Carnaval en France : la majesté des chars

Animations culturelles, Gastronomie, musique, Pays, Pédagogie, Peinture, Personnages, Société, Théâtre 9 commentaires

    Etymologiquement « Carnaval » signifie « viande interdite » puisque ce mot est un dérivé de « carne » (la chair, la viande). Eh oui, le carnaval s’inscrit dans le cadre d’une privation, celle qu’il faudra suivre à la lettre durant la période de Carême. Alors, paradoxalement, pour être sûr de pouvoir respecter cette diète à venir et cette vie bien trop réglée, chacun commence par manger plus que normalement et à se livrer à la débauche et à la contestation. Le peintre flamand Pieter Bruegel l’Ancien a très bien su marquer l’opposition de ces deux périodes de l’année dans son tableau « Le combat de Carnaval et Carême » peint en 1559

    Donc, de l’idée d’austérité initiale, le Carnaval est maintenant associé à la chienlit ou au charivari. Ces mots vous semblent complexes, aussi vais-je un peu les expliquer. « Chienlit » veut précisement dire « masque de carnaval » au sens étymologique, puis « mascarade, déguisement » et enfin, de façon très littéraire, « désordre, confusion, pagaille ». Quant à charivari, il vient d’un mot grec signifiant « mal de tête ». Mais pourquoi auriez-vous des céphalées ?  Eh bien, à cause du vacarme provoqué à l’aide d’instruments à percussion et divers ustensiles pendant le carnaval à l’occasion du remariage des veufs. Pour en avoir une illustration, peut-être est-il abusif de dire que les tambours motevidéens font du « bruit » car il s’agit de musique, mais leur passage dans les rues représente beaucoup de décibels. Les débordements sont aussi alimentaires avec une sorte d’orgie au niveau des viandes, vins, sel et épices avant de s’astreindre au régime quadragésimal (c’est-à-dire « qui appartient au carême »). Ils sont aussi sexuels car il faut savoir qu’avec les saturnales et les lupercales, au temps des Romains, on assistait à l’inversion des sexes c’est-à-dire que les hommes se déguisaient en femmes et inversement. Avez-vous d’ailleurs remarqué le double sens du mot « travesti » ?  D’un côté il signifie « vêtement qui permet de se déguiser », mais de l’autre « homosexuel voulant se faire passer pour une femme ». Il faut aussi savoir que le carnaval est souvent accompagnés de chants incitant à la débauche ou à la misogynie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Si_tu_ne_veux_pas_qu%27ta_femme . Il y a aussi des propos scatolologiques, des allusions à des pots de chambre, etc.La remise en cause du fondement social se notait aussi dans l’inversion des rôles puisque l’esclave devenait le maître pour une journée et vice-versa. Souvenez-vous alors de l’expression du Général de Gaulle « C’est la chienlit » pour désigner l’agitation  populaire française en 1968. Faites-aussi un rapprochement avec la satire sociale des « murgas » d’Uruguay. Il est possible de faire un rapprochement avec le « fou du Roi » ou bien le « bouffon » parce que ces personnes, sous couvert que leur état mental est un peu aliéné, sont autorisées à tenir des propos subversifs. Peut-être est-il intéressant aussi de mettre en relation avec cet esprit frondeur la marionnette Guignol car initialement ce personnage, sous des couverts de plaisanteries, exposait les injustices sociales. Son créateur,  Laurent Mourguet, était un ancien canut lyonnais et savait parfaitement combien les conditions de travail étaient dures. Bien entendu, par la suite, Guignol a surtout était associé à un divertissement exclusivement pour les enfants avec une multitude de gags engendrant un effet comique. Mais, il y a tout de même encore en germe l’esprit de contestation puisque « Les guignols de l’info » est une émission satirique de la chaîne de télévision appelée Canal plus : http://www.canalplus.fr/c-humour/pid1784-c-les-guignols.html . Les « personnages » sont des marionnettes ayant le « physique » caricatural des hommes politiques ou personnalités.

   Le défilé carnavalesque est très souvent associé au lancer de confetti. Oui, ce mot est italien, mais, au départ il ne renvoyait pas à la petite rondelle colorée  de la fête ! Des « confetti » étaient des petites dragées rondes qui étaient lancées au cours des carnavals, au début du XIXème siècle, à Rome et à Nice. Au cours d’un corso de 1830, des notables niçois jetèrent à la foule : des fleurs, des cigares et des « confetti » en sucre candi. Mais, comme cela revenait trop cher de jeter des bonbons, ces personnes prirent ensuite l’habitude de jeter des formes de dragées, mais en plâtre ! Finalement, en 1892, un « confetti » de papier fut imaginé.

Outre ce lancer de dragées , pour le carnaval, on utilisait parfois des seringues remplies d’eau parfumée appelées « tubes borsani« .  Dans le Nord de la France, il y a une fête qui rappelle un peu cette tradition : à Solesmes il y a « la fête des Seringueux » Lors du défilé carnavalesque il s’agit d’arroser les passants. Au départ, les seringues étaient remplies de …purin mais maintenant il n’y a que de l’eau.  Le « seringues » utilisées sont d’authentiques clystères à usage vétérinaire et contiennent deux litres d’eau ! Mais j’ai lu qu’en Pologne, du côté de Cracovie, pour les fêtes de printemps, on s’arrose aussi d’eau à l’aide de seaux ou de seringues.

   Il était donc indispensable de bien s’équiper pour participer au corso pour éviter les projections de dragées, d’eau parfumée, de farine, de plâtre, etc. Le mot « corso » est d’ailleurs d’origine italienne et signifiait au départ une « promenade publique »  puis « un défilé de chars fleuris ». La « protection » consistait en une sorte de masque d’escrimeur sur le visage et un « cache-poussière » (peignoir en satin mis par dessus ses vêtements habituels) appelé parfois « domino« . Toujours pour se protéger des projectiles, les participants s’équipaient d’une ombrelle.

   Dans la seconde moitié du XIXème siècle, Nice devint le lieu de résidence  hivernal de riches étrangers. Ils aimaient bien fréquenter les casinos et assister au carnaval car, dès 1830, un premier cortège d’une trentaine de voitures est organisé en l’honneur du roi Charles-Félix et de la reine Marie-Christine, souverains du Pièmont et de Sardaigne. Le défilé passe par la place Massena. Les troubles français liés à la « Commune de Paris » de 1870  firent prendre peur « des rouges »  (sous entendu « de révolutionnaires ») aux riches touristes et cette cossue clientèle préféra rester sur la riviera italienne causant ainsi une certaine perte au niveau du tourisme. Alors le Niçois Andriot Saëtone créa un comité de fête pour redonner de l’intérêt au Carnaval. Les pêcheurs participent aux festivités en faisant sauter une grosse poupée en étoffe bourrée de son : lou paillassou. En 1875, il y eu un incident au sujet du char de la « ratapignata » (la chauve-souris) parce que la fête s’était cindée en deux parties : d’un côté il y avait eu une fête populaire avec des batailles de confetti et de l’amusement et de l’autre des défilés de voitures fleuries auquels ont pris part les élites riches.

     L’anecdote est racontée dans http://www.nicerendezvous.com/car/une-histoire-longue-et-complexe.html et on met l’accent sur l’aquarelliste Alexis Mossa qui a peint la scène. Après cet événement, le carnaval de Nice devint plus festif. A  partir de 1882, il y eu un char spécial pour « Sa Majesté Carnaval« . Puis il y eu un char pour « Madame Carnaval » et Alexis Mossa en créa un autre pour leur fils « Carnavalon » dans les années 1930. Gustave-Adolphe Mossa, fils d’Alexis Mossa, est le plus grand imagier du Carnaval de Nice, c’est-à-dire qu’il dessina les maquettes des chars officiels. Le carnaval s’achève après environ dix-huit jours de fête et  environ  3 000 acteurs participants, avec la lente combustion, sur la grève, du mannequin représentant « Sa Majesté Carnaval ». Il faut imaginer quelque chose de grandiose car un char peut peser jusqu’à 7 tonnes  et il y a, en tout, plus de 10 tonnes de fleurs de serres! Il est vrai que c’est pour faire l’éloge de la qualité et de la variété de l’horticulture azuréenne. On compte aussi environ 600 grosses têtes et une vingtaine de charsQuinze tonnes de confetti jonchent le sol. Mettez vous dans l’ambiance de 2009 avec : http://www.nicecarnaval.com/carnaval4.html et les quatre vidéos du carnaval dont la première est à http://www.dailymotion.com/video/x8dxke_carnaval-de-nice-2009-1ere-partie-s_travel?from=rss

         

 

          Mais si le carnaval de Nice est peut-être le plus connu, il ne faut pas oublier ceux de Douai ( http://www.ville-douai.fr/ ) et de Dunkerque ( http://www.ville-dunkerque.fr/)  ainsi que de Bailleul   http://www.ville-bailleul.fr/ ). Le carnaval dunkerquois dure plus de dix semaines mais les trois jours gras  (lundi, mardi et mercredi des cendres) appelés ici « les trois joyeuses » sont les événements dominants. Il s’agit d’un carnaval très populaire, il n’y a pas de séparations acteurs et spectateurs.  Son origine vient dans le fait que les marins-pêcheurs allaient partir 6 mois en Islande pour la pêche au hareng et que leur absence, longue, serait peut-être sans retour à cause des dangers encourus  : alors, autant faire la fête avant cette séparation provisoire ou définitive.  L’hymne de Jean Bart, ancien corsaire dunkerquois, est entonné : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cantate_%C3%A0_Jean_Bart . Il se mêle à des chansons paillardes. Le parapluie est devenu l’emblême de ce carnaval, non seulement à cause du temps assez instable dans le Nord de la France mais aussi parce que, du balcon de l’Hôtel de Ville, le Maire et ses adjoints lancent dans la foule des harengs (emballés tout de même sous cellophane). Mais ce parapluie est aussi un signe de ralliement pour se faire remarquer par un ami  dans la foule. Il y a en effet une tradition à respecter : celle de « tenir chapelle« .  Les « chapelles » sont en réalités les nombreux cafés dans lesques les « carnavaleux » vont boire de la bière et manger une soupe à l’oignon. Cela veut dire qu’il faut payer à boire et à manger aux amis et aux connaissances. 

