Sommes-nous à bonne école ?

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    Le système scolaire français est assez complexe, aussi ne seront présentées que les grandes lignes de telle sorte qu’à leur tour nos amis japonais, italiens, suédois, japonais, espagnols, roumains, polonais et tchèques puissent faire quelques comparaisons.

     Notre système scolaire repose sur les principes de Jules Ferry (1832-1893). Cet homme politique français a défini l’école comme  » gratuite, laïque et obligatoire« . De nombreux établissements scolaires portent le nom de ce politicien. Cependant, avec le temps, les notions de « gratuité », »obligation » et de  « laïcité » ont évolué. La « gratuité » s’applique au fait de ne pas avoir de frais d’inscription pour être admis à l’école, tout au moins si l’élève fréquente une école publique, d’avoir les manuels scolaires fournis gratuitement jusqu’en troisième qui est la quatrième et dernière année passée au collège. Par contre « la gratuité » ne s’applique pas en ce qui concerne les fournitures scolaires, les repas pris à la cantine, les sorties éventuelles, etc. Au niveau universitaire, des droits d’inscriptions existent, même s’il s’agit d’une université publique. La laïcité est encore normalement garantie, allant même jusqu’à interdire, dans un établissement public, le fait de porter un signe distinctif de sa croyance religieuse. Cependant il est de plus en plus question de demander aux professeurs de se charger de « l’enseignement du fait religieux ». En ce qui concerne « l’obligation », depuis 1959, elle est définie comme de 6 à 16 ans. Le ministre actuel de l’Education Nationale s’appelle Xavier Darcos. Il y a aussi Valérie Pécresse qui est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

 

 

  Par le biais d’une tradition datant du XVIIIème siècle, les écoles maternelles sont largement développées en France. Elles sont gratuites mais ne rentrent pas dans « l’obligation scolaire ». Elles sont seulement conseillées pour faciliter l’éveil de l’enfant. Il y existe 4 niveaux : Toute Petite Section (2ans), Petite Section (3 ans), Moyenne Section (4 ans) et « Grande section » (5 ans). Pour être admis en TPS, l’enfant doit pouvoir se dispenser de couches dans la journée et avoir dépassé ses 2 ans le jour de la rentrée scolaire de septembre. Certaines municipalités offrent plusieurs dates de rentrée pour ces TPS, ainsi il est possible qu’un enfant commence sa scolarisation après chaque période de « petites vacances ». L’enfant apprend à vivre en société, développe son langage et  se prépare à devenir un futur écolier. L’existence de ces écoles maternelles telles qu’elles sont conçues maintenant semble être remis en cause parce que le ministre a parlé de « jardin d’enfants » et s’est également interrogé sur la nécessité de recruter des enseignants très diplômés pour ce niveau scolaire. Ces propos ont naturellement prêté à controverse.

      Depuis la loi d’orientation de 1989, les écoles maternelle et primaire sont divisées en cycles. Paradoxalement, puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, ce niveau est assimilé au « cycle 1 » appelé aussi « cycle des apprentissages » et, en plus, la Grande Section  est la première classe du « cycle 2 » appelé aussi « cycle des apprentissages fondamentaux ». Au-delà de la « grande section de maternelle », l’élève rentre à l’ « école primaire ». Les deux autres classes de ce cycle 2 sont le  » Cours Préparatoire » dit « C.P. » et le « Cours Elémentaire 1ère année » dit « CE1 ». Le « cycle 3″ est constitué du Cours Elémentaire 2ème année (CE2), du Cours Moyen 1ère année (CM1) et du Cours Moyen 2ème année (CM2). En maternelle, comme à l’école primaire, les enfants sont pris en charge, en général, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Jusqu’à la rentrée scolaire 2008/2009, il y avait 1/2 journée de prise en charge en plus : le mercredi matin ou le samedi matin. Malgré la diminution horaire, les notions à apprendre sont restées les mêmes. Pour les élèves de l’école primaire, un éventuel soutien scolaire a été prévu durant la pause de midi faute de pouvoir le mettre en place après 16h30 en raison des cars de ramassage scolaire. Mais cela pose tout de même un problème pour les élèves ayant besoin de soutien mais qui ne sont pas demi-pensionnaires.

