Balade gourmande en Grèce avec Antigone

Gastronomie, Pays, Pédagogie, Société 14 commentaires

       Antigone,  jeune Grecque étudiante en sociologie à l’université de Mitylène, prépare le B2 qui lui permetta d’avoir une attestation de maîtrise du français. Son professeur de français langue étrangère, Madame Agnès Matrahji, a souhaité qu’elle s’exprime sur ce blog scolaire

    Antigone voudrait vous entraîner dans une autre dimension, celle de la cuisine grecque, celle du pays de l’huile d’olive et des fromages  dont on connaît surtout la « feta » . Ce fromage est fait du lait de brebis ou de chèvre, il est blanc, friable, salé et assez gras.

Mais il existe aussi l’anthotiro dit aussi « fleur du fromage » qui est fabriqué à partir de lait de vache. Il est assez mou et on a l’habitude de s’en servir pour farcir de petites tomates ou des morceaux de poivrons crus pour l’apéritif.

                                                          

Le kefalotiri est un fromage dur, salé et qui ressemble un peu au parmesan sauf qu’il a une saveur plus douce. Quand il est râpé, il accompagne les plats de pâtes comme dans le célèbre pastitsio

                                                       

                                                     

 Le graviera est souvent râpé. IL sert à faire gratiner les plats

                                                     

Le manouri est un fromage de lait de vache. Il est blanc et un peu salé.

                                                   

   Le mizithra est un fromage blanc et doux, fait de lait de brebis.

                                                 

     Le kasseri est fait de lait de brebis et a une saveur crèmeuse.

                                                      

Le metzovone est un mélange de lait de brebis et de vache. Ce fromage est fumé et une spécialité d’Epire. Il est servi les jours de fête parce qu’il est cher.

                                                  

   Depuis la plus haute antiquité, la Grèce a été renommée pour sa cuisine méditerranéenne et ses produits sains. Les Grecs, peuples sédentarisés à l’aube de l’Histoire, dans un pays à la fois maritime et montagneux, ont su créer une gastronomie subtile à base de légumes, de poissons et d’huile d’olive. Le repas grec est constitué d’une succession de plats dont voici quelques exemples :

 Le « souvlaki » est une brochette de viande de porc grillée au feu de bois avec des légumes et une sauce appelée  « tzatziki » faite d’un mélange de yaourt, d’ail et de concombres.

      C’est en Grèce qu’est né le « koriatiki« , cette salade à base de tomates, de concombres, de poivrons verts, d’olives, de feta et d’huile d’olive.

                                                                  

          Il y a aussi un plat qui existe depuis l’Antiquité : la « fassoulada« . Il est constitué de haricots, de sauce à la  tomate et de carottes.

                                                                  

      Les keftedes sont des boulettes de viande arrosées de citron. C’est délicieux avec du riz ou des légumes Voyez plutôt la recette : http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=14392

                                                               

 La soupe de lentilles est réputée. On l’appelle « fakes« . Vous trouverez quelques recettes à cette adresse : http://www.amb-grece.fr/grece/legumes.htm

  Tous ces plats se dégustent avec de l’ouzo qui est une boisson à base d’alcool de raisin distillé avec de l’anis.   Mais il y a aussi le retsina.

                                                                

                                                                         

   Mille autres plats sont possibles mais n’hésitez pas à aller dans une « zacharoplasteio » qui est une sorte de pâtisserie. Vous pourrez y déguster des « loukoumadès » (sorte de beignets) ainsi que des « galaktoboureko » dont vous pourrez avoir la recette à http://www.belgourmet.be/fr/recettes_grecques/galaktoboureko.php . Il y a aussi les « kadaïfis » ou les « pasteli » (voir, pour  plus de  renseignements http://www.greekcuisine.com/redesign/Greek_Cooking/More_Resources/pasteli.htm )

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    Merci à Antigone pour m’avoir donné les renseignements de base pour rédiger cet article. Nous vous souhaitons « bon appêtit » car la chaleur quasi estivale de ce mois de mai, en France, invite à découvrir la cuisine hellénique.

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Enlève tes charentaises, et va voir les thèses en chars !

Animations culturelles, Animaux, Collection, Ecologie, Langues, Littérature, musique, Pays, Pédagogie, Société, Sport 12 commentaires

       Est-ce que vous êtes pantouflard ? Vous ne pouvez pas répondre parce que vous ne savez pas ce que ça veut dire, c’est cela ? Eh bien, être « pantouflard », c’est se sentir tellement confortable dans ses pantoufles que l’on se plaît à ne pas quitter son chez-soi, bref, c’est être casanier.

