nous avons deux termes qui créent parfois confusion au moment de la traduction en d’autres langues. C’est qu’il y a des institutions que nous appelons « lycée » et d’autres que nous appelons « collège » (colegiu, en roumain) bien qu’elles offrent le même type d’éducation et pour le même niveau d’âge (14/15-18/19 ans). Le terme « colegiu » en roumain implique l’idée d’un niveau qualitatif supérieur.  

4.      L’enseignement tertiaire non universitaire (c’est l’enseignement post-lycéal, distribué sur une ou trois années).

Les niveaux 1, 2, le cycle inférieur et les deux premières années du cycle supérieur constituent pour le moment l’enseignement obligatoire.  Théoriquement, l’âge de finir l’enseignement général obligatoire est de 16 ans, c’est-à-dire que les classe « 9 » et « 10 » se finalisent avec un certificat de fin d’études. Avec le nouveau projet de loi, l’enseignement obligatoire passera de 10 à 9 années. Il n’y a pas de frais d’inscription pour les formes de l’enseignement public (qui est, d’ailleurs, gratuit dans son ensemble).

 Les enfants vont à la maternelle à partir de 3 ans, normalement jusqu’à 6 ans, mais souvent les parents choisissent de faire  redoublerleur enfant la dernière année de la maternelle parce qu’ils considèrent que ceux-ci sont encore trop petits pour s’inscrire en enseignement primaire. C’est pour cette raison que dans la première année du primaire, on retrouve des élèves dont l’âge peut varier de 6 ans (ou même un peu moins) à 7 ans (ou parfois même un peu plus). Evidemment ces différences se maintiennent tout le long de leur scolarité.

Le niveau collège débute à l’âge de 10 ans et dure jusqu’à 13/14 ans. Il n’y a pas d’examen de passage du primaire au collège. Toutefois il y a des écoles qui appliquent des systèmes de sélection, mais il ne s’agit pas d’examens nationaux. Pour s’inscrire au lycée, en revanche, tous les élèves sont évalués par des « tests nationaux ». Ce sont des tests qu’ils doivent passer dans les deux dernières années du collège, pour les matières suivantes : langue roumaine (et langue maternelle, si c’est le cas), mathématiques et histoire ou géographie au choix. La différence par rapport aux autres tests que les élèves passent, de toute façon, chaque semestre, c’est que les sujets de ces tests sont uniques dans tout le pays. Pour obtenir ce que nous appelons « la moyenne d’admission au lycée », nous prenons en compte les résultats de ces tests, mais aussi les résultats des quatre années de collège.

Théoriquement l’âge de finir l’enseignement général obligatoire est de 16 ans, c’est-à-dire que les classes « 9 » et « 10 » sont finalisées par un certificat de fin d’études. Pour atteindre  l’enseignement secondaire supérieur, les lycées organisent des cours de jour durant 4 ans (à partir de la 9ème classe jusqu’à la 12 ème classe, et des cours du soir en fréquence réduite.

Le lycée est structuré en 3 filières, chacune correspond à un certain nombre de profils et de spécialisations :

-la filière théorique avec les profils humanistes

-la filière technologique avec les  profils d’exploitation des ressources naturelles, la protection de l’environnement, les services et la technique

-la filière « vocationnelle » avec les profils artistique, sportif et théologique

   Toutes les études pendant le lycée finissent par un examen national de baccalauréat. Ce type d’examen vérifie les connaissances et les aptitudes acquises dans diverses disciplines d’études, en fonction des filières et des profils. Le roumain, à l’oral comme à l’écrit, est obligatoire pour tout profil, une langue étrangère étudiée aussi (français, anglais, allemand, espagnol ou italien), une langue maternelle (hongrois, allemand ou autre) pour ceux qui étudient une de ces langues, les mathématiques pour le profil technique et une autre langue, le latin et la littérature universelle pour le profil humaniste. Il y a aussi un test sur les disciplines de la spécialité selon chaque profil et un autre test sur une discipline au choix. C’est un examen qui est estimé difficile, et très important parce qu’il sera pris en compte lors de l’inscription à une université.

 

Les écoles des arts et métiers, que l’on appelle en roumain « Scola de arte si meserii » ou « SAM », organisent des cours de jour et des cours du soir durant 3 ou 4 années en fonction du profil et de la complexité du travail pour lequel on prépare des spécialistes. Ce type de cours finit avec un examen ou un diplôme qui atteste de la qualification dans un certain métier. Les élèves qui finissent ce type d’études peuvent continuer leurs études au lycée dans le cadre de cours du soir et après un examen d’admission pour ce niveau d’études.

L’enseignement post-lycée est organisé par le Ministère de l’Education ou à la demande des agents économiques. La durée des études est de 1 à 3 ans, en fonction de la complexité du métier. L’admission se fait par un concours.