      Au-delà du CM2, l’enfant rentre au collège où la numérotation des classes va en décroissant  : « 6ème« , « 5ème« , « 4ème« , « 3ème« .  Malgré quelques tentatives au niveau de l’école primaire, c’est surtout au niveau de la « 6ème » que débute l’étude d’une première langue vivante. Sauf exception, c’est souvent l’anglais ou l’allemand. En « 4ème », une seconde langue est proposée et c’est le plus souvent allemand ou espagnol. Au niveau de la 5ème ou de la 4ème, il existe les Itinéraires De Découvertes qui permettent une approche interdisciplinaire de thèmes, c’est-à-dire que, par exemple, on propose à l’élève de faire un petit dossier qui s’appuie au moins sur deux disciplines enseignées et qui implique aussi une recherche documentaire faite au Centre de Documentation et d’Information en partenariat avec le professeur-documentaliste. Cela peut être, par exemple, un exposé sur la « prise de pouvoir de Guillaume le Conquérant » parce qu’au niveau de la « 5ème », la période historique étudiée est le Moyen-Age et que cet épisode de l’Histoire de France tisse un lien avec l’Angleterre et donc participe de l’enseignement de l’anglais. Généralement, l’élève présente son travail sous forme de traitement de texte et il y a donc beaucoup de compétences prises en charge pour la note finale. Le professeur-documentaliste ne se contente pas de « fournir les documents » pour aider à la réalisation du travail, il accompagne ses collègues enseignants qui viennent au CDI et suit la progression du travail des élèves en s’impliquant personnellement. Cela suppose naturellement, en amont, des « rencontres » entre enseignants pour bien cibler ce qu’il est possible de faire et comment. Vous trouverez plus de renseignements sur cette approche pédagogique à : http://eduscol.education.fr/D0072/itinerairesdecouverte.htm

    Les élèves ayant d’importantes difficultés scolaires sont placés dans des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté dans lesquelles ils ont à la fois un enseignement général et professionnel. Bien qu’ils soient rattachés au niveau du collège, le lycée Jean Monnet accueille des élèves de « 3ème Découverte Professionnelle 6 heures« . Ce sont des élèves qui s’orientent vers une voie professionnelle au-delà de cette classe, mais qui ne savent pas exactement quoi choisir. Pour les aider, des périodes de stage en entreprise sont prévus. A la fin de la troisième (toutes séries confondues), les élèves passent le « brevet des collèges« , ainsi que le « Brevet Informatique et Internet » ou « B2I« . Ce second examen inclut, même s’il  la dépasse, la reconnaissance d’un certain nombre de compétences  que le professeur-documentaliste  s’est chargé de faire acquérir depuis l’entrée de l’élève en 6ème . En effet, les missions de cet enseignant ne se limite pas à la gestion d’un fonds documentaire, il a des heures d’enseignement pour apprendre aux élèves à utiliser au mieux les informations que peuvent fournir les revues, les livres, les dictionnaires, les encyclopédies, le logiciel documentaire appelé BCDI, Internet, etc. Pour plus de renseignements sur le « B2I », vous pouvez regarder : http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i