 Un tambour-major, en uniforme de grenadier de l’Empire, mène la band qui suit. Il y a « Marie-Papate » qui est en fait un homme qui s’est travesti en femme au niveau des habits, s’est coiffé d’une perruque et à recouvert son visage d’un maquillage outré. Ce personnage est parfois appelé « Marie-Patate« . Il y a aussi les célèbres géants de Dunkerque que sont Reuze-Papa et sa femme Reuzine. Il s’agit d’un personnage en carton géant qui mesure 6,25 mètres, d’ailleurs, en flamand « reuze » signifie « géant ».  Cette sorte de mannequin gigantesque a été créé en 1827 par Ambroise Bafcop. Reuze-Maman  (ou Reuzine) est plus petite (5,85m). Elle est apparue en 1860.  On rattache ces géants à la ville de Cassel (autre ville du Nord de la France) mais ils défilent aussi à Dunquerke. Reuze-Papa est vêtu en légionnaire romain et Reuze-Maman, très élégante, a un diadème sur la tête et une cape de grande dame sur les épaules. Ils sont entourés par  les musiciens de l’harmonie municipale. Les masques et les travestis ferment le cortège.

 

  En fait, le département du Nord compte à lui seul environ 130 géants et tous les ans il s’en ajoute d’autres. On peut avoir une idée de tous ces « personnages » sur ces excellents sites spécialisés  : http://terre-de-geants.fr/Trombinoscope/Trombinoscope.html  ou http://mincoin.free.fr/region/geant/geant.html ou encore http://www.geants-carnaval.org/francais/d1/base1.htm . Les Douaisiens aiment tant les leurs qu’à l’entrée de la ville on peut lire « Douai, cité des géants » et tous les habitants se surnomment « enfants d’Gayants » . Le Père Gayant (8,50 m et 370 kg) porte un casque et une cuirasse, est armé d’une lance, d’un bouclier et d’une épée de chevalier de la Renaissance. Son épouse, Marie Cagenon (6,25m et 250 kg) est en costume de châtelaine de l’époque des Valois. Le couple a trois enfants. Jacquot est habillé comme un jeune chevalier tandis que sa soeur Fillion porte une robe bleue et une toque en plume. Le bébé Bimbin (on trouve parfois écrit « Binbin ») , qui souffre de strabisme, les accompagne. Ce sont des géants qui mesurent environ 3 m et pèse de 45 à 80 kg. La famille Gayant est suivie de  nombreux chars dont « La Roue de la Fortune » (qui évoque la déesse Fortune ) et « Le sot des canonniers » (qui est à mettre en relation avec la folie).

 On trouve aussi des « géants » dans le défilé carnavalesque de Bailleul. Ce sont en particulier Gargantua, ce bâfreur légendaire. Il trône sur un char avec un tonneau entre les jambes , un gigot dans une main et un gobelet dans l’autre.  Il y aussi l’ineffable Docteur Piccolissimo. La proximité de la Belgique fait que parfois le cortège comprend aussi des « Gilles » avec leurs chapeaux à plumes, leurs dentelles et leur costume décoré de lions héraldiques.

   Cette présentation de carnavals en France ne se veut qu’un aperçu des différentes manifestations existantes. Vous pourrez éventuellement compléter par le petit documentaire que vous trouverez à  http://www.linternaute.com/sortir/evenement/carnaval-france/

 

 

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Carnaval en Louisiane : fais dodo avec les Cajuns

Animations culturelles, Langues, musique, Pays, Pédagogie, Personnages, Société 7 commentaires

    

     La Louisiane est située au sud-est des Etats-Unis. Ces principales villes sont La Nouvelle-Orléans, Lafayette, Lake Charles, Baton Rouge. C’est un lieu de brassage de culture française, hispanique, afro-américaine, créole et indienne. D’abord peuplé par les seuls Amérindiens, ce territoire a été exploité en 1682 par Cavalier de la Salle qui l’a appelé « Louisiane » en l’honneur du roi de France Louis XIV. La ville « Nouvelle-Orléans » est fondée en 1718, le nom a été choisi pour honorer le régent Philippe d’Orléans. C’est dire combien cet Etat a d’attaches avec la France.

 

 

Au milieu du XVIIIème siècle, les Acadiens ont été chassés d‘Acadie, territoire canadien, par les Anglais. On a appelé cet épisode historique « Le grand dérangement« . Les Acadiens sont alors venus s’installer en Louisiane et ont peuplé les bayous. Au XIXème siècle, par le biais d’une déformation linguistique, les « Acadiens » sont devenus les « Cadiens » puis les « Cajuns« . Aujourd’hui, les Cajuns constituent la minorité francophone de la Louisiane. En 1803, Bonaparte a vendu aux Etats-Unis la Louisiane. Le 30 avril 1812, la Louisiane est devenue le 18ème Etat américain. Cet historique permet de faire comprendre la situation particulière de cet Etat et peut-être la raison pour laquelle son carnaval est si célèbre.

    Le Mardi Gras à New Orleans est devenu une période de célébrations très importante pour la Louisiane aux États-Unis.  Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans a incorporé des traditions de la culture africaine ainsi que celle des Îles Caraïbes et de la France.
   La saison du Mardi Gras, en Louisiane, commence le 6 janvier, jour de l’Épiphanie, fêtée avec une galette des rois comme en France,  et finit toujours à minuit le mercredi du Carême.

 

 

Tout est organisé par des confréries (en anglais, les « Krewes »). Rien qu’à la Nouvelle-Orléans, il y a plus de 50 confréries qui construisent les chars et organisent les défilés et les bals parfois très élaborés. Chaque confrérie a son propre défilé, qui consistent des chars et de la musique, et aussi bien que son propre bal.

 

            
  

 

 

Pendant le XVIIIème siècle, le festival était marqué par des processions et des bals. Des calèches et des gens déguisés en masques apparaissaient dans les années 1830. Le symbole du boeuf gras, qui représentait la saison de l’abondance au carnaval de Nice, devient un symbole important du défilé de la confrérie Rex en 1870 . Cette tradition existe encore. Les Louisianais organisent aussi des bals, on danse des « fais dodos » c’est-à-dire des danses cajuns. Les « fais-dodos » sont des bals qui durent toute la nuit car les enfants peuvent « faire dodo » (dormir) tandis que les adultes s’amusent et dansent.

 

  Les premiers « throws » ou « lancers », des babioles qu’on jette des chars, apparaissent en 1871. En 1872, le roi du festival, qui s’appelle Rex, est créé et les couleurs du festival sont fixées : le violet (pour la justice), le vert (pour la foi), et l’or (pour le pouvoir). En 1873, tous les chars étaient construits à la Nouvelle-Orléans au lieu d’en France. La tradition des Indiens du Mardi Gras est fascinante. Les Indiens sont des hommes afro-américains qui font partie des confréries ou des bandes établies aussi tôt que les années 1870, au début des esclaves ou des hommes de couleur libres. Leurs activités, y compris l’heure et le lieu de leurs défilés, sont secrètes. Le grand chef porte un costume énorme et très élaboré, qui peut peser entre 45 et 70 kilos, fait à la main avec des perles et des plumes. Le grand chef et ses proches fabriquent son costume pendant toute l’année. On croit que les Indiens du Mardi Gras étaient inspirés par les Amérindiens à la fin du 19ième siècle, en raison de leur lutte commun pour les droits civils.
Les Indiens défilent à pied, en dansant et en chantant. Quand les bandes se rencontrent en chemin, ils se saluent et les grands chefs admirent les costumes et le travail des autres. Toutes les bandes se réunissent pour un grand défilé la fête du Saint Josèphe le 19 mars, et puis aussi le dimanche suivant, appelé « Super    Sunday ».
    Le festival de Mardi Gras à la Nouvelle Orléans et une célébration pour toute la famille.  On peut se déguiser et apporter un grand sac pour ramasser tout le « throws » qui est lancé des chars : les colliers de « perles », des animaux en peluche, et des « doublons » qui sont gravés avec les emblèmes des confréries. Comme on dit à la Nouvelle-Orléans, « Laissez les bons temps rouler ! » Visionnez la vidéo du carnaval louisianais de 1941 http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&rlz=1W1SUNA_fr&q=%20danse%20cajun&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=New+Orleans+carnival&hl=fr&emb=0  et  celle du même carnaval mais en 2008: http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&rlz=1W1SUNA_fr&q=%20danse%20cajun&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=New+Orleans+carnival&hl=fr&emb=0

 

Nous vous conseillons aussi de regarder ces sites pour compléter vos informations sur notre carnaval de Louisiane et plus particulièrement de Nouvelle-Orléans : 

http://www.mardigrasneworleans.com/ programme du carnaval 2009

http://appl003.lsu.edu/artsci/frenchweb.nsf/$Content/Cajun+French+by+Themes?OpenDocument Le parler cajun

http://www.louisianatravel.com/ (liens avec la France)

http://www.kreweofcork.com/ et http://www.neworleanscvb.com/static/index.cfm?contentID=706 (détails du programme de la parade)

http://www.cochonrestaurant.com/ et http://www.michauls.com/ (deux restaurants)

http://radiolouisiane.com/cadien/schedule.html (musique cajun)

       Cet article a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Kelly Duval et ses élèves du Massachusetts. Je les remercie beaucoup pour leur contribution.