 L’enseignement supérieur se décompose de la façon suivante :

– cycle 1er  des études universitaires de licence qui correspond à 180 crédits (études de licence de 3 ans) et 240 crédits (étude de licence de 4 ans), conformément au Système Européen de Crédits Transférables (ECTS)

 – cycle 2 avec des études universitaires de master qui correspond à un nombre de crédits transférables entre 90 et 120.

  – cycle 3 avec des études universitaires de doctorat durant 3 ans.

 L’enseignement supérieur prépare des spécialités dans les profils suivants : universitaire et pédagogique, médecine et pharmacie, technique, agricole, économique, juridique et artistique.

 

 Combien de temps est-ce que l’on passe effectivement à l’école ?

 En général, nous passons à l’école 38 semaines par an, reparties en deux semestres de 18 et respectivement 17 semaines. Nous sommes en vacances pour les fêtes d’hiver (ça peut varier de 2 à trois semaines), encore une semaine pour délimiter les deux semestres (ça, c’est au mois de février), une semaine pour les Pâques et évidemment les grandes vacances qui durent de la mi-juin jusqu’à la mi-septembre. 

            Dans l’enseignement primaire les élèves ne passent pas plus de 4 heures par jour à l’école, 5 jours par semaine. Mais comme la Roumanie a  beaucoup changé et que les parents ont de moins en moins de temps pour rester auprès de leurs enfants, on a largement développé, ces dernières années, le système « l’école après les cours ». Celui-ci est un programme payant assuré toujours par les professeurs.

            Au collège, les élèves ne doivent pas passer plus de 5 heures par jour à l’école et au lycée, plus de 6. En pratique, il y a parfois des déséquilibres puisque s’il y a un jour avec seulement 5 heures (au cas du lycée), il y aura évidemment aussi un jour avec 7 heures de cours.

            Nous allons à l’école 5 jours par semaine, du lundi au vendredi. Nous commençons les cours à 7 heures, 7heures et demie ou 8 heures. Il y a des recréations de 10 minutes et une seule de 20 minutes. Les élèves peuvent finir les cours vers 13 heures ou 14 heures, selon l’heure à laquelle ils ont commencé.

  

           

            Et les enseignants en Roumanie ?

 

                 Les professeurs ont une norme de 18/19 heures par semaines. Tel est le cas puisqu’en Roumanie les heures que l’on passe à rédiger des tests ou à les corriger, à rechercher des ressources nouvelles pour la classe, à développer des programmes supplémentaires ne sont pas prises en compte dans la rémunération du travail On distingue en général les enseignants du niveau primaire, les instituteurs/institutrices, des enseignants du niveau secondaire, les professeurs. De toute façon, pour enseigner il faut avoir des études universitaires, et bien sûr, passer un concours. Ces dernières années, les jeunes sont de moins en moins intéressés par un emploi dans le domaine de l’enseignement à cause des salaires très bas offerts aux débutants, mais aussi à cause d’une image de moins en moins positive du système d’enseignement dans son ensemble.

Nous sommes employés des mairies des localités où nous enseignons, mais, à vrai dire, nous avons moins de bénéfices que les employés directs d’une mairie.

 

 

L’enseignement religieux

En effet, en Roumanie, les élèves peuvent choisir des cours de religion. Ce n’est pas obligatoire, mais s’ils ne souhaitent pas fréquenter ces cours, ils doivent toutefois suivre un autre cours proposé en optionnel par l’institution, pour avoir le même nombre de cours que leurs collègues.

 

L’évaluation et le système de notes

Au niveau du primaire on utilise des qualificatifs (« bon », « excellent », « satisfaisant » et « insatisfaisant »), mais les opinions sont encore partagées : il y a des enseignants qui disent que ce système n’est pas assez précis, d’autres qui le préfèrent parce qu’il évite l’obsession des élèves pour les notes maximales.  

A tous les autres niveaux on utilise des chiffres, de 1 à 10 pour apprécier les performances des apprenants.

 

Les CDI

Pour le moment, on ne trouve pas de CDI dans toutes les institutions d’enseignement. Comme il n’y a pas de professeur documentaliste, c’est souvent le bibliothécaire qui guide les élèves (mais aussi les professeurs) dans leurs recherches visant diverses domaines et centres d’intérêt. Mais évidemment, ce n’est pas la même chose qu’un professeur documentaliste.

 

 

            La multidisciplinarité

           

            Il y a beaucoup de matières dont l’enseignement se fait en utilisant les acquis propres à d’autres domaines d’études. Mais il n’y a pas un cadre stricte et spécifique pour ce type d’enseignement ; il est plutôt comme un sous-entendu dans certains domaines.

