Chapeau !

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      En français, quand on emploie cette interjection, c’est pour complimenter quelqu’un, le féliciter, mentionner son admiration. Il faut cependant avouer que parfois l’expression s’y prête plus que de façon espérée. Ainsi, le 25 novembre, en France, c’était « La Sainte Catherine ». Quel lien avec les  « chapeaux » ? Ne connaissez-vous pas l’expression « coiffer Sainte Catherine  » qui signifie avoir atteint sa vingt-cinquième année et être toujours célibataire ? Le mariage étant conçu comme « l’avenir de la femme », on a pris l’habitude de demander à ces jeunes filles de se faire remarquer par d’éventuels prétendants en portant sur la tête des couvre-chefs très excentriques dont voici quelques modèles : http://www.2travelandeat.com/France/catherinette.coiffer.st.catherine.html On organisait un bal afin d’accroitre les chances de rencontrer un mari.

       Si l’on s’en réfère à l’histoire de l’Angleterre, il y a au moins trois « Catherine » qui n’ont pas eu de chances avec leur époux : Catherine d’AragonCatherine Howard, Catherine Parr. Leur mari était le terrible Henri VIII. Catherine d’Aragon a été répudiée, Catherine Howard a été décapitée « pour inconduite » (alors qu’on n’arrivait plus à compter le nombre de maîtresses du Roi !).  Par chance, Catherine Parr survécut à Henri VIII mais elle mourut après la naissance de sa fille Marie Seymour.

                                                                               Catherine d'Aragon

                                                                              Catherine Parr

                                                                             Catherine Howard

                       Mais l’Histoire nous a aussi appris à connaître des « Catherine » féroces ! Ainsi Catherine de Médicis qui fut l’instigatrice du massacre de la Saint-Barthélémy en 1572. On peut aussi citer Catherine II la Grande qui est connue pour sa correspondance avec Voltaire et Diderot mais qui a aussi brisé, en 1773-1774, de façon sanguinaire, la révolte des paysans russes menée par Pougatchev et instauré le sevrage en Ukraine. Il est aussi à noter que l’ouragan féroce qui a ravagé la Louisiane en  2005 s’appelait Katrina, prénom féminin bien entendu dérivé de Catherine (Katherine).

Catherine_de_Medicis                                                                                 Catherine II La Grande

                                                                                Lemellian Ivanovitch Pougatchev

                      Ce prénom est porté, et très joliment, par de nombreuses enseignantes de notre lycée. C’est aussi à elles que je dédie, en toute amitié, ce billet.

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Tous les goûts sont dans la Nature

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          En cette période de vacances de Toussaint, on pense aux voyages. Je vous en ai déjà parlés dans mon précédent article, cependant, pour ce billet, j’évoquerai une autre raison qui est à l’origine du tourisme : la curiosité qui pousse à vouloir goûter les plats des autres pays.

       Malgré l’excellente réputation de la cuisine française, certains mets surprennent nos visiteurs.  Ainsi nous dégustons avec plaisir les cuisses de grenouilles, ce qui nous vaut le sobriquet prononcé avec un réel dégoût de « frog » ou « froggies » par les Anglophones. Bien évidemment quand on songe à la mare verdâtre  dans laquelle sautent de nénuphars en nénuphars les batraciens, ça peut sembler répugnant !

                                         Cuisses de grenouilles à la provençale                                            

Une grenouille

                    Que dire alors des escargots farcis dont nous raffolons pour les repas de fêtes alors que ce mollusque ne cesse de baver pour lubrifier son pied afin de mieux se déplacer.

                                                                        Des escargots persillés

                                                                                       Un escargot

 

                                           Et nos fromages dont certains « fleurent » même à grande distance, laissant échapper des odeurs qui parfument plus ou moins l’air. Ces senteurs peuvent déranger des nez délicats. Parfois c’est le goût très particulier dû au fromage de chèvre  ou de brebis qui fait faire quelques grimaces à un palais qui s’attendait à quelque chose de moins « marqué ».