Tags : , , , , , , , , , , ,

Sommes-nous à bonne école ?

Cinéma, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Littérature, Métier, musique, Pays, Pédagogie, Société 47 commentaires

    Le système scolaire français est assez complexe, aussi ne seront présentées que les grandes lignes de telle sorte qu’à leur tour nos amis japonais, italiens, suédois, japonais, espagnols, roumains, polonais et tchèques puissent faire quelques comparaisons.

     Notre système scolaire repose sur les principes de Jules Ferry (1832-1893). Cet homme politique français a défini l’école comme  » gratuite, laïque et obligatoire« . De nombreux établissements scolaires portent le nom de ce politicien. Cependant, avec le temps, les notions de « gratuité », »obligation » et de  « laïcité » ont évolué. La « gratuité » s’applique au fait de ne pas avoir de frais d’inscription pour être admis à l’école, tout au moins si l’élève fréquente une école publique, d’avoir les manuels scolaires fournis gratuitement jusqu’en troisième qui est la quatrième et dernière année passée au collège. Par contre « la gratuité » ne s’applique pas en ce qui concerne les fournitures scolaires, les repas pris à la cantine, les sorties éventuelles, etc. Au niveau universitaire, des droits d’inscriptions existent, même s’il s’agit d’une université publique. La laïcité est encore normalement garantie, allant même jusqu’à interdire, dans un établissement public, le fait de porter un signe distinctif de sa croyance religieuse. Cependant il est de plus en plus question de demander aux professeurs de se charger de « l’enseignement du fait religieux ». En ce qui concerne « l’obligation », depuis 1959, elle est définie comme de 6 à 16 ans. Le ministre actuel de l’Education Nationale s’appelle Xavier Darcos. Il y a aussi Valérie Pécresse qui est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

 

 

  Par le biais d’une tradition datant du XVIIIème siècle, les écoles maternelles sont largement développées en France. Elles sont gratuites mais ne rentrent pas dans « l’obligation scolaire ». Elles sont seulement conseillées pour faciliter l’éveil de l’enfant. Il y existe 4 niveaux : Toute Petite Section (2ans), Petite Section (3 ans), Moyenne Section (4 ans) et « Grande section » (5 ans). Pour être admis en TPS, l’enfant doit pouvoir se dispenser de couches dans la journée et avoir dépassé ses 2 ans le jour de la rentrée scolaire de septembre. Certaines municipalités offrent plusieurs dates de rentrée pour ces TPS, ainsi il est possible qu’un enfant commence sa scolarisation après chaque période de « petites vacances ». L’enfant apprend à vivre en société, développe son langage et  se prépare à devenir un futur écolier. L’existence de ces écoles maternelles telles qu’elles sont conçues maintenant semble être remis en cause parce que le ministre a parlé de « jardin d’enfants » et s’est également interrogé sur la nécessité de recruter des enseignants très diplômés pour ce niveau scolaire. Ces propos ont naturellement prêté à controverse.

      Depuis la loi d’orientation de 1989, les écoles maternelle et primaire sont divisées en cycles. Paradoxalement, puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, ce niveau est assimilé au « cycle 1 » appelé aussi « cycle des apprentissages » et, en plus, la Grande Section  est la première classe du « cycle 2 » appelé aussi « cycle des apprentissages fondamentaux ». Au-delà de la « grande section de maternelle », l’élève rentre à l’ « école primaire ». Les deux autres classes de ce cycle 2 sont le  » Cours Préparatoire » dit « C.P. » et le « Cours Elémentaire 1ère année » dit « CE1 ». Le « cycle 3″ est constitué du Cours Elémentaire 2ème année (CE2), du Cours Moyen 1ère année (CM1) et du Cours Moyen 2ème année (CM2). En maternelle, comme à l’école primaire, les enfants sont pris en charge, en général, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Jusqu’à la rentrée scolaire 2008/2009, il y avait 1/2 journée de prise en charge en plus : le mercredi matin ou le samedi matin. Malgré la diminution horaire, les notions à apprendre sont restées les mêmes. Pour les élèves de l’école primaire, un éventuel soutien scolaire a été prévu durant la pause de midi faute de pouvoir le mettre en place après 16h30 en raison des cars de ramassage scolaire. Mais cela pose tout de même un problème pour les élèves ayant besoin de soutien mais qui ne sont pas demi-pensionnaires.

      Au-delà du CM2, l’enfant rentre au collège où la numérotation des classes va en décroissant  : « 6ème« , « 5ème« , « 4ème« , « 3ème« .  Malgré quelques tentatives au niveau de l’école primaire, c’est surtout au niveau de la « 6ème » que débute l’étude d’une première langue vivante. Sauf exception, c’est souvent l’anglais ou l’allemand. En « 4ème », une seconde langue est proposée et c’est le plus souvent allemand ou espagnol. Au niveau de la 5ème ou de la 4ème, il existe les Itinéraires De Découvertes qui permettent une approche interdisciplinaire de thèmes, c’est-à-dire que, par exemple, on propose à l’élève de faire un petit dossier qui s’appuie au moins sur deux disciplines enseignées et qui implique aussi une recherche documentaire faite au Centre de Documentation et d’Information en partenariat avec le professeur-documentaliste. Cela peut être, par exemple, un exposé sur la « prise de pouvoir de Guillaume le Conquérant » parce qu’au niveau de la « 5ème », la période historique étudiée est le Moyen-Age et que cet épisode de l’Histoire de France tisse un lien avec l’Angleterre et donc participe de l’enseignement de l’anglais. Généralement, l’élève présente son travail sous forme de traitement de texte et il y a donc beaucoup de compétences prises en charge pour la note finale. Le professeur-documentaliste ne se contente pas de « fournir les documents » pour aider à la réalisation du travail, il accompagne ses collègues enseignants qui viennent au CDI et suit la progression du travail des élèves en s’impliquant personnellement. Cela suppose naturellement, en amont, des « rencontres » entre enseignants pour bien cibler ce qu’il est possible de faire et comment. Vous trouverez plus de renseignements sur cette approche pédagogique à : http://eduscol.education.fr/D0072/itinerairesdecouverte.htm

    Les élèves ayant d’importantes difficultés scolaires sont placés dans des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté dans lesquelles ils ont à la fois un enseignement général et professionnel. Bien qu’ils soient rattachés au niveau du collège, le lycée Jean Monnet accueille des élèves de « 3ème Découverte Professionnelle 6 heures« . Ce sont des élèves qui s’orientent vers une voie professionnelle au-delà de cette classe, mais qui ne savent pas exactement quoi choisir. Pour les aider, des périodes de stage en entreprise sont prévus. A la fin de la troisième (toutes séries confondues), les élèves passent le « brevet des collèges« , ainsi que le « Brevet Informatique et Internet » ou « B2I« . Ce second examen inclut, même s’il  la dépasse, la reconnaissance d’un certain nombre de compétences  que le professeur-documentaliste  s’est chargé de faire acquérir depuis l’entrée de l’élève en 6ème . En effet, les missions de cet enseignant ne se limite pas à la gestion d’un fonds documentaire, il a des heures d’enseignement pour apprendre aux élèves à utiliser au mieux les informations que peuvent fournir les revues, les livres, les dictionnaires, les encyclopédies, le logiciel documentaire appelé BCDI, Internet, etc. Pour plus de renseignements sur le « B2I », vous pouvez regarder : http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i

        Après le collège, c’est l’entrée au lycée. Il y a trois sortes d’établissements secondaires : général, technologique et professionnel. Au niveau de l’enseignement général et technolgique, la nomination des classes tient toujours du compte à rebours : « seconde« , « première » et « terminale« .  A la fin de la « première », l’élève passe une partie des épreuves du baccalauréat et, « en terminale », il passe les épreuves restantes. Il existe différentes options d’enseignements au niveau du lycée d’enseignement général comme au niveau du lycée d’enseignement technologique. Au niveau de la « première », l’élève doit réaliser un dossier qui s’inscrit dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés. On trouvera le détail des sujets à http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm  mais il faut tout de même savoir que la problèmatique étudiée doit au minimum englober deux disciplines. Ainsi, par exemple, l’élève peut présenter une sorte de petit mémoire sur « Les peintures murales au Mexique » de façon à pouvoir « combiner » Art et Civilisation Espagnole. Bien entendu, comme pour les IDD, il faut la participation du professeur-documentaliste comme d’ailleurs exposé ici : http://eduscol.education.fr/D0050/LXTDOC01.htm. Durant les trois années passées au lycée, l’élève reçoit un enseignement d’Éducation Civique, Juridique et Sociale  (ECJS)  dont on pourra avoir une idée avec http://eduscol.education.fr/D0056/ecjs.htm . Les différentes options possibles au niveau du lycée général ou du lycée technologique n’existent pas partout et parfois il est nécessaire de changer de département et de fréquenter un internat.  On  pourra connaître le détail des options possibles avec http://www.education.gouv.fr/pid39/lycee.html . Les épreuves de baccalauréat commencent vers le milieu de juin et les résultats défintifs sont connus en juillet. Pour avoir le baccalauréat du premier coup, il faut plus de 10 de moyenne générale. Si l’élève a entre 8 et 10 de moyenne, il doit représenter des épreuves de façon à arriver, la seconde fois, à au moins 10. S’il a moins de 8, il est ajourné et doit recommencer l’année de terminale.

