Le CDI des matagots

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Exposition au CDI : Des affiches d’Amnesty internationnal

Nous recevons au CDI une exposition d’une vingtaine d’affiches d’information contre la torture dans le monde et la peine de mort. Elle est prêtée par la section Aubagne – La Ciotat  d’Amnesty international avec qui le collège travaille déjà depuis quelques années.

Amnesty international est une association fondée en 1961 par Peter Beneson, cette organisation non gouvernementale lutte chaque jour contre l’intolérance, le non respect de la liberté d’expréssion et de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Rappelons que les élèves de 4ème découvrent dans  leur programme, les libertés ; de même les élèves de 3ème évoquent la notion de peine de mort , avec par exemple les ouvrages de Victor Hugo (« Claude Gueux » et « les derniers jours d’un condamné »)

Le premier de tous les combats de Victor Hugo – le plus long, le plus constant, le plus fervent – est sans doute celui qu’il mène contre la peine de mort.
Dès l’enfance, il est fortement impressionné par la vision d’un condamné conduit à l’échafaud, sur une place de Burgos, puis, à l’adolescence, par les préparatifs du bourreau dressant la guillotine en place de Grève. Hanté par ce « meurtre judiciaire », il va tenter toute sa vie d’infléchir l’opinion en décrivant l’horreur de l’exécution, sa barbarie, en démontrant l’injustice (les vrais coupables sont la misère et l’ignorance) et l’inefficacité du châtiment. Utilisant tour à tour sa notoriété d’écrivain et son statut d’homme politique, il met son éloquence au service de cette cause, à travers romans, poèmes, témoignages devant les tribunaux, plaidoiries, discours et votes à la Chambre des pairs, à l’Assemblée puis au Sénat, articles dans la presse européenne et lettres d’intervention en faveur de condamnés

Un roman-manifeste : Le Dernier Jour d’un condamné

En écrivant, à vingt-sept ans, Le Dernier Jour d’un condamné comme un journal, à la première personne, Hugo interpelle le lecteur en exposant les sentiments d’un homme à partir du verdict : « Condamné à mort ! Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée » jusqu’à sa conduite à l’échafaud : « Ah ! les misérables ! il me semble qu’on monte l’escalier… Quatre heures. »
Dans la préface à la réédition de 1832, l’écrivain avoue que l’écriture du roman l’a libéré d’une culpabilité, « il [l’auteur] n’a plus senti à son front cette goutte de sang qui rejaillit de la Grève sur la tête de tous les membres de la communauté sociale ». Mais, ajoute-t-il, « se laver les mains est bien, empêcher le sang de couler serait mieux ». Cette préface constitue à elle seule un réquisitoire contre la peine de mort. Hugo n’hésite pas à décrire quelques exécutions particulièrement atroces, « il faut donner mal aux nerfs aux femmes des procureurs du roi. Une femme, c’est quelquefois une conscience ». Il réfute les arguments habituellement avancés en faveur de la peine capitale, en particulier celui de l’exemplarité. Il réclame en outre « un remaniement complet de la pénalité sous toutes ses formes, du haut en bas, depuis le verrou jusqu’au couperet ».


La première campagne mondiale lancée en 1972 par Amnesty International mettait l’accent sur la révélation et la dénonciation de la torture et s’intégrait bien dans cette perspective. Les cas présentés dans son premier Rapport sur la torture (Editions Gallimard – 1973) concernaient essentiellement des personnes détenues par l’État pour des raisons politiques. La torture constituait une méthode de répression politique.

La torture est depuis un sujet souvent abordé par Amnesty International. Amnesty essaye de sensibiliser les citoyens à cette problématique au travers de différentes campagnes. Car malgré son caractère illégal et immoral, la torture est encore pratiquée dans au moins 102 pays, selon le dernier rapport annuel d’Amnesty.

Le système de l’affiche est une façon intéressante de délivrer l’information: le message est plus clair, plus direct.

Pour Amnesty, l’affiche est un cri, un cri contre l’indifférence ou la méconnaissance de ce qui se passe dans le monde chaque jour: la torture, l’emprisonnement sans jugement des prisonniers d’opinion, la peine de mort…

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Calendrier de restitution des Manuels scolaires

Voici les dates de restitution des manuels scolaires!

L’horaire exact n’est pas encore défini. Il vous sera communiqué ultérieurement par vos professeurs.


Lundi 22 Juin: classes de 6ème

Mardi 23 Juin: classes de 5ème

Jeudi 25 Juin: classes de 4ème

Lundi 29 Juin: classes de 3ème

Les couvertures devront êtres retirées pour le jour de la restitution.

Un livre perdu ou manquant sera remboursé selon les tarifs suivants:


7,50 Euros pour un livre usagé

15 Euros pour un livre neuf

5 Euros pour un livre de bibliothèque ou de série

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Orientation : TV.artisanat.info

« Ceux qui réussissent ne sont pas toujours ceux qu’on croit »… C’est le slogan de ce site où vous trouverez de nombreuses vidéos sur les métiers de l’artisanat….

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Après la 3e : choisir sa voie

La classe de 3e est une année importante pour vous. Vous formulez vos choix d’orientation pour l’année prochaine. Voie professionnelle ou voie générale et technologique ? Cette décision engagera l’année à venir, mais aussi, dans certains cas, les années suivantes.

Pour vous aider, consultez le dossier que vous propose l’ONISEP, vous y trouverez

  • des conseils pour bien préparer votre choix
  • un calendrier de l’orientation pour ne pas manquer une étape
  • un schéma des études
  • des informations détaillées sur les formations (enseignements, horaires, poursuites d’études…)
  • les personnes et lieux ressources…

N’hésitez pas aussi à surfer sur ce site  pour compléter votre information. Consultez notamment la rubrique métiers pour découvrir plus de 500 métiers illustrés par des vidéos et des témoignages.

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Ozone: dossier classé

Le trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique en septembre 2006 (crédit Nasa)

Enfin une BONNE NOUVELLE : la couche d’ozone va de mieux en mieux!

Rappelez-vous : un trou dans cette couche de gaz protectrice avait été détecté au-dessus des pôles. C’était en 1985 et deux ans plus tard le monde entier se réunissait pour tenter de stopper la catastrophe…

En effet, un trou dans cette partie de l’atmosphère qui filtre le rayonnement dangereux du soleil, ne pouvait avoir que des conséquences terribles : destruction de la végétation, multiplication des cancers de la peau… Alors il fallait agir et vite. A l’origine du trou  ce sont d’autres gaz qui grignotaient petit à petit l’épaisseur d’ozone : les CFC fabriqués pour les aérosols, les frigos et la climatisation. On les a bannis et remplacés par les HCFC, dix à vingt fois moins destructeurs. Résultat 20 ans plus tard : la couche d’ozone récupère doucement et on pense qu’elle aura récupéré un état convenable vers 2065-2070. (vous pouvez surveiller au jour le jour l’état de la couche d’ozone sur ce site )
Prochaine étape : se débarrasser des HCFC qui sont moins nuisibles à l’ozone mais restent quand même une menace. Notamment pour le réchauffement climatique…
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Orientation : les travaux publics, espace collèges

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/PublishingImages/indis2009/sti/planeteTP.jpg

Vous touverez sur le site Planète TP une vidéo de présentation ainsi que toutes les infos sur les métiers des travaux publics.

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En pleine réunion !

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Brevet/Histoire-Géographie : réussir son paragraphe argumenté

Votre paragraphe argumenté doit comporter une introduction, un développement en deux ou trois parties selon les thèmes des documents et d’une conclusion.

1/ Jai lu attentivement et étudié les documents
Vous l’avez fait en répondant aux questions.

2/ Jai compris le sujet à traiter:
-j’ai repéré le sujet à traiter dans l’énoncé du devoir.
-j’ai transformé(au brouillon) ce sujet en question(s).

3/Je construis un plan:
-je classe mes idées et je fais des colonnes pour chacune des questions que je viens de me poser sur le sujet. Mes réponses constituent l’ossature de mes parties.

4/Je rédige lintroduction au brouillon, puis je la recopie:
-elle présente le sujet en donnant le contexte historique du thème à aborder (qui est au pouvoir à ce moment là? après quel événement cela se passe…) Ou en présentant le pays s’il s’agit d’un sujet de géographie sur un pays (population, importance dans le monde).
-elle pose des questions auxquelles vous répondrez dans votre développement.

5/Je rédige un développement:
-Je reprends le contenu de mes donnes en mettant UNE PHRASE PAR IDEE.
-Je fais des phrases COURTES et CLAIRES.
-J’explique les MOTS CLEFS ou les notions relatifs au sujet.
-Je mets en relation les documents et mon cours(ma leçon étudiée en classe).
-J’utilise mes connaissances mais uniquement celles qui sont en rapport avec le sujet posé.
-J’utilise des mots clefs pour faire des transitions entre mes parties( tout d’abord, dans un
premier temps dans un second temps, ensuite, dans un troisième temps, enfin…)
-J’utilise des mots de conjonction à l’intérieur de mes parties (mais, néanmoins, en revanche, cependant, nonobstant, en effet, c’est pourquoi, donc, par conséquent, force est de constater, en fait, au demeurant, effectivement ).

6/ Je rédige une conclusion au brouillon; puis je la recopie:
– elle tire un bilan de votre développement .
– elle élargit le débat: je pose une question rattachant le sujet à un problème d’actualité ou à une question plus générale.

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Brevet/Education civique : l’Union européenne

I. Pourquoi lUnion Européenne ?
Les débuts de l‘Union Européenne
La volonté de rapprocher les pays européens est née après la Seconde Guerre mondiale.
Le rapprochement des pays européens a d’abord été fondé sur une coopération économique (CECA, puis CEE).
Les Traités de Maastricht (1992) et d’Amsterdam (1997) marquent la volonté d’aller plus loin.
Le développement de lUnion Européenne
Organiser les relations entre les Etats membres de manière cohérente et solidaire :
– création de la citoyenneté européenne ;
– création et mise en place de la monnaie unique qui favorise les échanges commerciaux ;
– coopération des Etats en matière de justice, de sécurité, d’immigration ;
– renforcement des institutions européennes.
Asseoir la position de l’Europe au niveau international :
– mise en œuvre d’une politique étrangère et de sécurité commune ;
– coordination des actions des Etats membres dans les organisations internationales ;
– définition d’une posititon commune entre les Etats membres, défendues devant les instances internationales ;
– définition d’une politique de défense commune.
NB : Dans les institutions de l’UE, chaque Etat membre est représenté.

II. LEurope dans tous les Etats
Le droit communautaire
Tout ce qui est décidé par l’UE tient compte des intérêts de chaque pays membre et doit être adopté par tous les pays en vue de l’harmonisation des pratiques.
Les décisions sont soit des règlements soit des directives.
Les règlements
Ils doivent être appliqués directement et totalement par les Etats membres.
Les directives
Ce sont des lois qui doivent obligatoirement être adoptées par les Etats membres, mais ceux-ci peuvent choisir de quelle manière ils vont appliquer cette loi dans leur pays.
Les directives sont transposées dans le droit national par le vote de la loi au parlement national.
Les compétences de lEurope
L’UE est compétente en matière d’agriculture, d’environnement … Elle établit des normes, des règlements qui doivent être observés par tous les pays membres.
Mais chaque Etat reste souverain en matière de santé, de culture, d’éducation …

III. Les dates de la construction de lEurope
1951 : Création de la Communauté Européenne du Charbon et del’Acier (CECA).
1957 : Traité de Rome :
– naissance la Communauté Economique Européenne (CEE) ;
– 6 pays membres : France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Italie.
1973 : adhésion de la Grande-Bretagne, l’Irlande et le Danemark.
1981 : adhésion de la Grèce.
1986 : adhésion de l’Espagne et du Portugal.
1992 : Traité de Maastricht :
– la CEE devient l’Union Européenne ;
– adoption de la monnaie unique ;
– bases de l’Union politique.
1995 : adhésion de la Suède, de la Finlande et de l’Autriche.
1997 : Traité d’Amsterdam (révise et complète le Traité de Maastricht) ;
1999 (1er janvier) : entrée en vigueur du Traité de Maastricht :
– l’euro devient la monnaie officielle de 11 des 15 pays de l’UE ;
– suppression des contrôles de personnes aux frontières des pays de l’espace Shengen (tous les pays de l’UE sauf la Grande-Bretagne, l’Irlande et plus la Norvège et l’Islande, pays associés) ;
2002 (1er janvier) : mise en circulation de l’euro (€).