                                                   Munster

                                                                          Maroilles ou marolles

 

                                                                         Reblochon

                                                                       Roquefort

                      Mais il n’y a pas qu’en France que le fromage peut faire « tiquer », nos amis du Québec le serve en « poutine« . Il s’agit d’un mélange de frites et de cheddar accompagné d’une sauce brune.

                                          Cheddar

                                                                  Une poutine

                        C’est le plat national québécois, alors, bien sûr, si vous n’aimez pas le fromage, ça ne vous plaira pas ! Par contre, « la tire » dont nous a parlé Ariane dans son article sur le sirop d’érable (    article du 15 avril 2009 ) aura peut-être un certain succès. Vous savez, c’est le sirop d’érable chauffé puis étalé sur de la neige compacte. Mais peut-être ne trouverez-vous pas la fabrication très hygiénique.

                                                                          Préparation de la tire d'érable

                                                                           La tire d'érable est comme une sorte de sucette

                Il y a aussi le pemmican qui est de la viande séchée mêlée de graisse. Peut-être trouverez-vous ce plat indigeste . Mais alors, que penserez-vous du « haggis » c’est-à-dire de la panse de brebis farcie qui fait la réputation de l’Ecosse ? Cette préparation est à base d’abats de mouton (poumons, foie et coeur) de saindoux, d’avoine et d’herbes. L’arrivée de ce mets pourtant tant décrié dans l’histoire drôle de Jacques Baudouin ( http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2008/02/07/jacques-bodoin-philibert-la-table-de-multiplication.html ) se fait au son du « bagpipe » c’est-à-dire de la cornemuse  : http://www.euro-info-tourisme.com/ecosse/le.ceremonial.du.haggis.html

                                                                              Haggis

                  Votre estomac se soulève rien qu’à l’idée de manger cette panse de brebis farcie ? Eh bien que dire alors ces ragoûts d’écureuils qui sont préparés en Louisiane . Voici une petite anecdote :  http://bostonscrap.canalblog.com/archives/2007/10/15/6548837.html . Dans la tradition cajun, ce mammifére qui nous semble si sympathique n’est pas plus « à ménager » que ne le serait n’importe quel animal à chasser .

                                                              Ecureuil

                     Vous essayerez peut-être le steak d’aligator  appelé « gator »  que l’on sert en Nouvelle-Orléans mais aussi en Géorgie ou vit notre amie Mary-Lou Wiesendanger car la chair de cet animal est très appréciée dans les Etats du Sud des Etats-Unis.

                                                                            Des alligators

                       Je crois tout de même que le plus insolite des plats que l’on puisse proposer est le « fugu », ce poisson du Japon car il contient une toxine mortelle et sa préparation, faite de façon non attentive, pourrait coûter la vie à son consommateur.

                                                                              Fugu

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Franchement, je donne ma langue au chat !

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    Le billet précédant dévéloppait la notion de « patrimoine »  et faisait surtout référence aux biens nationaux tels que des musées, des églises, etc. Il sous-entendait que la gastronomie pouvait se rattacher à l’ identité d’une région ou d’un pays. Il en est de même de la langue car elle est la « caractéristique » d’une zone géographique et permet la communication entre les différents habitants. La langue joue le rôle de « ciment » et assure la cohésion d’un peuple . Dans l’impossibilté de  faire dialoguer ses habitants un pays perd son prestige et cela affecte son économie.

    François Ier (1494- 1547)

   En 1539, François 1er (né en 1494, mort en 1547 mais ayant régné à partir de 1515), par l’ordonnance de Villers-Côtterets , impose le français comme langue nationale de façon à mieux administrer la France. Il confére une unité au pays, diminue l’impact du latin et des dialectes locaux

 La Renaissance se caractérise par « les grandes découvertes » comme on a coutume de le dire et dans « découverte » on doit aussi admettre la conquête de nouveaux territoires.

                                          "Les grandes découvertes"

    C’est l’exploration de l’Amérique du Nord. Il y a la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492  . Je mets le mot « découverte » entre guillemets parce qu’en fait l’expression me semble ambigüe en raison des relations que vont avoir les conquérants et les autochtones.

Christophe Colomb (1451-1506)

    Jean Cabot  « découvre »l Terre Neuve en 1497. En  1949 Terre Neuve est devenue la dixième province du Canada.