 

           Si vous voulez en savoir plus sur le système scolaire roumain, vous pouvez vous documenter avec http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_roumanie.html&npds=1

http://www.fit-for-europe.info/webcom/show_page_ffee.php?wc_c=29684&wc_id=1&wc_lkm=216228

http://costjmon.edres74.ac-grenoble.fr/spip.php?article169

http://www.euroeducation.net/prof/romco.htm  (en anglais)

 

 

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A Zdu?ska Wola, sur les bancs de l’école avec Urszula

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    La scolarité est obligatoire dès l’âge de 6 ans jusqu’à 18 ans. Mais, à partir du 1er septembre 2009  les parents pourront décider de scolariser leurs enfants dès 5 ans.  Ce  préparatoire s’appelle «   classe 0″ et se fait à l’école maternelle. L’école primaire, en polonais « szko?a podstawowa », dure 6 ans (pour les enfants de 7 à 13 ans). Pour être accepté comme élève, il n’y a pas de frais d’inscription. L’école publique est gratuite. Le recrutement des élèves se fait selon les résultats aux examens de collège et les notes sur le certificat de collège. Dans chaque école il y a des cours de religion (au niveau du lycée, 2 heures par semaine), mais ce sont les parents et les élèves qui décident de les suivre ou non. Les élèves peuvent commencer à fréquenter ces cours quand ils veulent et s’arrêter s’ils ne veulent plus. S’il y a trop peu d’élèves qui suivent les cours de religion, il y a alors une matière qui s’appelle « éthique ».

        

 

    Les classes s’appellent la « première » pour la première année, la « seconde » pour la deuxième etc.  La dernière s’intitule la « 6ème ». Le collège, « gimnazjum  » en polonais, dure 3 ans et les jeunes  ont donc de 13 à 16 ans. Les classes s’appellent respectivement: « la 1ère », la « 2ème » et la « 3ème ». Il y a des examens dont les résultats déterminent l’admission à l’école postcollégienne. 

   Le lycée d’enseignement général ou le lycée professionnelle dure 3 ans (de 16 à 19 ans).Ce sont les classes de la 1ère à la 3ème et ce cycle se termine avec le baccalauréat. Il y a encore l’école technique de 4 ans ou l’école professionnelle de 2 ans(sans bac).  Les lycées complémentaires de 2 ou 3 ans sont pour ceux qui veulent passer le bac.

       En Pologne cette année scolaire compte 182 jours de classe. Elle est divisée en 2 semestres. Le premier finit vers la fin de janvier. Il est suivi de deux semaines de vacances. Ces dates varient selon les régions. En ce qui concerne notre zone, nous serons en congès du 24 janvier au 8 février. Le second semestre commence en général en février et dure jusqu’à la fin de la 3ème semaine de juin. A Pâques, nous aurons 6 jours de libres : du 9 au 14 avril. Les élèves de terminale finiront l’école fin avril, exactement le 24 avril, car le baccalauréat se passera en mai. Mais, pour les autres niveaux, l’année scolaire se terminera le 19 juin. Du 20 juin au 31 août nous serons en vacances. Cependant, au niveau de l’enseignement supérieur, la reprise se fera le 1er octobre.

    Dans notre lycée les élèves de la première année ont 34 heures par semaine, ceux de la 2ème 32h. et en terminale 30heures. Le premier cours commerce à 8h. et le dernier finit en général à 15h15 car cela dépend de l’horaire de classe, un jour l’élève peut terminer par exemple à 13h.30 un autre plus tard.Un cours dure 45 minutes et la récréation 10 min. La grande pause dure chez nous 20 mn. Dans tous les niveaux scolaires, il y a des cours 5 jours par semaine : du lundi au vendredi.

    Les élèves sont notés en chiffres de 1 à 6. Pourtant, à la fin du semestre, et sur les certificats scolaires, on écrit des notes en mots par exemple : 

1- insuffisant

2- passable

3- suffisant

4 – bien

5 – très bien

6 –  excellent

     Avec une évualation « insuffisant », un lycéen doit passer un examen complémentaire à la fin du mois d’août. S’il ne réussit pas, il doit redoubler.

         Pour enseigner, les professeurs ne passent pas de concours. Il faut terminer les études supérieures avec une préparation pédagogique et obtenir un diplôme de niveau « maîtrise« . Les enseignants vont voir un proviseur et lui laissent tous les documents avec CV, lettre de motivation. Puis il y a un entretien. Alors la direction de l’école choisit l’enseignant. Le système de promotion professionnelle des enseignants est appuyé sur les grades suivants : enseignant stagiaire, contractuel, nommé et diplômé.Le stage de l’enseignant stagiaire dure 9 mois et,  par exemple, celui de l’enseignant contracté 2 ans et 9 mois. Après chaque grade du stage il faut passer un entretien ou un examen devant la commission qualificative. Il existe un document qui s’appelle « la Carte de l’Enseignant » d’après laquelle l’enseignant a le statut du fonctionnaire publique (je pense que ce n’est pas le même statut qu’en France). L’enseignant avec le titre nommé est déjà très protégé par « la Carte » et il ne peut pas être licencié par le directeur quand il le veut. Moi, je suis professeur diplômée depuis 5 ans. Ce système de la promotion professionnelle des enseignants existe depuis la grande réforme de l’éducation qui a commencé en 1999. Le salaire dépend du grade : les mieux payés sont les diplômés.