IV. Les institutions européennes

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Brevet/Education civique : les institutions de la Ve République


I
. La Constitution, support de la République

La Constitution est l’ensemble des règles qui définissent l’organisation et le fonctionnement des institutions publiques au sein d’un Etat.
Son le :
– protéger les droits de chaque citoyen et assurer le respect des libertés publiques,
– définir la forme d’un Etat (monarchie, République, …) et les pouvoirs des représentants du peuple.
Le Conseil Constitutionnel (9 membres, nommés pour 9 ans par le président de la République, le président de l’Assemblée Nationale et le président du Sénat) est chargé de la faire respecter.
Modifier la constitution
La Constitution peut être modifiée pour s’adapter aux attentes de la société. L’article 89 a été prévu pour cela.
La révision de la Constitution peut être décidée à la fois :
– par le Président de la République sur proposition du Premier Ministre,
– par les membres du Parlement : les députés et les sénateurs.
Le projet ou la proposition de révision doit être voté par les députés et les sénateurs, sur un texte identique.
La révision n’est définitive qu’après avoir été approuvée par le peuple, par voie de Référendum.
La Constitution de la Ve République a été rédigée et adoptée en 1958 pour résoudre le problème de l’instabilité ministérielle.

II. Des pouvoirs clairement définis
Pour protéger la Démocratie, tous les pouvoirs sont séparés.
Lexercice de la souveraineté nationale : les pouvoirs du citoyen
Le citoyen participe à la vie politique grâce au Référendum.
Il élit le Président de la République et un certain nombre de ses représentants (députés et maires notamment).
Le pouvoir exécutif : pouvoirs du Président de la République et du gouvernement :
Faire exécuter les lois et adopter les règlements
Le Président de la République (= chef de lEtat)
Il est élu pour 5 ans, au suffrage universel direct (depuis 1962). Il est rééligible indéfiniment.
Il est le chef des armées, est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de l’indépendance de l’autorité judiciaire.
Il nomme le Premier Ministre et met fin à ses fonctions, préside le conseil des ministres, signe des décrets et ordonnances et promulgue des lois.
Il peut dissoudre l’Assemblée nationale, être investi des pleins pouvoirs en cas de crise grave.
Le Gouvernement
Le Premier Ministre est le chef du Gouvernement. Il dirige l’action du gouvernement, est responsable de la défense nationale, assure l’exécution des lois, exerce le pouvoir règlementaire. Il propose les autres membres de son gouvernement au Président qui les nomme.
Un membre du gouvernement ne peut exercer de mandat parlementaire, ni d’activité professionnelle.
Le gouvernement détient l’initiative des lois. Il peut prendre des décrets et des arrêtés ministériels si le Parlement l’y autorise pour une période limitée.
Le gouvernement est responsable devant le Parlement.
Le pouvoir législatif : pouvoirs du Parlement (Assemblée Nationale + Sénat )
Faire les lois.
Le Parlement a l’initiative des lois (avec le gouvernement). Il adopte, rejette ou amende les lois présentées. Il vote les lois et le budget. Il autorise la déclaration de guerre.
Le Parlement contrôle l’action du gouvernement. Il peut le renverser en votant une motion de censure.
L’Assemblée Nationale :
Elle est composée de 577 députés, âgés de plus de 23 ans, élus au suffrage universel direct pour 5 ans (sauf dissolution), selon un mode de scrutin uninominal majoritaire à 2 tours.
L’Assemblée Nationale siège au Palais Bourbon.
Le Sénat :
Il est composé de 319 sénateurs, âgés de plus de 35 ans, élus pour 9 ans.
Ils sont élus au suffrage universel indirect par un collège electoral qui permet une plus grande représentativité des collectivités territoriales. Le Sénat est renouvellé par tiers tous les 3 ans.
Le Sénat siège à Paris au Palais du Luxembourg.
Le président du Sénat assure la vacance de la présidence de la République.
Le pouvoir judiciaire : pouvoirs des magistrats
Juger selon la loi.

III. Les élections des représentants du peuple
La plupart des représentants du peuple sont élus au suffrage universel direct. Mais il y a 2 modes de scrutin différents.
Le scrutin uninominal majoritaire
Les électeurs choisissent 1 personne. Celle qui est élue est celle qui a obtenu la majorité des voix. Ce mode de scrutin est utilisé pour les élections des :
– Conseillers généraux,
– Députés,
– Président de la République.
Le scrutin de liste
Les électeurs votent pour une liste de candidats. Ces candidats obtiennent un nombre de sièges proportionnel au pourcentage des voix acquises. Ce mode de scrutin est utilisé pour les élections des :
– Conseillers municipaux,
– Conseillers régionaux,
– Parlement européen.
Le mode de scrutin influe sur la représentation nationale.
Avec un scrutin majoritaire, les grands partis seront plus représentés et les petits partis très peu.
Un scrutin proportionnel permet de mieux représenter les différentes tendances, parce que les sièges seront répartis proportionnellement aux votes exprimés. Mais dans une telle assemblée, les décisions sont plus difficiles à prendre parce qu’il n’y a pas de majorité claire.

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Brevet/Education civique : la citoyenneté politique et sociale

I. Le débat citoyen
Faire vivre la démocratie
Pour faire vivre la démocratie, il est important que les personnes puissent individuellement ou collectivement exprimer leurs opinions, leurs volontés.
Le pluralisme des opinions et des modes d’expression permet à la Démocratie d’exister.
La Démocratie respecte les droits de l’homme et ses libertés, dont la liberté de penser et la liberté d’expression.
Ces droits et libertés n’ont pas été acquis en un jour ; des lois marquent le début du droit d’association, du droit de grève, par exemple…
Des groupements permettent de participer aux débats publics, aux prises de décisions, en exprimant certaines opinions.

II. Les associations
La liberté de sassocier
Tout citoyen peut créer une association.
La liberté de s’associer est reconnue dans la Constitution de 1958 et régie par la loi de 1901.
L’association nécessite le groupement de deux ou plusieurs personnes.
Pourquoi et comment sassocier
Le but d’une association ne doit pas être lucratif. Cela signifie que les bénéfices ne peuvent pas être distribués entre les membres, à la différence d’une entreprise. Ils doivent servir à faire vivre l’association ou être distribué en fonction du but de l’association.
Pour pouvoir recueillir des cotisations, une association doit être déclarée à la préfecture. Mais aucune autorisation n’est nécessaire pour créer une association.
De nombreuses associations différentes
Il existe plusieurs types d’associations : clubs sportifs, associations humanitaires, religieuses, de consommateurs, associations de défense des victimes du terrorisme, association de défense de l’environnement …
20 millions de français sont mobilisés dans 800 000 associations.
Certaines associations sont très importantes et exercent des pressions auprès des décideurs qui ne vont pas toujours dans le sens de l’intérêt collectif.

III. Les partis politiques
Quest ce quun parti politique ?
Un parti politique est un rassemblement libre de personnes ayant les mêmes convictions.
Bénévoles, adhérent, militant, dirigeant, tous concourent à faire connaître les idées du parti, son programme.
Défendre des opinions et des choix politiques
En exprimant leurs opinions, ils alimentent les débats publics, proposent leurs idées et se soumettent au choix des citoyens en présentant des candidats aux élections.
Ils doivent respecter « les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie » (Art. 4 de la Constitution de 1958)
Sauvegarder et faire vivre la démocratie
La multitude des partis politiques et la diversité de leurs opinions sont les moteurs de la démocratie. L’expression de toutes les opinions, l’influence des partis d’opposition dans les prises de décisions favorise l’équilibre et la mesure.
Les principaux partis politiques
Les partis dits de « Gauche »
– Le Parti Communiste Français
– Les Verts
– Le Parti Socialiste (1971)
Les partis dits de « Droite »
– Le Rassemblement Pour la République (1976)
– L’Union pour la Démocratie Française (1978)
Les partis d’extrême droite
– Le Front National (1972)
– Le Mouvement National Républicain (1999)

IV. Les organisations syndicales
Définition
Un syndicat est un groupement de personnes constitué pour la défense d’intérêts professionnels communs.
Le syndicalisme est autorisé en France depuis 1884 et il reconnu par la Constitution de 1958.
Les syndicats sont indépendants des pouvoirs politiques.
Les adhérents des syndicats
Les syndicats représentent des personnes qui exercent la même profession ou des professions similaires.
Tous les salariés d’une entreprise peuvent adhérer à un syndicat.
Dans les entreprises de plus de 50 salariés, il peut y avoir des Délégués Syndicaux, c’est-à-dire des personnes désignées par un syndicat et qui le représentent au sein de l’entreprise.
Il y a aussi des syndicats de non-salariés comme les agriculteurs les chefs d’entreprise, les médecins.
Leur rôle et leurs moyens daction
Les syndicats sont censés :
– travailler à l’amélioration des conditions de travail ;
– défendre les droits des salariés ;
– veiller au respect du droit du travail.
Dans les discussions avec les dirigeants d’entreprises ou l’Etat, les syndicats parlent au nom des salariés. Ils les représentent lors des négociations. Parfois, ils peuvent appeler à la grève ou à manifester pour faire pression sur leurs interlocuteurs.
Les grandes confédérations syndicales
Certains syndicats sont plus reconnus que d’autres à cause de leur ancienneté, du nombre de leurs adhérents et de leur poids.
La CGT : Confédération Générale du Travail (1895)
La CFTC : Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (1919)
La CGC : Confédération Générale des Cadres (1944)
FO : Force Ouvrière (1948)
La CFDT : Confédération Française Démocratique du Travail (1964)
C’est avec ces seules organisations que l’Etat discute les conventions collectives, secteurs par secteurs. Elles participent aussi à la gestion d’organismes sociaux comme la Sécurité Sociale, l’assurance-chômage…
Les syndicats jouent un rôle important lors des grandes concertations sociales comme celles qui ont eu lieu, par exemple, au sujet de la mise en place des 35 heures.

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Brevet/Education civique : l’administration de l’Etat et des collectivités territoriales


I
. Ladministration de l‘Etat ...

Les ministères : ladministration centralisée
L’Etat est responsable de tous les domaines qui concernent l’ensemble des Français, comme par exemple la Défense, la Santé
l’Education nationale, la Culture …
Le gouvernement (pouvoir exécutif) est en charge du bon fonctionnement de ces différentes administrations.
Ces domaines sont chacun pris en charge par un ministère à Paris.
Les services décentralisés : ladministration locale
L’autorité des ministres est relayée localement par :
– les préfets de départements qui ont autorité sur les services décentralisés comme les directions départementales de
l’équipement, de l’action sanitaire et sociale …
– les préfets de région pour le développement économique et social.
Les établissements publics nationaux
Pour assurer à toute la population des services dont chacun à besoin, l’Etat contrôle des établissements publics nationaux : les hôpitaux, les transports, les universités …
Les autorités administratives indépendantes
Elles sont chargées du contrôle et de la réglementation de certains domaines. Ces autorités sont entre autre : la Commission Nationale
Informatique et Liberté (CNIL), le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), la Commission des Opérations en Bourses (COB).
Les personnes qui travaillent dans ces administrations ou ces services publics sont des fonctionnaires. Ils sont payés par l’Etat.