Jean Cabot (1450-1500)

     Samuel de Champlain, à la fin du XVIème siècle, tissera un lien entre le lieu « découvert » , Québec, et la France.

                                                                     Samuel de Champlain

       A la fin du XVII ème siècle, René Robert Cavelier de La Salle et Louis XIV ème  assureront l’influence française en Amérique du Nord avec la création de la Louisiane.

         Les conquêtes de l’Afrique ainsi que celles de l’Asie ont aussi « exporté » la langue française et c’est ainsi que s’est développée la francophonie.  Malgré cet héritage souvent obtenu dans le sang et par la force, la francophilie jouit d’un grand prestige. Limoges aime à permettre à des artistes francophones et francophiles venant de nombreux pays à se retrouver dans cette ville durant un festival. Du 24 septembre au 3 octobre, « Les francophonies en Limousin  » offriront de multiples spectacles dont les créateurs viennent de Madagascar, de Belgique, du Burkina Faso, de l’ Ile Maurice, de l’Ile de la Réunion, du Québec, de la Suisse, de la Syrie, de l’Algérie, du Congo, etc. Pour plus de détails, regardez le programme : http://www.lesfrancophonies.com/index.html Cette manifestation prend place tandis qu’aujourd’hui même correspond à la journée européenne des langues : http://edl.ecml.at/

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Le « Fées-ch’tis-val » de Limoges

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       Le dimanche 1er mars a été doublement fêté à Limoges. D’abord, comme partout en France, nous avons eu une attention particulière pour les grands-mères car c’était leur fête. En effet, depuis 1987, une marque de café  du groupe Kraft Foods et appelé « Café Grand-mère » a instauré une célébration particulière pour chaque »Mamie » ou « Mémé » le premier dimanche de mars. Cette date figure même maintenant au calendrier.

   Ensuite, c’était « la cavalcade » comme on dit ici, c’est-à-dire le défilé carnavalesque. C’est un des temps forts de la ville. Chaque année, un thème est défini et, pour 2009, il s’agissait de « combiner » celui des Fées et celui du Nord de la France.  Le succès du film « Bienvenue chez les Ch’tis » de Dany Boon sorti en 2008 a largement influencé ce choix. L’action se passe à Bergues, près de Dunkerque, et « ch’tis » signifie, en patois local, « gens du Nord ». L’expression « fées-ch’tis-val » se veut une sorte de « concentré » pour dire que le (carna) val aura pour thème les fées et les ch’tis et que ce sera un festival (sonorité proche du mot-valise « fées-ch’tis-val »)

   Sur un parcours d’environ trois kilomètres dont les deux points stratégiques étaient l’Hôtel de Ville et le Pont Neuf, plusieurs milliers de Limougeauds et de touristes s’étaient massés pour regarder passer les chars. Au niveau de la Mairie de Limoges, Jean-Pierre Descombes, ancien animateur de jeux sur la chaîne télévisée Fr3 (télévision régionale), faisait patienter les badauds dans l’attente du corso en posant quelques questions au public sur le nom de génériques d’émissions. Ses interventions étaient entre-coupées par de la musique avec, en particulier, des airs de Johnny Halliday, Edith Piaf ou des références à des chansons qu’avait l’habitude d’interprêter Pascal Sevran, mort l’an passé, et dont la personnalité est très liée au Limousin. Des danseuses évoluaient sur un podium ou sur la place. Elles excellaient aussi bien dans le French Cancan que dans la danse du ventre.

 Puis sont arrivées les majorettes de Limoges vêtues en rouge et blanc et avec de belles plumes dans le dos. Elles ont été suivies d’un char faisant référence à la légende d’Arthur et bien entendu à la fée Viviane, aux chevaliers de la Table Ronde, à l’enchanteur Merlin  et à la célèbre épée Excalibur .

   Puisque le Nord de la France était à l’honneur, l’animation suivante était des échassiers de Merchtem (Belgique ) perchés sur des échasses d’environ 4 métres de haut. Ils passaient tout juste sous les fils électriques qui alimentent les trolleys de Limoges ! Ils étaient accompagnés d’autres Belges se déplaçant  trois par trois,  au même rythme, puisque une seule paire de ski les reliait. Jean-Pierre Descombes a expliqué que « ces moyens de transport » étaient très courant en Belgique et participaient de la tradition.