 En ce qui concerne le lycée professionnel, il y a plusieurs possibilités :

   – au niveau d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (2 ans d’études) donc « CAP première année » puis « CAP 2ème année » et au bout de la dernière année l’élève passe un examen pour obtenir le diplôme correspondant.

   – au niveau du Brevet d’Enseignement Professionnel ( 2 ans d’études) donc  « seconde BEP » et « terminale BEP« . La dernière année, l’élève passe un examen. Il peut ensuite poursuivre ses études en « première année de baccalauréat professionnel » puis en « seconde année de baccalauréat professionnel ». Le baccalauréat professionnel est ainsi obtenu en 4 ans d’études après la classe de 3ème. Il est question de ramener ce temps à 3 ans pour l’aligner sur le rythme des élèves d’enseignement général ou technologique, mais le risque est que le profil des élèves et la spécificité des enseignements à dispenser  (mais dans un temps réduit) n’ occasionnent une grande difficulté et que finalement une élite seulement n’obtienne ce diplôme. La création d’un baccauréat professionnel en 3 ans suppose aussi la disparition du BEP car l’élève arriverait directement du collège. Les classes de « terminale BEP » et de « baccalauréat professionnel » sont concernées par  Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel dont on pourra lire les caractéristiques à http://eduscol.education.fr/D0047/ref01.htm

 

      Au delà du lycée, il y a les études supérieures dont l’entrée est conditionnée par l’obtention du baccalauréat. Il existe plusieurs types de poursuites universitaires avec

– les  Instituts Universitaires de Technologie (IUT) qui donnent accès à un  Diplôme Universitaire de Technologie (2 ans d’études) 

– les sections post-baccalauréat du lycée qui préparent à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Mais parfois cet accès au BTS n’est pas direct parce que le baccalauréat obtenu n’est pas assez bien adapté pour poursuivre sans transition. Il faut alors prévoir, avant d’aller en BTS, une année de Mise A Niveau. Normalement le BTS demande 2 ans d’études, mais, s’il faut la classe MAN, cela représente 3 ans après le baccalauréat.

– les différentes facultés : Lettres, Droit, Pharmacie, Médecine, etc. Dans la plupart des cas un minimum de trois années d’études est nécessaire. Il donne lieu à l’obtention d’une « licence« . Il s’en suit « la maîtrise » puis le « doctorat ». Les titres obtenus sont nationaux, cependant les sujets d’ épreuves dépendent d’un établissement à un autre. Suivant les académies, la rentrée universitaire a lieu en septembre ou octobre. L’année universitaire est divisée en semestre, le premier va jusqu’à décembre et le second jusqu’à mai. Il y a deux sessions pour réussir les examens. Suivant les académies, la période est juin et septembre ou juin et juillet (quand la reprise se fait en septembre). Les étudiants passent aussi un examen appelé Certificat Informatique et Internet ou « C2I » . Reportez vous à http://www2.c2i.education.fr/sections/accueil/c2i7120/ pour avoir quelques précisions.

      La France est divisée en 3 zones scolaires au niveau des vacances. Les vacances de Toussaint (environ 10 jours fin octobre-début novembre), les vacances de Noël (2 semaines fin décembre-début janvier) et les vacances d’été sont communes aux trois zones. Ensuite, pour les vacances d’hiver (février-mars) et de printemps (avril-mai), chaque zone a deux semaines de vacances, mais en décalé. La date officielle des vacances d’été est  en général le premier juillet mais les professeurs qui participent aux épreuves d’examen ne sont parfois véritablement en vacances que vers le 10/13 juillet. La reprise est généralement vers le 1er septembre.  Nous avons également quelques dates de vacances spécifiques comme le 1er mai (fête du travail), le 8 mai (armistice seconde guerre mondiale), le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte (pas toujours inclus dans des vacances scolaires, parfois « en plus », suivant la zone), le jeudi de l‘Ascension, le 1er novembre (mais inclus dans les vacances de Toussaint), le 11 novembre, le 14 juillet ( fête nationale, mais inclus dans les vacances d’été), le 15 août (Assomption, mais inclus dans les vacances d’été

  

Pour être enseignant en France, il est obligatoire de passer un concours de recrutement. Les enseignants sont des fonctionnaires de l’Etat. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) prépare au concours de recrutement et assure la formation au métier. Pour l’Enseignement primaire, c’est le concours  de  « Professeur des Ecoles ». Pour l’enseignement secondaire, il y a le CAPES ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), le CAPLP ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel). Ces concours sont ouverts aux titulaires d’une licence (3 ans d’étude). Les PLP sont généralements bivalents, c’est-à-dire qu’ils enseignent deux matières comme Lettres/Histoire ou Mathématiques/Sciences. Les titulaires du CAPES n’enseignent qu’une matière.  Les professeurs des écoles passent de 24 à 26 heures par semaine avec leurs élèves. Les professeurs de collèges et de lycées ont 18 heures de cours par semaine. Malgré leur statut d’enseignant, les professeurs-documentalistes doivent être présents au collège ou au lycée 30 heures par semaine et il est généralement entendu qu’ils travaillent encore 6 autres heures par semaine à l’extérieur pour, par exemple, fréquenter des bibliothèques, des librairies, lire, etc. Généralement ce temps est sous-évalué, surtout si le professeur-documentaliste s’implique dans des animations pédagogiques spécifiques, s’associe à la réalisation d’IDD, de TPE, d’ECJS, etc, cela peut devenir 15 heures ou même plus! Finalement, suivant la façon dont il s’investit et suivant dans quel établissement il est placé, le professeur-documentaliste peut avoir une énorme charge de travail.  Pourtant, souvent, par l’administration ou par les autres enseignants qui ne voient que le temps de présence dans l’établissement, être professeur-documentaliste est perçu comme bénéficier  d’un statut « avantageux ».  Pour l’enseignement supérieur, les candidats aux concours doivent avoir une maîtrise (4 ans d’études) et passer une agrégation. A noter au passage qu’il n’existe pas d’agrégation dans le domaine de la recherche documentaire. Les agrégés ont 15 heures de cours par semaine à assurer. Il est question d’exiger un « master » obtenu en 5 ans d’études pour passer tous les concours indiqués et l’existence de l’IUFM semble être remise en cause. Il y a une forte diminution du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des enseignants et quand il y a un manque il faut souvent avoir recours à des contractuels qui sont bien sûr du personnel avec un statut très précaire. Les différentes réformes scolaires entraînent des suppressions de postes et de nombreux professeurs se trouvent soit en sous-service (nombre d’heures de service incomplet) soit dans l’obligation d’enseigner sur 2 ou 3 établissements scolaires pour arriver à réunir le nombre d’heures prévues.

    J’ai donné quelques éléments permettant de situer un peu le système scolaire français par rapport aux autres qui ont été présentés. Il manque des informations par exemple sur l’apprentissage, la formation continue, le contenu des programmes, etc. Je ne pouvais pas aborder tous ces thèmes dans un simple article. J’ai juste voulu ouvrir un éventuel débat et vous demandez si nous étions vraiment « à bonne école », l’expression signifiant « bien entouré pour progresser ». Si vous souhaitez affiner davantage votre documentation sur ce sujet, vous pouvez consulter : http://www.education.gouv.fr/pid8/le-systeme-educatif.html

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Bonne année 2009 à tous !

Animations culturelles, Cinéma, Collection, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Pays, Pédagogie, Personnages, Société 20 commentaires

    Personne ne sera sans doute surpris par le titre de mon billet puisque nous sommes en janvier et que nous commençons une nouvelle année. Vous l’auriez été avant 1564 date à laquelle le roi Charles IV décida, par l’Edit du Roussillon, que l’année cesserait de commencer au printemps, mais en janvier ! Sachez que le nom des mois n’avait pas été choisi au hasard, ainsi « septembre » indiquait nettement qu’il s’agissait du septième mois de l’année, « octobre » du huitième, « novembre » du neuvième, « décembre » du dixième. Quand Charles IV a changé l’organisation civile de l’année, il n’a pas pour autant « revu » l’appelation des mois ! Maintenant, l’étymologie du mot n’est plus en adéquation avec son sens : « septembre » est le neuvième mois de l’année, « octobre » le dixième , « novembre » le onzième et « décembre » le douzième ! Devant un tel chamboulement et surtout un tel manque de logique, certains se rebiffèrent et c’est ainsi que naquît la « tradition » du poisson du 1er avril: puisqu’il n’était plus possible de se dire « bonne année », eh bien, on allait faire des blagues aux voisins !