 Cette année, les enseignants de tous les niveaux  travaillent encore 18 heures par semaine. Plusieurs ont des heures supplémentaires. À partir de septembre 2009 tous les instituteurs auront une heure de plus, et en 2010 les instituteurs des écoles primaires et des collèges travailleront 20 heures par semaine.Les institutrices des écoles maternelles ont 25h. Et pourtant celles qui ont des classes préparatoires – 22h. Les bibliothécaires ont 25h. En Pologne il n’y a pas de Centre de Documentation et d’Information avec un professeur-documentaliste. Nous avons des bibliothèques (qui sont souvent des salles multimedias) avec un professeur-bibliothécaire. Ce professeur peut donner des cours dans les salles de classe. Il doit aussi avoir une maîtrise.Un professeur peut enseigner 2 disciplines s’il est convenablement préparer pour cela. Au lycée ce n’est pas très répandu, mais quand même il y a de plus en plus de professeurs de deux disciplines. Par exemple très souvent le professeur d’histoire enseigne aussi l’éducation civique.

        

 

  Les « travaux pluridisciplinaires » (comme chez vous les Travaux Personnels Encadrés ou bien les Projets Pédagogiques à Caractère Professionnel) existent  au lycée. Au niveau du collège il y a les Itinéraires Interdisciplinaires, un peu comme chez vous les Itinéraires De Découvertes.. C’est très à la mode en ce moment..

   Si vous souhaitez plus vous documenter, voici une sélection de sites consacrés au système scolaire polonais : http://www.ambafrance-pl.org/spip.php?article449  

http://www.ac-nancy-metz.fr/casnav/primo/primo_syspol.htm#tp2

http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_pologne.html&npds=1

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs

http://www.ac-limoges.fr/article.php3?id_article=4844 ( ce dernier site indique en particulier les liens existants entre lycées de Limoges et lycées de Pologne)

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A Krnov, sur les bancs de l’école avec Lenka

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  La République Tchèque préside l’Europe depuis début janvier, donnons la parole à son « ambassadrice » en la personne de Lenka  pour nous présenter le système scolaire de ce pays. Notre propre système scolaire étant en pleine contestation (port de l’uniforme suggéré, évaluation en CM2 imposée mais partiellement boycottée, baccalauréat professionnel obtenu en 3 ans au lieu de 4 ans, remise en cause de l’école maternelle, suppression de postes d’enseignants, autonomie des universités, etc), il m’a semblé intéressant de connaître ce qu’il existe ailleurs pour faire d’éventuelles comparaisons.

   

 

   » En République Tchèque, l´école est obligatoire entre six et quinze ans cela veut dire que l’enfant passe neuf ans à étudierNotre année scolaire a dix mois : de septembre au trente juin. Pendant l´année scolaire, les enfants ont des vacances d´automne ( deux jours) de Noël ( d´une à deux semaines), de printemps ( une semaine, à Pâques)  deux jours plus un jour entre deux semestres. Les grandes vacances d´été durent deux mois. Pendant les jours fériés, les élèves n´ont pas de cours, le directeur de l´école peut en plus allonger ces jours d´un ou deux jours supplémentaires. L’enseignement public est gratuit à tous les niveaux (école primaire, collège, lycée et université) cependant parfois il faut payer les livres scolaires et il y a des frais d’examen d’entrée à l’université.  L’enseignement religieux n’est pas dispensé dans les établissements laïcs. Bien entendu, les établissements privés sont payants.

 

 

    Les petits enfants peuvent fréquenter les crèches et l´école maternelle, mais la vraie éducation commence à l´école primaire. Elle est divisée en deux niveaux.

    Pour le premier niveau il y a cinq cours, on les appelle : « première» , «deuxième» , «troisième» , « quatrième»  et «cinquième» classe. Pour le second niveau il y a quatre cours, ça commence par «sixième classe»  et finit par «neuvième classe» .

     Après l´école primaire, les élèves peuvent fréquenter un  collège. Les élèves  du collège ont de 30 à 32 heures de cours par semaine. Les cours commencent à 8 heures et finissent vers 13h30, mais ça dépend aussi de l’établissement Parfois, exceptionnellement, il y a cours l’après-midi mais il n’y a pas de cours le samedi. Les cours durent 45 minutes et entre deux activités il y a une pause de 10 minutes. Une récréation de 20 minutes est prévue et il faut aussi enlever une heure pour prendre le repas de midi.  

