Je m’empresse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer

Humour, Littérature 8 commentaires

    Vous connaissez sans doute tous cette citation de Figaro dans Le barbier de Séville de Beaumarchais. C’est cette même boutade qui est reprise dans Le pied de mon père de Zoé Valdés que je viens de finir de lire. Alma Desamparada (dont le nom pourrait se traduire par « Ame désemparée!) participe au concours sur le plus grand mensonge du monde. Voici l’extrait (édition Gallimard, page 26) :

   « Quand le jury demanda au Français de dire le plus grand mensonge du monde, celui-ci toisa l’assistance d’un air supérieur en se pourléchant les babines, il se frotta les mains comme s’il pensait « c’est dans la poche! » et postillonna au micro:

– Dans mon pays, il n’y a ni chômage ni racisme. En outre, nous sommes très hospitaliers envers les étrangers.

    Une vague d’applaudissements inonda la salle. Les membres du jury dodelinaient de la tête avec satisfaction. Pas mal du tout, drôlement bien même. »

   L’Américain poursuivit en parlant de « Watergate » comme d’un déodorant et il vanta son amour pour les Viêtnamiens. Le Russe surenchérit en insistant sur la grande sobriété des dirigeants de l’Union Soviétique. Alma Desemparada, la Cubaine, gagna malgré tout le concours en se contentant de dire, dans un murmure, les lèvres collées au micro :

   – » Je pense que … »

    Heureusement qu’il y a l’humour pour dédramatiser les situations politiques !

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