L’île aux mille reflets

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      Je m’appelle Florence. Je suis une enseignante FLE de Madagascar. J’ai lu l’article sur  » le Safari du Kenya « , d’où mon envie de vous parler de mon île .
     Dénommée aussi La Grande Ile ou encore l’Ile Rouge à cause de sa terre de latérite rouge,  elle se situe dans l’Océan Indien, à l’Est de l’Afrique, dont elle est séparée par le Canal de Mozambique. Sa capitale est Antananarivo ou La Ville des Mille. Certains la qualifient de Sanctuaire de la Nature ! Juste vision si l’on s’en réfère à l’ originalité et à la diversité de ses sites, de sa faune et de sa flore, de son climat, mais aussi de sa population .

        L’île ne conserve plus qu’une partie de sa forêt primaire , mais elle est classée parmi les plus riches sur le plan biodiversité avec ses nombreuses espèces d’animaux et de plantes, uniques au monde, car à 80% endémiques. Cette biodiversité, dûe à son isolement,  fait que la Grande Ile abrite 100% des lémuriens de la planète et la moitié des caméléons. La  flore malgache est d’une richesse extraordinaire avec 12 000 espèces  de plantes dont 70 à 80% endémiques.

 

                  

 

                  

 

                             

                    

                 

        Mais pourquoi à Madagascar, les habitants incendient-ils les forêts ?  Ce fait est dramatique comme la réponse. Parce que cette pratique est typique aux pays les plus pauvres de la Terre! Les paysans, ne disposant que d’un petit lopin de terre pour nourrir leur famille, brûlent la forêt et cultivent  le riz sur l’espace ainsi  obtenue car le riz est l’aliment de base du Malgache

  Il y a aussi la coupe des arbres, dont le bois sert à la construction des meubles mais aussi comme matériaux de construction. Les Malgaches coupent également le bois pour la production du charbon de bois, obtenu en brûlant le bois selon un procédé spécial . Pour ce combustible dont l’usage est courant dans 85% des ménages malgaches, les charbonniers s’attaquent surtout aux forêts d’eucalyptus et de mimosas! C’est une conception erronée car la déforestation est source de disette, de misère et provoque le déséquilibre climatique .

 

            

      

          

      On invoque la grande augmentation de la population comme  une des causes principales de ce déboisement. En effet, la population de Madagascar se monte actuellement à 20 042 551 habitants, alors qu’elle était à 16 000 000 habitants en 2004. Le  taux de natalité étant de 38,35% mais l’espérance de vie est de 62 ans.Voila quelques chiffres qui  permettent d’expliquer la pauvreté du pays.

 

          Mais ces statistiques varient aussi selon les ethnies. Madagasar est un mosaïque composée de 18 ethnies ayant chacune son dialecte, ses us et coutumes, ses folklores, ses origines, ses moeurs, sa religion. Voici leurs noms

 -les Antaifasy dans la province de Fianarantsoa

 -les Antehimoro plus au sud

-les Antesaka,  ceux qui viennent des Sakalava

-les Antekarana, région d’ Antisaranan, au nord de l’île

-les Antambahoahka,  du côté de Mananjary

-les Antandroy, la région sud , la plus sèche et la plus pauvre  Antakarana  à l’extrême nord,  d’Ambilobe au cap d’Ambre

-les Antanosy, dans la région de la ville de Tolagnaro ( Fort-Dauphin )

-les Bara, au-delà de la porte du sud, dans les régions désertiques

 – les Betsileo,  allant d’Ambositra au delà de Fianarantsoa (avec une sous-ethnie appelée « zafimaniry » (enfants de ceux qui désirent)

-les Betsimisaraka, de Moramanga à Tamatave et ses environs

-les Bezanozano ( aux petites tresses )

-les Mahafaly vers le sud épineux et désertique

-les Merina, sur le Haut-Plateau central

-les Sakalava dans la règion de l’Ouest

-les Sihanaka,  de la région du lac Alaotra

-les Tanala, ceux de la forêt

-les Tsimihety, les non coupés

-les Vezo, les professionnels de la pêche

         Toutefois, la langue malgache reste la langue officielle et  les traditions des différentes ethnies sont toutes basées sur le culte des ancêtres et des morts. Les historiens affirment  que le peuplement de l’Ile est une véritable énigme, car le mystère persiste quant à l’origine de ce peuplement.

     La  population devrait pouvoir assurer  elle-même la protection de la nature de son pays mais elle est accaparée par la précarité de ses conditions de vie et par les difficultés de sa survie, aussi doit -elle recourir à des organismes locaux et étrangers  pour assurer cette protection . Ainsi travaillent en collaboration  la CBSG (Conservation Beeding Specialist Group ) et l’ANGAP , l’autorité malgache pour les parcs. Le but de ces organismes est de proposer et de faire appliquer des mesures de protection .

      Pour que Madagascar puisse s’orienter vers un développement raide et concret, la population jeune  malgache s’implique en offrant une main d’oeuvre à bas prix mais reconnue pour sa forte capacité d’apprentissage et d’assimilation. Les jeunes Malgaches sont aussi avides de se former sur place ou à l’étranger et s’escriment à obtenir  les diplômes pour former la majorité du personnel de cadre des entreprises .

                                               

      Malgré tous les obstacles et difficultés rencontrés, Madagascar continue toujours son avancée  sous son soleil radieux, dans la joie et l’espoir et avec une belle promesse d’accueil chaleureux à ses éventuels visiteurs .

