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Deux élèves à l’honneur:Gaëtan et Clémentine exposent…

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Deux de nos élèves de 4ème (Gaëtan Mur 4ème2 et Clémentine Ansel 4ème3) nous proposent ce mois-ci leurs poèmes et leurs dessins Manga.

Merci à ces futurs artistes pour leur contribution et BRAVO!

 

Alors que Gaëtan a réalisé de très beaux dessins d’inspiration Manga,


 

Clémentine, elle , a réalisé de très beaux poèmes que voici:


La Mer


L’étendue salée se déchaîne calmement 

Elle s’élance sur le sable mais revient inlassablement 

Se détache nettement dans un ciel contraint de résister 

Elle souligne l’horizon bleuté

Sa douceur impitoyable 

A travers ses vagues abominables 

Où ses flots qui se fendent 

Comme une lame transperce le cœur

Jusqu’à ce que l’écume moussante reparte

accompagnée de son infatigable mélopée

Et ses cristaux salés qui perlent à nos yeux

glissent lentement pour se perdre à jamais

dans l’océan en des feux d’artifices infinis

 

Les Etoiles

Billes d’ambre en lévitation dans le ciel

Strass luisants , bienveillantes dorures

Elles miroitent dans le ciel

Se réverbèrent dans les yeux translucides

de leurs semblables

Toutes pareilles mais tant signifiantes

Rêves d’escapade , échappatoire lointain 

Alors que le voile mortuaire de la nuit tombe

Ces étincelles de sûreté cristaux d’ivoire 

brillent doucement dans leurs tissu soyeux

 

Le feu

D’une chaleur aussi douce qu’hostile

Le feu répand un baume brûlant

 De son coeur bleu ardent

Jusqu’à son rempart rouge flamboyant

Mais le répit apporté n’est pas éternel

Il suffit d’une brise glacée

En un instant il ne reste que des braises argentées

Souvenirs consumés , rêves pures mais friables

Il renaîtra peut être de ses cendres

D’un souffle chaud , d’un aperçu d’éspoir

ou d’une chaude larme de regret

Son amas grisâtre deviendra phénix

bienveillant

 

La Nuit

Elle se glisse doucement à travers la ville

Comme un nuage de coton flottant dans le voile sombre de l’imagination

Sa poussière bleutée se répand délicatement sur les paupières

Le silence devient un frisson glaçant

Précédé d’une étincelle de chaleur

Le rameau s’endort

Pour ne devenir qu’une ruine confiante

Les réverbères veillent sur les sommeils sucrés

Tandis que les arbres frémissent sous une douce brise glacée

Touche familière sur le sombre tableau de la nuit

Amer retour à la réalité

 

Les arbres

Ils se balancent doucement

Au rythme du vent, mélodie inaudible

Leurs troncs se dressent majestueusement

Leurs signaux invisibles

Leurs feuillages tantôt flamboyants, tantôt verdoyants

S’envolent comme des centaines de plumes

A la fin de l’été exilé

Et leur douce odeur que l’on hume

Nous embaument durant les dernières chaudes soirées

Et lorsque leurs verdures se dépose délicatement au sol

Dans un silence troublant

Et tandis que cet épais velours irrégulier se brise sous nos pas

Les arbres continuent leurs mouvements fluides et rassurants secondés de cette

triste mélopée infatigable.

 

 

 

 

 



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