        Après le collège, c’est l’entrée au lycée. Il y a trois sortes d’établissements secondaires : général, technologique et professionnel. Au niveau de l’enseignement général et technolgique, la nomination des classes tient toujours du compte à rebours : « seconde« , « première » et « terminale« .  A la fin de la « première », l’élève passe une partie des épreuves du baccalauréat et, « en terminale », il passe les épreuves restantes. Il existe différentes options d’enseignements au niveau du lycée d’enseignement général comme au niveau du lycée d’enseignement technologique. Au niveau de la « première », l’élève doit réaliser un dossier qui s’inscrit dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés. On trouvera le détail des sujets à http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm  mais il faut tout de même savoir que la problèmatique étudiée doit au minimum englober deux disciplines. Ainsi, par exemple, l’élève peut présenter une sorte de petit mémoire sur « Les peintures murales au Mexique » de façon à pouvoir « combiner » Art et Civilisation Espagnole. Bien entendu, comme pour les IDD, il faut la participation du professeur-documentaliste comme d’ailleurs exposé ici : http://eduscol.education.fr/D0050/LXTDOC01.htm. Durant les trois années passées au lycée, l’élève reçoit un enseignement d’Éducation Civique, Juridique et Sociale  (ECJS)  dont on pourra avoir une idée avec http://eduscol.education.fr/D0056/ecjs.htm . Les différentes options possibles au niveau du lycée général ou du lycée technologique n’existent pas partout et parfois il est nécessaire de changer de département et de fréquenter un internat.  On  pourra connaître le détail des options possibles avec http://www.education.gouv.fr/pid39/lycee.html . Les épreuves de baccalauréat commencent vers le milieu de juin et les résultats défintifs sont connus en juillet. Pour avoir le baccalauréat du premier coup, il faut plus de 10 de moyenne générale. Si l’élève a entre 8 et 10 de moyenne, il doit représenter des épreuves de façon à arriver, la seconde fois, à au moins 10. S’il a moins de 8, il est ajourné et doit recommencer l’année de terminale.

 En ce qui concerne le lycée professionnel, il y a plusieurs possibilités :

   – au niveau d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (2 ans d’études) donc « CAP première année » puis « CAP 2ème année » et au bout de la dernière année l’élève passe un examen pour obtenir le diplôme correspondant.

   – au niveau du Brevet d’Enseignement Professionnel ( 2 ans d’études) donc  « seconde BEP » et « terminale BEP« . La dernière année, l’élève passe un examen. Il peut ensuite poursuivre ses études en « première année de baccalauréat professionnel » puis en « seconde année de baccalauréat professionnel ». Le baccalauréat professionnel est ainsi obtenu en 4 ans d’études après la classe de 3ème. Il est question de ramener ce temps à 3 ans pour l’aligner sur le rythme des élèves d’enseignement général ou technologique, mais le risque est que le profil des élèves et la spécificité des enseignements à dispenser  (mais dans un temps réduit) n’ occasionnent une grande difficulté et que finalement une élite seulement n’obtienne ce diplôme. La création d’un baccauréat professionnel en 3 ans suppose aussi la disparition du BEP car l’élève arriverait directement du collège. Les classes de « terminale BEP » et de « baccalauréat professionnel » sont concernées par  Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel dont on pourra lire les caractéristiques à http://eduscol.education.fr/D0047/ref01.htm

 

      Au delà du lycée, il y a les études supérieures dont l’entrée est conditionnée par l’obtention du baccalauréat. Il existe plusieurs types de poursuites universitaires avec

– les  Instituts Universitaires de Technologie (IUT) qui donnent accès à un  Diplôme Universitaire de Technologie (2 ans d’études) 

– les sections post-baccalauréat du lycée qui préparent à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Mais parfois cet accès au BTS n’est pas direct parce que le baccalauréat obtenu n’est pas assez bien adapté pour poursuivre sans transition. Il faut alors prévoir, avant d’aller en BTS, une année de Mise A Niveau. Normalement le BTS demande 2 ans d’études, mais, s’il faut la classe MAN, cela représente 3 ans après le baccalauréat.