      Puis  il y a le lycée dans lequel les cours commencent aussi à 8 heures pour se terminer à 14h30, il y en a plusieurs types – techniques, généraux, d´agriculture, du commerce etc. Les  élèves sont notés avec des chiffres. La meilleure note est « 1 » et la pire est « 5 ». Si un élève a deux fois la note « 5 » sur son bulletin, il doit prendre des cours de rattrapage et il est possible que l’on décide de le faire redoubler.  Les éleves reçoivent le bulletin scolaire deux fois par an, à la fin de janvier et à la fin du juin. Les études au lycée durent quatre ans et elles finissent par le  baccalauréat. Le baccalauréat est composé de quatre matières et il est préparé pas chaque école. Pour montrer la valeur objective et le sérieux des résultats de cet examen, l´année prochaine on planifie de mettre en pratique un système de baccalauréats d´Etat.

    En plus des lycées, il existe  des écoles d´apprentissage.  Ces études durent trois ans et  finissent par un brevet. Les élèves deviennent des artisans ou des ouvriers qualifiés.

   Les élèves qui ont réussi leur baccalauréat peuvent envoyer une demande pour continuer leurs études à une haute école ou à une université. Mais, pour y faire leurs études, ils doivent passer un examen d´entrée. En République Tchèque il existe beaucoup d´universités, les étudiants ont alors un grand choix. Les études supérieures durent trois ans pour la licence et cinq ans pour un titre d´ingénieur ou pour la maitrise. Après, les étudiants peuvent préparer un doctorat. A la faculté de médecine, le programme dure six ans. Les études supérieures se terminent par un examen d´Etat et une soutenance de mémoire. Les étudiants qui ont réussi obtiennent un titre académique et un diplôme.

    Pour devenir professeur, il faut étudier à l’université durant 4 ou 5 ans et posséder un titre académique appelé « Magister« . A l’école élémentaire, le professeur enseigne toutes les matières, au niveau du collège et du lycée, généralement, le professeur est chargé de deux disciplines. Les professeurs travaillent réellement 40 heures par semaine mais ont 21 ou 22 heures de cours.

 

 

   Pour avoir plus de détails sur notre système scolaire tchèque, je vous propose de visionner ces deux sites particulièrement bien explicatifs . Ce sont :

http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_republique_tcheque.html&npds=1 et

http://www.czech.cz/fr/travail-etudes/je-veux-etudier/le-systeme-educatif/le-systeme-educatif-en-republique-tcheque?i=1?i=1 

   Il y a aussi des informations sur le site de l’O.N.I.S.E.P.  : http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs/js_peid/Rechercher?reference.code=19238946101f7670a1081fa3000a7fe5&reference.langue=fr&reference.version=0&typeDoc=article

 

 

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Noël aux tisons : au Québec avec Jocelyne

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Langues, Métier, Pays, Pédagogie, Société, Sport 6 commentaires

      Je demeure au Canada, plus précisément dans la province de Québec.  Cette province est située à l’est du Canada.  Le Québec occupe un vaste territoire dans mon pays le Canada, et il occupe le deuxième rang en population dans ce pays. La majorité des Québécois sont de langue maternelle française, cependant les habitants des autres provinces du Canada  sont majoritairement de langue anglaise.

        Depuis le mois de novembre, chacun à sa façon,  nous nous préparons pour le temps des Fêtes : Noël ou le Jour de l’An. Lequel est le plus fêté ?  Je ne saurais vous dire.   Mais nous sommes excités et fébriles, car pendant cette période de l’année, c’est congé, relâche, repos et aussi réjouissances et dépenses.  Les étudiants seront en vacances quelques jours avant Noël et reprendront les classes vers le 7 janvier. 

      L’hiver au Canada, c’est le froid, la glace, la neige, et de magnifiques paysages blancs.  Les Canadiens pendant cette saison se réunissent avec la famille et les amis pour pratiquer leurs sports préférés : le ski, le patinage à la patinoire du quartier ou sur la rivière gelée, les glissades en luge avec la famille, ou s’organiser une joute de hockey sur la patinoire du quartier.  Bien sûr, les plus frileux s’envolent vers les pays chauds, pour fuir ce froid qui nous colle les narines ensemble, et se remonter le moral, car pour certains Québécois et Canadiens, l’hiver signifie désagréments et déprime.

     Ce matin, les étudiants espéraient un petit congé imprévu, car une première tempête de neige nous est tombée dessus.  Alors, ce matin on guettait le message qui nous indiquerait que l’école était fermée, que les routes étaient enneigées et impraticables et que les autobus scolaires ne circulaient pas.  Et non ! déception pour l’étudiant, le message n’est pas arrivé, donc :   Québécois, à vos pelles ! les écoles sont ouvertes….  Et oui, si on veut sortir notre véhicule automobile de la cour, il faut dégager la voie.