     Outre les voeux adressés le plus souvent par le biais de cartes postales selon la tradition anglaise, les premiers jours de janvier se caractérisent par les étrennes. Il s’agit d’un présent que l’on fait le premier jour de l’année.  Le mot « étrenne » vient du latin « strena » qui signifie « bon présage » ou   » présent de bonne augure ». L’habitude des étrennes se perpétua et se développa beaucoup sous l’Empire romain. En France, au Moyen-Age, elles reçurent dans certaines provinces le nom d' »aguignettes » ou d’aguilaneuf« . Il s’agit d’une déformation de l’expression « au gui l’an neuf » car on considère que le gui porte bonheur. En Normandie, les « aguignettes » étaient en fait des pâtisseries feuilletées que les enfants allaient chercher de porte en porte en entonnant une chanson. Vous pouvez obtenir la recette des « aguinettes » en consultant : http://magene.chez-alice.fr/recette1.html#aguignettes

    C’est cette idée d’échange de cadeaux qui est reprise dans deux traditions qui ont lieu le 6 janvier : en France l’Epiphanie, en Italie la Befana. La « fête des rois » ou « Epiphanie » est une fête païenne très ancienne puisqu’elle se pratiquait déjà chez les Romains qui tiraient au sort avec des fèves pour savoir qui serait le roi du festin. Depuis, le christianisme a consacré cette fête à la commémoration de la visite des trois Rois Mages, Melchior, Gaspard et Balthazar, venus porter des présents à l’enfant Jésus. Aujourd’hui la tradition veut que pour le « jour des Rois », on partage un gâteau appelé « galette« . Selon la région, il s’agit d’un gâteau feuilleté ou brioché.

  La fève d’origine est aujourd’hui remplacée par un petit personnage que prennent plaisir à collectionner les favophiles qui se sont regroupés en association : http://www.fabophiles.fr/ . Certaines fèves valent très cher.

  En Italie, c’est la sorcière Befana qui porte des gâteaux. Son nom est en fait une déformation du mot « Epiphanie ». Elle « intervient » dans la nuit du 5 au 6 janvier. Les enfants accrochent une chaussette non loin de la cheminée pour que Befana dépose des chocolats et des caramels. Si les enfants n’ont pas été sages, Befana leur glisse des boulets de charbon. Il existe des pâtisseries en l’honneur de la Befana : ce sont les  » befaninis ». Vous en saurez plus sur la légende et les gâteaux en consultant ce site fort intéressant : http://www.theatredelasource.qc.ca/francais/befana/bef_recette.html

     Un début d’année est souvent l’occasion de faire un bilan sur les événements passés et parfois on se souvient avec nostalgie d’antan. La crainte de voir devenir surannés certains acquis sociaux fait jaillir un pincement au coeur. Les annuités, en particulier, risquent d’être revues à la hausse ! Combien faudra-t-il d’anniversaires pour prétendre à la retraite ? La durée de travail sera-t-elle annualisée ?  De façon quasi annuelle ou bisannuelle, des réformes chamboulent notre mode de vie. Ne nous a-t-on pas annoncé une « annus horribilis » dans l’espoir que l’expression latine choque moins nos esprits que l’usage du français : une « année horrible » fait davantage trembler ! Aurons-nous pourtant de nouvelles « années folles » avec l’influence culturelle nord-américaine que fait naître l’élection de Barack Obama ? Il y aura aussi la Biennale de Venise avec son fameux « Lion d’Or ». Le 26 janvier prochain, les Chinois rentreront dans « l’année du boeuf » que l’on annonce plutôt prospère. Tout cela va rentrer dans les annales de 2009 et fera la joie des annuaires ou des almanachs.  Je vous présente donc tous mes voeux et que chacun de vos souhaits se réalise.

Tags : , , , , , , , , , , ,

Qui sont-elles ?

Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Métier, Pays, Pédagogie, Sport 13 commentaires

     Il y a déjà plusieurs mois que je vous parle de nos contacts aux Etats-Unis. Vous lisez régulièrement des commentaires d’élèves de l’Ohio, de la Géorgie et du Massachussetts laissés sous les articles de ce blog. Peut-être même allez-vous sur les espaces virtuels de Debra Watzman, Mary-Lou Wiesendanger ou bien visitez-vous la page d’accueil du lycée dans lequel travaille Kelly Duval . Il n’empêche que, sans dévoiler leurs « secrets », vous aimeriez bien en savoir un peu plus sur ces trois enseignantes américaines. Elles ont accepté de me donner quelques éléments biographiques et ont donné leur accord de publication.

   Commençons par Debra Watzman qui m’a rendu visite l’été dernier . Vous savez, c’est elle qui gère https://lewebpedagogique.com/notreprof/ . Elle est née à South Bend en Indiana, mais, comme la plupart des Américains, elle a beaucoup déménagé habitant tour à tour le Michigan, le Texas, la Virginie. Maintenant elle vit à Canton, en Ohio.  Ses études se sont malgré déroulées en Indiana. Vers l’âge de 10 ans, elle a pris  conscience du fait qu’elle était très attirée par l’étude des langues étrangères. Peut-être faut-il y voir l’influence de son grand-père qui s’exprimait en allemand car il avait fui la Prusse de Bismarck pour trouver refuge aux Etats-Unis. A l’étude de la langue de Goethe, Debra ajoute le russe, l’hébreu et bien entendu le français. A l’âge de 16 ans, elle participe à un échange scolaire qui lui permet de découvrir la Bretagne. Elle étudie aussi la comptabilité et la pédagogie

                         

             Cependant elle n’est pas devenue directement enseignante, elle a d’abord été traductrice dans une usine qui fabriquait des kits électroniques, des stéréos, des radios, des oscilloscopes, des téléviseurs, etc . Son travail consistait à traduire les fiches de montage de l’anglais au français car ces kits étaient vendus dans le monde entier y compris les pays francophones.  Elle a également était comptable à mi-temps tandis que ses fils étaient petits. Il y a maintenant 14 ans qu’elle enseigne le Français Langue Etrangère.

       Debra adore voyager. Elle a parcouru tous les Etats-Unis, visité le Québec plusieurs fois et fait des croisières qui lui ont fait découvrir les Caraïbes et le Mexique.  Elle connait l’Europe : Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Suisse et Italie. Durant l’été 2008 elle a assisté à un congrès de professeurs de FLE en Belgique. Mais c’est la France qui lui tient le plus à coeur.

      Ces autres passions sont la lecture, les photos et les relations humaines.

       Laissons maintenant la parole à l’animatrice de https://lewebpedagogique.com/wiesendanger/ : 

 » Je m’appelle Mary-Lou Wiesendanger et je suis une des professeurs de français à  Centennial High School.  J’enseigne le français depuis 12 ans.  Avant d’enseigner le français j’ai fait mes études dans l’hôtellerie à une école hôtelière suisse et j’ai travaillé dans la restauration pendant douze ans.   J’ai appris le français en Belgique donc mes élèves apprennent « septante » et « nonante » non « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix ».  Je ne suis pas belge mais américaine du côté de ma mère et suisse du côté de mon père.  Et, je suis née au Japon.  J’ai beaucoup voyagé ! J’ai voyagé à travers l’Europe particulièrement en Suisse.  Maintenant que j’habite aux Etats-Unis je fais de la plongée aux Caraïbes alors j’ai visité Bonaire, Bermuda, Barbade, les îles Turques- et -Caïques, et le Belize.  Je ne sais pas pourquoi mais j’atterris toujours dans des pays dont le nom commencent par un « B » !  L’année passé, j’ai visité et fait de la plongée aux îles Fiji et aux Iles Salomon. Bien que j’aime le français ma passion est la plongée.  Je le fais le plus souvent possible. « 

 

 

     Il y a une troisième intervante sur nos blogs. Kelly Duval n’en a pas elle-même par faute de temps mais elle a tout de suite été séduite par l’utilisation pédagogique de ce moyen de communication. Ses élèves consultent attentivement tous les blogs qui ont créé un partenariat et choisissent dans chacun un article en particulier pour y indiquer leurs opinions sur le sujet. Mais, laissons Kelly s’exprimer elle-même :

     »  Je suis née et j’ai grandi à Pittsfield, Massachusetts (dans les « Berkshires »). Ensuite, j’ai étudié le français à l’université à Siena College près d’Albany, New York. J’ai passé ma troisième année d’études universitaires à Montpellier, où j’ai suivi des cours à l’Université Paul Valéry. J’y suis restée après être tombée amoureuse de la France. Au niveau du style de vie, je n’avais jamais été si heureuse. Je suis enfin retournée à Siena pour finir mon diplôme. Après, j’ai travaillé pendant six ans comme assistante d’avocat à Pittsfield (un poste que j’ai obtenu à cause de mon français!). Puis une ancienne prof de mon ancien lycée – Taconic High School – m’a demandé d’enseigner le français là-bas. J’y suis toujours, douze ans plus tard. Entre temps j’ai obtenu ma maîtrise en éducation de Massachusetts College of Liberal Arts. J’enseigne tous les niveaux de français à Taconic, et aussi un cours de débutants au collège. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup voyagé ailleurs. Seulement un peu à Montréal, au Porto Rico (je parle un tout petit peu d’espagnol), et aux États-Unis   en Nouvelle Angleterre, en New York, dans l’Etat de Washington, à Disney World, et à San Diego. Quand je ne travaille pas, j’aime lire des romans, regarder des films, bien manger, et surtout passer du temps avec ma famille.  Je suis ravie de faire partie de ce réseau de blogs scolaires. « 

 

        

     Nos trois amies se sont présentées, non seulement pour mieux les connaître mais aussi pour qu’éventuellement les élèves qui liront cet article fassent une réflexion sur leur orientation scolaire et professionnelle, qu’ils en mesurent l’importance. Une Conseillère d’Orientation Psychologue peut les recevoir, sur rendez-vous, le jeudi. Elle peut les aider à définir leurs goûts et voir avec eux les métiers qui les attirent, définir les critères de réussite, etc. Le CDI est également équipé d’un kiosque ONISEP dont les documents sont consultables et les ordinateurs ont le logiciel appelé L’atlas des formations.