      Je vis à Limoges et cette ville était autrefois très connue, non seulement pour sa porcelaine (c’est encore le cas, heureusement !) mais aussi pour la fabrication de chaussures. Il y avait, dans mon enfance, à l’emplacement actuel du centre commercial appelé « Centre Saint Martial« , une grande usine de chaussures : l’entreprise Heyraud. Vous lirez l’histoire de cette entreprise dans cet article : http://www.heyraud.fr/historique . Il eut parfois des conflits  sociaux au sein de cette fabrique comme le montre la photo ci-dessous

                                                               

       Beaucoup de Limougeauds étaient cordonniers c’est-à-dire réparateurs de chaussures. Il y avait peu de temps que les gens de la campagnes ne portaient plus en permanence leurs sabots et alternaient souliers et charentaises. Ces pantoufles, créées à partir de rebuts de feutres, doivent leur nom au fait d’être sorties d’une usine installée en Charente.

                                                                   

        L’expression « Etre dans ses petits souliers » signifie être embarrassé. Vous le n’êtes pas ! Vous voulez même, peut-être, « trouver chaussure à votre pied » , c’est-à-dire avoir sous la main la personne ou la chose qui vous convient exactement. Eh bien, je vous propose de ne pas du tout être pantouflard et de partir avec moi au Luxembourg pour assister à un défilé de chars pas ordinaire.

                                                           

                                                           

               Il y a trois langues officielles dans ce duché : le luxembourgeois, le français et l’allemand.  La capitale est Luxembourg. Aujourd’hui, nous nous intéresserons à Esch-sur-Alzette qui est la seconde ville du pays avec 27 244 habitants.

                                                             

                Hier, dimanche, donc le 15 mars, il y avait la cavalcade à Esch mais n’imaginez surtout pas que je vais encore vous parler de « grosses têtes », de sa majesté Carnaval, des reines, etc. Il y avait bien la fête mais elle avait un esprit particulier : elle était porteuse de messages, je dirais presque de thèses ! Bien sûr, les confetti, les traditionnelles majorettes et  la bière très appréciée dans les pays du Nord étaient de la partie.

                                                             

                                                                            

                                                            

                                                           

        Mais, ce qui se dégageait de tout cela, c’était plutôt une certaine philosophie, celle qui consiste à faire cohabiter l’esprit festif et une prise de conscience citoyenne.  Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien, par exemple,  même dans le cadre d’un divertissement, on peut aborder le thème de l‘écologie, du développement durable, du tri sélectif. Jugez -vous-même ! Pas de mise en scène à la manière du « showbiz », pas de surenchère pour épater la galerie. Les chars sont « faits maison » avec des moyens très réduits. Il suffit d’un peu d’ingéniosité et non seulement  celui qui défile  est original mais il attire aussi l’attention du public sur des problèmes sociaux d’actualité.

                                                        

                                                       

            

                                                      

                                                      

   La calvalcade est aussi un prêtexte pour rappeler les grandes causes nationales : ligue contre le cancer, société protectrice des animaux, etc. Dans l’assistance, on notait la présence de nombreux handicapés moteurs ou cérébraux.  Il y avait beaucoup de personnes en fauteuil roulant et ils étaient le centre de toutes les attentions pour leur offrir des bonbons, des stylos, des paquets de popcorn, des casquettes, etc.

                                              

     Chacun fraternise. Le « cow-boy » n’est plus l’ennemi de l’Indien. Dans la rue défile un monde idéal où chacun se sent bien et communique avec les autres. Les paysans luxembourgeois ont accepté bien volontiers de prêter leurs tracteurs dont ils se servaient pour leurs cultures pour que, bien nettoyés et « bichonnés », ces engins tirent les chars. C’est cela la solidarité !

                                         

                                        

                                       

          Puisqu’il faut être modeste et en même temps valoriser ce que l’on posséde, inutile d’inviter des personnalités sportives pour animer le spectacle.  Le club local de gymnastique et de trampoline s’est chargé des animations. Regardez-plutôt ces acrobaties !

                                        

                                       

                                        

        Puisque j’ai commencé cet article avec des jeux de mots basés sur des sonorités proches, je le terminerai de la même manière en disant qu’au Luxembourg, la bourrade ( petit coup brusque donné comme marque d’amitié) n’est pas un luxe mais une tradition et que les Luxembourgeois ne sont ni des bourgeois ni des amateurs de luxe !

      J’ai rédigé ce billet sur la base d’un reportage-photo de la cavalcade d’Esch que m’a adressé Marie-Annick, l’enseignante qui était déjà à l’orgine du texte sur les lampions. Je la remercie beaucoup.

 

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