                                                

                                               

    L’Harmonie Municipale de Limoges a joué quelques airs lors de son passage, faisant largement entendre tambours et saxophones.  Le char suivant s’intitulait « On a perdu le Nord » et une grosse planisphère en occupait presque tout l’espace. En français, « perdre le Nord », au sens figuré, veut dire avoir un peu perdu la raison.

  

    D’étranges « réparateurs » tenant à la main des clés à molettes géantes pour intervenir en cas de besoin, poussaient le « Mékanibulle« , une étonnante machine à fabriquer d’énormes bulles de savon qui s’envolaient en l’air ou bien planaient au-dessus de la tête des spectateurs. Parfois cet « engin » émettait un bruit bizarre comme s’il y avait une explosition proche ! Mais personne vraiment ne s’en inquiétait, plutôt chacun pouffait de rire. Mais juste après arrivait un terrible dragon faisant référence au film sorti en 1996 : « Coeur de Dragon » de Rob Cohen. Nous étions à nouveau au Moyen-Age.

                                            

                                            

   Par le biais des dragons, nous étions à l’époque médiévale mais l’animal fabuleux suggérait aussi l’Asie. Et, en effet des « Kuang-Fu » ont chassé les mauvais esprits avec la danse du lion. Ils ont même fait une démonstration de manipulation de sabres qui a impressionné le public. Et de Chine nous revenions au Nord de la France avec le char des « Grises mines« . Il y a une référence aux mines de charbon dont il est question dans le roman « Germinal » d’Emile Zola. Mais, à part cela, les personnages ne faisaient pas du tout « grises mines » (cela signifie être triste) car on pouvait reconnaître, dans les pâtes en carton, Laurel et Hardy ainsi que Charlot, c’est-à-dire des comiques.

                                             

                                                                     

   La fée Clochette d’après « Peter Pan » écrit par James Matthew Barrie suivait ces drôles de mannequins. Ce roman ayant été adapté en dessins animés par Walt Disney, le public était préparé à l’arrivée d’un bâteau à roues tel que l’on peut en voir sur le Mississipi.  A son bord, des « jazzmen » évoquaient la Louisiane et les attaches françaises avec l’Amérique.

                                                     

                                                   

      Après cette croisière le long du Mississipi, le public revenait en France et plus exactement dans le Nord avec l’évocation des corons c’est-à-dire les habitations ouvrières en pays minier. Mais, pour faire rire malgré la grisaille habituelle de ces pauvres maisons, « les corons » sont devenus « lait corons » (prononciation identique) permettant ainsi la figuration d’une vache du Limousin sur le char ! Le voyage n’était pas fini pour autant avec la venue de l’ensemble artistique « Pavulesse » d’Italie. Ce groupe est constitué d’une vingtaine de danseurs tous coiffés d’un très long (1,50 m) et très étroit chapeau. Les danseurs venaient de participer au carnaval de Venise.

                                                

                                               

   La « fée électricité » n’était pas oubliée avec les mannequins « disco« , micro à la main et très survoltés. Pour ne pas perdre le rythme, il y avait ensuite les danseuses mexicaines, avec leurs robes volantées aux mille couleurs, accompagnées de Mexicains jouant au lasso. Suivait aussi un char évoquant le Mexique avec les cactus et les sombreros.

                                           

                                           

                                         

    Le char suivant conduisait les spectateurs vers les pays du Nord avec les Vikings. La fanfare de Chézy-sur-Marne (région Picardie, département de l’Aisne) jouait allégrement du tambour et l’on pouvait voir le « Royaume des Fées » avec l’évocation de Viviane et Mélusine.