II. ... au service du citoyen
Toutes les administrations doivent respecter le droit.
Les citoyens qui s’estiment lésés peuvent aller devant un tribunal administratif : c’est la juridiction administrative.
Le Conseil d’Etat, à la tête de toutes les juridictions administratives, peut annuler les décisions qu’elles ont prises.
L’administration publique étant au service de tous les citoyens, son fonctionnement est assuré par l’argent public, c’est-à-dire une partie
des impôts payés par chacun.
En conséquence, tout le monde doit pouvoir savoir comment est utilisé cet argent.
Un organisme, la Cour des Comptes, est chargé de :
– publier un rapport sur l’utilisation de l’argent public,
– juger toutes les questions concernant cet argent,
– surveiller les comptes des entreprises publiques.
La Cour des Comptes est représentée localement par les Chambres régionales de la Cour des Comptes. Ces chambres vérifient les
comptes des collectivités locales.

III. La décentralisation
Depuis 1982, il a été décidé de rapprocher la démocratie des citoyens.
Les membres des conseils sont élus au suffrage universel direct.
A la tête des conseils régionaux et départementaux se trouvent des présidents.
A la tête des conseils municipaux, il y a le maire.
Les préfets, représentants de l’Etat dans les régions et départements, veillent à ce que les décisions des conseils
respectent la loi.
Les ressources des collectivités territoriales sont assurées par :
– les impôts directs (taxe d’habitation, taxes foncières, taxe professionnelle …) et indirects (taxes sur les permis de conduire,
sur les cartes grises… ) qu’elles perçoivent ;
– les dotations de l’Etat ;
– les emprunts.

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Découvrez la météo de votre région en 2050

Quand on parle réchauffement climatique, il en reste encore quelques uns pour se réjouir : « Et alors, s’il fait plus beau, c’est pas plus mal, non? ». Alors on s’offusque, et on rappelle les problèmes de sécheresse ou de disparition du littoral qui vont en résulter, chassant des millions de gens hors de chez eux un peu partout dans le monde…  Mais après l’hiver pourri qu’on vient d’avoir, et si on reste égoïstement à l’échelle de notre petit pays, on pourrait se laisser entraîner à penser qu’un peu de réchauffement finalement… Eh ben non. C’est faux. L’équation réchauffement = plus de ciel bleu ne tient pas la route. La preuve : ce simulateur de climat conçu par Science et Vie et Météo France qui vient tout juste d’être mis en ligne. On peut désormais tous aller voir à quoi ressemblera la météo locale dans notre région en 2050. Cliquez sur « scénario intensif » et regardez ce que ça donne au niveau de l’ensoleillement, et de la pluie. On est parfois surpris!

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Pour se faire une toile sur la toile

Cette semaine, les salles obscures font grise mine : rien de bien excitant à se mettre sous la dent… alors pourquoi ne pas en profiter pour regarder quelques unes des animations dégottées sur la toile…

Deux yeux et une bouche collés sur des bonhommes grossièrement sculptés en pâte à modeler, ça donne « Têtes à claques » ! Ces petits clips humoristiques conçus au Québec font un vrai carton là-bas, mais aussi en France !

Et si la seconde guerre mondiale avait vu s’affronter des robots géants? C’est l’hypothèse du court film en images de synthèse « Code Guardian » … Ça fait penser à un mélange entre « Transformers », « King Kong » et « Godzilla ». Marrant!

Voici les délirantes parodies du site Angry Alien . En trente secondes, ces dessins animés passent à la moulinette quelques uns des plus gros succès du cinéma: « Titanic », « les dents de la mer », « Jurassic park », « Spiderman »… Signe particulier: tous les acteurs sont des lapins.

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Terrible ! Sans cerveau on a moins de chance d’avoir une descendance avec des journées de 48heures et la découverte de Pizzaïolo

Aïe ! ça doit être terrible…

… c’est sur que seul, on a moins de chance d’avoir une descendance ?!?

Jour de 48 heures

La découverte de Pizzaïolo…

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Sécurité à l’école !!!

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La mort du tableau noir ?

Quel élève (ou quel prof) n’a pas connu le supplice du crissement de craie sur le tableau noir ? Eh bien c’est en voie de dispariton… ou enfin presque, car le tableau numérique n’a pas encore envahi tous les établissements de France et de Navarre, mais c’est en cours. En tous cas quand on voit avec quelle aisance ce démonstrateur fait zigzaguer les mots et valser le compas numérique sur la surface verticale du tableau virtuel on se dit que ce n’est pas si mal… qu’est-ce que vous en pensez, vous ?

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Brevet/Education civique : la citoyenneté


I
. La citoyenneté

Origine
L’idée de citoyenneté trouve son origine dans la Grèce Antique.
Mais pour être citoyen à cette époque, il faut être né de père et de grand-père eux même citoyens.
En 212, l’édit de Caracalla établit que tous les hommes libres, sujets de l’Empire, deviennent citoyens romains. L’idée de citoyenneté devient un concept politique.
Qui peut être citoyen ?
La citoyenneté en France est liée à l’idée de Démocratie.
Chaque citoyen est détenteur d’une part de la souveraineté politique, qu’il peut exprimer directement ou indirectement.
Etre citoyen, c’est pouvoir participer à la vie de la société, par exemple en votant.
Pour pouvoir voter il faut :
– avoir 18 ans,
– être inscrit sur les listes électorales,
– jouir de ses droits civiques et politiques (ne pas avoir été condamné),
– avoir la nationalité française (de naissance ou par naturalisation).
NB : Depuis le 17 mars 1998, tout enfant vivant en France, né en France de parents étrangers, ayant vécu au moins 5 ans en France entre 11 et 18 ans, acquiert la nationalité française à sa majorité.
Chaque citoyen est titulaire de droits et d’obligations qui obéissent au principe d’égalité, indépendamment de ses appartenances particulières ou de ses convictions.
On ne naît pas citoyen : on le devient. L’éducation permet d’acquérir les connaissances nécessaires pour exercer ses droits et remplir ses devoirs.
En principe, la nationalité est une condition nécessaire pour exercer la citoyenneté, mais les résidents étrangers possèdent aujourd’hui des droits, sont protégés par la loi et peuvent participer aux institutions professionnelles avec droits de vote et d’éligibilité.
Ils sont soumis à la plupart des obligations faites aux citoyens français, à l’impôt et plus largement aux lois.

II. Etre citoyen
Les devoirs du citoyen
Etre citoyen consiste à :
– connaître, comprendre et respecter les lois et règlements, à contribuer à leur amélioration ;
– voter, c’est-à-dire à confier à des représentants, une partie de ses droits et de ses responsabilités pour diriger ;
– contribuer aux dépenses publiques par le paiement de l’impôt ;
– participer à la défense et à la prospérité du pays.
Les droits du citoyen
Le citoyen dispose de certaines libertés essentielles dont :
– la liberté individuelle,
– la liberté de la presse,
– la liberté de conscience,
– la liberté d’association,
– la liberté politique.
Il dispose aussi de certains droits économiques et sociaux :
– le droit de se déplacer librement,
– le droit à l’instruction,
– le droit au travail,
– le droit de grève,
– le droit à la protection de la santé.
Ces droits sont réaffirmés dans le préambule de la Constitution de 1958.

III. La citoyenneté européenne
La formation de lEurope
Après la Seconde guerre mondiale, des hommes ont souhaité rapprocher les pays européens, pour éviter une nouvelle guerre. Ils ont créé une communauté européenne.
Une collaboration économique a d’abord été établie :
– dans un premier temps, ce fut la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA).
– puis, en 1957, naît la Communauté Economique Europénne (CEE).
L’étape suivante était la création d’une Europe politique et civique.
Les symboles de lEurope
La France, ayant participé depuis le début à la construction de l’Europe, elle a adopté ses symboles :
– le drapeau bleu avec 12 étoiles jaunes,
– l’Hymne à la joie de Beethoven,
– la journée de l’Europe, le 9 mars.
LUnion Européenne
En 1992, les Français ont ratifié, par référendum, le Traité de Maastricht. Ce traité permet à tous les citoyens des pays membres de l’UE, d’avoir la double citoyenneté.
La citoyenneté européenne s’ajoute à la nationalité française sans la remplacer. Elle est matérialisée par le passeport européen.
Le citoyen de l’UE, quel que soit le pays où il réside :
– a le droit de vote et d’éligibilité au Parlement européen,
– a le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales,
– est protégé par les diplomates,
– peut séjourner et circuler librement sur le territoires des Etats membres (pour les membres de l’Espace Shengen, seulement),
– a le droit de pétition devant le Parlement européen,
– peut saisir la Cour européenne de Justice.

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Brevet/Education civique : la démocratie

I. Fondements idéologiques de la Démocratie
Des origines antiques et philosophiques
L’idéal démocratique est né dans la Grèce Antique. Le mot démocratie vient du grec demos : le peuple et kratein : commander. C’est une forme de gouvernement où le pouvoir émane du peuple. Il s’oppose à l’autocratie qui défini un régime dirigé par un dictateur, sans aucun contrôle.
Les principes de la démocratie telle que nous la connaissons aujourd’hui ont été largement influencés par :
– les courants philosophiques du XVIIIe siècle,
– la Constitution et la Révolution américaine de 1787,
– la Révolution française de 1789.
La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789) est le texte fondateur de notre démocratie. L’ONU s’en est inspirée pour rédiger la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948).
Le concept mocratique
La démocratie repose sur l’idée que tout homme a le droit et la faculté de choisir son destin.
Cette conception ébranle la société d’ordres et de privilèges de l’Ancien Régime. Elle est solennellement affirmée dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent égaux en droit »
La démocratie est un régime qui établit les mêmes règles pour tous quelles que soient les opinions et les différences de chacun.

II. La mocratie aujourdhui
La démocratie ne s’est pas établie une fois pour toute en France. Elle évolue encore aujourd’hui, mais les citoyens ont le pouvoir de la sauvegarder.
Une démocratie représentative
Les citoyens n’exercent le pouvoir qu’indirectement, par le biais d’intermédiaires :
– choisis lors des élections,
– représentant la volonté des électeurs.
Les représentants élus déterminent la loi pour tous, au nom du peuple.
Protéger la démocratie
La protection de la démocratie contre un pouvoir arbitraire est assurée par des mécanismes institutionnels :
– séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) ;
– soumission des gouvernants à la loi (la loi est valable pour tous) ;
– élections libres : suffrage universel (= tous les citoyens ont le droit et le devoir de voter), égal (= toutes les voix ont la même valeur), secret (= chacun vote conformément à ce qu’il pense, sans peur de pressions) ;
– respect des droits de l’Homme ;
– pluralisme politique ( = acceptation de plusieurs tendances et opinions politiques, sociales, conomiques et syndicales différentes).
Différentes formes de gouvernements peuvent s’accorder avec un régime démocratique.

III. Différentes démocraties européennes
Chaque Etat a une Constitution spécifique issue de son Histoire et de ses traditions qui révèle les différences nationales.
Les Républiques
La France est une République. Le Président de la République est dépositaire du pouvoir exécutif avec le gouvernement. Le pouvoir législatif est détenu par le Parlement composé du Sénat et de l’Assemblée Nationale
L’Allemagne est une République fédérale, fondée sur la constitution (la Loi Fondamentale de 1949) : il y a un gouvernement central à Berlin, mais les Länder (= provinces) ont une grande autonomie car ils détiennent une partie des pouvoirs de décision.
Les Monarchies parlementaires
La Grande-Bretagne : le souverain n’a pas beaucoup de pouvoir mais symbolise l’unité nationale. Il n’y a pas de constitution mais plusieurs textes (parfois très anciens) garantissent les libertés fondamentales et protègent contre les excès de pouvoir. Le gouvernement, élu, est responsable devant le parlement.
L’Espagne : le pouvoir exécutif est confié au roi et à son gouvernement. Le pouvoir législatif appartient à un parlement composé de deux chambres élues au scrutin direct. La Constitution date de 1978.
La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales
Elle a été adoptée à Rome, en 1950, montrant ainsi que les pays européens partagent, au-delà de leurs différences politiques, le même attachement aux valeurs démocratiques.
Toutes les démocraties ne fonctionnent pas sur le même modèle. Mais dans tous les Etats démocratiques : France, Etats-Unis, Grande- Bretagne, Allemagne … le pouvoir exécutif est contrôlé, ou du moins tempéré, par des chambres élues au suffrage universel, ou des parlements.

