A Tokyo, sur les bancs de l’école avec Mariko

Gastronomie, Grands événements au lycée, Métier, Pays, Pédagogie, Société 8 commentaires

          

       Nos amis argentins sont en vacances d’été. Cela vous semble « original », mais savez-vous que la division de l’année scolaire japonaise l’est aussi ? En effet, elle débute en avril et se termine en mars l’année suivante.  N’enviez pas les écoliers nippons : les vacances y sont rares ! A part la « Golden week » (que l’on peut traduire par « la semaine d’or » et qui consiste en 4 jours de congés en mai) et les vacances d’hiver qui vont généralement du 24 décembre au 5 janvier, il n’y a guère de coupure pour souffler ! Les vacances d’été, généralement de la dernière semaine de juillet à la première semaine de septembre, semblent bien peu. Les élèves nippons ont classe du lundi au samedi inclus et de 8h45 à 16h 30. Ils ont juste une pause de 40 minutes pour le déjeuner.  Beaucoup d’élèves japonais fréquentent en complément les cours du soir. De plus il faut savoir que la cantine n’existe qu’à partir du lycée. Avant ce niveau d’études, il convient d’amener un plateau repas froid appelé « bento » et une bouteille de thé . Le « bento » est en fait une boîte en bois laqué dont le contenu est généralement composé  d’une portion de riz accompagné de poisson, un plat de légume et un fruit. Il faut  manger et boire en classe.

                                                

         L’école est obligatoire mais cependant elle est payante, même dans une école publique. Les frais mensuels d’un établissement public sont d’environ 10 000 yens, c’est-à-dire plus ou moins 90 €. Pour une école privée, il faut compter dix fois plus ! Les tarifs universitaires sont encore plus élevés , ainsi, des études de médecine (les plus chères) reviennent à plus de 15 000 euros par an ! Il est alors évident que seule l’élite financière peut faire face. Parmi les dépenses « en plus » à prévoir, il y a l’achat d’un uniforme qui est absolument de rigueur dans les écoles japonaises.  Le bleu marine et le blanc sont les couleurs de base mais il peut y avoir des variations d’une établissement à un autre. Pour les filles, il s’agit d’une jupe dont la longueur dépend de la coquinerie et de la coquetterie. Pour les garçons, c’est un costume d’un bleu très foncé. Les élèves doivent porter cet uniforme durant les cours mais aussi hors de l’école car cette tenue vestimentaire est assimilée à un signe de reconnaissance de son statut et sert à valoriser l’établissement scolaire que le jeune fréquente. Cette affirmation est d’autant plus vraie qu’il faut savoir que certaines écoles mettent en place une sélection au niveau du recrutement …dès la maternelle ! De  plus il est courant d’assimiler le parcours scolaire d’un individu à sa réussite : ainsi l’université de Waseda, au centre de Tokyo, se glorifie d’avoir eu pour élèves plusieurs Premiers Ministres dont Yasuo Fukuda qui était au pouvoir en 2008.

          

Tags : , , ,

A Krnov, sur les bancs de l’école avec Lenka

Grands événements au lycée, Métier, Pays, Pédagogie, Société 3 commentaires

  La République Tchèque préside l’Europe depuis début janvier, donnons la parole à son « ambassadrice » en la personne de Lenka  pour nous présenter le système scolaire de ce pays. Notre propre système scolaire étant en pleine contestation (port de l’uniforme suggéré, évaluation en CM2 imposée mais partiellement boycottée, baccalauréat professionnel obtenu en 3 ans au lieu de 4 ans, remise en cause de l’école maternelle, suppression de postes d’enseignants, autonomie des universités, etc), il m’a semblé intéressant de connaître ce qu’il existe ailleurs pour faire d’éventuelles comparaisons.

   

 

   » En République Tchèque, l´école est obligatoire entre six et quinze ans cela veut dire que l’enfant passe neuf ans à étudierNotre année scolaire a dix mois : de septembre au trente juin. Pendant l´année scolaire, les enfants ont des vacances d´automne ( deux jours) de Noël ( d´une à deux semaines), de printemps ( une semaine, à Pâques)  deux jours plus un jour entre deux semestres. Les grandes vacances d´été durent deux mois. Pendant les jours fériés, les élèves n´ont pas de cours, le directeur de l´école peut en plus allonger ces jours d´un ou deux jours supplémentaires. L’enseignement public est gratuit à tous les niveaux (école primaire, collège, lycée et université) cependant parfois il faut payer les livres scolaires et il y a des frais d’examen d’entrée à l’université.  L’enseignement religieux n’est pas dispensé dans les établissements laïcs. Bien entendu, les établissements privés sont payants.

