Sommes-nous à bonne école ?

Cinéma, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Littérature, Métier, musique, Pays, Pédagogie, Société 47 commentaires

    Le système scolaire français est assez complexe, aussi ne seront présentées que les grandes lignes de telle sorte qu’à leur tour nos amis japonais, italiens, suédois, japonais, espagnols, roumains, polonais et tchèques puissent faire quelques comparaisons.

     Notre système scolaire repose sur les principes de Jules Ferry (1832-1893). Cet homme politique français a défini l’école comme  » gratuite, laïque et obligatoire« . De nombreux établissements scolaires portent le nom de ce politicien. Cependant, avec le temps, les notions de « gratuité », »obligation » et de  « laïcité » ont évolué. La « gratuité » s’applique au fait de ne pas avoir de frais d’inscription pour être admis à l’école, tout au moins si l’élève fréquente une école publique, d’avoir les manuels scolaires fournis gratuitement jusqu’en troisième qui est la quatrième et dernière année passée au collège. Par contre « la gratuité » ne s’applique pas en ce qui concerne les fournitures scolaires, les repas pris à la cantine, les sorties éventuelles, etc. Au niveau universitaire, des droits d’inscriptions existent, même s’il s’agit d’une université publique. La laïcité est encore normalement garantie, allant même jusqu’à interdire, dans un établissement public, le fait de porter un signe distinctif de sa croyance religieuse. Cependant il est de plus en plus question de demander aux professeurs de se charger de « l’enseignement du fait religieux ». En ce qui concerne « l’obligation », depuis 1959, elle est définie comme de 6 à 16 ans. Le ministre actuel de l’Education Nationale s’appelle Xavier Darcos. Il y a aussi Valérie Pécresse qui est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

 

 

  Par le biais d’une tradition datant du XVIIIème siècle, les écoles maternelles sont largement développées en France. Elles sont gratuites mais ne rentrent pas dans « l’obligation scolaire ». Elles sont seulement conseillées pour faciliter l’éveil de l’enfant. Il y existe 4 niveaux : Toute Petite Section (2ans), Petite Section (3 ans), Moyenne Section (4 ans) et « Grande section » (5 ans). Pour être admis en TPS, l’enfant doit pouvoir se dispenser de couches dans la journée et avoir dépassé ses 2 ans le jour de la rentrée scolaire de septembre. Certaines municipalités offrent plusieurs dates de rentrée pour ces TPS, ainsi il est possible qu’un enfant commence sa scolarisation après chaque période de « petites vacances ». L’enfant apprend à vivre en société, développe son langage et  se prépare à devenir un futur écolier. L’existence de ces écoles maternelles telles qu’elles sont conçues maintenant semble être remis en cause parce que le ministre a parlé de « jardin d’enfants » et s’est également interrogé sur la nécessité de recruter des enseignants très diplômés pour ce niveau scolaire. Ces propos ont naturellement prêté à controverse.

      Depuis la loi d’orientation de 1989, les écoles maternelle et primaire sont divisées en cycles. Paradoxalement, puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, ce niveau est assimilé au « cycle 1 » appelé aussi « cycle des apprentissages » et, en plus, la Grande Section  est la première classe du « cycle 2 » appelé aussi « cycle des apprentissages fondamentaux ». Au-delà de la « grande section de maternelle », l’élève rentre à l’ « école primaire ». Les deux autres classes de ce cycle 2 sont le  » Cours Préparatoire » dit « C.P. » et le « Cours Elémentaire 1ère année » dit « CE1 ». Le « cycle 3″ est constitué du Cours Elémentaire 2ème année (CE2), du Cours Moyen 1ère année (CM1) et du Cours Moyen 2ème année (CM2). En maternelle, comme à l’école primaire, les enfants sont pris en charge, en général, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Jusqu’à la rentrée scolaire 2008/2009, il y avait 1/2 journée de prise en charge en plus : le mercredi matin ou le samedi matin. Malgré la diminution horaire, les notions à apprendre sont restées les mêmes. Pour les élèves de l’école primaire, un éventuel soutien scolaire a été prévu durant la pause de midi faute de pouvoir le mettre en place après 16h30 en raison des cars de ramassage scolaire. Mais cela pose tout de même un problème pour les élèves ayant besoin de soutien mais qui ne sont pas demi-pensionnaires.

