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Sebastien Telleschi, illustrateur, à la rencontre de la classe écriture

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Un excellent coup de crayon et une personnalité : voici les principales qualités de l’illustrateur. Parmi les métiers de la création, l’illustrateur est peut-être celui qui se rapproche le plus de l’artiste. Que ce soit dans l’édition ou dans la presse, on le choisit en effet en fonction de son style.

Sur les bancs de l’école, Sébastien Telleschi dessinait le Sud et la nature méditerranéenne, en rêvant de devenir plus tard pompier ou illustrateur. Après s’être essayé au premier métier, il a rapidement foncé sur le deuxième et depuis il n’arrive plus à décrocher.

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Sebastien Telleschi est un illustrateur qui s’impose aujourd’hui comme incontournable en presse jeunesse. Ses qualités de dessinateur hors pair lui permettent de relever tous les défis illustratifs. C’est un dessin humain, amoureux de la nature et des techniques et sciences du monde…


Rencontre avec un illustrateur:

Interview de Louise Aquadro , élève de 6ème6

Je m’appelle Sébastien TELLESCHI et je suis illustrateur.

Pour faire mes dessins, je travaille au début sur papier ,puis je les fais à l’ordinateur ou bien je les fais directement sur ordinateur.

Je peux travailler où je veux avec mon ordinateur et c’est vraiment très bien.

Le temps pour illustrer un livre est très court car ce n’est pas moi qui choisis les délais pour un dessins. Les détails du dessins sont généralement demandés par l’auteur mais dessiner libre est aussi permis et demandé!

Je ne dessine pas de B.D parce que l’on demande le même style de dessins du début à la fin du livre et il faut que je m’améliore pour pouvoir y réussir.

J’ai commencé mon métier il y a 7-8 ans. Avant j’étais graphiste.

Je n’ai pas beaucoup de contacts avec les auteurs pour qui je dessine .

Il y en a certains que je n’ai vu que 1 ou 2 fois voir 3. J’écris plus de livres pour enfants que pour adultes . Je suis payé a peu près 2 100 $euros par mois , ce qui est peu. Quand le livre est vendu, je ne touche que 1% parce que je ne suis pas l’auteur. Il m’arrive rarement de refuser une illustration .

Le Book est un livre contenant toutes mes illustrations. Il est très utile dans ce métier pour démarcher. C’est aussi le travail de mon agent.

L’avantage de mon métier, c’est qu’on rencontre des gens qui sont passionnés par les livres, la lecture, les illustrations… et j’adore cela. C’est vraiment très bien. Je suis particulièrement fier de deux de mes dessins:

-La Boucherie,

-Le Bar de la Gaieté.

Il arrive qu’un éditeur prennent deux ou trois illustrateurs pour un même projet, mais c’est moins bien car c’est plusieurs styles différents qui se mélangent.

Si quelqu’un souhaite posséder une illustration venant de moi, je ne peux pas le lui vendre car c’est la maison d’édition avec laquelle j’ai signé le contrat, mais ça m’appartient quand même.

PETIT CONSEIL:

Pour ceux qui souhaitent devenir illustrateur, il n’est pas obligé de savoir bien dessiner.

Amelie Vigier, de la classe de 6ème6 nous raconte sa rencontre…

Rencontre avec un illustrateur : Sébastien Telleschi

« Le temps pour faire une illustration est très court, surtout quand on travaille pour la presse. Nous n’avons pas de contact avec l’auteur, c’est très rare. La liberté de graphisme est canalisée par un texte. L’imagination est personnelle mais doit s’adapter au texte écrit.

Pour mon cas, je n’illustre pas de bande dessinée mais j’aimerai essayer. J’illustre peu de livres pour adultes. Il m’arrive rarement de refuser un dessin ; c’est arrivé une fois. Je dessine depuis toujours. J’ai appris différentes techniques au cours du temps.

Il y a plus de liberté dans un travail littéraire que dans le travail d’illustrateur. Les auteurs n’ont rien à dire sur l’illustration. Quand  je ne suis pas l’auteur original, je touche 1 % du prix du livre. Quand je le suis, je touche 2 % du prix. En fait, ce n’est pas très bien payé.

Je choisis les couleurs en fonction du texte. Le book est un livre où se trouvent toutes nos illustrations, c’est grâce à lui que l’on peut illustrer des livres. Je le montre dan des salons d’édition et les éditeurs intéressés me contactent.

Je peux travailler où je veux car je n’ai besoin que de mon ordinateur. C’est un grand avantage. Je travaille tout seul. Je dessine à la fois à la main, pour les croquis, et à l’ordinateur (pour les dessins coloriés et ceux qui apparaissent sur les pages). Je dessine d’abord tous les traits avec une plume puis je mets les couleurs. Je suis fier de mes illustrations « la boucherie » et « le bar de la gaieté ».

Il m’arrive de travailler avec plusieurs éditeurs en même temps. Parfois je dessine toute l’image, de temps en temps, je ne dessine que les personnages et d’autres illustrateurs dessinent le reste.

Une fois que j’ai vendu mes illustrations, je n’ai plus le droit de les vendre à nouveau mais elles m’appartiennent toujours. »


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