IV. Textes fondateurs de la mocratie
1787 : naissance de la Constitution des Etats-Unis. 1re constitution
au monde
1789 : Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC)
1793 : de nouveaux droits s’ajoutent à ceux de la DDHC, comme le droit au travail, à l’assistance, à l’éducation
1946 : la DDHC est réaffirmée + droit d’asile, droit syndical et de grève. Le texte donne aussi aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes
1948 : La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, inspirée de la DDHC, devient la première loi commune à toute l’humanité… mais les états signataires ne sont pas obligés de l’appliquer !

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Brevet/Education civique : maintien de la paix et sécurité collective


I
. La fense de la France

Le rôle de la défense nationale
La France est une nation en paix : elle n’a aucune ambition territoriale et ne se connaît pas d’ennemis.
Le rôle de la défense nationale est donc de :
• défendre les intérêts vitaux et stratégiques de la France,
• assumer ses responsabilités,
• jouer son rôle au niveau mondial.
Les caractéristiques de la défense nationale
La défense nationale repose sur 2 principes :
• Globalité : elle concerne tous les citoyens et tous les secteurs de la vie du pays.
• Permanence : elle est organisée et préparée même en temps de paix.
L’unité de la défense nationale est garantie par sa soumission au pouvoir politique.
Lorganisation de la défense nationale
• Le président de la République est le chef des armées. Il est responsable de la politique de défense. Il est le seul à pouvoir donner l’ordre d’engagement des forces nucléaires.
• Le 1er ministre est responsable de la défense nationale. Il est responsable de la mise en œuvre des opérations décidées en conseils des ministres. Chaque ministre du gouvernement est responsable de la préparation et de l’exécution des mesures de défense incombant à son ministère.
• Le parlement fixe par des lois l’organisation de la défense et les moyens qui lui sont consacrés.
Principes guidant la politique de la défense de la France :
l’autonomie : la France prend seule les décisions engageant son avenir,
la solidarité : elle est prête à aider ses alliés, à respecter ses engagements en Europe, comme dans le monde.
Une armée de métier
• Il n’existe plus de menace directe sur nos frontières (création de l’Union Européenne, fin de la Guerre Froide).
• Les missions de l’armée sont de plus en plus spécialisées : elles nécessitent de faire appel à des professionnels qui maîtrisent complètement leur métier.
• Le lien entre les citoyens et l’armée est maintenu par « le parcours citoyen »

II. Le maintien de la paix dans le monde
Lengagement international de la France
La France préserve ses intérêts et ses valeurs grâce à la défense
nationale. Mais elle s’engage aussi a niveau international.
Elle est membre de :
• l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN),
• l’Union de l’Europe Occidentale (UEO).
Elle a également une part active dans l’élaboration et la mise en place de la défense européenne.
Enfin, elle est un des pays à l’origine de l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.) dans laquelle elle joue un rôle important. Cette organisation a été crée à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et regroupe de nombreux pays.
Le rôle de lO.N.U.
• Maintenir la paix en :
? prévenant les menaces de conflit,
? réprimant les actes d’agressions,
? aidant à régler les conflits en tenant compte des principes de justice et du droit international.
• Développer les relations amicales entre les peuples en respectant
? le principe de l’égalité de droit des peuples,
? le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. (Charte des Nations-Unies, 1945)
L’O.N.U agit principalement en tant que médiateur, négociateur, entre les pays en conflit. Elle fait également des recommandations. Il lui est possible d’avoir recours à une force armée (sur décision du conseil de sécurité) : les Casques Bleus (ou éventuellement intervention de l’armée d’Etats membres).
Lorganisation de lO.N.U.
Tous les pays peuvent être représentés à l’Assemblée Générale de l’O.N.U. Cette Assemblée Générale élit les membres :
• du Secretariat Général,
• de la Cour International de Justice,
• du Conseil Economique et Social,
• du Conseil de Sécurité (sauf les 5 membres permanents qui disposent d’un droit de veto et d’un pouvoir d’initiative : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine, la France),
• et nomme le secrétaire général (pour 5 ans). Actuellement, le secrétaire général est Kofi Annan.

III. La Coopération Internationale
Le rôle des Etats
Pour pouvoir maintenir la paix, la solidarité internationale est indispensable. La situation de certaines population est trop dramatique pour être ignorée.C’est la raison pour laquelle certains Etats ont mis en place des organes de coopération internationale.
Les organismes dépendant de lO.N.U.
Ils sont au nombre de 30 et visent tous à favoriser la coopération internationale dans différents domaines. Il y a 16 institutions spécialisées (U.N.E.S.C.O., F.M.I., O.M.S., B.I.R.D., …) et 14 organes subsidiaires ( U.N.I.C.E.F., H.C.R., C.N.U.C.E.D., P.N.U.E., …)
Les accords de coopérations interétats.
Certains Etats décident d’établir des accords de coopération qui peuvent être militaires, économiques, culturels ou politiques. Ces accords ont souvent des origines historiques (l’Organisation internationale de la Francophonie, par exemple)
Les accords bilatéraux
Ce sont des accords signés entre un pays riche et un pays pauvre par lesquels, le pays le plus riche s’engage à aider l’autre par des moyens financiers par exemple.
Les Organisations Non Gouvernementales (O.N.G.)
Elles sont plus de 1800 (Médecins du Monde, Amnesty International, Handicap International, Pharmaciens sans frontières…). Elles interviennent sur le terrain, dans des situations d’urgence, mais aussi sur des actions de longue durée. Indépendantes des Etats, les O.N.G. interviennent sans parti pris politique. Elles ont contribué à poser la question de l’ingérence humanitaire.

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Brevet/Education civique : Valeurs, principes et symboles de la République française

I. Les valeurs et les principes de la République
Origine de la République
République vient du latin « res publica » : la chose publique. Elle désignait autrefois l’Etat sans faire référence à une forme particulière de gouvernement.
Aujourd’hui, République désigne un Etat gouverné par des représentants élus au suffrage universel.
Les principes de la République
«La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » (article premier de la Constitution de 1958)
Indivisible : unité territoriale et linguistique de la France, les lois ont les mêmes pour tous.
Laïque : liberté de conscience et de culte. La République ne soutient aucune religion et respecte toutes les croyances
Démocratique : la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et/ou par voie de référendum. Le suffrage est universel, égal et secret.
Sociale : garantie de protection sociale, de sécurité matérielle. La Nation proclame la solidarité de tous les Français.
Les valeurs de la République sont à l’origine des lois et des institutions.

II. Les symboles de la République
Le Drapeau bleu, blanc, rouge
Il évoque le pays, ses principes. Pour ces raisons, il est arboré lors de manifestations importantes (commémorations, accueil de personnalités étrangères, manifestations sportives, …).
Le drapeau français est bleu, blanc et rouge. Il est né au cours de la Révolution française, du rapprochement du blanc, couleur de la royauté, avec le bleu et le rouge, couleurs de Paris.
Lhymne national : la Marseillaise
Composée par Rouget de Lisle, en 1792, la Marseillaise doit son nom aux troupes marseillaises qui l’entonnèrent lors de leur entrée à Paris.
Ce chant n’a été officialisé comme hymne national qu’en 1946.
Leffigie : Marianne
Dès sa naissance, sous la Révolution française, la République a été représentée sous les traits d’une femme, portant un bonnet phrygien … tantôt fougueuse et guerrière, tantôt protectrice et nourricière. Marianne est devenue peu à peu la représentation la plus facile à partager de la «mère patrie ».
La devise : Liberté, Egalité, Fraternité
Notre devise « Liberté, égalité, fraternité » symbolise un idéal national de liberté, de justice et de générosité humaine.
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
L’égalité signifie que la loi est la même pour tous et que tout le monde a les mêmes droits
La fraternité est fondée sur l’idée de la dignité humaine. De nos jours cela consiste à faire participer chacun au bien être de tous.
Le coq
Le coq est devenu, dès l’Antiquité, l’emblème de la Gaule par le fait d’un jeu de mot car en latin « gallus » signifie à la fois « gaulois »et coq ». Plus largement utilisé sous la Révolution française, il devient un symbole quasi officiel sous la IIIe République.
La fête nationale : le 14 juillet
Le 14 juillet 1789 le peuple de Paris, révolté, prend la forteresse royale de la Bastille. Cet évènement est commémoré, l’année suivante, comme le début de la Révolution. Mais ce n’est qu’en 1880 que le 14 juillet devient officiellement la fête nationale. Chaque année, ce jour est l’occasion d’un défilé militaire et de festivités (bals, feux d’artifices…).
Le Drapeau bleu, blanc, rouge, Marianne, la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » sont visibles sur les bâtiments officiels, les pièces de monnaies et les timbres.

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Brevet/Histoire -Géographie : Les relations internationales depuis 1975


I. Vers la fin de la guerre froide
La guerre fraîche jusquen 1985
La crise économique rend les rapports internationaux plus difficiles. Les pénuries de matières premières et de pétrole stimulent la compétition.
Profitant du repli américain lié à la guerre du Vietnam et au scandale du Watergate, l’URSS reprend une politique d’expansion et d’armement.
La compétition s’étend désormais au Tiers monde : l’URSS intervient militairement en Angola et en Somalie, et envahit son allié l’Afghanistan en 1979. La tension est extrême.
Les Etats-Unis répliquent en lançant une croisade anti-communiste. Ils soutiennent la guerilla afghane et les dictatures pro-américaines en Amérique centrale.
Depuis 1985, lapaisement et la fin de la guerre froide
Le nouveau dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, recherche la détente avec l’Ouest. La libéralisation de son régime entraîne des troubles et des difficultés économiques qui le poussent à limiter les dépenses extérieures.
Aux Etats-Unis, le président Ronald Reagan change radicalement d’attitude devant les déficits records et l’isolement diplomatique de son pays.
En 1987, le retrait des euromissiles est décidé. Les traités START I (1991) et START II (1993) prévoient la diminution des missiles nucléaires.
Les Soviétiques se retirent en 1989 d’Afghanistan et se désengagent des guerres civiles en Amérique latine.

II. Une nouvelle Europe
Un vent de liberté à lEst
A la tête de l’URSS de 1985 à 1991, Gorbatchev met en place des réformes de grande ampleur (perestroïka, glasnost) et accepte le retour des dissidents.
Ces changements font souffler un vent de liberté à l’Est. Moscou décide de ne plus intervenir en Europe de L’Est. En 1991, le COMECON et le Pacte de Varsovie sont dissous.
Des élections libres sont organisées dans les démocraties populaires qui instaurent le multipartisme.
La destruction du mur de Berlin, désormais inutile, en novembre 1989, accélère la réunification des deux Allemagnes (1990). Le bloc de l’Est n’existe plus.
La mort de lURSS et ses conséquences
Les réformes désorganisent l’économie et mécontentent les Soviétiques.
Eltsine, président de la Russie, fait échouer le putsch des conservateurs (août 1991). Il en ressort renforcé, dissout le PC et l’URSS, dont les républiques proclament leur indépendance. La CEI (Communauté des Etats Indépendants) apparaît.
La fédération de Russie hérite de l’arme atomique et d’un siège permanent à l’ONU.
La fin de la guerre froide entraîne le repli des soldats américains et soviétiques basés en Europe.
L’Union Européenne étudie les conditions d’adhésion des anciens pays de l’Est. Elle s’oriente aussi vers la création d’une armée européenne indépendante de l’OTAN, l’Eurocorps.
Les migrations de l’Est vers l’Ouest du continent sont importantes.

