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Brevet/Français : les formes de discours

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La nature d’un discours dépend fondamentalement des intentions du locuteur qui le tient. Ce dernier, selon qu’il voudra raconter une histoire, décrire un lieu, donner des informations
ou défendre un point de vue ne construira pas son discours selon les mêmes modalités. On distingue ainsi cinq formes de discours caractéristiques.

I. Le texte narratif
Le discours narratif rapporte un récit qu’il soit extrait d’un chef d’œuvre de la littérature ou d’un récit de vacances.
Généralement les textes narratifs sont rédigés à la 3ème personne et combine un système de temps appelé temps du récit qui recouvre l’imparfait (description, habitude, action en
cours…), le passé simple (moment précis du passé, enchaînement d’actions rapides…) et plus-que-parfait (pour exprimer l’antériorité). Ces trois temps sont mêlés pour faire
progresser l’action.
En plus du temps, tout texte narratif situe l’action dans l’espace au moyen du vocabulaire, de compléments de lieu ou de passages descriptifs (voir suivant).
Les romans, les nouvelles et les contes sont des discours de type narratif.
On citera Hugo, Balzac, Stendhal, Proust ou Gide comme grands auteurs référents.

II. Le texte descriptif
Le plus souvent, on ne trouve pas de texte descriptif seul, mais inséré dans un récit : de ce fait, un passage descriptif est souvent encadré de passages narratifs. Du récit à la
description, on passe d’un message à un autre. L’effacement du passé simple au profit de l’imparfait en est souvent un signe.
Le passé simple, temps de l’action, est impropre pour la description alors que l’imparfait, qui peut exprimer la durée ou l’habitude, convient à la description qui fixe les objets, les
personnes ou les lieux.
De la même façon, une description est quasiment exclusivement rédigée à la 3ème personne.
L’objectif d’un passage descriptif est d’amener son lecteur à une représentation mentale aussi claire et détaillée que possible de l’objet de la description. De fait, les passages
descriptifs sont souvent riches d’adjectifs, de compléments du nom ou encore de propositions subordonnées relatives qui permettent des qualifications plus précises.
Le chapitre intitulé « Paris à vol d’oiseau » dans Notre Dame de Paris de Victor Hugo est un modèle de description saisissant.

III. Le texte explicatif
Dans un texte explicatif, le but du locuteur est clairement d’apporter une information en réponse à une question.
Dictionnaires et encyclopédies sont les deux géants de l’explication, mais on trouve bon nombre de discours bien différents dans le champ de l’explication : les articles de
dictionnaires autant que certains logos explicatifs.
A ce titre, il est bon de rappeler que par discours s’entend tout type de document (écrit, image…) destiné à transmettre un message ; ainsi, une image peut-elle être explicative,
narrative… au même titre qu’un texte.
Le texte explicatif est souvent de nature assez neutre, objective et rédigé au présent de l’indicatif.

IV. Le texte injonctif
Le but du texte injonctif est de susciter un acte de réaction chez son lecteur : il est là pour inciter à…
Les textes injonctifs sont chargés d’exprimer un ordre ou des instructions comme les recettes, les modes d’emploi… ces injonctions sont souvent formulées à l’impératif ou à l’infinitif.
Ex : Faire cuire à feu doux pendant 10 minutes.
Dans le cas des panneaux de signalisation routière, le message ne passe pas par des mots mais par des formes symboliques connues ; à nouveau, nous remarquons que l’intention du
locuteur est fondamentale dans la compréhension de tout message, quelle que soit sa forme.

V. Le texte argumentatif
Le but du message argumentatif est de convaincre, c’est-à-dire faire prendre conscience à son interlocuteur du bien fondé des propos qu’on lui tient.
La technique la plus courante consiste, pour le locuteur, à impliquer son destinataire dans le texte en utilisant l’apostrophe ou les pronoms personnels de 2ème personne. Néanmoins,
l’argumentation peut être plus finement menée, au nez et à la barbe du lecteur. Ainsi les Fables de La Fontaine étaient clairement porteuses d’arguments, mais de façon dissimulée,
par sécurité.
Toujours habilement construit, le texte argumentatif fonde sa structure sur les connecteurs logiques et de conjonctions (car, mais, or, de plus, par conséquent…) qui lient visiblement les idées les unes aux autres et font ainsi ressortir les arguments.
Afin de convaincre votre destinataire de la thèse qu’il défend, le locuteur doit construire son texte comme une démonstration qui emportera l’adhésion du lecteur. Chaque paragraphe doit donc comporter :
– un argument clairement énoncé : qui correspond au thème du texte ;
-des explications qui développent l’argument en l’expliquant ;
-un exemple précis (tiré de votre expérience personnelle, de vos lectures, de l’actualité …). On pensera bien entendu aux précurseurs du siècles des Lumières que furent Montesquieu, Voltaire ou Rousseau.


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