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Artistes, artisans et architectes du Moyen-Âge :sortie en Arles et au château de Tarascon avec les 5ème5 Patrimoine

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Lundi 26 Avril , les élèves de la classe de 5ème 5 (Patrimoine)ont découvert , dans le cadre d’une action financée par le Conseil Général, le riche héritage médiéval de la Provence à travers une sortie .

Ils étaient accompagnés de Mes Tourneur, Sebe-Derosas (les professeurs de Français et Histoire et géographie) et  Madame Sassatelli, la documentaliste.

Ce regard sur le patrimoine touchait à la fois l’architecture et les arts comme la peinture et la sculpture.

Lors de la journée de sortie, la classe  a visité avec une médiatrice de l’association « Le Céraphin »(Vanessa Eggert) deux joyaux de l’architecture médiévale provençale : la cathédrale Saint-Trophime d’Arles et le château du roi René à Tarascon.

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La cathédrale

Arles et Tarascon 014Le château


La matinée , les enfants ont d’abord observé le portail de l’église et ont analysé avec l’intervenante tous les détails qui apparaissaient suer le fronton.

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Puis, nous avons visité l’intérieur de la cathédrale , en insistant sur les deux parties distinctes(partie Romane et l’autre gothique)et en travaillant sur le vocabulaire architecturale.

Puis , Vanessa a proposé une maquette pour expliquer comment les artisans formaient les voûtes au Moyen-âge.

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L’après-midi, après un déjeuner bien mérité au soleil, nous avons visité le château de Tarascon.

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Dressé au bord du Rhône, le château de Tarascon défendait l’accès des possessions des comtes de Provence. Comprenant une basse-cour précédant le château proprement dit, le nouvel édifice, construit par Louis II d’Anjou à partir de 1400 et terminé un demi-siècle après par le roi René, tient autant du palais que de la forteresse avec ses hauts murs nus et presque aveugles dissimulant le décor raffiné du logis seigneurial et de la cour centrale. Prison à partir du XVIIIe siècle, acheté par l’État en 1926, le château abrite la suite exceptionnelle de tapisseries du XVIIe siècle, acquise par la Caisse nationale des Monuments Historiques et des Sites, retraçant « L’histoire de Scipion ».

Construit sur un éperon rocheux, la masse imposante du château de Tarascon surplombe le Rhône à l’Ouest; il est bordé de douves au Sud et à l’Est; enfin la muraille Nord de la basse-cour remplace cette partie des remparts et de la tour détruits à la fin du XVIIIe siècle.

Le bâtiment principal, énorme donjon culminant à 48 mètres, surplombe au Nord la basse-cour, les communs et l’accès au Château. La totalité de la construction occupe 130 mètres dans l’axe Nord-Sud et 36 mètres dans l’axe Est-Ouest.

On pénètre dans le château après avoir traversé un pont à trois arches enjambant les douves. Avant le XIXe siècle la dernière partie de ce pont était mobile et l’on distingue encore parfaitement les espaces réservés aux bras de levage de ces ponts-levis. Une fois franchie la porte monumentale, flanquée d’une poterne, on gravit une rampe à degrés. Cette rampe permettait aux cavaliers de gagner la basse-cour sans poser le pied à terre.

Face à la porte monumentale, une autre porte permettait l’accès direct au Rhône par un débarcadère.

La basse-cour est dominée, à l’Est, par les remparts qui comptent trois tours reliées par des courtines. A l’Ouest, on trouve le bâtiment des communs, cinq pièces voûtées en enfilade dont certaines possèdent encore leur cheminée. Ce bâtiment abrite la superbe apothicairerie (vers 1740) de l’Hôpital Saint-Nicolas de Tarascon ainsi que des reproductions de planches illustrant la Botanique de Régnault (milieu du XVIIIe siècle).
Au Sud, jusqu’au XIXe siècle, on accédait au Château proprement dit par une passerelle en bois. Celle-ci a été remplacée par une construction en dur.

L’entrée, surplombée d’un donjon, porte encore toutes les traces de sa vocation défensive notamment le logement vertical de circulation d’une herse. Elle donne accès à la cour d’honneur par un étroit couloir en chicane comportant un assommoir.

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La basse-cour et le jardin

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L’ancienne Apothicairerie de l’hopital Saint Nicolas de Tarascon

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La cour d’honneur

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La galerie d’honneur

Arles et Tarascon 034Le plafond et ses panneaux peints décorés de figures imaginaires.On y voit des monstres (dragons , centaures,êtres hybrides à corps d’animal et tête humaine)illustrant le bestiaire médiéval.

Les élèves ont ensuite terminé la visite sur la terasse surplombant le Rhone.


La deuxième rencontre avec la classe aura lieu au collège, dans une salle de classe.

L’atelier focalise sur la peinture de la fin du Moyen Age, notamment à partir de l’observation détaillée des plafonds peints du château de Tarascon vus en sortie. Les élèves seront initiés à la peinture sur « closoirs », ces planchettes placées entre les poutres et les solives des plafonds, et peintes de scènes de la vie quotidienne, de bestiaire fantastique ou de blasons.

Chaque élève réalisera son propre closoir apprêté, peint et doré à la feuille d’or.

Le cycle proposé a pour vocation d’aider les élèves à visualiser une période historique, de les sensibiliser à leur patrimoine et de leur donner des clefs d’interprétation de ce patrimoine. Il souhaite également sensibiliser à la dimension humaine des grandes réalisations artistiques et architecturales du Moyen Age, qui témoignent de savoir-faire d’équipes d’artisans très variés (tailleurs de pierre, charpentiers, menuisiers, maçons, peintres, doreurs, sculpteurs…).

Les visites des sites se font de manière active et interactive, donnant une grande part aux questions-réponses et au dialogue entre les élèves et la médiatrice. Après et/ou pendant les temps de visite sont proposés des ateliers d’observation et d’expérimentation.


Lors de l’atelier en classe, les élèves se mettent dans la peau d’un artisan peintre et doreur du Moyen Age, découvrant ses gestes et techniques, faisant ainsi un apprentissage par l’expérience et la participation personnelle.


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