Carnaval au Brésil : c’est la fête avec le roi Momo

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 Le carnaval au Brésil est une fête nationale qui dure 4 jours dont les formes varient selon les régions. Quand on parle de cette manifestation populaire, on pense immédiatement à la ville de Rio de Janeiro, pourtant dans toutes les villes, grandes et petites, il y a une manifestation « carnavalesques ». A la fin du XIX ème siècle, les « cordons » font leurs apparitions. Il s’agit de petits groupes qui jouent de la musique et dansent dans les rues. Ces groupes sont à l’origine des fameuses écoles de samba.  Les plus célèbres sont Beija Flor, Vila Isabel, Imperio Serrano. Les carnavals les plus fameux sont ceux de Recife, Salvador de Bahia, Sao Paulo et évidemment Rio.  La figure symbolique du roi du carnaval date de 1932 : c’est un personnage en carton que l’on a appelé « le Roi Momo« . Ensuite, il a été décidé que « Momo » serait quelqu’un en chair et en os et donc on a choisi un homme au physique assez imposant et à l’aspect sympathique. Pour l’année 2009, « Momo » sera un banquier de 29 ans appelé Milton Rodrigues da Silva Junior. Vous pouvez voir sa photo à : http://www.lightstalkers.org/images/show/690914 

 

 

 

 

 

 

 

                                           À Rio, le carnaval commence dans les rues de la ville avec les bals précarnavalesques, les défilés des bandas et des blocos. Il s’agit de groupes de percussionistes qui défilent accompagnés de personnes déguisées. D’origine française, les masques ont été introduits au Brésil vers 1835. Le déguisement, grâce à des masques a été completé par des costumes, ce qui a rendu le carnaval encore plus coloré. Généralement, un bloco est organisé par les habitants d’un quartier et défile dans les rues de ce quartier. Ces défilés commencent bien avant le carnaval, les premiers se tenant plus de trois semaines avant le début officiel des festivités.

                                                             

 

       Le Défilé des écoles de samba est sans aucun doute le spectacle le plus important du carnaval. À cette occasion, les différents groupes des écoles de samba défilent. Les écoles des deux meilleurs groupes (groupe A et groupe spécial) défilent dans le sambodrome.  Le « sambodrome » est l’avenue Marquês de Sapucai à Rio.  Elle mesure 800 mètres de long. Les autres groupes (B à E) défilent dans les rues de la ville. À l’issue de ces défilés il y a um classement et la première école du groupe spécial est déclarée championne, la seconde vice-championne.

 

                                                                 

 

Chaque école choisi un thème pour son défilé ( l’enredo). Les thèmes abordés sont très divers, on parle parfois de la situation politique du pays ou de  son histoire…Parfois on rend hommage à une personnalité qui a fait son époque. Des acteurs et actrices fameux , des chanteurs ou bien des gens connus et qui jouent un rôle important dans la société sont invités à défiler sur les chars allégoriques. Regardez quelques images à cette adresse : http://www.carnaval-rio.org/photos_voyage.php

 

Mais il n’y a pas que le carnaval de Rio…Ceux de Recife, de Salvador, de São Paulo et même de Porto Alegre, capitale du Rio Grande do Sul (extrême sud du Brésil) rassemblent toutes les personnes ayant une seule envie: danser, s’amuser, se défouler aux rythmes les plus divers. Ecoutez un peu la musique : http://www.carnaval-rio.org/musique_carnaval_2007.php Les styles chorégraphiques dominants du carnaval sont la samba, le frevo et le maracatu. Le frevo est typique de l’Etat de Pernambuco, le maracuta vient de Recife. Ce sont des danses qui ont des origines africaines?

 

Il faut évidémment, pour finir, parler du carnaval de Brasília, ville toujours oubliée quand on parle de cette fête. Ici, le carnaval existe sous la forme de blocos…Le Bloco Pacotão est connu pour satiriser la situation politique du pays; il y en a d’autres tels que O Galinho de Brasília (le petit coq de Brasília), O Suvaco da Asa , Nós Que nos Amamos Tanto

                                      

 

Il ne faut pas oublier les concours…On peut les appeler le Carnaval des concours: concours de beauté de “musas”, de mulatas, concours de créateurs de costumes ( les “Concurso de Fantasias”). La télévision est toujours  présente à tous ces événements, pour informer le grand public et le faire participer activement en l’appelant à voter pour ses candidats ou candidates préférées.

 

Sans risque de se tromper, on peut dire que c’est le carnaval qui marque le début des activités dans notre pays. Cette année la rentrée scolaire a été le 9 février, mais on doit attendre la fin du carnaval pour avoir tous les élèves présents dans nos cours…Le 21, 22, 23 et 24 février la majorité des personnes oublieront leurs problèmes pour faire la fête. Visionnez  http://www.carnaval-rio.org/carnaval.php et http://www.rio-carnival.net/rio_carnival/rio_carnival_programs.php

 Cet article a été rédigé à partir d’un texte adressé par Marieta du Brésil que je tiens particulièrement à remercier.