 

 

    Les petits enfants peuvent fréquenter les crèches et l´école maternelle, mais la vraie éducation commence à l´école primaire. Elle est divisée en deux niveaux.

    Pour le premier niveau il y a cinq cours, on les appelle : « première» , «deuxième» , «troisième» , « quatrième»  et «cinquième» classe. Pour le second niveau il y a quatre cours, ça commence par «sixième classe»  et finit par «neuvième classe» .

     Après l´école primaire, les élèves peuvent fréquenter un  collège. Les élèves  du collège ont de 30 à 32 heures de cours par semaine. Les cours commencent à 8 heures et finissent vers 13h30, mais ça dépend aussi de l’établissement Parfois, exceptionnellement, il y a cours l’après-midi mais il n’y a pas de cours le samedi. Les cours durent 45 minutes et entre deux activités il y a une pause de 10 minutes. Une récréation de 20 minutes est prévue et il faut aussi enlever une heure pour prendre le repas de midi.  

      Puis  il y a le lycée dans lequel les cours commencent aussi à 8 heures pour se terminer à 14h30, il y en a plusieurs types – techniques, généraux, d´agriculture, du commerce etc. Les  élèves sont notés avec des chiffres. La meilleure note est « 1 » et la pire est « 5 ». Si un élève a deux fois la note « 5 » sur son bulletin, il doit prendre des cours de rattrapage et il est possible que l’on décide de le faire redoubler.  Les éleves reçoivent le bulletin scolaire deux fois par an, à la fin de janvier et à la fin du juin. Les études au lycée durent quatre ans et elles finissent par le  baccalauréat. Le baccalauréat est composé de quatre matières et il est préparé pas chaque école. Pour montrer la valeur objective et le sérieux des résultats de cet examen, l´année prochaine on planifie de mettre en pratique un système de baccalauréats d´Etat.

    En plus des lycées, il existe  des écoles d´apprentissage.  Ces études durent trois ans et  finissent par un brevet. Les élèves deviennent des artisans ou des ouvriers qualifiés.

   Les élèves qui ont réussi leur baccalauréat peuvent envoyer une demande pour continuer leurs études à une haute école ou à une université. Mais, pour y faire leurs études, ils doivent passer un examen d´entrée. En République Tchèque il existe beaucoup d´universités, les étudiants ont alors un grand choix. Les études supérieures durent trois ans pour la licence et cinq ans pour un titre d´ingénieur ou pour la maitrise. Après, les étudiants peuvent préparer un doctorat. A la faculté de médecine, le programme dure six ans. Les études supérieures se terminent par un examen d´Etat et une soutenance de mémoire. Les étudiants qui ont réussi obtiennent un titre académique et un diplôme.

    Pour devenir professeur, il faut étudier à l’université durant 4 ou 5 ans et posséder un titre académique appelé « Magister« . A l’école élémentaire, le professeur enseigne toutes les matières, au niveau du collège et du lycée, généralement, le professeur est chargé de deux disciplines. Les professeurs travaillent réellement 40 heures par semaine mais ont 21 ou 22 heures de cours.

 

 

   Pour avoir plus de détails sur notre système scolaire tchèque, je vous propose de visionner ces deux sites particulièrement bien explicatifs . Ce sont :

http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_republique_tcheque.html&npds=1 et

http://www.czech.cz/fr/travail-etudes/je-veux-etudier/le-systeme-educatif/le-systeme-educatif-en-republique-tcheque?i=1?i=1 

   Il y a aussi des informations sur le site de l’O.N.I.S.E.P.  : http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs/js_peid/Rechercher?reference.code=19238946101f7670a1081fa3000a7fe5&reference.langue=fr&reference.version=0&typeDoc=article

 

 

Tags : , , , , , , ,

Qui sont-elles ?

Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Métier, Pays, Pédagogie, Sport 13 commentaires

     Il y a déjà plusieurs mois que je vous parle de nos contacts aux Etats-Unis. Vous lisez régulièrement des commentaires d’élèves de l’Ohio, de la Géorgie et du Massachussetts laissés sous les articles de ce blog. Peut-être même allez-vous sur les espaces virtuels de Debra Watzman, Mary-Lou Wiesendanger ou bien visitez-vous la page d’accueil du lycée dans lequel travaille Kelly Duval . Il n’empêche que, sans dévoiler leurs « secrets », vous aimeriez bien en savoir un peu plus sur ces trois enseignantes américaines. Elles ont accepté de me donner quelques éléments biographiques et ont donné leur accord de publication.