      Au-delà du CM2, l’enfant rentre au collège où la numérotation des classes va en décroissant  : « 6ème« , « 5ème« , « 4ème« , « 3ème« .  Malgré quelques tentatives au niveau de l’école primaire, c’est surtout au niveau de la « 6ème » que débute l’étude d’une première langue vivante. Sauf exception, c’est souvent l’anglais ou l’allemand. En « 4ème », une seconde langue est proposée et c’est le plus souvent allemand ou espagnol. Au niveau de la 5ème ou de la 4ème, il existe les Itinéraires De Découvertes qui permettent une approche interdisciplinaire de thèmes, c’est-à-dire que, par exemple, on propose à l’élève de faire un petit dossier qui s’appuie au moins sur deux disciplines enseignées et qui implique aussi une recherche documentaire faite au Centre de Documentation et d’Information en partenariat avec le professeur-documentaliste. Cela peut être, par exemple, un exposé sur la « prise de pouvoir de Guillaume le Conquérant » parce qu’au niveau de la « 5ème », la période historique étudiée est le Moyen-Age et que cet épisode de l’Histoire de France tisse un lien avec l’Angleterre et donc participe de l’enseignement de l’anglais. Généralement, l’élève présente son travail sous forme de traitement de texte et il y a donc beaucoup de compétences prises en charge pour la note finale. Le professeur-documentaliste ne se contente pas de « fournir les documents » pour aider à la réalisation du travail, il accompagne ses collègues enseignants qui viennent au CDI et suit la progression du travail des élèves en s’impliquant personnellement. Cela suppose naturellement, en amont, des « rencontres » entre enseignants pour bien cibler ce qu’il est possible de faire et comment. Vous trouverez plus de renseignements sur cette approche pédagogique à : http://eduscol.education.fr/D0072/itinerairesdecouverte.htm

    Les élèves ayant d’importantes difficultés scolaires sont placés dans des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté dans lesquelles ils ont à la fois un enseignement général et professionnel. Bien qu’ils soient rattachés au niveau du collège, le lycée Jean Monnet accueille des élèves de « 3ème Découverte Professionnelle 6 heures« . Ce sont des élèves qui s’orientent vers une voie professionnelle au-delà de cette classe, mais qui ne savent pas exactement quoi choisir. Pour les aider, des périodes de stage en entreprise sont prévus. A la fin de la troisième (toutes séries confondues), les élèves passent le « brevet des collèges« , ainsi que le « Brevet Informatique et Internet » ou « B2I« . Ce second examen inclut, même s’il  la dépasse, la reconnaissance d’un certain nombre de compétences  que le professeur-documentaliste  s’est chargé de faire acquérir depuis l’entrée de l’élève en 6ème . En effet, les missions de cet enseignant ne se limite pas à la gestion d’un fonds documentaire, il a des heures d’enseignement pour apprendre aux élèves à utiliser au mieux les informations que peuvent fournir les revues, les livres, les dictionnaires, les encyclopédies, le logiciel documentaire appelé BCDI, Internet, etc. Pour plus de renseignements sur le « B2I », vous pouvez regarder : http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i

        Après le collège, c’est l’entrée au lycée. Il y a trois sortes d’établissements secondaires : général, technologique et professionnel. Au niveau de l’enseignement général et technolgique, la nomination des classes tient toujours du compte à rebours : « seconde« , « première » et « terminale« .  A la fin de la « première », l’élève passe une partie des épreuves du baccalauréat et, « en terminale », il passe les épreuves restantes. Il existe différentes options d’enseignements au niveau du lycée d’enseignement général comme au niveau du lycée d’enseignement technologique. Au niveau de la « première », l’élève doit réaliser un dossier qui s’inscrit dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés. On trouvera le détail des sujets à http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm  mais il faut tout de même savoir que la problèmatique étudiée doit au minimum englober deux disciplines. Ainsi, par exemple, l’élève peut présenter une sorte de petit mémoire sur « Les peintures murales au Mexique » de façon à pouvoir « combiner » Art et Civilisation Espagnole. Bien entendu, comme pour les IDD, il faut la participation du professeur-documentaliste comme d’ailleurs exposé ici : http://eduscol.education.fr/D0050/LXTDOC01.htm. Durant les trois années passées au lycée, l’élève reçoit un enseignement d’Éducation Civique, Juridique et Sociale  (ECJS)  dont on pourra avoir une idée avec http://eduscol.education.fr/D0056/ecjs.htm . Les différentes options possibles au niveau du lycée général ou du lycée technologique n’existent pas partout et parfois il est nécessaire de changer de département et de fréquenter un internat.  On  pourra connaître le détail des options possibles avec http://www.education.gouv.fr/pid39/lycee.html . Les épreuves de baccalauréat commencent vers le milieu de juin et les résultats défintifs sont connus en juillet. Pour avoir le baccalauréat du premier coup, il faut plus de 10 de moyenne générale. Si l’élève a entre 8 et 10 de moyenne, il doit représenter des épreuves de façon à arriver, la seconde fois, à au moins 10. S’il a moins de 8, il est ajourné et doit recommencer l’année de terminale.

