N’en ayez-pas le sifflet coupé et ne gobez pas tout !

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     Le matin du lundi de Pâques, même s’il fait froid, en marchant dans les rues du vieux Luxembourg, près du Palais Grand Ducal, vous pourrez entendre des chants de rossignols et de coucous. La Pétrusse passe à Luxembourg et porte loin ces sons. Vous serez également très intrigués car les rues sont interdites à la circulation.

                                

                                                   

                                                     

          Ce jour là, c’est Émaishen, diminutif d’Emmaüs. En effet, « Emmaüs »est le nom du bourg de Palestine, près de Jérusalem où, d’après l’Evangile de Jean, Jésus apparut à deux disciples après sa résurrection le lundi de Pâques.  » Émaishen’, au Luxembourg, a un sens supplémentaire puisqu’il est synonyme de « marché des Peckvillercher ». Autrement dit , c’est la fête des sifflets de terre cuite !

                                          

                                         

  Dès potron-minet, des fabricants et vendeurs de sifflets de céramique viennent de toute l’Europe,  installent leurs étalages pour vendre les « Peckvillercher » aux enfants. Parfois on peut même y voir la famille ducale en fin de matinée ! Pour en savoir un peu plus sur l’organisation politique du Luxembourg, vous pouvez consulter : http://www.monarchie.lu/fr/index.html

       On pense que cette tradition vient de  rites anciens où le son des sifflets célébrait le retour du printemps. Le chant du coucou rappelle ce symbole. Autrefois, Le lundi de Pâques correspondait à la célébration d’une la fête  organisée par des potiers à l’église Saint Michel  mais, peu à peu, cela devient un marché de bric à brac où les ventes se font dans le bruit et les rires d’enfants.

 

                           

 

                                                                        

     Ce marché d’Emmaüs existe au moins depuis 1827 puisque l »inspecteur de police Jhemp Müllendorf en parle  dans une lettre  adressée au conseil municipal. En fait, ces sifflets font l’objet de collections et vous pouvez voir quelques modèles de France à : http://www.sifflets-en-terre-cuite.org/Html/France/SartheMalicGres.html

 

                                         

                                         

                                         

  

     La forme d’un de ces oiseaux est devenue le symbole du peckvillchen . Ils sont  fabriqués avec de la terre à pipe à Andenne en Belgique et portent souvent le tampon « Made in Luxembourg « Depuis 1957, cette fête est aussi célébrée à Nospelt. Tous les sifflets qui y sont vendus portent le tampon Nospelt et l’année de fabrication.

 

                                    

 

                                 

 

 

 

                                

                                 

                                

                 Cet article a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Marie-Annick, l’enseignante qui vit au Luxembourg. Je la remercie vivement pour sa contribution à l’enrichissement de ce blog de CDI. A noter que le titre de cet article repose sur un jeu de mots puisque « Couper le sifflet à quelqu’un » signifie le mettre hors d’état de répondre.

 

                 Par ailleurs, je remercie Urzula de Pologne et Maria-Letizia d’Italie pour l’envoi de très jolies cartes postales de Pâques, assez caractéristiques de leur pays. Je vous les montre.

 

                                

  La forme particulière de la carte postale envoyée par Urzula m’amène à vous rappeler certaines expressions comprenant le mot « oeufs » :
     –oeuf au plat (appelé « oeuf miroir » au Québec) : oeuf cuit sans le brouiller dans une poële . Vous pouvez regarder cette vidéo pour avoir une idée de préparation : http://loftv.com/index.php3?affich=detail&idemission=1018080
     – oeufs au lait : dessert dont on peut voir la recette en vidéo sur http://www.dailymotion.com/video/x6ikuw_recette-1-les-oeufs-au-lait-les-pti_lifestyle
    – oeuf poché : voir la vidéo suivante pour comprendre l’expression http://www.dailymotion.com/video/x4el6f_oeuf-poche_family  
 
 –Va te faire cuire un oeuf : débrouille-toi tout seul, va au diable  
Mettre tous les oeufs dans le même panier : placer tous ses espoirs dans une même affaire  
 – Quel oeuf ! : quel imbécile
 – Ne pas faire d’omelette sans casser des oeufs : accepter de prendre des risques pour parvenir à ses fins.
 – l’oeuf de Christophe Colomb : un oeuf qui arrive à tenir en équilibre parce qu’une partie a été écrasée.
 – Marcher sur des oeufs : parler ou agir de façon difficile, avec grande prudence
   –Avoir un oeuf à peler avec quelqu’un (utilisé en Belgique) : avoir un compte à régler avec quelqu’un

   – Gober un oeuf : avaler en aspirant et sans mâcher  (à noter que « gober » signifie aussi rêvasser dans l’expression « gober les mouches » ou bien être crédule dans l’expression « tout gober« )

 

 

 

 

 

 

 

 

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Entre histoire et légende

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           Des liens étroits et parfois sanguinaires unissent l’Angleterre et le Limousin. Ainsi le roi d’Angleterre Richard Ier, dit Richard Coeur de Lion,  a fini ses jours à Châlus. On peut avoir quelques renseignements sur cette ville de Haute-Vienne qui est alors rentrée dans l’Histoire   à http://couleur87.free.fr/intour/pays/feuillard/chalus.htm