                                       

                                     

                                     

Les « Pères La joie » originaires de Ternoise  (région Pas-de-Calais) avec leurs habits bleus et leurs bonnets de meunier leur emboitaient le pas tout en frappant sur leurs tambours ou en soufflant dans leurs trompettes ou saxophones. Ils étaient suivis de « Chez Momo » qui faisait référence à la restauration rapide et en particulier aux fameuses « French fries » c’est-à-dire les frites. Juste après venaient les « Géants du Nord « , exactement de Steenvoordde et de Hondschoote. En tête, il y avait Mademoiselle Bintje et, près d’elle Edgar le Motard ainsi que la Belle Hélène. Près d’eux jouait la fanfare de Steenvoorde.

                                   

                                  

Le char « Flibustiers et pirates » reprenait le thème du voyage avec les risques liés à l’aventure en mer.  Puis la fanfare appelée « les Ziguenerinsel » de Stuttgart (Allemagne) annonçait l’arrivée du « Royaume des fées« , c’est-à-dire le char de Miss Limoges et de ses trois dauphines. La « Reine » était Léa Berthaud,18 ans, élève en terminale marketing au lycée Suzanne Valadon de Limoges. Son élection datait de la Saint Valentin. 

                                                                                                     

                                                    

Enfin les légendaires « Gueules Sèches » ont défilé, entraînant à leur suite le char en quelque sorte du « Roi » à cause du soleil miroir qui le caractérisait. Le thème était le réchauffement climatique, les ours polaires devant s’abriter sous un parasol ! La chaleur était encore dans la clôture du défilé par un groupe antillais.  Tous les chars, au fur et à mesure de leur passage, avaient poursuivi leurs routes en direction du Pont Neuf pour que la foule puisse assister à la combustion puis à la noyade du mannequin carnaval dans les eaux de la Vienne.

                                   

                                                                                

                                           

     J’ai fait au mieux pour vous faire un compte-rendu d’un spectacle populaire d’environ 4 heures. Pour rendre encore plus vivante cette animation culturelle, je vous propose de visionner quelques vidéos. Vous y entendrez les bruits de la fête et les rires, vous verrez les serpentins les confettis et les bulles de savon  qui  voltigent un peu partout. C’est un moment de liesse durant lequel chacun essaie d’oublier son quotidien et de faire un plein d’énergie.

http://www.youtube.cofrm/watch?v=W8Eso_f6bXs&hl=

http://www.youtube.com/watch?v=t2Af4_-LHRA&hl=fr

http://www.youtube.com/watch?v=7NcdE9dI4OU&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=zTs7Chlp_Pc&feature=related

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Carnaval en Louisiane : fais dodo avec les Cajuns

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     La Louisiane est située au sud-est des Etats-Unis. Ces principales villes sont La Nouvelle-Orléans, Lafayette, Lake Charles, Baton Rouge. C’est un lieu de brassage de culture française, hispanique, afro-américaine, créole et indienne. D’abord peuplé par les seuls Amérindiens, ce territoire a été exploité en 1682 par Cavalier de la Salle qui l’a appelé « Louisiane » en l’honneur du roi de France Louis XIV. La ville « Nouvelle-Orléans » est fondée en 1718, le nom a été choisi pour honorer le régent Philippe d’Orléans. C’est dire combien cet Etat a d’attaches avec la France.

 

 

Au milieu du XVIIIème siècle, les Acadiens ont été chassés d‘Acadie, territoire canadien, par les Anglais. On a appelé cet épisode historique « Le grand dérangement« . Les Acadiens sont alors venus s’installer en Louisiane et ont peuplé les bayous. Au XIXème siècle, par le biais d’une déformation linguistique, les « Acadiens » sont devenus les « Cadiens » puis les « Cajuns« . Aujourd’hui, les Cajuns constituent la minorité francophone de la Louisiane. En 1803, Bonaparte a vendu aux Etats-Unis la Louisiane. Le 30 avril 1812, la Louisiane est devenue le 18ème Etat américain. Cet historique permet de faire comprendre la situation particulière de cet Etat et peut-être la raison pour laquelle son carnaval est si célèbre.

    Le Mardi Gras à New Orleans est devenu une période de célébrations très importante pour la Louisiane aux États-Unis.  Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans a incorporé des traditions de la culture africaine ainsi que celle des Îles Caraïbes et de la France.
   La saison du Mardi Gras, en Louisiane, commence le 6 janvier, jour de l’Épiphanie, fêtée avec une galette des rois comme en France,  et finit toujours à minuit le mercredi du Carême.