 En ce qui concerne le lycée professionnel, il y a plusieurs possibilités :

   – au niveau d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (2 ans d’études) donc « CAP première année » puis « CAP 2ème année » et au bout de la dernière année l’élève passe un examen pour obtenir le diplôme correspondant.

   – au niveau du Brevet d’Enseignement Professionnel ( 2 ans d’études) donc  « seconde BEP » et « terminale BEP« . La dernière année, l’élève passe un examen. Il peut ensuite poursuivre ses études en « première année de baccalauréat professionnel » puis en « seconde année de baccalauréat professionnel ». Le baccalauréat professionnel est ainsi obtenu en 4 ans d’études après la classe de 3ème. Il est question de ramener ce temps à 3 ans pour l’aligner sur le rythme des élèves d’enseignement général ou technologique, mais le risque est que le profil des élèves et la spécificité des enseignements à dispenser  (mais dans un temps réduit) n’ occasionnent une grande difficulté et que finalement une élite seulement n’obtienne ce diplôme. La création d’un baccauréat professionnel en 3 ans suppose aussi la disparition du BEP car l’élève arriverait directement du collège. Les classes de « terminale BEP » et de « baccalauréat professionnel » sont concernées par  Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel dont on pourra lire les caractéristiques à http://eduscol.education.fr/D0047/ref01.htm

 

      Au delà du lycée, il y a les études supérieures dont l’entrée est conditionnée par l’obtention du baccalauréat. Il existe plusieurs types de poursuites universitaires avec

– les  Instituts Universitaires de Technologie (IUT) qui donnent accès à un  Diplôme Universitaire de Technologie (2 ans d’études) 

– les sections post-baccalauréat du lycée qui préparent à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Mais parfois cet accès au BTS n’est pas direct parce que le baccalauréat obtenu n’est pas assez bien adapté pour poursuivre sans transition. Il faut alors prévoir, avant d’aller en BTS, une année de Mise A Niveau. Normalement le BTS demande 2 ans d’études, mais, s’il faut la classe MAN, cela représente 3 ans après le baccalauréat.

– les différentes facultés : Lettres, Droit, Pharmacie, Médecine, etc. Dans la plupart des cas un minimum de trois années d’études est nécessaire. Il donne lieu à l’obtention d’une « licence« . Il s’en suit « la maîtrise » puis le « doctorat ». Les titres obtenus sont nationaux, cependant les sujets d’ épreuves dépendent d’un établissement à un autre. Suivant les académies, la rentrée universitaire a lieu en septembre ou octobre. L’année universitaire est divisée en semestre, le premier va jusqu’à décembre et le second jusqu’à mai. Il y a deux sessions pour réussir les examens. Suivant les académies, la période est juin et septembre ou juin et juillet (quand la reprise se fait en septembre). Les étudiants passent aussi un examen appelé Certificat Informatique et Internet ou « C2I » . Reportez vous à http://www2.c2i.education.fr/sections/accueil/c2i7120/ pour avoir quelques précisions.