   Commençons par Debra Watzman qui m’a rendu visite l’été dernier . Vous savez, c’est elle qui gère http://lewebpedagogique.com/notreprof/ . Elle est née à South Bend en Indiana, mais, comme la plupart des Américains, elle a beaucoup déménagé habitant tour à tour le Michigan, le Texas, la Virginie. Maintenant elle vit à Canton, en Ohio.  Ses études se sont malgré déroulées en Indiana. Vers l’âge de 10 ans, elle a pris  conscience du fait qu’elle était très attirée par l’étude des langues étrangères. Peut-être faut-il y voir l’influence de son grand-père qui s’exprimait en allemand car il avait fui la Prusse de Bismarck pour trouver refuge aux Etats-Unis. A l’étude de la langue de Goethe, Debra ajoute le russe, l’hébreu et bien entendu le français. A l’âge de 16 ans, elle participe à un échange scolaire qui lui permet de découvrir la Bretagne. Elle étudie aussi la comptabilité et la pédagogie

                         

             Cependant elle n’est pas devenue directement enseignante, elle a d’abord été traductrice dans une usine qui fabriquait des kits électroniques, des stéréos, des radios, des oscilloscopes, des téléviseurs, etc . Son travail consistait à traduire les fiches de montage de l’anglais au français car ces kits étaient vendus dans le monde entier y compris les pays francophones.  Elle a également était comptable à mi-temps tandis que ses fils étaient petits. Il y a maintenant 14 ans qu’elle enseigne le Français Langue Etrangère.

       Debra adore voyager. Elle a parcouru tous les Etats-Unis, visité le Québec plusieurs fois et fait des croisières qui lui ont fait découvrir les Caraïbes et le Mexique.  Elle connait l’Europe : Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Suisse et Italie. Durant l’été 2008 elle a assisté à un congrès de professeurs de FLE en Belgique. Mais c’est la France qui lui tient le plus à coeur.

      Ces autres passions sont la lecture, les photos et les relations humaines.

       Laissons maintenant la parole à l’animatrice de http://lewebpedagogique.com/wiesendanger/ : 

 » Je m’appelle Mary-Lou Wiesendanger et je suis une des professeurs de français à  Centennial High School.  J’enseigne le français depuis 12 ans.  Avant d’enseigner le français j’ai fait mes études dans l’hôtellerie à une école hôtelière suisse et j’ai travaillé dans la restauration pendant douze ans.   J’ai appris le français en Belgique donc mes élèves apprennent « septante » et « nonante » non « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix ».  Je ne suis pas belge mais américaine du côté de ma mère et suisse du côté de mon père.  Et, je suis née au Japon.  J’ai beaucoup voyagé ! J’ai voyagé à travers l’Europe particulièrement en Suisse.  Maintenant que j’habite aux Etats-Unis je fais de la plongée aux Caraïbes alors j’ai visité Bonaire, Bermuda, Barbade, les îles Turques- et -Caïques, et le Belize.  Je ne sais pas pourquoi mais j’atterris toujours dans des pays dont le nom commencent par un « B » !  L’année passé, j’ai visité et fait de la plongée aux îles Fiji et aux Iles Salomon. Bien que j’aime le français ma passion est la plongée.  Je le fais le plus souvent possible. « 

 

 

     Il y a une troisième intervante sur nos blogs. Kelly Duval n’en a pas elle-même par faute de temps mais elle a tout de suite été séduite par l’utilisation pédagogique de ce moyen de communication. Ses élèves consultent attentivement tous les blogs qui ont créé un partenariat et choisissent dans chacun un article en particulier pour y indiquer leurs opinions sur le sujet. Mais, laissons Kelly s’exprimer elle-même :