 

 

Tout est organisé par des confréries (en anglais, les « Krewes »). Rien qu’à la Nouvelle-Orléans, il y a plus de 50 confréries qui construisent les chars et organisent les défilés et les bals parfois très élaborés. Chaque confrérie a son propre défilé, qui consistent des chars et de la musique, et aussi bien que son propre bal.

 

            
  

 

 

Pendant le XVIIIème siècle, le festival était marqué par des processions et des bals. Des calèches et des gens déguisés en masques apparaissaient dans les années 1830. Le symbole du boeuf gras, qui représentait la saison de l’abondance au carnaval de Nice, devient un symbole important du défilé de la confrérie Rex en 1870 . Cette tradition existe encore. Les Louisianais organisent aussi des bals, on danse des « fais dodos » c’est-à-dire des danses cajuns. Les « fais-dodos » sont des bals qui durent toute la nuit car les enfants peuvent « faire dodo » (dormir) tandis que les adultes s’amusent et dansent.

 

  Les premiers « throws » ou « lancers », des babioles qu’on jette des chars, apparaissent en 1871. En 1872, le roi du festival, qui s’appelle Rex, est créé et les couleurs du festival sont fixées : le violet (pour la justice), le vert (pour la foi), et l’or (pour le pouvoir). En 1873, tous les chars étaient construits à la Nouvelle-Orléans au lieu d’en France. La tradition des Indiens du Mardi Gras est fascinante. Les Indiens sont des hommes afro-américains qui font partie des confréries ou des bandes établies aussi tôt que les années 1870, au début des esclaves ou des hommes de couleur libres. Leurs activités, y compris l’heure et le lieu de leurs défilés, sont secrètes. Le grand chef porte un costume énorme et très élaboré, qui peut peser entre 45 et 70 kilos, fait à la main avec des perles et des plumes. Le grand chef et ses proches fabriquent son costume pendant toute l’année. On croit que les Indiens du Mardi Gras étaient inspirés par les Amérindiens à la fin du 19ième siècle, en raison de leur lutte commun pour les droits civils.
Les Indiens défilent à pied, en dansant et en chantant. Quand les bandes se rencontrent en chemin, ils se saluent et les grands chefs admirent les costumes et le travail des autres. Toutes les bandes se réunissent pour un grand défilé la fête du Saint Josèphe le 19 mars, et puis aussi le dimanche suivant, appelé « Super    Sunday ».
    Le festival de Mardi Gras à la Nouvelle Orléans et une célébration pour toute la famille.  On peut se déguiser et apporter un grand sac pour ramasser tout le « throws » qui est lancé des chars : les colliers de « perles », des animaux en peluche, et des « doublons » qui sont gravés avec les emblèmes des confréries. Comme on dit à la Nouvelle-Orléans, « Laissez les bons temps rouler ! » Visionnez la vidéo du carnaval louisianais de 1941 http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&rlz=1W1SUNA_fr&q=%20danse%20cajun&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=New+Orleans+carnival&hl=fr&emb=0  et  celle du même carnaval mais en 2008: http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&rlz=1W1SUNA_fr&q=%20danse%20cajun&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=New+Orleans+carnival&hl=fr&emb=0

 

Nous vous conseillons aussi de regarder ces sites pour compléter vos informations sur notre carnaval de Louisiane et plus particulièrement de Nouvelle-Orléans : 

http://www.mardigrasneworleans.com/ programme du carnaval 2009

http://appl003.lsu.edu/artsci/frenchweb.nsf/$Content/Cajun+French+by+Themes?OpenDocument Le parler cajun

http://www.louisianatravel.com/ (liens avec la France)

http://www.kreweofcork.com/ et http://www.neworleanscvb.com/static/index.cfm?contentID=706 (détails du programme de la parade)

http://www.cochonrestaurant.com/ et http://www.michauls.com/ (deux restaurants)

http://radiolouisiane.com/cadien/schedule.html (musique cajun)

       Cet article a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Kelly Duval et ses élèves du Massachusetts. Je les remercie beaucoup pour leur contribution.

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