– les différentes facultés : Lettres, Droit, Pharmacie, Médecine, etc. Dans la plupart des cas un minimum de trois années d’études est nécessaire. Il donne lieu à l’obtention d’une « licence« . Il s’en suit « la maîtrise » puis le « doctorat ». Les titres obtenus sont nationaux, cependant les sujets d’ épreuves dépendent d’un établissement à un autre. Suivant les académies, la rentrée universitaire a lieu en septembre ou octobre. L’année universitaire est divisée en semestre, le premier va jusqu’à décembre et le second jusqu’à mai. Il y a deux sessions pour réussir les examens. Suivant les académies, la période est juin et septembre ou juin et juillet (quand la reprise se fait en septembre). Les étudiants passent aussi un examen appelé Certificat Informatique et Internet ou « C2I » . Reportez vous à http://www2.c2i.education.fr/sections/accueil/c2i7120/ pour avoir quelques précisions.

      La France est divisée en 3 zones scolaires au niveau des vacances. Les vacances de Toussaint (environ 10 jours fin octobre-début novembre), les vacances de Noël (2 semaines fin décembre-début janvier) et les vacances d’été sont communes aux trois zones. Ensuite, pour les vacances d’hiver (février-mars) et de printemps (avril-mai), chaque zone a deux semaines de vacances, mais en décalé. La date officielle des vacances d’été est  en général le premier juillet mais les professeurs qui participent aux épreuves d’examen ne sont parfois véritablement en vacances que vers le 10/13 juillet. La reprise est généralement vers le 1er septembre.  Nous avons également quelques dates de vacances spécifiques comme le 1er mai (fête du travail), le 8 mai (armistice seconde guerre mondiale), le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte (pas toujours inclus dans des vacances scolaires, parfois « en plus », suivant la zone), le jeudi de l‘Ascension, le 1er novembre (mais inclus dans les vacances de Toussaint), le 11 novembre, le 14 juillet ( fête nationale, mais inclus dans les vacances d’été), le 15 août (Assomption, mais inclus dans les vacances d’été

  

Pour être enseignant en France, il est obligatoire de passer un concours de recrutement. Les enseignants sont des fonctionnaires de l’Etat. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) prépare au concours de recrutement et assure la formation au métier. Pour l’Enseignement primaire, c’est le concours  de  « Professeur des Ecoles ». Pour l’enseignement secondaire, il y a le CAPES ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), le CAPLP ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel). Ces concours sont ouverts aux titulaires d’une licence (3 ans d’étude). Les PLP sont généralements bivalents, c’est-à-dire qu’ils enseignent deux matières comme Lettres/Histoire ou Mathématiques/Sciences. Les titulaires du CAPES n’enseignent qu’une matière.  Les professeurs des écoles passent de 24 à 26 heures par semaine avec leurs élèves. Les professeurs de collèges et de lycées ont 18 heures de cours par semaine. Malgré leur statut d’enseignant, les professeurs-documentalistes doivent être présents au collège ou au lycée 30 heures par semaine et il est généralement entendu qu’ils travaillent encore 6 autres heures par semaine à l’extérieur pour, par exemple, fréquenter des bibliothèques, des librairies, lire, etc. Généralement ce temps est sous-évalué, surtout si le professeur-documentaliste s’implique dans des animations pédagogiques spécifiques, s’associe à la réalisation d’IDD, de TPE, d’ECJS, etc, cela peut devenir 15 heures ou même plus! Finalement, suivant la façon dont il s’investit et suivant dans quel établissement il est placé, le professeur-documentaliste peut avoir une énorme charge de travail.  Pourtant, souvent, par l’administration ou par les autres enseignants qui ne voient que le temps de présence dans l’établissement, être professeur-documentaliste est perçu comme bénéficier  d’un statut « avantageux ».  Pour l’enseignement supérieur, les candidats aux concours doivent avoir une maîtrise (4 ans d’études) et passer une agrégation. A noter au passage qu’il n’existe pas d’agrégation dans le domaine de la recherche documentaire. Les agrégés ont 15 heures de cours par semaine à assurer. Il est question d’exiger un « master » obtenu en 5 ans d’études pour passer tous les concours indiqués et l’existence de l’IUFM semble être remise en cause. Il y a une forte diminution du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des enseignants et quand il y a un manque il faut souvent avoir recours à des contractuels qui sont bien sûr du personnel avec un statut très précaire. Les différentes réformes scolaires entraînent des suppressions de postes et de nombreux professeurs se trouvent soit en sous-service (nombre d’heures de service incomplet) soit dans l’obligation d’enseigner sur 2 ou 3 établissements scolaires pour arriver à réunir le nombre d’heures prévues.