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Bonne année 2009 à tous !

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    Personne ne sera sans doute surpris par le titre de mon billet puisque nous sommes en janvier et que nous commençons une nouvelle année. Vous l’auriez été avant 1564 date à laquelle le roi Charles IV décida, par l’Edit du Roussillon, que l’année cesserait de commencer au printemps, mais en janvier ! Sachez que le nom des mois n’avait pas été choisi au hasard, ainsi « septembre » indiquait nettement qu’il s’agissait du septième mois de l’année, « octobre » du huitième, « novembre » du neuvième, « décembre » du dixième. Quand Charles IV a changé l’organisation civile de l’année, il n’a pas pour autant « revu » l’appelation des mois ! Maintenant, l’étymologie du mot n’est plus en adéquation avec son sens : « septembre » est le neuvième mois de l’année, « octobre » le dixième , « novembre » le onzième et « décembre » le douzième ! Devant un tel chamboulement et surtout un tel manque de logique, certains se rebiffèrent et c’est ainsi que naquît la « tradition » du poisson du 1er avril: puisqu’il n’était plus possible de se dire « bonne année », eh bien, on allait faire des blagues aux voisins !

     Outre les voeux adressés le plus souvent par le biais de cartes postales selon la tradition anglaise, les premiers jours de janvier se caractérisent par les étrennes. Il s’agit d’un présent que l’on fait le premier jour de l’année.  Le mot « étrenne » vient du latin « strena » qui signifie « bon présage » ou   » présent de bonne augure ». L’habitude des étrennes se perpétua et se développa beaucoup sous l’Empire romain. En France, au Moyen-Age, elles reçurent dans certaines provinces le nom d' »aguignettes » ou d’aguilaneuf« . Il s’agit d’une déformation de l’expression « au gui l’an neuf » car on considère que le gui porte bonheur. En Normandie, les « aguignettes » étaient en fait des pâtisseries feuilletées que les enfants allaient chercher de porte en porte en entonnant une chanson. Vous pouvez obtenir la recette des « aguinettes » en consultant : http://magene.chez-alice.fr/recette1.html#aguignettes

    C’est cette idée d’échange de cadeaux qui est reprise dans deux traditions qui ont lieu le 6 janvier : en France l’Epiphanie, en Italie la Befana. La « fête des rois » ou « Epiphanie » est une fête païenne très ancienne puisqu’elle se pratiquait déjà chez les Romains qui tiraient au sort avec des fèves pour savoir qui serait le roi du festin. Depuis, le christianisme a consacré cette fête à la commémoration de la visite des trois Rois Mages, Melchior, Gaspard et Balthazar, venus porter des présents à l’enfant Jésus. Aujourd’hui la tradition veut que pour le « jour des Rois », on partage un gâteau appelé « galette« . Selon la région, il s’agit d’un gâteau feuilleté ou brioché.

  La fève d’origine est aujourd’hui remplacée par un petit personnage que prennent plaisir à collectionner les favophiles qui se sont regroupés en association : http://www.fabophiles.fr/ . Certaines fèves valent très cher.

  En Italie, c’est la sorcière Befana qui porte des gâteaux. Son nom est en fait une déformation du mot « Epiphanie ». Elle « intervient » dans la nuit du 5 au 6 janvier. Les enfants accrochent une chaussette non loin de la cheminée pour que Befana dépose des chocolats et des caramels. Si les enfants n’ont pas été sages, Befana leur glisse des boulets de charbon. Il existe des pâtisseries en l’honneur de la Befana : ce sont les  » befaninis ». Vous en saurez plus sur la légende et les gâteaux en consultant ce site fort intéressant : http://www.theatredelasource.qc.ca/francais/befana/bef_recette.html

     Un début d’année est souvent l’occasion de faire un bilan sur les événements passés et parfois on se souvient avec nostalgie d’antan. La crainte de voir devenir surannés certains acquis sociaux fait jaillir un pincement au coeur. Les annuités, en particulier, risquent d’être revues à la hausse ! Combien faudra-t-il d’anniversaires pour prétendre à la retraite ? La durée de travail sera-t-elle annualisée ?  De façon quasi annuelle ou bisannuelle, des réformes chamboulent notre mode de vie. Ne nous a-t-on pas annoncé une « annus horribilis » dans l’espoir que l’expression latine choque moins nos esprits que l’usage du français : une « année horrible » fait davantage trembler ! Aurons-nous pourtant de nouvelles « années folles » avec l’influence culturelle nord-américaine que fait naître l’élection de Barack Obama ? Il y aura aussi la Biennale de Venise avec son fameux « Lion d’Or ». Le 26 janvier prochain, les Chinois rentreront dans « l’année du boeuf » que l’on annonce plutôt prospère. Tout cela va rentrer dans les annales de 2009 et fera la joie des annuaires ou des almanachs.  Je vous présente donc tous mes voeux et que chacun de vos souhaits se réalise.

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