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Fête des morts

architecture, Grands événements au lycée, Littérature, Pays, Personnages, Société 30 commentaires

Nous sommes en vacances depuis vendredi 24 octobre et ce jusqu’au 6 novembre. Nous avons l’habitude de dire que ce sont « les vacances de Toussaint« . Comme ce type de congés scolaires n’existe pas dans les pays avec lesquels notre réseau de blogs scolaires nous a mis en relation, il me semble intéressant de préciser un certain nombre de faits.

La Toussaint est une fête catholique qui, comme le nom l’indique, consiste à rendre hommage à tous les Saints. Sa date est fixée au 1er novembre et il s’agit d’un jour férié. Il y a de plus en plus confusion entre « la Toussaint » et  » le jour des morts » qui, lui, a lieu le 2 novembre et qui, lui, n’accorde aucun repos particulier. Je dis qu’il y a amalgame parce qu’en fait, depuis plusieurs années, les gens se recueillent dans les cimetières, fleurissent les tombes pour Toussaint et non le lendemain comme il se devrait. Cette « pratique  » vient du fait que le jour des morts n’étant pas chômé, il n’y a pas d’autre choix. Les chrysanthèmes sont les fleurs les plus choisies pour poser sur les caveaux, de même que les arbres qui bordent le plus les cimetières sont le plus souvent des cyprès ou des ifs.

Le cimetière du Père Lachaise, à Paris est connu, même hors période de Toussaint, comme un « haut lieu touristique », mais auriez-vous aussi l’idée, en venant à Limoges, de programmer la visite du cimetière de Louyat? Il faut savoir que « Louyat » désigne le domaine. Notre cimetière est parmi l’un des plus grands de France. Il s’étend sur plus de 35 hectares, comporte 40 000 sépultures et environ 200 000 défunts y reposent. Ce site funéraire posséde aussi une particularité : des plaques en porcelaine indiquent le nom des défunts ! Il faut bien entendu voir un lien entre l’usage de la porcelaine et le fait qu’il s’agisse de Limoges. De nombreuses personnalités sont enterrées dans ce lieu : quelques maires de Limoges , David et Charles Haviland dont les noms sont associés à la porcelaine, Adrien Dubouché, généreux mécène du musée de céramique, Camille Vardelle, jeune homme tué lors des émeutes ouvrières de 1905 à Limoges. Vous aurez encore plus de détails sur ce cimetière en venant emprunter au CDI Pays du Limousin n°37 du 15 octobre 2008. Le cimetière de Limoges n’est pas le seul en Limousin à avoir des plaques funéraires en porcelaine. Le cimetière de Linards en a aussi et voici un lien pour voir comment se présentent ces « décorations mortuaires » : http://linards.ifrance.com/histoire/plaques/plaques.htm

Puisque ce blog se veut ouvert « sur l’étranger », je vais aussi vous parler d’autres cimetières. D’abord du cimetière de Staglieno à Gênes (Italie) que j’ai eu l’occasion de visiter avec mes parents il y a de nombreuses années. Il est considéré comme une curiosité touristique à cause des tombeaux . Des stèles monumentales font de lui comme un musée. Le site officiel permettra d’avoir plus de renseignements : http://www.cimiterodistaglieno.it/

Suite au commentaire de Cristolinette, je rajoute donc une photo du cimetière d’Hammamet en Tunisie ainsi qu’une autre représentant la tombe de Bettino Craxi dans ce même cimetière. Je la remercie pour ce don.

Je n’ai pas visité le cimetière Bellu de Bucarest ( Roumanie) mais sa réputation dépasse son pays. Aussi je sais qu’il abrite de nombreuses personnalités dont le célèbre architecte Ion Mincu

L’Argentine a été fortement marqué par la personnalité d’ Eva Duarte de Perón qui a été la femme du président argentin. La chanteuse Madonna a interprété le rôle d' »Evita » au cinéma . Le cimetière de La Recoleta à Buenos Aires laisse reposer de nombreuses personnalités dont Eva Perón. Ce site, en espagnol, donne des explications complémentaires sur ce cimetière : http://www.info-recoleta.com/cementerio_recoleta.htm

Au Canada, plusieurs cimetières sont célèbres mais le plus grand est celui de Notre-Dame-des-Neiges à Montréal (Québec) , cimetière catholique qui jouxte justement le cimetière anglophone et protestant du Mont-Royal.

Ce lien donne encore plus de détails sur les différents cimetières du monde : http://www.landrucimetieres.fr/spip/ . Pour que vous ne trouviez pas mon article trop macabre, je voudrais ajouter qu’il y a en fait plusieurs façons de fêter les morts : se recueillir sur les tombes mais aussi faire la fête avec Halloween. J’ai remarqué que nos amis de Georgie préparait un petit article à ce sujet , alors je vous invite à aller y jeter un coup d’oeil : https://lewebpedagogique.com/wiesendanger/ , rubrique « Les questions » . Outre les déguisements , la citrouille est au coeur de cette tradition . Elle décore les maisons et s’accompagne de symboles mortuaires.

La citrouille d\'Halloween est appelée Jack O\' Lantern

Pour rester, disons, dans le « ton », je vous propose quelques expressions plus ou moins familières que l’on utilise quand quelqu’un est mort : « il a cassé sa pipe« , « il mange les pissenlits par la racine« , « il est ressorti les pieds devant« , « il a fermé son parapluie« , « il a passé l’arme à gauche« , « ses dents ne lui font plus mal« . En connaissez-vous d’autres ?

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Frugalité

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Pédagogie, Société 17 commentaires

        Nous entrons dans la 19ème Semaine Nationale du goût. Les enfants seront éduquer à la nutrition et à la gastromie. Limoges sera bien sûr de la fête. Des animations se dérouleront dans le ventre ( le mot se prête déjà à évoquer la cuisine !) de Limoges, sur les marchés, dans les halles centrales. Il y aura bien sûr la célèbre Frairie des Petits-Ventres de la rue de la Boucherie. Les produits locaux seront à l’honneur : grillons, andouillettes, galetous, clafoutis, pâté de viande, etc. Ceux d’Alsace y seront aussi. Il y aura de la choucroute, des tartes aux mirabelles, des « flammekueches », des pains d’épice, etc. Naturellement le lycée Jean Monnet va s’investir dans cette action qui a pour dessein de faire découvrir les saveurs. Voici, en lien, les menus qui seront proposés au lycée : http://www.lyc-jean-monnet.ac-limoges.fr/spip.php?breve132

    J’ai voulu profiter de cette semaine du goût pour philosopher un peu. Je vous livre donc quelques-unes de mes réflexions. Comme chacun doit sans doute le savoir, « frugalité » est un mot de la famille de « fruit« . Il signifie « sobriété » et ce sens laisse vraiment rêveur quand on connaît toute la richesse de goûts et toute la diversité des fruits! « Frugal » veut dire « qui se nourrit de peu, qui vit d’une manière simple », mais cette notion ne se comprend que par rapport à quelqu’un qui, au contraire, privilègierait, par exemple, la viande pour ses repas car, en continuant « mon tour des musées gastronomiques« , je vais vous montrer toutes les possibilités culinaires que l’on peut tirer des fruits!

         Pour poursuivre l’idée d’opposition entre la prétendue austérité et le fait de manger des fruits, commençons par parler de la châtaigne (et nous  ne serons pas « marron »!) dont le musée se trouve à …Joyeuse ! Il s’agit d’une ville de l’Ardèche. Ce musée est installé depuis 1984 dans l’ancien couvent des Oratoriens (tiens, l’idée de vie monastique revient!). Vous pouvez visiter ce lieu de façon virtuelle grâce à http://www.pays-beaumedrobie.com/fr/musee-chataign/accueil-chataigne.php mais il est tout de même préférable d’aller sur place car vous aurez la chance de déguster des terrines de châtaigne, des crèmes de châtaigne et tout un éventail de nouveaux produits. Mais il y a une seconde ville en Ardèche qui célèbre la châtaigne : Saint-Pierreville. Il y existe une Maison du châtaignier. C’ est un centre de réunion pour les casténéiculteurs et pour tous ceux qui s’intéressent à ce fruit. On y trouve  des objets fabriqués à partir du châtaignier et des produits du terroir à base de châtaigne. Pour avoir une idée, consultez : http://www.chataigniers.fr/maison/index.htm

     Pour continuer à plaisanter sur le lien entre la frugalité et la tristesse, passons maintenant à un fruit qui peut être avec ou sans pépins : la mandarine. Il s’agit du fruit du mandarinier qui est un arbre originaire d’Asie (Chine, Indochine). Le nom a été donné par référence à sa pelure qui a la même couleur que celle de la robe de soie portée par les mandarins, hauts fonctionnaires de l’empire chinois. Sa culture se trouve surtout au bord du bassin méditerranéen. Un musée lui est consacré à Seclin dans le Nord. Il est possible de le visiter de façon virtuelle en allant à : http://www.domainenapoleon.com . Avec cette adresse électronique, http://www.mandarine-napoleon.com/ vous obtiendrez quelques secrets de la fabrication de l’alcool fait de la macération de ce fruit dans du cognac que Napoléon appréciait beaucoup.