     »  Je suis née et j’ai grandi à Pittsfield, Massachusetts (dans les « Berkshires »). Ensuite, j’ai étudié le français à l’université à Siena College près d’Albany, New York. J’ai passé ma troisième année d’études universitaires à Montpellier, où j’ai suivi des cours à l’Université Paul Valéry. J’y suis restée après être tombée amoureuse de la France. Au niveau du style de vie, je n’avais jamais été si heureuse. Je suis enfin retournée à Siena pour finir mon diplôme. Après, j’ai travaillé pendant six ans comme assistante d’avocat à Pittsfield (un poste que j’ai obtenu à cause de mon français!). Puis une ancienne prof de mon ancien lycée – Taconic High School – m’a demandé d’enseigner le français là-bas. J’y suis toujours, douze ans plus tard. Entre temps j’ai obtenu ma maîtrise en éducation de Massachusetts College of Liberal Arts. J’enseigne tous les niveaux de français à Taconic, et aussi un cours de débutants au collège. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup voyagé ailleurs. Seulement un peu à Montréal, au Porto Rico (je parle un tout petit peu d’espagnol), et aux États-Unis   en Nouvelle Angleterre, en New York, dans l’Etat de Washington, à Disney World, et à San Diego. Quand je ne travaille pas, j’aime lire des romans, regarder des films, bien manger, et surtout passer du temps avec ma famille.  Je suis ravie de faire partie de ce réseau de blogs scolaires. « 

 

        

     Nos trois amies se sont présentées, non seulement pour mieux les connaître mais aussi pour qu’éventuellement les élèves qui liront cet article fassent une réflexion sur leur orientation scolaire et professionnelle, qu’ils en mesurent l’importance. Une Conseillère d’Orientation Psychologue peut les recevoir, sur rendez-vous, le jeudi. Elle peut les aider à définir leurs goûts et voir avec eux les métiers qui les attirent, définir les critères de réussite, etc. Le CDI est également équipé d’un kiosque ONISEP dont les documents sont consultables et les ordinateurs ont le logiciel appelé L’atlas des formations.

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Mondialisation et délocalisation

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, musique, Pays, Pédagogie, Personnages 43 commentaires

Nous reprenons aujourd’hui. Le temps des vacances est fini et « les choses sérieuses » vont commencer. Quand vous allez voir le titre de cet article, vous allez pensez « ça y est, déjà un cours d’économie, on n’a même pas le temps de souffler ! » Et puis surtout, les visiteurs dont les idées sont plutôt altermondialistes vont dire « mais ce n’est pas possible, même sur les blogs scolaires on nous met la pression! » Eh bien, chers lecteurs, je vais vous expliquer le choix de mon intitulé.

Je ne vais pas me « lancer » dans un cours d’économie. Ce n’est pas du tout mon domaine ! Le mot « mondialisation » que j’ai employé veut faire référence à l’impact que prennent nos blogs scolaires et leurs intervenants. Jusqu’à présent, pour ceux qui ont suivi « l’historique », au niveau du lycée, il y avait d’abord le blog « Coménius » , puis le blog « Le cap de Bonne Espérance« , ensuite « le blog du CDI » et enfin « le blog de la classe européenne« . http://comeniusgastronomie.blogspot.com/ permet de mettre en contact différents établissements scolaires en France et à l’étranger de façon à valoriser la gastronomie. http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper a regroupé sur son espace des intervenants de tous les coins du monde de façon à privilégier l’usage de la langue française et la découverte de pays lointains. http://lewebpedagogique.com/theeuroclass/ a servi de tremplin pour pratiquer l’anglais mais pour l’instant juste au sein du lycée. Quant à http://lewebpedagogique.com/cdilyceemonnet/, il a essayé d’être l’élément fédérateur de tous ces espaces chacun si riche.

C’est pourquoi, poursuivant dans ce même état d’esprit, je voudrais vous confirmer, car vous l’avez partiellement compris avec les nouveaux liens ajoutés et les différents commentaires de l’article intitulé « Les visites de l’été », que j’ai oeuvré pour que chacun des différents blogs existants au sein de ce lycée dépasse son propre cadre, communique les uns avec les autres. « La mondialisation » avait déjà débuté sur l’espace de Doris avec des articles sur l’Afrique du Sud, l’Ohio, la Norvège, la Nouvelle-Calédonie, le Canada, le Japon, le Brésil, le Maroc. Mais cette « mondialisation s’est encore plus concrétisée avec le partenariat que Doris et moi avons conclu avec http://lewebpedagogique.com/notreprof/ (blog francophone ouvert par Debra en Ohio), http://lewebpedagogique.com/blmf/ (blog francophone ouvert par Hilde en Norvège), http://vivre-en-islande.blogspot.com/ (blog francophone d’un émigré en Islande) et dans les jours prochains un blog francophone en provenance de l‘Italie verra le jour. Peut-être même qu’en cours d’année scolaire, nos contacts s’élargiront encore. Normalement nous devrions avoir , en particulier, l’intervention de Kathie, une enseignante d’Australie, pour parler de son séjour en Tanzanie.