    J’ai donné quelques éléments permettant de situer un peu le système scolaire français par rapport aux autres qui ont été présentés. Il manque des informations par exemple sur l’apprentissage, la formation continue, le contenu des programmes, etc. Je ne pouvais pas aborder tous ces thèmes dans un simple article. J’ai juste voulu ouvrir un éventuel débat et vous demandez si nous étions vraiment « à bonne école », l’expression signifiant « bien entouré pour progresser ». Si vous souhaitez affiner davantage votre documentation sur ce sujet, vous pouvez consulter : http://www.education.gouv.fr/pid8/le-systeme-educatif.html

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A Camerino, sur les bancs de l’école avec Maria-Letizia

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J’enseigne le Français Langue Etrangère à ITCG Antinori à Camerino (région des Marches). J’ai 18 heures de cours par semaine à assurer. Les professeurs de collège et de lycée doivent passer un concours après l’université ou fréquenter une grande école. Les professeurs qui veulent faire des remplacements temporaires doivent s’inscrire sur une liste auprès des rectorats. Cette demande doit être renouvelée tous les trois ans. Entre-temps, les jeunes remplaçants qui travaillent ont droit à avancer dans le classement établi par discipline. Ceux-ci sont des enseignants « précaires ». En Italie, il n’existe pas de professeur-documentaliste. Il y a une bibliothèque dans laquelle vont des professeurs, entre deux cours, et ils sont à la disposition d’élèves qui voudraient emprunter un livre.

Pour la maternelle et l’école élémentaire, le recrutement est le même mais le diplôme universitaire n’est pas encore obligatoire. Les maîtresses d’école ont 24 heures de cours par semaine.

L’école publique en Italie est obligatoire et gratuite de 6 à 16 ans. Les collèges et les lycées font payer des sommes d’argent pour des frais de papeterie et l’assurance pour les cours de sport. A partir de la deuxième année de lycée on paie à l’État les frais de scolarité et on paye un impôt pour passer le baccalauréat et pour recevoir ce diplôme. Naturellement l’enseignement privé et payé. Même dans un établissement public, l’enseignement de la religion catholique est présent à tous les niveaux, sur demande, grâce aux accords signés par l’État italien et le Saint Siège le 11 février 1929 et renouvelés en 1989.

Les élèves débutent l’école à 3 ans avec la « scuola dell’infanzia« . Ils y restent jusqu’à 6 ans. Puis, de 6 à 11 ans, ils sont à la « scuola elementare » et les niveaux scolaires portent les noms suivants : « classe prima » (6 ans), « classe seconda », « terza », « quarta », « quinta ». Après la « quinta », l’élève est admis à la « scuola media » ‘collège). De 11 à 14 ans, ils fréquentent successivement : « classe prima », « seconda », « terza ». A la fin de la « terza media », les élèves ont un examen pour être admis à la « scuola superiore« . A ce niveau, il y a des spécialisations :

– scientifique (plus de maths, sciences, chimie, physique)

– classique (latin et grec)

– linguistique (langues vivantes)

– pédagogie (psychologie et pédagogie)

– « Istituti tecnici » (lycées qui fournissent des disciplines plus proches du monde du travail : agriculture, hôtellerie, commerce, expert chimique, géomètre). Tous ont une durée de 5 ans.

Après le liceo (lycée), on va généralement à l’université. Après le « diploma » (Baccalauréat Institut Technique), on peut chercher un emploi mais aussi fréquenter l’université. A tous les niveaux scolaires, les élèves sont notés de 0 à 10 et la moyenne est 6. Les élèves de maternelle passent 40 heures par semaine à l’école, ceux de l’école primaire 28 et ceux du collège et du lycée environ 36 heures.

