Edith est éditée !

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        Connaissez-vous Edith Wharton ? Vous devriez parce que cette romancière américaine a tout de même obtenu le prix Pulitzer pour Le temps de l’innocence en 1921. Ce roman a été adapté au cinéma par Martin Scorsese. L’intrigue repose sur le choix que doit faire Newland Archer entre Mary Welland à laquelle il est fiancé et la cousine de cette dernière, Ellen Olenska dont il tombe follement amoureux. Faut-il, au nom d’un sentiment, rejeter les conventions mondaines ?

      Ce thème du livre refléte assez bien l’état d’esprit dans lequel a vécu Edith Wharton. Elle est née en 1862 et est morte en 1937. New-Yorkaise, elle a pourtant été élevée en France mais dans une famille puritaine aux règles très rigides. Elle a épousé Edward Robin Wharton avec qui elle n’avait rien de commun et finalement elle a divorcé pour essayer de trouver, sans succès d’ailleurs, un homme dont elle pourrait être amoureuse.

      Mais Edith Wharton n’est pas seulement une femme qui parle de « passions », c’est une militante. Lors de la première guerre mondiale, elle a contribué à convaincre l’opinion politique américaine de la nécessité d’aider les forces alliées. Elle a d’ailleurs reçu la légion d’honneur pour avoir créer les American Hostels for Refugees. La chanteuse Céline Dion vient de la recevoir ces jours-ci, mais pour d’autres raisons.

    

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Addiction et addition de faits

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          Vous savez que je regarde peu la télévision, par contre mon loisir favori est la lecture. Ainsi, je suis un rat de bibliothèque ! Je dévore les livres et les revues. Cette « dépendance » n’est pourtant pas, que je sache, assimilée à une « addiction« , elle est même généralement bien vue. Elle est axée sur un besoin un peu immodéré de connaissance et c’est donc considéré comme quelque chose de positif. Donc, ces jours-ci, alors que je me trouvais à la BFM de Limoges, j’ai remarqué une revue dont j’ignorais avant l’existence. Il s’agit de Addictions, magazine de prévention en alcoologie et addictologie. C’était le numéro 21 de cette revue et il datait de mars 2008.

       Il s’agissait d’une analyse des raisons pour lesquelles l’alcool, la cigarette et les jeux d’argent ont été banalisés, presque valorisés au point de maintenant représenter des fléaux sociaux. Ils relévent du problème de la psychiatrie puisque ce sont des troubles du comportement.

      L’auteur de l’article parlait de l’influence qu’ont eu les émissions de « télé-réalité« , les participants, se sachant filmés 24 heures sur 24, consommaient, bien entendu devant la caméra, de l’alcool de façon à tenter d’inhiber leur timidité, leur « panique » de se savoir espionnés. Comme la plupart des « lofteurs » étaient des fumeurs, il ne leur était pas possible de s’arrêter de consommer des cigarettes. Non seulement les spectateurs les voyaient fumer, mais ils les entendaient réclamer du tabac ! Et puis, là-aussi l’effet de « décontraction  » était recherché. La seule chose qui a été interdite est que le nom de la marque de cigarette soit trop vu!

     L’auteur poursuivait ensuite à propos des jeux d’argent.  Autrefois, la vision qui était offerte était celle de tripots, de bas-fonds. Il y avait aussi l’image accablante en littérature du Joueur de Dostoievski, celle dont parle Stevenson dans ses romans. Mais maintenant Patrick Bruel, très respectable apprend à jouer au poker!

    Des successions de faits, disons ces « additions », ont, selon l’auteur, favorisé le développement de l’addiction. Qu’en pensez-vous ?

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