      Depuis novembre et jusqu’aux premières semaines de janvier, plusieurs maisons, boutiques, et bâtisses commerciales, sont décorées et illuminées, à l’intérieur et à l’extérieur. C’est si agréable de se promener dans les rues et d’admirer toutes ces lumières multicolores. Les gens aiment décorer leur maison et les illuminer pour le temps des fêtes.  Certaines décorations sont assez sobres, les gens installent une série de lumières au balcon, ou garnissent les arbres dans la cour avec rubans et lumières multicolores, on retrouve aussi des couronnes de Noël accrochées aux portes, des étoiles ou chandelles aux fenêtres, des silhouettes du Père Noël, du Petit renne au nez rouge, ou tout ce qui nous rappelle ce « Joyeux Temps des Fêtes ».  Il y a des gens qui ne prennent que quelques heures pour faire leur décoration, mais pour d’autres c’est un travail et un plaisir qui durent plusieurs jours.  Voici des photos prises à Wickham, municipalité située à quelques minutes de Drummondville, sur la rue principale qui traverse ce village.  D’année en année, les propriétaires en ajoutent, et les passants s’arrêtent pour admirer tout ce jeu de lumières et prendre des photos. 

     

 Il existe, au Trait  Carré  de Charlesbourg, une animation particulière pour la période de Noël : des expositions extérieures de crèches, des concerts de Noël au presbytère, ainsi que des marches dans la nuit. Vous pourrez en savoir plus grâce à http://www.noelautraitcarre.org/programmation.aspx .

      A Drummondville où j’habite, nous avons le village québécois d’antan qui est ouvert aux visiteurs et tout illuminé pendant la période des fêtes. L’un des beaux endroits à visiter à Drummondville est le Village Québécois d’Antan, situé en bordure de la rivière St-François.  Ce village incluant une ferme d’époque, reconstitue la vie de nos ancêtres québécois du XIXe siècle, avec son magasin général, son bureau de poste, l’école du canton, l’église, la boutique de l’apothicaire et bien d’autres.  Pendant l’été, les coutumes de nos ancêtres y revivent et tout le village s’anime, car des participants, en costumes d’époque, s’y installent et présentent les métiers traditionnels du XIXe siècle au Québec, avec le parler et l’accent de nos ancêtres. Ces habitants accueillent les visiteurs dans leurs maisons, pour leur montrer la fabrication du pain, du fromage, le filage de la laine, le tricotage, la fabrication des chandelles ou du savon du pays, avec des outils du temps de nos ancêtres.  Ils y pratiquent toutes les anciennes techniques qu’utilisaient le forgeron, le boulanger, le menuisier, le cordonnier, et autres métiers de ce temps. Il y a même le maire du village en campagne électorale, le notaire qui offre de rédiger notre contrat de mariage ou le curé qui veut nous confesse, et l’on peut y déguster un menu typique de l’ancêtre québécois. Pendant l’hiver, dans la période de Noël et du Jour de l’An, le village revit, et toutes les maisons y sont décorées de lumières multicolores, c’est très joli.  Un menu traditionnel du Noël d’Antan y est servi : caribou, cretons grands-mères, dinde en sauce, et la bûche de Noël.  Pour bien digérer le tout, une musique de Noël et une marche en famille dans les sentiers de ce village pour admirer le charme de cette époque.  Tout ce beau décor et cette ambiance nous transportent dans un autre siècle.

 

            Et il y a les marchés de Noël, en particulier celui au Vieux-Port où décorations et musiques natales mettent l’ambiance. Et il y a des animations dans les bibliothèques de Québec, avec des contes, des expositions de crèches de plusieurs pays et faites de matériaux divers. Imaginez, certaines sont faites en peaux de bananes ! Voici un petit aperçu du programme proposé par nos bibliothèques : http://www.bibliothequesdequebec.qc.ca/accueil/dep_noel08.pdf  Pour encore plus nous faire rêver le Palais Montcalm proposera, le 21 décembre, un spectacle sur différents noëls en Europe : http://palaismontcalm.ca/programmation/strada-332

      La fête de Noël est une occasion pour les familles de se regrouper et le Jour de l’An on se réunit avec des amis pour festoyer et accueillir cette Nouvelle Année.  Ce sont des fêtes de gourmandise, car c’est l’occasion pour cuisiner les mets traditionnels du Québec ou pour les plus raisonnables, offrir à leurs invités un menu faible en calories et déroger à cette tradition d’abondance. Donc, si on a fait des abus de tables et pris des kilos en trop, la résolution du Nouvel An sera :  la diète et l’exercice physique pour les prochains mois, car c’est coutume de prendre des bonnes résolutions en cette première journée de l’Année.  À partir du Jour de l’An, les Québécois se visitent pour s’échanger des vœux de « Bonne santé tout au long de l’année », « Succès dans tes études » ou bien pour les jeunes couples «Un mariage ou un bébé avant la fin de l’année. ».