Des travaux pluridisciplinaires ne sont pas prévus dans les référentiels scolaires. Pourtant, cela est possible et de le proposer dans le planning du conseil de classe. On commence peu à peu de donner des cours de sciences en anglais, ou des cours de droit et d’économie en français ou en allemand. Ce n’est pas très courant au niveau de l’école mais, mon mari, qui enseigne à l’université, assure très souvent ses cours en anglais. Il y a environ 202 jours de classe par an.

Nos congés se décomposent comme ceci :

-1er et 2 novembre

– 8 décembre (Vierge immaculée)

– Noël (15 jours)

-Pâques (15 jours)

– 25 avril ( fête de la Libération)

– 1er mai

– 2 juin (fête de la république)

Il n’y a généralement pas de jours de congé pour Carnaval ou pour Pentecôte

Pour plus de renseignements sur le système scolaire italien, vous pouvez consulter :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_%C3%A9ducatif_italien

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs

http://www.lp.bourdelle.free.fr/corresp/fuscaldo/syst.htm


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A Zdu?ska Wola, sur les bancs de l’école avec Urszula

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    La scolarité est obligatoire dès l’âge de 6 ans jusqu’à 18 ans. Mais, à partir du 1er septembre 2009  les parents pourront décider de scolariser leurs enfants dès 5 ans.  Ce  préparatoire s’appelle «   classe 0″ et se fait à l’école maternelle. L’école primaire, en polonais « szko?a podstawowa », dure 6 ans (pour les enfants de 7 à 13 ans). Pour être accepté comme élève, il n’y a pas de frais d’inscription. L’école publique est gratuite. Le recrutement des élèves se fait selon les résultats aux examens de collège et les notes sur le certificat de collège. Dans chaque école il y a des cours de religion (au niveau du lycée, 2 heures par semaine), mais ce sont les parents et les élèves qui décident de les suivre ou non. Les élèves peuvent commencer à fréquenter ces cours quand ils veulent et s’arrêter s’ils ne veulent plus. S’il y a trop peu d’élèves qui suivent les cours de religion, il y a alors une matière qui s’appelle « éthique ».

        

 

    Les classes s’appellent la « première » pour la première année, la « seconde » pour la deuxième etc.  La dernière s’intitule la « 6ème ». Le collège, « gimnazjum  » en polonais, dure 3 ans et les jeunes  ont donc de 13 à 16 ans. Les classes s’appellent respectivement: « la 1ère », la « 2ème » et la « 3ème ». Il y a des examens dont les résultats déterminent l’admission à l’école postcollégienne. 

   Le lycée d’enseignement général ou le lycée professionnelle dure 3 ans (de 16 à 19 ans).Ce sont les classes de la 1ère à la 3ème et ce cycle se termine avec le baccalauréat. Il y a encore l’école technique de 4 ans ou l’école professionnelle de 2 ans(sans bac).  Les lycées complémentaires de 2 ou 3 ans sont pour ceux qui veulent passer le bac.

       En Pologne cette année scolaire compte 182 jours de classe. Elle est divisée en 2 semestres. Le premier finit vers la fin de janvier. Il est suivi de deux semaines de vacances. Ces dates varient selon les régions. En ce qui concerne notre zone, nous serons en congès du 24 janvier au 8 février. Le second semestre commence en général en février et dure jusqu’à la fin de la 3ème semaine de juin. A Pâques, nous aurons 6 jours de libres : du 9 au 14 avril. Les élèves de terminale finiront l’école fin avril, exactement le 24 avril, car le baccalauréat se passera en mai. Mais, pour les autres niveaux, l’année scolaire se terminera le 19 juin. Du 20 juin au 31 août nous serons en vacances. Cependant, au niveau de l’enseignement supérieur, la reprise se fera le 1er octobre.