     Poursuivons avec l’austérité et disons que nous allons rentrer dans notre coquille. Celle de la noix, bien sûr! L’écomusée de la noix du Périgord se trouve en Dordogne, exactement à Castelnaud la Chapelle. Sa visite virtuelle est possible : http://ecomuseedelanoix.site.voila.fr/ . Il offre aux visiteurs des renseignements sur les origines, l’histoire, le travail, la culture du noyer et de la noix en Périgord noir. Il est possible d’assister à la préparation traditionnelle de l’huile de noix, mais les gourmets apprécieront les produits régionaux : noix, gâteau aux noix, liqueur et vin de noix, confiture de noix verte, etc.

  Quand on doit s’accommoder de ce qui ne plaît pas, il faut savoir couper la poire en deux. Et, même, quand les temps sont durs, on doit garder une poire pour la soif, c’est-à-dire faire des réserves pour l’avenir. Avez-vous déjà entendu parler de « la poire d’Angoisse  » ?  Il y a bien sûr un jeu de mots parce qu’initialement « une poire d’angoisse » est un instrument de torture (cf http://www.france-pittoresque.com/anecdotes/58.htm  ). Mais « Angoisse » est un arrondissement de Nontron en Dordogne dans lequel on trouve une poire d’hiver au goût très âpre.  Savez-vous ce qu’est « une poire tapée  » ?  C’est une spécialité de Rivarennes en Indre-et-Loire. Ce site, http://www.poirestapees.com/fabrication.html vous fait découvrir la technique de fabrication. Mais on pense aussi au douillon dont parle beaucoup Guy de Maupassant dont l’action de ses romans se passe en Normandie. Un « douillon » est une poire cuite dans de la pâte à pain (cf cette recette http://www.cuisineaz.com/Recettes/Douillon-de-poires-3936.aspx ). Et ceci m’amène à vous parler de La maison de la pomme et de la poire située à Barenton dans la Manche, en Basse-Normandie.  On vous parlera sûrement des produits cidricoles : cidre, calvados, poiré, apéritif de poire, etc. En Haute-Normandie, exactement à Sainte-Opportune-La-Mare (dans l’Eure), il existe un musée pomologique (cf http://www.tourisme-quillebeuf.com/Sainte-Opportune-la-Mare,6,0,48.html )

    Pour conclure, je vais vous dire quelques mots sur le pruneau. Encore une fois, vous remarquerez que familièrement ce mot désigne aussi la balle d’une arme à feu, alors ça n’a vraiment rien d’hospitalier et de réjouissant ! Et quand on sait qu’un pruneau est une prune séchée au four ou au soleil, on ne rit plus du tout car, familièrement aussi, « une prune » est une contravention ! Je ne vous dis pas cela pour des prunes parce que je veux vous présenter le Musée du pruneau gourmand qui se trouve à Granges-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne  : http://www.lot-et-garonne.fr/decouvrir/pruneau/museepruneau.htm . Le mot « pruneau » est naturellement associé à Agen . C’est tout de même un signe : phonétiquement ça fait « à jeûn  » ! Il faut donc rester frugal !

Tags : , , , , , , , , , , , ,

Entretien avec Christiane Lahaie, romancière québécoise.

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Pays, Pédagogie, Société 20 commentaires

         

 

Dans le cadre de mes fonctions au niveau du groupe de travail des documentalistes du Rectorat de Limoges, j’ai présenté plusieurs de vos ouvrages dans la rubrique « Coups de cœur ». Cependant, il me semble que vous n’êtes pas encore  assez connue de mes collègues, aussi j’aimerais davantage vous présenter. Vous êtes une romancière québécoise. Vous écrivez pour un public adulte, mais vous pouvez séduire des lecteurs adolescents.  
 
 

 
 

  1) Dans vos livres, on sent votre connaissance profonde de la Grande Bretagne. Les héros d’Insulaires la parcourent, certaines scènes de La cour intérieure rappellent celles décrites par Charlotte Brontë dans Jane Eyre ou bien par Daphné du Maurier dans Rebecca.  Il y aussi de nombreuses références à Shakespeare et le titre de chaque nouvelle d’Insulaires est en anglais. Pourquoi alors avoir choisi d’enseigner la littérature française à l’université de Sherbrooke ? Par défi ? Parce que vous êtes Québécoise ?

 

   Tout d’abord, je dois préciser que j’enseigne la création littéraire (ce qui est peu fréquent en France), la littérature québécoise et le cinéma à Sherbrooke. J’ai donc plusieurs champs d’intérêt et des méthodes pédagogiques multiples. Si la Grande-Bretagne semble si présente dans mes écrits, c’est que j’ai des parents anglophiles et que j’ai grandi dans un milieu bilingue (une base militaire canadienne) où des francophones et des anglophones d’origines diverses se côtoyaient. Très tôt, j’ai lu en anglais les œuvres de Daphné du Maurier, de Jane Austen et des sœurs Brontë. En outre, ma mère avait un ami britannique qui venait souvent à la maison et dont l’accent me faisait rêver à des contrées lointaines. J’ai donc finalement étudié les littératures anglaise et américaine au niveau du baccalauréat à l’Université McGill (Montréal, Canada) avant de bifurquer vers la création littéraire et la littérature québécoise. N’étant pas anglophone à la base, je ne pouvais réellement envisager d’enseigner en anglais au niveau universitaire. Cela ne m’empêche toutefois pas d’initier mes étudiants au corpus anglophone (en traduction) dans le cadre de mes cours de création.

 

 2) La Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges a présenté une exposition consacrée à la « découverte de la Nouvelle-France » dans le cadre des 400 ans de Québec. Nous nous sentons proches de « nos cousins d’Amérique ». Moi-même j’ai vécu au Canada il y a 27 ans. Je résidais en Nouvelle-Ecosse, mais j’ai eu l’occasion d’aller dans « La Belle Province ».  Chants pour une lune qui dort fait référence à Limoges au niveau de l’écriture. Quels sont vos liens avec cette ville ?

 

   Mes liens avec la ville de Limoges ont d’abord été académiques. J’ai pris contact avec le professeur Bertrand Westphal, de l’Université de Limoges, parce qu’il dirige une équipe de recherche sur les « Espaces humains ». Comme je m’intéresse moi-même à la mémoire des lieux et à la représentation de l’espace dans le texte littéraire, je tenais à le rencontrer pour discuter de ces questions avec lui. C’était également ma première sabbatique en 2003  et je voulais quitter le Québec pour écrire loin de chez moi. Avec le temps, le professeur Westphal et sa famille sont devenus des amis sincères. De même, les gens chez qui j’ai logé pendant un mois, et qui m’ont accueillie avec une générosité hors du commun, sont restés de grands amis à qui je rends visite tous les ans, ou presque. Ce sont les Jean-François et Liliane à qui mes Chants sont dédiés. Sans leur présence, je n’aurais sans doute pu écrire ce livre difficile. J’ai donc trouvé à Limoges un deuxième chez-moi.

3) Les femmes occupent une place particulière dans vos romans. Dans La cour intérieure, Linda Sorrento brûle la vedette au chanteur Malory. Elle fouille dans le passé de l’artiste pour comprendre les rapports qu’il a entretenus avec son ex épouse Eleonor.  Dans la nouvelle Walls of Wales extraite d’Insulaires, la femme de ménage Samantha Smith décachette les lettres qu’un client a mises à la poubelle. Dans la dernière nouvelle de Hôtel des brumes c’est la future épouse d’Ahmar Khan qui lui a caché des secrets bien que lui-même en cache un encore plus gros en faisant de son mariage le jour de son décès. Dans Chants pour une lune qui dort, une femme battue confesse son quotidien et s’adresse à son bourreau. Etes-vous une féministe ?

 

Je suis certes féministe, une féministe qui souhaite ardemment que les rapports entre les hommes et les femmes cessent d’être des rapports de pouvoir. Mais ce n’est pas demain la veille, hélas. Ceci dit, j’ai la chance de vivre avec un homme exceptionnel qui m’a toujours appuyée dans ma démarche créatrice, professionnelle et personnelle. Il est même encore plus féministe que moi : il faut le faire ! 

4) J’enseigne dans un lycée hôtelier dont un hôtel d’application est en cours de construction. Son achèvement est proche. J’ai donc particulièrement été sensible à Hôtel des brumes, roman dans lequel vous ouvrez toutes les portes.  J’espère cependant que « notre hôtel » ne connaîtra pas toutes les intrigues dont vous parlez. Votre précision sur le comportement des clients laisse à penser que vous êtes une grande voyageuse. Est-ce vrai ? Nous ferez-vous l’honneur de faire bientôt une escale dans l’hôtel d’application du Lycée Jean Monnet de Limoges ?