      La France est divisée en 3 zones scolaires au niveau des vacances. Les vacances de Toussaint (environ 10 jours fin octobre-début novembre), les vacances de Noël (2 semaines fin décembre-début janvier) et les vacances d’été sont communes aux trois zones. Ensuite, pour les vacances d’hiver (février-mars) et de printemps (avril-mai), chaque zone a deux semaines de vacances, mais en décalé. La date officielle des vacances d’été est  en général le premier juillet mais les professeurs qui participent aux épreuves d’examen ne sont parfois véritablement en vacances que vers le 10/13 juillet. La reprise est généralement vers le 1er septembre.  Nous avons également quelques dates de vacances spécifiques comme le 1er mai (fête du travail), le 8 mai (armistice seconde guerre mondiale), le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte (pas toujours inclus dans des vacances scolaires, parfois « en plus », suivant la zone), le jeudi de l‘Ascension, le 1er novembre (mais inclus dans les vacances de Toussaint), le 11 novembre, le 14 juillet ( fête nationale, mais inclus dans les vacances d’été), le 15 août (Assomption, mais inclus dans les vacances d’été

  

Pour être enseignant en France, il est obligatoire de passer un concours de recrutement. Les enseignants sont des fonctionnaires de l’Etat. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) prépare au concours de recrutement et assure la formation au métier. Pour l’Enseignement primaire, c’est le concours  de  « Professeur des Ecoles ». Pour l’enseignement secondaire, il y a le CAPES ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), le CAPLP ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel). Ces concours sont ouverts aux titulaires d’une licence (3 ans d’étude). Les PLP sont généralements bivalents, c’est-à-dire qu’ils enseignent deux matières comme Lettres/Histoire ou Mathématiques/Sciences. Les titulaires du CAPES n’enseignent qu’une matière.  Les professeurs des écoles passent de 24 à 26 heures par semaine avec leurs élèves. Les professeurs de collèges et de lycées ont 18 heures de cours par semaine. Malgré leur statut d’enseignant, les professeurs-documentalistes doivent être présents au collège ou au lycée 30 heures par semaine et il est généralement entendu qu’ils travaillent encore 6 autres heures par semaine à l’extérieur pour, par exemple, fréquenter des bibliothèques, des librairies, lire, etc. Généralement ce temps est sous-évalué, surtout si le professeur-documentaliste s’implique dans des animations pédagogiques spécifiques, s’associe à la réalisation d’IDD, de TPE, d’ECJS, etc, cela peut devenir 15 heures ou même plus! Finalement, suivant la façon dont il s’investit et suivant dans quel établissement il est placé, le professeur-documentaliste peut avoir une énorme charge de travail.  Pourtant, souvent, par l’administration ou par les autres enseignants qui ne voient que le temps de présence dans l’établissement, être professeur-documentaliste est perçu comme bénéficier  d’un statut « avantageux ».  Pour l’enseignement supérieur, les candidats aux concours doivent avoir une maîtrise (4 ans d’études) et passer une agrégation. A noter au passage qu’il n’existe pas d’agrégation dans le domaine de la recherche documentaire. Les agrégés ont 15 heures de cours par semaine à assurer. Il est question d’exiger un « master » obtenu en 5 ans d’études pour passer tous les concours indiqués et l’existence de l’IUFM semble être remise en cause. Il y a une forte diminution du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des enseignants et quand il y a un manque il faut souvent avoir recours à des contractuels qui sont bien sûr du personnel avec un statut très précaire. Les différentes réformes scolaires entraînent des suppressions de postes et de nombreux professeurs se trouvent soit en sous-service (nombre d’heures de service incomplet) soit dans l’obligation d’enseigner sur 2 ou 3 établissements scolaires pour arriver à réunir le nombre d’heures prévues.

    J’ai donné quelques éléments permettant de situer un peu le système scolaire français par rapport aux autres qui ont été présentés. Il manque des informations par exemple sur l’apprentissage, la formation continue, le contenu des programmes, etc. Je ne pouvais pas aborder tous ces thèmes dans un simple article. J’ai juste voulu ouvrir un éventuel débat et vous demandez si nous étions vraiment « à bonne école », l’expression signifiant « bien entouré pour progresser ». Si vous souhaitez affiner davantage votre documentation sur ce sujet, vous pouvez consulter : http://www.education.gouv.fr/pid8/le-systeme-educatif.html

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Qui sont-elles ?

Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Métier, Pays, Pédagogie, Sport 13 commentaires

     Il y a déjà plusieurs mois que je vous parle de nos contacts aux Etats-Unis. Vous lisez régulièrement des commentaires d’élèves de l’Ohio, de la Géorgie et du Massachussetts laissés sous les articles de ce blog. Peut-être même allez-vous sur les espaces virtuels de Debra Watzman, Mary-Lou Wiesendanger ou bien visitez-vous la page d’accueil du lycée dans lequel travaille Kelly Duval . Il n’empêche que, sans dévoiler leurs « secrets », vous aimeriez bien en savoir un peu plus sur ces trois enseignantes américaines. Elles ont accepté de me donner quelques éléments biographiques et ont donné leur accord de publication.

   Commençons par Debra Watzman qui m’a rendu visite l’été dernier . Vous savez, c’est elle qui gère http://lewebpedagogique.com/notreprof/ . Elle est née à South Bend en Indiana, mais, comme la plupart des Américains, elle a beaucoup déménagé habitant tour à tour le Michigan, le Texas, la Virginie. Maintenant elle vit à Canton, en Ohio.  Ses études se sont malgré déroulées en Indiana. Vers l’âge de 10 ans, elle a pris  conscience du fait qu’elle était très attirée par l’étude des langues étrangères. Peut-être faut-il y voir l’influence de son grand-père qui s’exprimait en allemand car il avait fui la Prusse de Bismarck pour trouver refuge aux Etats-Unis. A l’étude de la langue de Goethe, Debra ajoute le russe, l’hébreu et bien entendu le français. A l’âge de 16 ans, elle participe à un échange scolaire qui lui permet de découvrir la Bretagne. Elle étudie aussi la comptabilité et la pédagogie

                         

             Cependant elle n’est pas devenue directement enseignante, elle a d’abord été traductrice dans une usine qui fabriquait des kits électroniques, des stéréos, des radios, des oscilloscopes, des téléviseurs, etc . Son travail consistait à traduire les fiches de montage de l’anglais au français car ces kits étaient vendus dans le monde entier y compris les pays francophones.  Elle a également était comptable à mi-temps tandis que ses fils étaient petits. Il y a maintenant 14 ans qu’elle enseigne le Français Langue Etrangère.

       Debra adore voyager. Elle a parcouru tous les Etats-Unis, visité le Québec plusieurs fois et fait des croisières qui lui ont fait découvrir les Caraïbes et le Mexique.  Elle connait l’Europe : Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Suisse et Italie. Durant l’été 2008 elle a assisté à un congrès de professeurs de FLE en Belgique. Mais c’est la France qui lui tient le plus à coeur.

      Ces autres passions sont la lecture, les photos et les relations humaines.

       Laissons maintenant la parole à l’animatrice de http://lewebpedagogique.com/wiesendanger/ : 

 » Je m’appelle Mary-Lou Wiesendanger et je suis une des professeurs de français à  Centennial High School.  J’enseigne le français depuis 12 ans.  Avant d’enseigner le français j’ai fait mes études dans l’hôtellerie à une école hôtelière suisse et j’ai travaillé dans la restauration pendant douze ans.   J’ai appris le français en Belgique donc mes élèves apprennent « septante » et « nonante » non « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix ».  Je ne suis pas belge mais américaine du côté de ma mère et suisse du côté de mon père.  Et, je suis née au Japon.  J’ai beaucoup voyagé ! J’ai voyagé à travers l’Europe particulièrement en Suisse.  Maintenant que j’habite aux Etats-Unis je fais de la plongée aux Caraïbes alors j’ai visité Bonaire, Bermuda, Barbade, les îles Turques- et -Caïques, et le Belize.  Je ne sais pas pourquoi mais j’atterris toujours dans des pays dont le nom commencent par un « B » !  L’année passé, j’ai visité et fait de la plongée aux îles Fiji et aux Iles Salomon. Bien que j’aime le français ma passion est la plongée.  Je le fais le plus souvent possible. « 

 

 

     Il y a une troisième intervante sur nos blogs. Kelly Duval n’en a pas elle-même par faute de temps mais elle a tout de suite été séduite par l’utilisation pédagogique de ce moyen de communication. Ses élèves consultent attentivement tous les blogs qui ont créé un partenariat et choisissent dans chacun un article en particulier pour y indiquer leurs opinions sur le sujet. Mais, laissons Kelly s’exprimer elle-même :