         A partir de ce personnage historique réel, l’écrivain écossais Walter Scott a publié, en 1819, Ivanhoé, un roman dont l’action se déroule dans l’Angleterre du XII ème siècle. L’auteur a ajouté des personnages fictifs. En littérature ce genre se définit comme le roman historique puisque l’Histoire est au coeur du livre. C’est l’occasion de parler de la vie des chevaliers du Moyen-Age avec les tournois dont l’historique est expliqué dans http://www.france-pittoresque.com/traditions/13.htm. Vous trouverez dans http://www.weblettres.net/pedagogie/contributions/ivanhoe.rtf une contribution de Marie-Pierre Cart pour établir un questionnaire à partir d’Ivanhoé. Ce roman a été adapté au cinéma en 1952 par Richard Thorpe avec la participation de Robert Taylor et Elizabeth Taylor.

       Le Limousin s’efforce de faire revivre cette période médiévale. Je donnerai d’abord l’exemple du château Lastours dont on pourra se faire une idée des animations importantes et riches en couleurs en consultant  http://www.casteland.com/pfr/chateau/limousin/hvienne/lastours/lastours.htm   et http://www.visitorama.com/87/Chateau-De-Lastours2.html . J’ajouterai ensuite que l’an passé, Bridiers, près de La Souterraine, a fait revivre toute une fresque médiévale dont on peut voir un extrait du spectacle à http://fr.youtube.com/watch?v=B0zsG3eFpAw  et l’intégralité de la présentation du spectacle à http://www.bridiers.fr/amvpb/spectacle_2007_info.php  Il y a également l’excellent article sur Bridiers dans Pays du Limousin n°36 du 15 août au 15 octobre 2008 (p 20 à 27) . D’autres régions conservent bien sûr des vestiges du Moyen-Age. Je ne prendrai l’exemple que de Provins dont on peut avoir une idée grâce à ce site : http://www.provins.net/

        Mais j’aimerais vous proposer une petite sélection de sites en rapport avec la vie chevaleresque Commençons par  http://www.ac-noumea.nc/lettres/seqchevalier.htm  qui étudie le thème du chevalier dans la littérature de jeunesse. Poursuivons avec Perceval évoqué dans http://www.lettres.ac-versailles.fr/spip.php?article457 et Yvain  dont il est question dans http://www.lettres.ac-aix-marseille.fr/college/lectecr/yvain.html. Arthur est au centre de toutes les légendes : http://www.lesroutesdavalon.com/   et  http://www.canalacademie.com/La-legende-du-roi-Arthur.html    fourmillent de pistes pédagogiques. On pense alors à la forêt de Brocéliande  ( http://www.centre-arthurien-broceliande.com/menu.html ) ou à Merlin http://www.decourberon.com/merlin/) . Le numéro 959 de TDC en date du 1er septembre 2008 fait le point sur la légende arthurienne. Sachez qu’en fait, cette légende repose  sur le centurion romain Lucius Artorius Castus qui, au Vème siècle alors que l’Angleterre s’appellait encore « Bretagne » aurait remporté douze grandes batailles contre les Saxons. A partir de là, plusieurs écrivains ont imaginé une épopée fantastique avec l’épée magique Excalibur. Cette époque est celle des combats et, paradoxalement, celle de la foi religieuse avec la construction des cathédrales :  http://crdp.ac-amiens.fr/crdp/ingedoc/carte_ressources/trhactivites.htm

    Sachez que cette période historique est très étudiée aux Etats-Unis dans le cadre de l’apprentissage de la civilisation française.  Il existe le site anglophone de l’université de Rochester qui est très complet avec textes et iconographies : http://www.library.rochester.edu/camelot/cphome.stm?CFID=21634270&CFTOKEN=13254425&jsessionid=5a30a6da432358432027 . Il est possible aussi de se familiariser avec la vie quotidienne au Moyen-Age en consulant ce site qui a été réalisé par un professeur d’histoire à partir des fiches du musée du Moyen-Age de Cluny : http://histoireenprimaire.free.fr/ressources/vie_quotidienne_au_moyen_age.htm . Allez également jouer et tester vos connaissances sur le merveilleux site d’Isabelle Aubé consacré à cette époque historique : http://www3.sympatico.ca/isabelle.aube/ Un autre jeu interactif pour connaître absolument tout sur le vassal, le suzerain, la dîme, la gabelle, etc : http://www.curiosphere.tv/moyenage/labo_ma02.htm

 Cet été, Debra, de l’Ohio, a visité le quartier de la rue de la Boucherie dont vous verrez quelques photos à  http://www.echos-du-limousin.com/page5_7.htm  , avec encore plus de détails sur http://www.france-voyage.com   Notre correspondante Daleen, d’Afrique du Sud, elle, a remarqué les très jolies maisons à colombages (voir sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Pan_de_bois ) près du jardin de l’Evêché.

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