 

      Je remercie Florence de l’envoi de ce témoignage fort intéressant. Tous les crédits photographiques lui sont dus sauf en ce qui concerne les deux derniers dont je suis l’auteur. Je voudrais aussi remercier Esther, une autre amie malgache et qui est aussi enseignante FLE à Madagascar, pour m’avoir offert, parmi sa multitude de cadeaux donnés en gage d’amitié, ce très beau lamba qui décore ma salle à manger et me fait chaque jour penser à elle et à son pays.

    Je voudrais dire aussi que ce billet a été rédigé parce que le lycée Jean Monnet accueille souvent des élèves malgaches qui viennent suivre une formation dans le domaine de la restauration et repartent diplômés.

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Un safari africain

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   » Je suis une enseignante autralienne. Je m’appelle Kathie. Mon mari et moi-même avons fait un merveilleux voyage en Afrique. Nous avons commencé notre séjour par Nairobi qui est la capitale du Kenya où nous avons visité un orphelinat d’éléphants et un sanctuaire de girafes avant d’aller dans un centre culturel où il y avait des exemples de types de maisons ou de villages construits dans les multiples variétés de tribus Est -africaines. Nous sommes allés à un spectacle de danse tribales avec musique et acrobaties.

                   

       C’était notre premier jour en Afrique ! Le lendemain, nos 10 jours de safari commencèrent.  La compagnie avec laquelle nous avons voyagé était une organisation canadienne, c’est-à-dire qu’il y avait des participants canadiens. Il y avait aussi un couple des Etats-Unis et une jeune Anglaise. En tout, un groupe très amical, des personnes plus jeunes que nous, mais ça ne nous vexait pas.Nous voulions aussi visiter la Tanzanie

     La vie sauvage était réellement spectaculaire. Je n’aurais jamais cru qu’il était possible de voir tant d’animaux depuis nos véhicules de safari. Il devait y avoir 30 lions ou plus, 100 éléphants et un nombre égal d’hippopotames, une centaine de gazelles de Thomson, millle buffles d’eau et zébres et mille animaux sauvages. Parce que ces animaux sont très volumineux, ils sont très facilement visibles de loin. Et les distances sont vraiment grandes- voir le parc national du Serengeti, la réserve nationale de Masaï Mara, la vallée du Rift, est une expérience que nous n’oublierons jamais. C’est fantastique de regarder l’arrivée d’une grande migration de zébres et toute cette faune !

 

 

 

 

 

   Nous avions un budget voyage. Il y avait peu de commodités dans les habitations et mes vêtements étaient très simples.Cependant, ce voyage fut une expérience unique car nous venions d’Australie et n’avions aucun regret.

     

 

     Après le safari, nous avons passé deux jours dans la région des monts Usambara où nous avons fait une randonnée . C’est un pays très fertile et les gens vivent tous modestement, chaque famille a obtenu un terrain de 5 hectares pendant l’ancien gouvernement socialiste et y fait pousser de quoi nourrir sa famille.

       Ensuite nous avons voyagé jusqu’à l’Archipel de Zanzibar où nous sommes restés 6 jours à explorer à l’aide d’une petite voiture de location. L’archipel est très beau et peu équipé en commerce, bien que différent, j’avais connu cela avant. C’était très peu habité  et il était très souvent difficile de trouver les hôtels qui nous avaient été recommandés. Le sable sur les plages était comme de la poudre de talc. La mer d’un bleu magnifique sur la côte bordait des récifs de corail.

      A travers le Kenya et la Tanzanie  les routes sont de deux types :  ou très bonnes ou épouvantables. Peu de personnes hors des villes ont des voitures et nous avons vu de nombreux villages sans routes accessibles pour nous. Beaucoup d’endroits ne sont accessibles que par des autobus ou des taxis spéciaux. Nous avons trouvé des routes bloquées et la police semblait très malhonnête : les conducteurs étaient obligés de verser de l’argent ou bien ils ne passaient pas.

                                                        

 Le dernier jour nous sommes revenus à Nairobi et nous avons visité l’extraordinaire parc national à la sortie de la ville. J’ai pris d’admirables photos d’autruches et de zébres à Nairobi.

 J’aimerais chaudement vous recommander de visiter le Kenya et la Tanzanie si vous en avez l’occasion. Les paysages et la faune sont magnifiques.  Nous n’avons pas appris  sur les gens et sur leur culture autant que nous aurions voulu mais ceux que nous avons rencontrés étaient très amicaux et faciles à vivre.

             

                      

    Voici mon bref récit de notre safari africain. Je souhaite le proposer à la publication de ce blog mais je laisse à la responsable le soin de traduire mes propos parce que mes possibiltés de pratique de langue française sont très limitées » 

 

             J’ai donc traduit le message envoyé par Kathie et inséré dans son texte les photos qu’elle a envoyées. Je la remercie beaucoup pour sa contribution à l’animation de ce blog dont je sais qu’elle est une des lectrices. J’espère qu’à nous deux nous aurons réussi à vous donner l’envie de visiter l’Afrique, ce merveilleux continent. Pour vous renseigner un peu plus sur les lieux évoqués par Kathie, vous pouvez consulter : http://www.serengeti.org/ , http://fr.wikipedia.org/wiki/Zanzibar_(archipel) , http://fr.wikipedia.org/wiki/Monts_Usambara

 

 

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