     »  Je suis née et j’ai grandi à Pittsfield, Massachusetts (dans les « Berkshires »). Ensuite, j’ai étudié le français à l’université à Siena College près d’Albany, New York. J’ai passé ma troisième année d’études universitaires à Montpellier, où j’ai suivi des cours à l’Université Paul Valéry. J’y suis restée après être tombée amoureuse de la France. Au niveau du style de vie, je n’avais jamais été si heureuse. Je suis enfin retournée à Siena pour finir mon diplôme. Après, j’ai travaillé pendant six ans comme assistante d’avocat à Pittsfield (un poste que j’ai obtenu à cause de mon français!). Puis une ancienne prof de mon ancien lycée – Taconic High School – m’a demandé d’enseigner le français là-bas. J’y suis toujours, douze ans plus tard. Entre temps j’ai obtenu ma maîtrise en éducation de Massachusetts College of Liberal Arts. J’enseigne tous les niveaux de français à Taconic, et aussi un cours de débutants au collège. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup voyagé ailleurs. Seulement un peu à Montréal, au Porto Rico (je parle un tout petit peu d’espagnol), et aux États-Unis   en Nouvelle Angleterre, en New York, dans l’Etat de Washington, à Disney World, et à San Diego. Quand je ne travaille pas, j’aime lire des romans, regarder des films, bien manger, et surtout passer du temps avec ma famille.  Je suis ravie de faire partie de ce réseau de blogs scolaires. « 

 

        

     Nos trois amies se sont présentées, non seulement pour mieux les connaître mais aussi pour qu’éventuellement les élèves qui liront cet article fassent une réflexion sur leur orientation scolaire et professionnelle, qu’ils en mesurent l’importance. Une Conseillère d’Orientation Psychologue peut les recevoir, sur rendez-vous, le jeudi. Elle peut les aider à définir leurs goûts et voir avec eux les métiers qui les attirent, définir les critères de réussite, etc. Le CDI est également équipé d’un kiosque ONISEP dont les documents sont consultables et les ordinateurs ont le logiciel appelé L’atlas des formations.

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La vie d’antan

Animations culturelles, Pédagogie 15 commentaires

         Les techniques évoluent si vite que l’on a tendance à oublier comment se passait le quotidien il y a seulement quelques années. Le musée Albert et Félicie Demard situé à Champlitte (Franche-Comté) propose un voyage dans le temps de façon à partir à la découverte des vieux métiers comme le forgeron, l’horloger, le potier, etc. Ces types de travail sont replacés dans le contexte de la société dans laquelle ils se concevaient.

        Ainsi il devient presque émouvant de voir une laiterie ou une épicerie tellement il est fréquent maintenant de voir tous les produits alimentaires, les vêtements, les livres, etc, tous ensemble dans une grande surface. Le petit commerce n’a plus tellement cours.

      Il y a aussi toute une réflexion possible sur l’évolution d’un lieu de vie. Ainsi autrefois « la pièce à vivre » réunissait-elle toute la famille, alors que maintenant, dans la mesure des moyens financiers, chaque membre de la famille a sa chambre avec, à l’intérieur, sa télévision, son ordinateur et sa chaîne hi-fi ! La société est-elle devenue plus individualiste ?

       Que dire de l’évolution de la médecine ? Iriez-vous encore voir un « barreur » (sorte de guérisseur qui « barre » le passage aux maladies) bien que je ne sache pas si sa consultation rentrerait bien dans le parcours médical autorisé pour vous faire rembourser par la sécurité sociale ? Et iriez-vous finir vos (vieux ?) jours dans un hospice où vos draps de lits  seraient d’une couleur correspondant à vos croyances religieuses ? Il n’empêche qu’à l’époque personne ne songeait à imposer un « jour de solidarité » envers les personnes âgées, alors, ça devait sans doute être mieux!

      Allez, avant de faire vos valises pour partir à Champlitte, jetez au moins un oeil sur le site correspondant car il faut vous préparer à ce grand « déconditionnement » par rapport à votre quotidien actuel : http://www.cg70.fr/decouvertes/musee/artstraditions/indexartstradmuseefr.htm

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