III. Un monde multipolaire ou unipolaire ?
De nouveaux centres de puissance
L’UE, première puissance économique, cherche à acquérir un poids politique plus important. Elle peine à s’imposer face à Washington, hostile à une Europe politique.
En Asie du Sud-Est, le Japon et la Chine se disputent la primauté.
L’Inde et le Pakistan s’affirment comme des puissances nucléaires.
En Afrique, certains pays sont les leaders du continent, en particulier l’Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid.
Des conflits régionaux
La paix n’est pas rétablie au Proche-Orient, malgré la fin de la guerre froide et du conflit Iran-Irak. En 1991, Saddam Hussein envahit le Koweït. La guerre du Golfe contraint l’Irak au désarmement.
Dans le conflit palestinien, malgré les accords de Washington (1993), la paix est menacée par les extrémistes des deux camps.
Les Balkans sont de nouveau une poudrière. La guerre civile en Bosnie (1992-1995), s’appuie sur une purification ethnique. Les frappes de l’OTAN imposent la paix de Dayton.
En 1999, la guerre du Kosovo achève l’implosion de ce qui reste de la Yougoslavie (Serbie, Monténégro, Voïvodine et Kosovo).
Un monde plus uni et plus fragmenté
Le monde actuel semble plus homogène, il n’est plus divisé selon deux idéologies dominantes et la démocratie progresse.
L’ONU compte 185 membres et dispose du droit d’ingérence.
Les rapports internationaux sont très inégalitaires et peu solidaires.
Les Etats résistent mal aux conflits ethniques, au terrorisme et aux intégrismes religieux : des régions sont en voie de balkanisation.
Les Etats-Unis sont les véritables gendarmes du monde.

IV. Dates et mots-clés
Dates
1979 : l’URSS envahit l’Afghanistan
1980-1988 : guerre Iran-Irak
1989 : retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan
novembre 1989 : chute du mur de Berlin
1990 : réunification de l’Allemagne
1990-1991 : guerre du Golfe
1991 : fin du Pacte de Varsovie et de l’URSS
1992-1995 : guerre civile en Bosnie-Herzégovine
13 septembre 1993 : accords israélo-palestiniens de Washington. Poignée de main historique orchestrée par Bill Clinton (président des Etats-Unis) entre les trois signataires, Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat.
avril 1994 : attentats commis par des extrémistes juifs et palestiniens qui ralentissent le processus de paix.
1999 : guerre civile au Kosovo
Mots-clés
Guerre fraîche ; détente ; libéralisation ; perestroïka ; glasnost ; COMECON ; réunification ; CEI ; puissances nucléaires ; accords de Washington ; purification ethnique ; droit d’ingérence ; balkanisation.
Biographies
Ronald Reagan (né en 1911) : président des Etats-Unis de 1981 à 1988. Républicain, très anticommuniste, il modifie sa politique extérieure face aux transformations de l’URSS.
Mikhaïl Gorbatchev (né en 1931) : dirigeant de l’URSS de 1985 à 1991, il instaure des réformes démocratiques et contribue à l’apaisement Est-Ouest. Il obtient le prix Nobel de la paix en 1990.
Yasser Arafat (né en 1929 ) : homme politique palestinien, il dirige l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) depuis 1969. Il choisit d’abord la voie terroriste pour faire valoir les droits du peuple palestinien face à Israël, puis adopte, à la fin des années 1980, la voie diplomatique. Il obtient ainsi, par les accords de Washington en 1993, l’autonomie des territoires palestiniens qu’il administre depuis.
Yitzhak Rabin (1922-1995) : Premier ministre israélien, négociateur des accords de Washington de 1993. Il reçoit pour cela le prix Nobel de la paix (conjointement avec Yasser Arafat). Il est assassiné lors d’un meeting à Tel-Aviv par un étudiant extrémiste israélien hostile au processus de paix.

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Brevet/Histoire-Géographie : 1945-1975, un monde bipolaire


I
. 19451949, lente en guerre froide

De lalliance à la rupture
La guerre n’est pas encore terminée que des tensions opposent déjà les futurs vainqueurs. Staline s’inquiète de la puissance atomique des Américains, tandis que Churchill déclare « qu’un rideau de fer est tombé sur l’Europe ».
Pour arrêter la progression du communisme, Truman décide une aide économique massive aux pays menacés. La doctrine Truman au sujet de « l’ endiguement » (mars 1947) prend forme avec le plan Marshall.
L’URSS réplique par la doctrine Jdanov, qui exige une solidarité communiste à travers le monde, par le Kominform.
La formation de deux blocs ennemis
Un choix idéologique s’impose alors à l’Europe et au monde : Le bloc américain regroupe les pays d’Europe de l’Ouest, associés dans l’OECE (Organisation Européenne de Coopération économique) et adhérant à l’OTAN.
Face à lui, le bloc soviétique est constitué des démocraties populaires d’Europe de l’Est où les gouvernements sont contrôlés par les communistes.
Au cœur de la guerre froide, le problème allemand
Dès la conférence de Yalta, les Alliés s’opposent : l’URSS veut une Allemagne affaiblie et démembrée; les États-Unis souhaitent en faire un partenaire économique.
Les Soviétiques organisent le blocus de Berlin-Ouest en juin 1948.
L’Allemagne est maintenant coupée en deux Etats : la RFA et la RDA.

II. 19501962, vers une coexistence pacifique
19501953, lapogée de la guerre froide
Coupée en deux depuis le départ des Japonais, la Corée connaît une guerre opposant le Nord communiste, soutenu par l’URSS, et le Sud, allié des Etats-Unis.
19531962, une nécessaire coexistence
La déstalinisation menée par Khrouchtchev, la possession des bombes H et A et l’émergence des non-alignés poussent l’Union soviétique vers une coexistence pacifique.
Malgré cela, la méfiance reste immense. L’entrée de la RFA dans l’OTAN, la création du Pacte de Varsovie relancent la course aux armements et à la conquête de l’espace : c’est l’équilibre de la terreur.
Des crises violentes
Afin d’arrêter l’exode vers l’Ouest de millions d’est-allemands, Moscou exige que le secteur occidental de Berlin devienne une ville neutre. La RDA construit dans la nuit du 12 au 13 août 1961 un mur qui coupe la ville en deux.
Après « l’affaire de la baie des cochons », Kennedy menace Cuba, Etat dirigé par Fidel Castro. En renonçant à lui fournir l’arme atomique, Khrouchtchev évite de justesse une troisième guerre mondiale.

III. Les décolonisations
La domination coloniale en question
Durant l’entre-deux-guerres, les métropoles ont ignoré les demandes de réformes de leurs colonies. Réprimés, les mouvements nationalistes se durcissent et réclament l’indépendance.
Le prestige des métropoles est très affaibli par le désastre de 1939-45. Les colonisés, qui ont fourni troupes et ressources n’obtiennent qu’une émancipation relative au sein des empires.
L’ONU proclame le droit à l’autodétermination des peuples, dont elle devient le porte-parole.
Une décolonisation progressive
Entamée en Asie où les nationalismes sont anciens, la décolonisation touche ensuite le Maghreb, puis l’Afrique noire.
Les indépendances sont soit négociées (Maroc, Tunisie, pays du Commonwealth), soit arrachées (Vietnam, Algérie). Menée par son leader Ghandi, une résistance originale en Inde aboutit à l’indépendance en 1947.
La conférence de Bandoeng et le non-alignement illustrent l’émergence du Tiers monde.

IV. 19631975, une détente cessaire
Questce que la détente ?
C’est la recherche de l’équilibre des forces. Par des accords internationaux, les Grands cherchent à limiter la prolifération des armes atomiques.
De nouveaux hommes au pouvoir, Brejnev d’un côté et Nixon et Kissinger de l’autre, cherchent à se reconnaître mutuellement.
De nouvelles voix, de nouvelles puissances
A l’Est, Mao Zedong rompt avec Moscou et des critiques émanent des étudiants à Prague.
A l’Ouest, la France se retire de l’OTAN (1966) et se rapproche de l’URSS et de la Chine.
L’Europe s’organise en un Marché commun (1957) et se fait entendre lors des négociations commerciales.
Les pays du Tiers monde émergent par le non-alignement et par l’O.U.A.
Des affrontements périphériques
Au Moyen-Orient, Israël agrandit ses territoires au détriment des pays arabes voisins, par les guerres de 1967 et 1973.
En Asie du Sud-Est, la guerre du Vietnam marque un déclin relatif des États-Unis et de leur rôle de gendarmes du monde.

V. Dates et mots-clés
Dates
mars 1947 : application du plan Marshall
1947 : indépendance de l’Inde
septembre 1947 : doctrine Jdanov
juin 1949 : création de la RFA et de la RDA
1949 : création de l’OTAN
1954 : indépendance du Vietnam
1954-1962 : guerre d’Algérie
1955 : création du Pacte de Varsovie
1955 : conférence de Bandoeng
1956 : indépendance du Maroc et de la Tunisie
1957 : acte de Rome qui donne naissance à la CEE
1960 : indépendance de la plupart des pays d’Afrique noire
12-13 août 1961 : édification par la RDA du mur de Berlin
1962 : indépendance de l’Algérie
1964-1968 : guerre du Vietnam
Mots-clés
guerre froide ; rideau de fer ; « endiguement » ; plan Marshall ; doctrine ; Jdanov ; Kominform ; OTAN ( Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) ; démocraties populaires ; RFA (République Fédérale Allemande) ; RDA (République Démocratique Allemande) ; coexistence pacifique ; non-alignés ;
Pacte de Varsovie ; équilibre de la terreur ; décolonisation ; Tiers monde ; détente ; Marché commun ; guerre du Vietnam.
Biographies
Nikita Sergueïevitch Khrouchtchev (1894-1971) : dirigeant de l’URSS à la mort de Staline, il entreprend dès 1956 la déstalinisation et prône, à l’extérieur, la coexistence pacifique.
Richard Nixon (1913-1994) : président des Etats-Unis de 1968 à 1974, il favorise la détente avec Pékin et Moscou et se désengage du Vietnam. Il est compromis dans le scandale des écoutes du Watergate et démissionne en 1974.

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Brevet/Histoire-Géographie : le monde et ses mutations de 1945 à nos jours


I
. Des 30 Glorieuses aux « 20 diocres »

Une croissance sans précédent : les « 30 Glorieuses »
De la reconstruction jusqu’en 1968, la croissance est de 5 % en Occident et au Japon.
Cette croissance encourage les entreprises à investir. Le commerce mondial progresse grâce au libre-échange (accord du GATT en 1947).
Dès 1968, la croissance faiblit, l’inflation et le chômage augmentent. Dans les pays riches, les secteurs traditionnels comme le textile déclinent et la mécanisation de l’agriculture entraîne l’endettement et l’exode rural. Dans les pays pauvres, le cours des matières premières baisse.
Une longue dépression
Les puissances occidentales sont déstabilisées à deux reprises par l’augmentation du prix décidée par les pays de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) en 1973, lors de la guerre du Kippour, puis entre 1978 et 1981. La concurrence des Nouveaux Pays Industrialisés (NPI) contribue à expliquer cette dépression.
Après le premier choc pétrolier, la croissance est presque nulle. Se succèdent ensuite des périodes de croissance et de récession.
Les effets de la crise économique
Depuis la crise, le chômage a triplé. Aujourd’hui, 35 millions de chômeurs sont dénombrés en Europe occidentale. Cette situation entraîne la multiplication des emplois précaires et la fermeture progressive des frontières aux immigrés.
De plus, la paupérisation s’accentue. Les pays riches constatent une multiplication des sans domicile fixe ( SDF).