     Le traditionnel sapin de Noël trône toujours dans nos salons.  Certains vont le choisir chez des  marchands ambulants qui s’installent à certains endroits de la ville pour vendre leurs sapins, d’autres vont le couper directement dans les bois, et d’autres préfèrent un sapin artificiel.  Le sapin sera garni de boules brillantes, de petits ornements, de lumières et de guirlandes, et toute sa préparation et sa décoration réunissent les membres de la famille, du petit au plus grand.  On peut admirer, à Montréal, dans la maison où vécut l’historien François-Xavier Garneau, un magnifique sapin de Noël décoré à la manière du 18 ème siècle.

     La coutume d’envoyer des cartes de Noël a cessé d’année en année. Il y a 20 ans, parents et amis s’envoyaient des cartes de Noël.  On pouvait décorer la maison en suspendant toutes ces belles cartes.  Aujourd’hui, on les envoie à nos parents et amis lointains.

     Depuis une dizaine d’années, Noël a perdu son esprit religieux, les gens sont moins pratiquants, les églises ne se remplissent plus autant.  Pour certains, cette messe de minuit, sera leur messe annuelle, car ils n’y vont qu’une fois par année et ils sont choyés pour cette messe, car ils ont droit aux chants traditionnels de la chorale paroissiale accompagnée de l’orgue de l’église.  Après la messe de minuit, c’est le Réveillon, alors on se rassemble tous chez un ou chez l’autre pour échanger des cadeaux, et déguster ce Menu de Noël.  Il est certain que la tourtière est au menu, la dinde également, et pour dessert une belle bûche au chocolat.   Les mamans ont fait du sucre à la crème, du fudge, des beignets, des tartes.  Miam miam … c’est délicieux et très sucré.

Pour ceux qui aiment les expériences culinaires, il y a le site http://www.recettes.qc.ca/ et je vous conseille en particulier d’essayer la tourtière de porc. C’est celle que je vais faire. Laissez-vous aussi tenter par les beignes de Noël, le sapin en pains d’épice et le punch de Noël au Chablis.

 

 

          

    Les Canadiens aiment fêter, mais sont prudents, car chez nous, il existe l’Opération Nez Rouge.  Cette opération revient annuellement pendant la période des Fêtes, elle nécessite plusieurs bénévoles qui sont formés pour faire de la prévention en visitant les restaurants, bars et salles de réception.  Un numéro de téléphone est distribué partout dans la ville, et une équipe de 3 bénévoles Nez rouge rejoindra le conducteur qui a consommé de l’alcool.  Cette équipe raccompagne gratuitement le demandeur à l’endroit de son choix, à bord de son véhicule, ainsi le citoyen n’a aucune raison de conduire en état d’ébriété.  C’est une bonne façon de sauver sa vie et celle des autres.

Je vous souhaite de Joyeuses Fêtes !

Jocelyne

           Merci  Jocelyne pour cet article plein d’humour . Il y a aussi quasiment un an que Jocelyne contribue à l’animation des blogs de notre lycée. Merci pour ces belles photos et toutes ces précisions sur Drummondville et sur toutes les animations dans « La Belle Province » en ces jours de fêtes. Que 2009 conserve notre sincère amitié et permette la rédaction d’autres articles sur le Québec.

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Qui sont-elles ?

Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Métier, Pays, Pédagogie, Sport 13 commentaires

     Il y a déjà plusieurs mois que je vous parle de nos contacts aux Etats-Unis. Vous lisez régulièrement des commentaires d’élèves de l’Ohio, de la Géorgie et du Massachussetts laissés sous les articles de ce blog. Peut-être même allez-vous sur les espaces virtuels de Debra Watzman, Mary-Lou Wiesendanger ou bien visitez-vous la page d’accueil du lycée dans lequel travaille Kelly Duval . Il n’empêche que, sans dévoiler leurs « secrets », vous aimeriez bien en savoir un peu plus sur ces trois enseignantes américaines. Elles ont accepté de me donner quelques éléments biographiques et ont donné leur accord de publication.

   Commençons par Debra Watzman qui m’a rendu visite l’été dernier . Vous savez, c’est elle qui gère http://lewebpedagogique.com/notreprof/ . Elle est née à South Bend en Indiana, mais, comme la plupart des Américains, elle a beaucoup déménagé habitant tour à tour le Michigan, le Texas, la Virginie. Maintenant elle vit à Canton, en Ohio.  Ses études se sont malgré déroulées en Indiana. Vers l’âge de 10 ans, elle a pris  conscience du fait qu’elle était très attirée par l’étude des langues étrangères. Peut-être faut-il y voir l’influence de son grand-père qui s’exprimait en allemand car il avait fui la Prusse de Bismarck pour trouver refuge aux Etats-Unis. A l’étude de la langue de Goethe, Debra ajoute le russe, l’hébreu et bien entendu le français. A l’âge de 16 ans, elle participe à un échange scolaire qui lui permet de découvrir la Bretagne. Elle étudie aussi la comptabilité et la pédagogie

                         

             Cependant elle n’est pas devenue directement enseignante, elle a d’abord été traductrice dans une usine qui fabriquait des kits électroniques, des stéréos, des radios, des oscilloscopes, des téléviseurs, etc . Son travail consistait à traduire les fiches de montage de l’anglais au français car ces kits étaient vendus dans le monde entier y compris les pays francophones.  Elle a également était comptable à mi-temps tandis que ses fils étaient petits. Il y a maintenant 14 ans qu’elle enseigne le Français Langue Etrangère.