Quant à la « délocalisation« , c’est le terme qui m’a semblé le plus approprié pour dire que chaque enseignant, chaque élève ne doit pas rester dans « son petit monde », « sa petite discipline » mais s’ouvrir à ce qui l’entoure. On parle de plus en plus de projet interdisciplinaire. Il me semble que ces blogs scolaires sont des excellents moyens de sortir de son isolement. Les blogs, autres que « pédagogiques » ont généralement une option intitulée « faîtes tourner ce blog » qui consite à mettre en réseau différents blogs de façon à faciliter la communication d’un espace à un autre, alors n’hésitez pas à faire pareil mais, vous, pour des visées pédagogiques ! Lisez, commentez ! Je veux dire par là que j’encourage vivement les différents responsables de blogs à se « parler » par espace interposé et à encourager leurs élèves à le faire de façon à largement « décloisonner ».

Et pour ceux qui n’ont pas de blogs scolaires, qui ne les consultent que de temps en temps ? Je conseille plus ou moins la même chose mais en mettant l’accent sur la « fréquentation » de mon propre espace car, je le répéte, je souhaite être le lien entre tous. Je voudrais aussi ajouter que je conçois également mon rôle comme une approche différente de l’enseignement que peuvent dispenser mes collègues en cours. Ainsi, je prévois de vous parler de « cuisine », « d’hygiène », de « dessin », d' »anglais », « d’espagnol », d' »allemand » etc mais avec un autre regard. Il me semble que cette façon de faire, plus ludique, moins dans la perspective d’une « interrogation à venir », peut faciliter la motivation de vos élèves pour « les vrais cours ».

Outre ce passage par le virtuel, il va de soi que je sollicite aussi les « visites réelles » au CDI. Je ne voudrais surtout pas nier l’utilité du contact physique et l’importance de chercher ensemble des documents parmi le fonds du CDI

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Viens voir mes estampes japonaises !

Animations culturelles, Peinture 1 commentaire

   Quand on dit « estampes japonaises », tout de suite on songe à un rendez-vous grivois. Mais attention, ça peut être sérieux et culturel ! Demandez donc à notre correspondante Mariko qui s’exprime sur mon blog partenaire.

   Ainsi, pour la première fois à Lille, une exposition présente l’intégralité de la série des Caprices de Goya (1746-1828), et les confronte à leurs interprétations contemporaines . Dans son prolongement, la manifestation culturelle  présente la série Los Nuevos Caprichos du photographe plasticien japonais Yasumasa Morimura ainsi qu’une sélection d’estampes tirées de Like A Dog Returns To Its Vomit des artistes londoniens Jake & Dinos Chapman. L’exposition est visible au Palais des Beaux-Arts de Lille. Pour toutes les précisions, consultez : http://www.pba-lille.fr/spip.php?rubrique5

     Si vous voulez en savoir plus sur l’art japonais, j’ai remarqué un site très bien documenté. Je vous livre son adresse : http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/japcontar3.htm . Et ne vous cachez  pas derrière un paravent (japonais, bien sûr!) pour visiter ce site !

Tags : , , , ,

Voulez-vous danser, et pas seulement les grand-mères ?

Animations culturelles, Gastronomie, musique 8 commentaires

     Hier, je vous parlais de la foire de Limoges en vous indiquant que, cette année, elle était placée sous le signe de la Chine. Mais il n’y a pas que cela! En effet, des danses médiévales animeront les nocturnes. Des serveurs vous offriront de la cervoise, de l‘hypocras, de la potion des Hobbits et du nectar des fées. C’est l’auberge Vallicella qui se charge de mettre l’ambiance. Pour plus de détails, allez voir : http://restaurant-banquet-traiteur-mariage-limoges-limousin.banquet-medieval.com/

    Et si quelqu’un vient vous inviter à danser, entraînez-vous à savoir exécuter, au minimum, la carole, le branle, le saltarello et la tarantelle.  Si c’est impossible, préparez-vous alors à dire que vos poulaines neuves vous blessent les pieds !

Tags : , , , , , ,

Pourvu qu’il m’arrive une tuile !