II. Lamélioration des conditions de vie et ses conséquences
Lévolution de la population mondiale
Le climat de confiance de l’après-guerre et les progrès de la médecine ont favorisé l’explosion démographique (baby-boom). Ces progrès sont ternis par certaines maladies (cancer, sida) et par la multiplication des guerres.
La croissance actuelle de la population s’effectue dans les pays du Sud, surtout en Afrique et en Asie.
Aujourd’hui, on observe dans le monde « riche » un ralentissement général de la natalité et un vieillissement de la population.
On assiste à une explosion urbaine dans les pays du Tiers monde, mais les villes ont beaucoup de problèmes pour accueillir les ruraux.
Lévolution contrastée des niveaux de vie
Dans les pays riches, la prospérité donne naissance à une société marquée par la consommation de masse, encouragée par la publicité.
Cette prospérité s’appuie désormais sur l’économie de services générés par les secteurs de pointe issus de la 3ème révolution industrielle : la société se tertiarise.
Dans l’ensemble, les pays du Tiers monde et les pays riches ont connu une amélioration de leur niveau de vie.
Pourtant, les inégalités restent fortes. La société de consommation reste inaccessible aux exclus des pays riches et aux régions défavorisées.
Le niveau de vie du Tiers monde reste cinq fois inférieur à celui des pays développés.

III. Vers une culture de masse uniforme ?
La naissance dune culture de masse
La radio (inventée en 1895) et le téléviseur (premiers modèles en 1926) sont des biens de consommation courants.
L’évolution des techniques de communication s’amplifie, et l’information est diffusée plus rapidement (satellite, fax, internet, téléphonie mobile).
Les techniques nouvelles offrent une vision globale et uniformisée de l’actualité.
Les diversités culturelles menacées
Le mode de vie des pays riches s’est calqué sur celui des États-Unis, et ce mimétisme gagne petit à petit les pays du Tiers monde. Fast-foods et produits audiovisuels outre-Atlantique sont devenus familiers partout à travers le monde (Disney et Coca-Cola sont des marques universelles) : c’est l’uniformisation de la culture.
La Terre est devenue un village planétaire par la mondialisation de l’économie et de l’information. Le succès de spectacles sportifs comme les Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996 témoigne de l’universalité du phénomène.
Les habitudes de vie ont été modifiées, surtout dans les pays riches, avec un accroissement du temps pour les loisirs et la culture.
Des réactions de résistance ou de rejet
Une résistance culturelle s’est développée face au poids des États-Unis. La France tente d’affirmer l’exception culturelle.
Cette résistance peut prendre des formes extrêmes. L’intégrisme religieux pousse certains fanatiques (Talibans d’Afghanistan) à des actes violents (attentats).

IV. Dates et mots-clés
Dates
1947 : accords du GATT
1948 : invention du transistor
1949 : premier journal télévisé en France
1945-1973 : Trente Glorieuses
21 juillet 1969 : premier homme sur la Lune
1973 : premier choc pétrolier
1973-1996 : ralentissement général de la croissance
1979 : deuxième choc pétrolier
1980 : début de l’essor des télécommunications
Mots-clés
Trente Glorieuses ; libre-échange ; inflation ; chômage ; OPEP ; NPI ; récession ; paupérisation ; baby-boom ; consommation de masse ; publicité ; société de consommation ; 3ème révolution industrielle ; Internet ; uniformisation de la culture ; village planétaire ; mondialisation ; exception culturelle ; intégrisme
religieux.
Notions importantes
Trente Glorieuses : nom donné à la période de 1945 à 1973 par Jean Fourastié, caractérisée par une forte croissance économique, surtout dans les pays industriels, et par une transformation des modes de vie.
Publicité : il s’agit de présenter comme nécessaire de nouveaux produits qui n’existaient pas auparavant (l’ordinateur) et d’encourager la consommation. La publicité est l’emblème de la société de consommation.

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Une virée dans la Rome Antique ?

Oui, la Rome antique, telle qu’elle existait en l’an 320 après JC ! La visite vous tente?  Et bien elle est à portée de clic! Il suffit de télécharger la version 4.3 de Google Earth – c’est gratuit et à cette adresse . Une fois le logiciel lancé, allez faire un tour dans la rubrique « infos pratiques » (en bas à gauche). Il suffit ensuite de cliquer sur l’option « la Rome antique en 3D » puis de zoomer sur la ville éternelle. Une fois que vous serez parvenus suffisamment près du plancher des vaches, vous verrez apparaître les petites icônes jaunes qui indiquent tous les bâtiments virtuels à visiter. Le Colisée, le Forum… Il y a 6000 sites à explorer ! Prévoyez quand même un sandwich parce que, on vous prévient, la ballade peut durer des heures !

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Orientation : la voie professionnelle

La voie professionnelle propose un enseignement concret en relation avec l’entreprise et ses métiers. Elle est rénovée pour élever le niveau de qualification des jeunes et pour limiter les sorties précoces du système éducatif. Après la troisième, les élèves préparent un certificat d’aptitude professionnelle (C.A.P.) en deux ans ou un baccalauréat professionnel en trois ans. Une seconde professionnelle et des champs professionnels correspondant à des spécialités de baccalauréat sont créés. Le brevet d’études professionnelles (B.E.P.) devient une certification intermédiaire.

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Brevet/Histoire-Géographie : La seconde guerre mondiale


I
. Une guerre totale et mondiale (19391945)

Le raz de marée de lAxe (19391941)
Hitler attaque la Pologne le 1er septembre 1939, après la signature du pacte de non-agression avec Staline.
La « guerre éclair » (Blitzkrieg) est fondée sur l’utilisation massive de divisions blindées et un appui aérien important. C’est l’outil de guerre de l’armée allemande (Wehrmacht).
Elle permet à Hitler d’envahir l’Europe occidentale en mai et juin 1940. La France est anéantie en six semaines (10 mai au 22 juin 1940). L’Angleterre reste seule à combattre. En 1941, Hitler se retourne contre l’URSS et envoie l’Afrikakorps à la conquête de l’Afrique.
En décembre 1941, le Japon détruit la flotte américaine à Pearl Harbor.
1942 : lane charnière
Le tournant de la guerre s’amorce en juin 1942 lorsque les Américains arrêtent les Japonais dans les îles Midway. Ils entreprennent une reconquête du Pacifique à saute-mouton.
Les Anglais stoppent les Allemands à El-Alamein en octobre 1942, puis font la jonction avec les troupes américaines débarquées en Afrique du Nord.
En Russie, Hitler connaît un grand échec. Son armée doit capituler après des combats atroces à Stalingrad (août 1942 à février 1943)
La victoire alliée (19431945)
L’Europe est peu à peu libérée, par les Occidentaux à l’Ouest, grâce au débarquement de Normandie du 6 juin 1944, et par les Russes à l’Est.
L’Allemagne capitule le 8 mai 1945.
Pour précipiter la défaite du Japon, Truman lâche des armes nouvelles : le 6 août 1945 à Hiroshima et le 9 août 1945 à Nagasaki, les premières bombes atomiques explosent. Le 2 septembre 1945, le Japon capitule.

II. L’Europe nazie
Un système dexploitation économique et de lhumain
L’économie de l’Europe est au service de l’Allemagne. Les frais d’occupation sont considérables.
Les réquisitions et les rationnements affament les populations.
Prisonniers et ouvriers sont obligés d’aller travailler en Allemagne (STO : Service du Travail Obligatoire).
Un régime de terreur
La Gestapo arrête, torture, fusille et déporte. La propagande se déchaîne contre les résistants.
Dès 1933, des camps de concentration sont ouverts (Dachau). On y déporte tous les opposants du régime pour y subir le travail forcé.
A partir de janvier 1942, à la déportation s’ajoute le génocide. La conférence de Wannsee définit la « solution finale », c’est-à-dire l’extermination des Juifs et des Tziganes dans des camps d’extermination
comme Treblinka et Auschwitz.
La collaboration
Elle s’organise avec certains gouvernements (Vichy en France, le Danemark). Pétain signe l’armistice et entreprend une collaboration avec l’occupant, il rencontre Hitler à Montoire en octobre 1940.
Une partie de la population accepte de collaborer, par peur du communisme, par antisémitisme ou par simple profit économique. Elle s’engage dans des milices, fait de la propagande.
La majorité des populations est restée attentiste durant l’occupation.
La résistance
Elle peut être passive (écoute discrète des radios alliées, lecture de la presse clandestine) ou active (sabotage, aides aux Juifs). Certains résistants s’organisent en réseau et prennent le maquis. C’est le cas en France de Jean Moulin après l’appel du 18 juin du général de Gaulle.
La Gestapo combat les résistants, qu’elle considère comme des terroristes. Ceux qui tombent entre ses mains sont torturés, déportés ou tués. Les prises d’otages de la Gestapo terrorisent la population.

III. Le Monde en 1945
Un traumatisme sans précédent
Le bilan humain est terrible. 50 millions de morts, 35 millions de blessés. La moitié des morts est constituée de civils, victimes des privations, des bombardements aveugles et des représailles.
Les régions et les villes les plus industrialisées d’Europe ont été dévastées par les combats : l’économie est paralysée.
Les limites morales et humaines ont été dépassées. Le génocide organisé des Juifs et des Tziganes, les exécutions massives de prisonniers de guerre par les Allemands et les Japonais laissent des consciences ébranlées. C’est le début de l’angoisse nucléaire.
Le tribunal de Nuremberg (novembre 1945 – octobre 1946) définit la notion de crime contre l’humanité. Les vainqueurs font le procès des vaincus et dans les anciens pays conquis, les gouvernements contiennent difficilement l’épuration sauvage.
Un monde à reconstruire et sous influence
Le nouveau visage de l’Europe est dessiné lors de Yalta (février 1945).
En juin 1945, 50 Etats signent la Charte de San Francisco qui donne naissance à l’Organisation des Nations-Unis (ONU).
A la conférence de Potsdam, il est décidé que l’Allemagne sera démilitarisée, dénazifiée et divisée en quatre zones d’occupation.
Les États-Unis et l’URSS, qui apparaissent comme les deux grandes puissances libératrices de la vieille Europe en déclin, manifestent leur volonté de décider à deux du sort d’un monde désormais sous influence.

IV. Dates et mots-clés
Dates
01 septembre 1939 : invasion de la Pologne
10 mai.1940 : début de l’offensive allemande à l’Ouest
mai – juin 1940 : bataille de France
18 juin 1940 : appel à la résistance de De Gaulle
22 juin 1941 : offensive allemande en URSS
07 décembre 1941: attaque japonaise de Pearl Harbor
août 1942 – février 1943 : bataille de Stalingrad
06 juin 1944 : débarquement allié en Normandie
08 mai 1945 : capitulation allemande
août 1945 : bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki
02 septembre 1945 : capitulation japonaise
juin 1945 : création de l’Organisation des Nations-Unies
novembre 1945 – octobre 1946 : tribunal de Nuremberg
Mots-clés
Blitzkrieg ; Wehrmacht ; débarquement de Normandie ; capitulation ; bombe atomique ; Gestapo ; camps de concentration ; déportation ; génocide ; camps d’extermination ; collaboration ; résistance ; crime contre l’humanité.
Biographies
Winston Churchill (1874-1965) : homme politique anglais. Dès 1932, il comprend le danger que représente Hitler et se retrouve très isolé. Premier ministre conservateur durant le conflit, il organise l’effort de guerre et la résistance britannique face à l’aviation allemande ( bataille d’Angleterre). Il
participe ensuite aux négociations de paix.
Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) : homme politique et démocrate américain. En 1932, il est élu président en plein cœur de la crise économique. Il met en place un programme de relance, le New Deal. Très populaire, il est réélu en 1936,1940 et 1944. L’attaque japonaise le pousse à entrer en guerre et
il lance un programme d’effort de guerre. Il meurt en 1945 et est remplacé par Truman.
Jean Moulin (1899-1943) : préfet envoyé en zone sud par de Gaulle, il unifie les mouvements de résistance et devient, début 1943, le président du CNR (Conseil National de la Résistance). Dénoncé, il est livré aux nazis, torturé ; il meurt au cours de son transfert en Allemagne.