       Debra adore voyager. Elle a parcouru tous les Etats-Unis, visité le Québec plusieurs fois et fait des croisières qui lui ont fait découvrir les Caraïbes et le Mexique.  Elle connait l’Europe : Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Suisse et Italie. Durant l’été 2008 elle a assisté à un congrès de professeurs de FLE en Belgique. Mais c’est la France qui lui tient le plus à coeur.

      Ces autres passions sont la lecture, les photos et les relations humaines.

       Laissons maintenant la parole à l’animatrice de http://lewebpedagogique.com/wiesendanger/ : 

 » Je m’appelle Mary-Lou Wiesendanger et je suis une des professeurs de français à  Centennial High School.  J’enseigne le français depuis 12 ans.  Avant d’enseigner le français j’ai fait mes études dans l’hôtellerie à une école hôtelière suisse et j’ai travaillé dans la restauration pendant douze ans.   J’ai appris le français en Belgique donc mes élèves apprennent « septante » et « nonante » non « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix ».  Je ne suis pas belge mais américaine du côté de ma mère et suisse du côté de mon père.  Et, je suis née au Japon.  J’ai beaucoup voyagé ! J’ai voyagé à travers l’Europe particulièrement en Suisse.  Maintenant que j’habite aux Etats-Unis je fais de la plongée aux Caraïbes alors j’ai visité Bonaire, Bermuda, Barbade, les îles Turques- et -Caïques, et le Belize.  Je ne sais pas pourquoi mais j’atterris toujours dans des pays dont le nom commencent par un « B » !  L’année passé, j’ai visité et fait de la plongée aux îles Fiji et aux Iles Salomon. Bien que j’aime le français ma passion est la plongée.  Je le fais le plus souvent possible. « 

 

 

     Il y a une troisième intervante sur nos blogs. Kelly Duval n’en a pas elle-même par faute de temps mais elle a tout de suite été séduite par l’utilisation pédagogique de ce moyen de communication. Ses élèves consultent attentivement tous les blogs qui ont créé un partenariat et choisissent dans chacun un article en particulier pour y indiquer leurs opinions sur le sujet. Mais, laissons Kelly s’exprimer elle-même :

     »  Je suis née et j’ai grandi à Pittsfield, Massachusetts (dans les « Berkshires »). Ensuite, j’ai étudié le français à l’université à Siena College près d’Albany, New York. J’ai passé ma troisième année d’études universitaires à Montpellier, où j’ai suivi des cours à l’Université Paul Valéry. J’y suis restée après être tombée amoureuse de la France. Au niveau du style de vie, je n’avais jamais été si heureuse. Je suis enfin retournée à Siena pour finir mon diplôme. Après, j’ai travaillé pendant six ans comme assistante d’avocat à Pittsfield (un poste que j’ai obtenu à cause de mon français!). Puis une ancienne prof de mon ancien lycée – Taconic High School – m’a demandé d’enseigner le français là-bas. J’y suis toujours, douze ans plus tard. Entre temps j’ai obtenu ma maîtrise en éducation de Massachusetts College of Liberal Arts. J’enseigne tous les niveaux de français à Taconic, et aussi un cours de débutants au collège. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup voyagé ailleurs. Seulement un peu à Montréal, au Porto Rico (je parle un tout petit peu d’espagnol), et aux États-Unis   en Nouvelle Angleterre, en New York, dans l’Etat de Washington, à Disney World, et à San Diego. Quand je ne travaille pas, j’aime lire des romans, regarder des films, bien manger, et surtout passer du temps avec ma famille.  Je suis ravie de faire partie de ce réseau de blogs scolaires. « 

 

        

     Nos trois amies se sont présentées, non seulement pour mieux les connaître mais aussi pour qu’éventuellement les élèves qui liront cet article fassent une réflexion sur leur orientation scolaire et professionnelle, qu’ils en mesurent l’importance. Une Conseillère d’Orientation Psychologue peut les recevoir, sur rendez-vous, le jeudi. Elle peut les aider à définir leurs goûts et voir avec eux les métiers qui les attirent, définir les critères de réussite, etc. Le CDI est également équipé d’un kiosque ONISEP dont les documents sont consultables et les ordinateurs ont le logiciel appelé L’atlas des formations.

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