Je suis une grande voyageuse, c’est vrai, mais la plupart de mes voyages sont intérieurs. Je crois que l’âme humaine est le plus long et le plus fascinant des voyages. Cet hôtel des brumes est inspiré d’un séjour au Colony, vieil hôtel situé dans l’État du Maine. Pour créer ces personnages, je me suis inspirée de gens que j’y ai croisés et dont j’ai imaginé la vie intime. L’imagination occupe ici la part du lion, car mon but dans l’écriture n’est pas de « faire réaliste ». On me le reproche d’ailleurs parfois. Je crois davantage à la vie rêvée, métaphorisée, qui permet de ne pas se contenter de la raison, mais d’y inclure aussi la passion dans ce qu’elle a de complexe, voire d’insaisissable. J’ai fait une incursion dans ce que j’appellerais l’hyper réalisme dans mes Chants pour une lune qui dort. De me tenir aussi près du réel a été une véritable épreuve pour moi. Pour mon prochain roman, donc, retour à l’imaginaire, et un retour fracassant, car j’ai entamé un roman de science-fiction. Ursula LeGuin est mon modèle en la matière, plus précisément dans La main gauche de la nuit, une œuvre extraordinaire, méconnue par les francophones à mon humble avis.

Je compte retourner à Limoges en 2009. Si cela se concrétise, il me fera plaisir de vous rendre visite et je vous remercie de me donner l’occasion de me faire mieux connaître des Limougeauds, gens simples dont la chaleur humaine me touche grandement !      

 Je vous remercie d’avoir accepté de répondre aussi aimablement à mes questions.

 

Merci à vous !

 

Christiane Lahaie

 

  ¥

 

Tags : , , , , , , , ,

Quelques douceurs vous feraient-elles plaisir ?

Animations culturelles, Cinéma, Gastronomie, Pédagogie, Personnages 6 commentaires

       Les vacances d’été sont finies depuis plus d’un mois et vous en éprouvez une certaine nostalgie. Comme ce serait bon de pouvoir encore rester sur une chaise-longue et lire son roman préféré ! Hélàs, ce temps est fini et le rythme scolaire a repris.  Heureusement les vacances de Toussaint seront à la fin du mois mais cela suppose encore patienter ! Cependant,  avez-vous remarqué que quand le moral n’est pas bon, souvent on se tourne vers les sucreries ? Aussi, pour vous consoler et parce que ça peut aider vos élèves ou vous-même dans le cadre des cours, je vais vous indiquer des lieux gastronomiques à connaître.

           Le saccharophile sera charmé par le musée du sucre et du chocolat qui se trouve à Cordes-sur-Ciel (Tarn). Yves Thuriès, grand maître pâtissier, expose toutes les possibilités artistiques et professionnelles du sucre. Rendez-vous à http://www.thuries.fr/ et vous verrez des merveilles.

       On attribue des qualités aphrodisiaques au chocolat. Il est qualifié de croquant, craquant, fondant, moelleux. Aussi je pense que vous apprécieriez dans un premier temps la visite virtuelle de son musée à l’adresse suivante : http://www.planetemuseeduchocolat.com/ . Ensuite vous serez tellement charmé que vous aurez réellement envie d’aller sur place, à Biarritz (Pyrénées Atlantiques). Des détails sur la fabrication du chocolat sont donnés à http://chocolat0.chez-alice.fr/memoire%20chocolat.htm, ainsi qu’à http://www.chococlic.com/index.php et vous pouvez suivre, étape après étape, la fabrication d’un bonbon au chocolat à : http://www.confiserie-gumuche.fr/fabricationchocolats.htm

     Souvenez-vous de votre enfance et des bonbons que vous suciez avec délice. Un nom vous vient … à la bouche : Haribo ! Vous avez d’ailleurs beaucoup vu ce mot dans le cadre des Jeux Olympiques de Pékin . Que signifie-t-il ? A l’origine de la marque, il y a Hans Riegel né en 1893. C’est lui qui a inventé ce nom dont je vais vous expliquer l’origine : HA pour Hans, RI pour Riegel et BO pour Bonn en Allemagne. Les fraises Tagada, les chamallows, les bonbons à la réglisse  vous font saliver, eh bien, c’est très simple, faîtes une visite virtuelle à http://www.haribo.com/planet/fr/info/frameset_musee.php?musee=1&frame=musee puis allez à Uzès (Gard)

     Le sucre d’orge est un bonbon particulier inventé en 1638 par les religieuses de Moret-sur-Loing (Seine-et Marne). La cour du Roi Soleil est séduite mais c’est le déclin et même la disparition avec la Révolution de 1789. En 1853, avec l’Empire, soeur Félicité redonne vie à la production. Mais en 1972, soeur Marie-Andrée donne le secret de fabrication au confiseur Jean Rousseau dont ses fils ont maintenu la tradition  http://www.visite-virtuelle.net/moret-sur-loing-musee-sucre-orge.asp

     N’oubliez pas le miel délicieux que l’on associe aussi bien à la confiserie et pâtisserie qu’à la fabrication d’hydromel et de vinaigre de miel. Pour ce faire, n’omettez pas une visite à http://www.musee-du-miel.com/ dont l’adresse postale est à Gramont (Tarn-et-Garonne). Vous aurez également des renseignement sur l’apiculture.

   Le pain d’épice est parfois appelé « kugelhopf« , « bretzel » ou « lebkueche » en Alsace. Il a des formes variées. Vous saurez quelques détails en visitant son musée  à http://www.paindepices-lips.com/ dont l’adresse postale se trouve à Gertwiller (Bas-Rhin). Vous aurez l’historique du pain d’épice et quelques recettes à http://fr.wikipedia.org/wiki/Pain_d’%C3%A9pices

Tags : , , , , , , , , , , ,

Un personnel stylé

Economie, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Littérature, Pédagogie, Personnages 64 commentaires

 Lisez bien  ce texte et prêtez attention aux mots écrits en gras :

  « Après une attente gratinée sous un soleil au beurre noir, je finis par monter dans un autobus pistache où grouillaient les clients comme asticots dans un fromage trop fait. Parmi ces tas de nouilles, je remarquai une grande allumette avec un cou long comme un jour sans pain et une galette sur la tête qu’entourait une sorte de fil à couper le beurre. ce veau se mit à bouillir parce qu’une sorte de croquant (qui en fut baba) lui assaisonnait les pieds poulette. mais il cessa rapidement de discuter le bout de gras pour se couler dans un moule devenu libre.

  J’étais en train de digérer dans l’autobus de retour lorsque, devant le buffet de la gare Saint-Lazare, je revis mon type tarte avec un croûton qui lui donnait des conseils à la flan, à propos de façon dont il est dressé. L’autre en était chocolat. »

               Raymond Queneau Exercices de style, 1947, Gallimard

           Oui, l’auteur y a développé tout le champ lexical relatif à la gastronomie. Comme cet extrait provient du livre Exercices de style, cela m’a donné l’idée, moi-aussi, de faire un jeu de mots et de parler du personnel stylé (c’est-à-dire des employés d’hôtel qui effectuent leur service dans les règles). On pense tout de suite à l’art culinaire et le premier nom qui vient à l’esprit est bien entendu Auguste Escoffier (1846-1935). Il est l’ambassadeur de la haute gastronomie française et est très connu pour être l’inventeur de la « Pêche Melba » faite en l’honneur de la cantatrice australienne Nellie Melba . Il a écrit de nombreux ouvrages qui font notoriété. Je vous invite à visiter de façon virtuelle le musée de l’art culinaire appelé aussi fondation Auguste Escoffier  Institut Joseph Donon : http://www.fondation-escoffier.org/escoffier/. A noter qu’à l’intérieur du site un espace est dédié à Bernard Loiseau. Le musée se trouve en fait à Villeneuve-Loubet-Village dans les Alpes-Maritimes.

          La réussite des mets vient souvent des ustensiles utilisés : emporte-pièce, moulin à poivre, spatule, etc. Il vous revient en mémoire les termes culinaires : mijoter, griller, frémir, etc. Tous ces actes ne se concoivent qu’avec une bonne batterie de cuisine. Visitez alors le musée des ustensiles de cuisine anciens situé à Saint-Denis-la-Chevasse en Vendée : http://ustensiles.cuisine.free.fr/index.html

        Le zèle du personnel se note aussi dans la façon de dresser la table. La Maison régionale des arts de la table située à Arnac-Le-Duc en Côte d’Or expose vaisselle, verreries et couverts, donne des renseignements sur les traditions de cuisine :  http://www.musee-artsdelatable.com/

     Je convie nos nouveaux amis de Nouvelle-Calédonied’Afrique du Sud, du Canada, du Brésil, du Japon, d’Islande, d’ Ohio, de Georgie (l’ouverture de leur blog est toute récente), de Norvège,  d’Islande, d‘Italie et des Canaries à prendre place de façon virtuelle à notre table et qu’éventuellement, sous cet article, en quelques lignes, ils nous parlent de la cuisine de leurs pays. Je les remercie d’avance.

    J’invite aussi « à ma table » nos élèves car je sais que certains viennent d’ailleurs : Bulgarie, Yougoslavie, Inde, Maroc, Côte d’Ivoire, Mayotte, Algérie, Afghanistan, Portugal, Vietnam, Espagne, etc . Venez nous expliquer ce que l’on mange chez vous et surtout comment on le prépare.

   Je vous remercie tous d’avance.

 

Tags : , , , , , , , , , ,

« Billets précédents Billets suivants »