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La musique dans la peau

Cet homme a la musique dans la peau. Son nom: Manabe, Daito Manabe. Producteur d’électro, DJ et inventeur, il a expérimenté une toute nouvelle façon de « vivre » la musique: il se colle des électrodes sur la face! En fait, Daito a mis au point un petit dispositif permettant de faire correspondre, à différentes notes de musique, de petites décharges électriques. Ces impulsions, transmises à la peau par les électrodes, provoquent alors diverses contractions des muscles de la face. Résultat, le brave Daito a l’air bourré de tics!

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Sauts de kangourou

Les échasses urbaines, vous connaissez ?  Ces chaussures à ressorts sont en passe de détrôner les rollers pour devenir le nouveau sport de glisse à la mode  (…mais peut-on encore parler de glisse à leur sujet ?).

Les échasses urbaines permettent de courir jusqu’à 40 km/h, en faisant des bonds de 3 mètres vers l’avant et de 2 mètres vers le haut. Autant dire qu’il vaut mieux être téméraire… et sportif ! L’engin sollicite en effet 98% des muscles du corps: 20 minutes de pratique équivalent à 1h15 de footing! Les plus expérimentés arrivent à réaliser des acrobaties chorégraphiées avec saltos avant, saltos arrière, sauts de marches. Mais avant tout, il faut trouver l’équilibre et réussir à gambader!… Créées en 2003 en Allemagne, les échasses urbaines connaissent un pic de popularité depuis le début de l’été. Elles ont même été utilisées pendant la cérémonie de clôture des jeux olympiques. Une sacrée consécration pour ce dispositif dont les différents composants – comme ses ressorts en fibres de verre – sont issus de l’industrie aéronautique. Une technologie de pointe qui justifie sans doute le prix de la bête: dans les 400 euros quand même! Si vous craquez, n’oubliez pas d’acheter aussi les protections qui vous sauveront la mise en cas de gamelle. Indispensable, comme dans tout sport extrême, pour éviter les gros bobos !

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Quand la main défie le pied…

Vous vous souvenez de l’illusion de la danseuse et des hésitations du cerveau pour déterminer si elle tourne à droite ou à gauche ? Eh bien un petit tour du même genre, et qui nous laisse tout aussi perplexe, traîne en ce moment sur Internet. Le texte envoyé par mail de copain en copain engage à faire l’expérience suivante :

1.-Alors que vous êtes assis à votre bureau, levez votre pied droit du plancher et faites-lui faire des cercles dans le sens des aiguilles d’une montre.
2.-Pendant que vous faites des cercles avec votre pied droit, dessinez le chiffre 6 dans les airs avec votre main droite.

Ca vaut le coup d’essayer : ça prend 2 secondes et vous serez surpris de voir qu’immanquablement votre pied change de direction! Tout se passe comme si la main entraînait le pied dans son mouvement. Impossible de faire tourner main et pied dans deux sens différents !

Surprenant ? Eh bien pas tant que ça, réagit Sarah Calvin chercheuse en neurosciences qui travaille tout spécialement sur la coordination des mouvements. « On sait depuis longtemps que certains mouvements sont quasi impossibles à réaliser en même temps, commente -t-elle. Tout vient du câblage de notre cerveau et de sa symétrie.  Ainsi quand le cerveau lance une commande vers la partie gauche du corps, une commande jumelle part instantanément vers la droite. Chez les adultes, elle est inhibée, ce qui permet de disjoindre par exemple les mouvements des deux mains. Mais les jeunes enfants, eux, ont tendance à faire des mouvements en miroir avec leurs deux mains. »

Pour l’expérience proposée avec le  pied et la main, c’est donc la symétrie du câblage des circuits nerveux qui rend difficile des mouvements antagonistes sur un même côté du corps. Mais ce n’est pas inéluctable : normalement avec un peu d’entraînement, on doit pouvoir lever le blocage et tourner en même temps pied et main dans 2 sens différents.  D’ailleurs dès le premier essai, Sarah Calvin, habituée de par ses recherches à ce genre d’exercice de décoordination, a réussi, en direct au téléphone, à réaliser les deux mouvements en même temps… sans problème!

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Brevet/Histoire-Géographie : La première guerre mondiale


I
. Une guerre que lon veut courte

Le déclenchement des hostilités
La France veut récupérer l’Alsace-Lorraine, perdue au profit de l’Allemagne.
L’empire austro-hongrois est fragilisé par des tensions internes. Après l’assassinat de l’héritier de son trône, l’Autriche lance un ultimatum à la Serbie, qui est soutenue par la Russie : le jeu des alliances se met en place.
Les forces en présence
Les empires centraux, (Allemagne, Autriche-Hongrie) doivent se battre sur deux fronts. Ils ont une industrie lourde et une armée bien préparée.
L’Entente (la France, la Grande-Bretagne, la Russie) dispose d’un grand réservoir humain dans les colonies, mais le commandement n’est pas unifié et la préparation militaire des troupes est insuffisante.
Léchec de la guerre de mouvement
Le plan allemand Schlieffen veut concentrer les forces à l’ouest contre la France, puis se retourner contre la Russie.
Le plan français XVII prévoit d’attaquer en Alsace-Lorraine, puis de franchir le Rhin, mais l’offensive allemande au Nord oblige à une contre-offensive dans la Marne menée par le maréchal Joffre.

II. Une guerre qui dure et qui sétend
La guerre de position
Les troupes s’enterrent dans les tranchées.
Le quotidien du poilu est effroyable (soif, faim, froid, mort à chaque instant) et à chaque assaut, un homme sur trois est tué.
La bataille de Verdun (février à décembre 1916) fait 700 000 morts en dix mois, malgré l’effort du maréchal Pétain qui organise la défense française et le ravitaillement.
1917 : lane charnière
La lassitude atteint tous les camps (mutineries, grèves).
L’entrée en guerre des États-Unis répond à la préservation de ses intérêts économiques (envoi de soldats et de matériel).
La Russie sort du combat en décembre 1917 par l’armistice de Brest-Litovsk.
1918 : lane décisive
Débarrassés de leur ennemi à l’Est, les Allemands lancent une offensive sur le front de l’Ouest.
Les Alliés lancent une contre-offensive victorieuse sur la Marne sous le commandement centralisé du maréchal Foch.
L’armistice est signée le 11 novembre 1918 à Rethondes, dans la forêt de Compiègne.

III. Une guerre totale
La mobilisation des Etats
Dans tous les Etats se font des unions sacrées pour la victoire. Les Etats organisent une économie de guerre avec rationnement. La mobilisation des esprits est totale par la censure de la presse et du courrier pour la propagande.
La mobilisation des hommes et des femmes
66 millions de soldats se succèdent avec des renforts des colonies.
La population active est modifiée: les femmes remplacent les hommes aux champs et dans les usines d’armement : ce sont les munitionettes.
La mobilisation des moyens de production
C’est une guerre d’ateliers industriels: armes nouvelles (grenades, lanceflammes, gaz asphyxiants), sous-marins, chars, avions.
Les patrons s’enrichissent grâce à la production d’armement (Louis Renault, André Citroën).

IV. Les conséquences du conflit
Une Europe en déclin

Le bilan démographique est lourd : 9 millions de morts, 7 millions d’invalides, des millions de veuves et d’orphelins. Premier génocide de l’histoire : la population arménienne est massacrée par les Turcs. S’ajoutent également des séquelles démographiques à long terme sur la pyramide des âges.
La guerre est un désastre matériel et financier. L’Europe est un champ de ruines, tout est à reconstruire. Les pays se sont endettés pour l’effort de guerre, et ils doivent rembourser. L’inflation est galopante, l’Europe souffre de pénuries, et il faut reconvertir les économies de guerre en économies de paix.
Les États-Unis sont devenus les créanciers de l’Europe, à la suite du repli commercial du continent.
Une Europe redessinée
Les 14 points de Wilson, énoncés en janvier 1918, prévoient la création de la Société Des Nations. La conférence de Paris ( janvier-mai 1919) réunit 32 pays représentant les vainqueurs.
L’Allemagne, jugée responsable du conflit, est humiliée par le Traité de Versailles, signé le 28 juin 1919, qu’elle considère comme un Diktat.
Elle devient une nation désarmée, amputée de territoires, privée de ses colonies et contrainte à payer de lourdes réparations. Elle est privée de son potentiel économique et militaire.
De nouveaux Etats apparaissent : la Pologne, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, les Etats baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie).
Les traités font naître un sentiment de revanche et d’humiliation chez les perdants (Italie, Allemagne). Les nouvelles frontières n’ont pas résolu tous les problèmes de nationalités et en ont même créé.
La SDN, impuissante, souffre de l’absence des Etats-Unis.

V. Dates et mots-clés
Dates
28. juin 1914 : assassinat de l’Archiduc d’Autriche à Sarajevo.
03 août 1914 : déclaration de guerre de l’Allemagne à la France
06-10 septembre 1914 : bataille de la Marne
février-décembre 1916 : bataille de Verdun
avril 1917 : entrée en guerre des Etats-Unis
décembre 1917 : armistice de Brest-Litovsk
11 novembre 1918 : armistice à Rethondes
28 juin 1919 : traité de Versailles
janvier-mai 1919 : conférence de Paris
Mots-clés
Ultimatum ; empires centraux ; front ; Entente ; guerre de mouvement ; union sacrée ; rationnement ; censure ; propagande ; guerre de position ; tranchée ; poilu ; mutinerie ; armistice ; SDN ; Diktat ; réparations.
Biographies
Maréchal Pétain (1856-1951) : général chargé, en février 1916, de la défense de Verdun. Il en tire un grand prestige qui lui vaut, en 1918, le titre de maréchal
de France.
Maréchal Foch (1851-1929) : officier ayant participé aux principales batailles depuis le début de la guerre. Il est nommé chef d’état-major en 1917 et
généralissime des armées alliées en 1918. Il dirige l’offensive victorieuse en août 1918.
Thomas Woodrow Wilson (1856-1924 ): président démocrate des États-Unis de 1912 à 1920. Il décide l’entrée de son pays dans la Première Guerre mondiale
et énonce en janvier 1918 les « 14 points » censés garantir une paix durable.
Paul von Hindenburg (1847-1934) : maréchal et homme politique allemand. Après avoir combattu les Russes à Tannenberg (1914), il commande le front de l’Est. Président de la République en 1925, il nomme Hitler comme chancelier le 30 janvier 1933.

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Brevet/Histoire-Géographie : L’entre deux guerres

I. La dépression économique et ses conséquences
La crise économique et les politiques de lutte
Le 24 octobre 1929, le krach de la bourse de New-York (Wall Street) ruine des milliers de spéculateurs qui cherchent à revendre leur titres : c’est une panique boursière qui entraîne la chute des cours. Le monde entier est affecté du fait de l’interdépendance des économies.
Aux États-Unis, le président Roosevelt adopte la politique du New Deal, inspirée de Keynes, qui vise à une plus grande intervention de l’état (dévaluation du dollar, politique de grands travaux).
La dépression modifie le comportement économique des états. Des mesures protectionnistes sont adoptées, voire des réactions agressives (Italie, Allemagne, Japon) comme l’autarcie et l’expansionnisme (réarmement).
Des bouleversements de société
L’urbanisation explique l’essor des services. Le développement des ransports favorise l’exode rural, qui fait gonfler les banlieues.
La production industrielle se rationalise par le taylorisme. Les cols blancs se multiplient et les emplois se féminisent. Les besoins se multiplient, surtout aux États-Unis , où ils symbolisent « l’American way of life ».
Une diffusion plus rapide de l’information est possible par la TSF qui fait connaître le jazz et le cinéma parlant (1927).
Les arts dans les années trente connaissent par ailleurs des évolutions importantes (dessins animés, bandes dessinées). Le jazz, musique noire, connaît une formidable expansion grâce à des artistes comme Louis Armstrong, Duke Ellington et Ella Fitzgerald.