Animations culturelles, Jeu, Pays 2 commentaires

              Sans doute le titre de cet article vous étonne-t-il parce que d’ordinaire, quand il arrive une tuile à quelqu’un c’est vraiment la catastrophe car, familièrement, « une tuile » désigne un événement imprévu et fâcheux. Oui, mais moi je veux vous parler de celles du Mah-jong, jeu d’origine chinoise qui ressemble aux dominos!

          Traditionnellement ce jeu de société comprend 144 pièces qui sont appelées « tuiles ». Il s’agit de les assembler deux par deux. Le Mah-jong se joue en temps limité.  Il faut réaliser 72 paires et ce n’est pas si simple que cela! Les tuiles représentent traditionnellement des formes telles que des bambous, des ronds, etc . On peut avoir une idée plus précise en consultant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mah-jong

        Le Mah-jong est apparu au Moyen-Age en Chine. Il est aussi joué au Japon mais avec des règles différentes. Si vous habitez le Limousin, sachez que dans le cadre de la foire de Limoges du 25 avril au 4 mai 2008, des démonstrations de ce jeu sont prévus.

Tags : , , , , , ,

A la découverte de la culture japonaise

Grands événements au lycée, Littérature, Pays, Personnages 25 commentaires

     Limoges est jumelé à Seito au Japon. Notre lycée vient de débuter une correspondance, dans le cadre d’un blog scolaire animé par des élèves de CAP et leur professeur de français, avec une Japonaise habitant Tokyo. Nous le savions déjà, mais notre nouvelle amie Mariko nous a parlé du grand succès remporté dans son pays par les mangas. Au niveau du CDI, ces bandes dessinées nipponnes sont très empruntées. La bibliothèque francophone multimédia de Limoges organisera le lundi 21 avril une journée d’étude sur le manga

   Sans doute était-ce une aberration, mais je n’en avais encore jamais lu une en entier! La lecture n’est pas si aisée que cela pour un Français. On s’imagine à tort que le dessin va aider à la compréhension. Or, il faut savoir que le manga est numéroté « à l’envers » par rapport à nos normes. Ce qui serait pour nous la première page est, dans un manga, la dernière page. De même, à l’intérieur de chaque page, la lecture de chaque vignette se fait de droite à gauche en haut, puis à nouveau de droite à gauche un peu plus bas et ainsi de suite. Cela demande une certaine gymnastique de l’esprit! Il n’est pas non plus rare qu’il y ait, dans une bulle, une transcription phonétique de mots japonais avec, heureusement, la traduction française pour accompagner.

    Au-delà de la lecture, il y a le dessin. Le style est « spécial » puisque les personnages ressemblent plus à des caricatures qu’à des reproductions fidèles : yeux bien trop grands, tête occupant trop de place par rapport aux proportions du tronc et des membres, expressions de sentiments trop exagérées. Oui, c’est du dessin, mais cela fait aussi penser aux masques du théâtre japonais (kabuki, bunraku, nô ou kyôgen suivant le genre).

    De nombreux mangas sont sans couleur : un simple croquis au crayon noir dans une vignette blanche. Cette sobriété surprend et peut aussi représenter une certaine difficulté de lecture pour un Français, nos planches de bandes dessinées regorgant de bleu, de rouge, de jaune, etc.

    Je me suis imposée ces différences sortes de  » contraintes » (car, pour moi, lire « à l’envers » et suivre les aventures de personnages « caricaturés » en représentent!) et je viens de terminer Le pays des cerisiers de Fumiyo Kouno. L’action se passe, dans un premier temps, en 1955 c’est-à-dire dix ans après le largage de la bombe atomique sur le Japon, puis, dans un second temps, en 2004. Le lecteur suit l’évolution de la famille Hirano/Ishikawa dans son interrogation sur le pourquoi du choix d’une bombe pour anéantir quelques irréductibles, pourquoi tant d’innocents sacrifiés dans l’instant mais aussi dans le futur avec les conséquences de « cet éclair incandescent qui a fendu le ciel », etc. En résumé, à partir de 98 pages de simples dessins en noir et blanc,  une réflexion sur la guerre et ses désastres est proposée aux lecteurs et, finalement, les arguments sont plus incisifs que ceux qui auraient été donnés dans un texte.

        Avez-vous déjà lu des mangas ? Pourquoi ? Connaissez-vous celle dont je viens de parler ?

Tags : , , , , , , , , , , , , , ,

Billets suivants »