    Dans notre lycée les élèves de la première année ont 34 heures par semaine, ceux de la 2ème 32h. et en terminale 30heures. Le premier cours commerce à 8h. et le dernier finit en général à 15h15 car cela dépend de l’horaire de classe, un jour l’élève peut terminer par exemple à 13h.30 un autre plus tard.Un cours dure 45 minutes et la récréation 10 min. La grande pause dure chez nous 20 mn. Dans tous les niveaux scolaires, il y a des cours 5 jours par semaine : du lundi au vendredi.

    Les élèves sont notés en chiffres de 1 à 6. Pourtant, à la fin du semestre, et sur les certificats scolaires, on écrit des notes en mots par exemple : 

1- insuffisant

2- passable

3- suffisant

4 – bien

5 – très bien

6 –  excellent

     Avec une évualation « insuffisant », un lycéen doit passer un examen complémentaire à la fin du mois d’août. S’il ne réussit pas, il doit redoubler.

         Pour enseigner, les professeurs ne passent pas de concours. Il faut terminer les études supérieures avec une préparation pédagogique et obtenir un diplôme de niveau « maîtrise« . Les enseignants vont voir un proviseur et lui laissent tous les documents avec CV, lettre de motivation. Puis il y a un entretien. Alors la direction de l’école choisit l’enseignant. Le système de promotion professionnelle des enseignants est appuyé sur les grades suivants : enseignant stagiaire, contractuel, nommé et diplômé.Le stage de l’enseignant stagiaire dure 9 mois et,  par exemple, celui de l’enseignant contracté 2 ans et 9 mois. Après chaque grade du stage il faut passer un entretien ou un examen devant la commission qualificative. Il existe un document qui s’appelle « la Carte de l’Enseignant » d’après laquelle l’enseignant a le statut du fonctionnaire publique (je pense que ce n’est pas le même statut qu’en France). L’enseignant avec le titre nommé est déjà très protégé par « la Carte » et il ne peut pas être licencié par le directeur quand il le veut. Moi, je suis professeur diplômée depuis 5 ans. Ce système de la promotion professionnelle des enseignants existe depuis la grande réforme de l’éducation qui a commencé en 1999. Le salaire dépend du grade : les mieux payés sont les diplômés.

 Cette année, les enseignants de tous les niveaux  travaillent encore 18 heures par semaine. Plusieurs ont des heures supplémentaires. À partir de septembre 2009 tous les instituteurs auront une heure de plus, et en 2010 les instituteurs des écoles primaires et des collèges travailleront 20 heures par semaine.Les institutrices des écoles maternelles ont 25h. Et pourtant celles qui ont des classes préparatoires – 22h. Les bibliothécaires ont 25h. En Pologne il n’y a pas de Centre de Documentation et d’Information avec un professeur-documentaliste. Nous avons des bibliothèques (qui sont souvent des salles multimedias) avec un professeur-bibliothécaire. Ce professeur peut donner des cours dans les salles de classe. Il doit aussi avoir une maîtrise.Un professeur peut enseigner 2 disciplines s’il est convenablement préparer pour cela. Au lycée ce n’est pas très répandu, mais quand même il y a de plus en plus de professeurs de deux disciplines. Par exemple très souvent le professeur d’histoire enseigne aussi l’éducation civique.

        

 

  Les « travaux pluridisciplinaires » (comme chez vous les Travaux Personnels Encadrés ou bien les Projets Pédagogiques à Caractère Professionnel) existent  au lycée. Au niveau du collège il y a les Itinéraires Interdisciplinaires, un peu comme chez vous les Itinéraires De Découvertes.. C’est très à la mode en ce moment..

   Si vous souhaitez plus vous documenter, voici une sélection de sites consacrés au système scolaire polonais : http://www.ambafrance-pl.org/spip.php?article449  

http://www.ac-nancy-metz.fr/casnav/primo/primo_syspol.htm#tp2

http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_pologne.html&npds=1

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs

http://www.ac-limoges.fr/article.php3?id_article=4844 ( ce dernier site indique en particulier les liens existants entre lycées de Limoges et lycées de Pologne)

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