II. La France des années trente
Une société qui entre doucement dans le XXème siècle
A la fin des années 20, paysans, commerçants, ouvriers et artisans constituent la grande majorité de la population.
La III ème république a survécu au conflit, et le débat politique oppose l’Union nationale au Cartel des gauches.
Un nombre croissant de Français remettent en cause l’organisation sociale et politique du pays, car les clauses du traité de Versailles ne permettent pas de construire la paix.
Alors que l’empire colonial est vingt-trois fois plus vaste que la métropole, le rayonnement international de la France diminue.
Le Front populaire
La SFIO, le Parti radical et le Parti communiste s’unissent pour lutter contre les ligues et défendre la république.
Les partis du Front populaire, dirigé par Léon Blum remportent les élections legislatives de mai 1936.
Après une vague de grèves qui paralysent le pays, les accords de Matignon sont signés le 7 juin 1936. Ils représentent une avancée sociale très importante.
Les Français désunis face à la guerre
Les menaces et les agressions de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon se font de plus en plus précises.
A la conférence de Munich (29-30 septembre 1938), Chamberlain et Daladier acceptent les exigences allemandes, au nom d’une paix bradée.
Dès 1925, les chefs militaires français ont choisi une stratégie défensive, en construisant la ligne Maginot.
En 1939, les Français réalisent qu’une attitude pacifiste n’est plus possible.

III. Lémergence de régimes autoritaires
La multiplication des régimes totalitaires dans le monde
Après la guerre, l’Italie connaît des troubles révolutionnaires qui favorisent l’émergence du parti fasciste. Mussolini accède au pouvoir en 1922, après la Marche sur Rome.
En Espagne, à partir de 1936, une guerre civile oppose les partisans de Franco et les républicains, soutenus par les Brigades internationales.
Au Japon, la crise favorise l’instauration d’un régime militaire qui mène une politique expansionniste ( protectorat mandchou en 1932).
Lavènement du nazisme
Au début des années trente, la crise frappe très durement la jeune République de Weimar.
Le parti nazi d’Hitler se présente comme le rempart contre une révolution bolchevique et une réponse à la crise économique de 1929. Il devient le premier parti politique en 1932. Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg, en janvier 1933 et en 1934, il obtient les pleins pouvoirs.
Le IIIème Reich est un Etat totalitaire xénophobe. Le premier camp de concentration (Dachau) est ouvert en 1933.
Les lois de Nüremberg sont antisémites. En novembre 1938 a lieu la nuit de Cristal, pendant laquelle les nazis organisent la destruction et le pillage des synagogues et des magasins juifs.
La société est profondément encadrée : l’école et les organisations de jeunesses hitlériennes ont pour but de transformer les jeunes en nazis.
Le seul parti autorisé est le parti nazi dirigé par le Führer : Hitler La police politique (Gestapo), épaulée par les SS, traque tous ceux qui sont suspects de résistance.
Une politique économique fondée sur lautarcie
Au mépris du traité de Versailles, Hitler s’engage sur la voie du réarmement et de la remilitarisation. Il profite de la passivité des démocraties occidentales pour annexer l’Autriche et la Tchécoslovaquie.
Par son bellicisme, Hitler est directement responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

IV. Dates et mots-clés
Dates
24 octobre 1929 : krach de Wall Street
janvier 1933 : Hitler est nommé chancelier
06 février 1934 : manifestation des ligues à Paris
mai 1936 : victoire du Front Populaire
07 juin 1936 : accords de Matignon
1935 : lois de Nuremberg
1936 : début de la guerre civile en Espagne
1938 : Franco au pouvoir en Espagne
mars 1938 : annexion de l’Autriche ( Anschluss)
9-10 novembre 1938 : nuit de Cristal
septembre 1938 : conférence de Munich
août 1939 : invasion de la Tchécoslovaquie
Mots-clés
Crise économique ; krach ; New Deal ; protectionnisme ; autarcie ; expansionnisme ; taylorisme ; Front populaire ; accords de Matignon ; régimes totalitaires ; antisémite ; lois de Nüremberg fascisme ; nazisme ; Führer .
Biographie
Adolf Hitler (1889-1945) : naissance en Autriche dans une famille modeste. Il participe au premier conflit mondial. En 1923, il fait une tentative ratée de putsch à Munich. Incarcéré, il rédige Mein Kampf. Le 30 janvier 1933, bénéficiant des conditions très dures de la crise économique, Hitler est appelé à la chancellerie par le président Hindenburg. Il développe la théorie de l’inégalité des races : les Aryens, la race supérieure, peuvent et doivent, selon lui, anéantir les « sous-hommes » (Juifs, Tziganes, bolcheviks). A la fin de la guerre, devant l’avancée des troupes alliées, il se suicide dans son bunker le 30 avril 1945.

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Brevet/Histoire-Géographie : L’inégale répartition des richesses


I. Définir la richesse, la pauvreté et les inégalités
Mesurer
A l’échelle des hommes, revenus et pouvoirs d’achats permettent de mesurer les niveaux de vie des individus.
A l’échelle des Etats, le PNB (Produit National Brut) et le PIB (Produit Intérieur Brut) évaluent la richesse grâce à la valeur de la production : plus ils sont élevés , plus l’Etat est riche.
Les pays pauvres ont souvent un IDH (Indice de Développement Humain) faible et une croissance démographique forte.
L’essentiel de la population est paysanne et l’industrialisation est faible.
A l’intérieur des sociétés, l’IPH (Indice de Pauvreté Humaine) mesure la pauvreté des populations.

Classer
On peut répertorier les pays en fonction du revenu par habitant.
Les pays pauvres : il y a les PMA (Pays les Moins Avancés), mais d’autres ont acquis des statuts de puissance régionale (Chine, Inde, Brésil )
Les nouveaux pauvres : ils sont situés en Europe de l’est ou en ex-URSS. Ils se sont appauvris depuis la disparition de l’Union soviétique, privés des structures économiques du bloc communiste.
Les anciens pauvres : certains pays d’Asie et du Moyen-Orient se sont enrichis grâce aux bénéfices de l’industrie high-tech et du pétrole.
Les pays riches : industrialisés de longue date (Etats de l’Europe du Nord ) ou pays neufs ( Etats d’Amérique du Nord et d’Océanie), ils cumulent richesses et pouvoirs.
Nuancer
La pauvreté absolue se manifeste par le manque de ce qui est nécessaire à la vie.
La pauvreté relative désigne la part des personnes défavorisées par rapport à l’ensemble de la population. Elle se mesure en fonction des seuils de pauvreté.
La notion de richesse ou de pauvreté dépend aussi du pouvoir d’achat et du mode de vie.

II. Les inégalités de richesse à léchelle mondiale
De forts contrastes NordSud
Les pays pauvres représentent 80% de la population mais ne concentrent que 20% des richesses.
Le tropique du Cancer est une ligne de partage de la richesse.
La plupart des pays pauvres se situent au sud de cette ligne.
Des causes multiples et cumulées
Les contraintes naturelles non maîtrisées par les hommes (déserts, hautes montagnes, forêt équatoriale) handicapent les pays pauvres. Elles sont souvent aggravées par des catastrophes naturelles.
Tardivement autonomes dans leur gestion économique et politique du fait de la colonisation, les pays pauvres sont peu industrialisés et ont des régimes politiques instables.
Les pays du Nord, déjà industrialisés, se sont enrichis après 1945 au détriment de ceux du Sud.
Des rapports de dépendance
Très lourdement endettés, les pays pauvres sont dépendants des pays industrialisés pour la vente de leur matières premières.
L’aide technique et financière est souvent mal utilisée, détournée et insuffisante.
Les inégalités stimulent des migrations vers les villes des pays riches, vitrines de l’opulence.
Recherchant une main d’œuvre moins coûteuse, de nombreux entrepreneurs des pays riches délocalisent vers les « Suds ».

III. Les inégalités de richesse à lintérieur des sociétés
Des pauvres dans les pays riches
Dans les pays développés, 25% de la population, le Quart monde, est exclue de la société de consommation. Les femmes et les immigrés sont les principales victimes des inégalités de richesse.
Les paysages portent la marque de l’inégale distribution des richesses. Certaines régions rurales et isolées sont désertées (Massif central). A New-York, des quartiers déshérités (Harlem, le Bronx ) s’opposent aux riches avenues bordées de villas ou d’immeubles cossus (Brooklyn).
La hausse du nombre des pauvres depuis 25 ans est due aux excès du libéralisme économique et au passage à une économie néo-industrielle.
Des riches dans les pays pauvres
Les écarts sont encore plus marqués entre une élite réduite et des pauvres très nombreux. Les catégories intermédiaires sont très peu représentées, contrairement à celle des pays riches.
On observe une forte ségrégation spatiale, à toutes les échelles.
Certains Etats, comme les géants d’Asie, juxtaposent sur leurs territoires une modernité urbaine et un archaïsme rural. Les bidonvilles côtoient les quartiers d’affaires calqués sur ceux des pays du Nord.
L’insuffisance du développement économique, le manque de formation de haut niveau, la corruption et la mondialisation de l’économie contribuent à expliquer ces écarts.

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Brevet/Histoire-Géographie : La géographie politique du monde

I. Un monde divisé ?


Les Etats indépendants dans le monde
185 Etats indépendants se partagent la surface de la Terre. Un Etat indépendant contrôle un territoire, est doté de frontières le délimitant et perçoit des impôts. Il organise la vie de ses habitants et assure leur sécurité.
De nombreux conflits entre Etats et à l’intérieur des Etats
Certains Etats connaissent des tensions avec leurs voisins ou d’autres pays. C’est le cas d’Israël et de ses voisins arabes.
Deux pays sont parfois en désaccord sur le tracé d’une frontière, notamment lorsqu’un Etat souhaite étendre son territoire ou convoite les ressources disponibles sur un territoire contesté.
Les frontières politiques ne correspondent pas toujours aux limites des territoires occupés par les peuples. Parfois, plusieurs d’entre eux sont regroupés à l’intérieur d’un seul Etat
(Yougoslavie).
Quand deux peuples se font la guerre à l’intérieur d’un même Etat, on parle de guerre civile.
La multiplication des frontières au XXe siècle
En Europe, beaucoup d’Etats sont nés de la redéfinition des frontières après chaque guerre mondiale. Ainsi, l’Allemagne a été scindée en deux en 1949.
En Afrique et en Asie, de nombreux Etats sont nés de la décolonisation.
En Europe et en ex-URSS, les frontières ont implosé depuis 1989. L’URSS a été remplacée par 15 Etats, la Tchécoslovaquie s’est coupée en deux et la Yougoslavie continue de se déchirer.

II. Les organisations gionales et mondiales
Le rôle international de lONU
Presque tous les Etats sont représentés à l’ONU, fondée en 1945 pour sauvegarder la paix dans le monde.
Son action principale consiste à assurer le maintien de la paix partout où elle est menacée. L’ONU dispose de troupes armées, les Casques bleus et fait pression sur les pays agresseurs en
leur imposant des sanctions.
L’ONU exerce également une action sociale et culturelle, par le biais de l’UNESCO, de l’UNICEF et de l’OMS.
Les organisations régionales
Pendant la « guerre froide », de nombreux Etats ont conclu des alliances militaires pour se défendre en cas d’agression. C’est ainsi qu’est née l’OTAN.
Certaines organisations ont un objectif économique. Des pays se regroupent pour former un plus vaste marché, favorisant les échanges et donc le développement de leur économie. L’Union européenne a ainsi une monnaie unique et le Mexique, les Etats-Unis et le Canada sont réunis au sein de l’ALENA.
Les organisations humanitaires et culturelles
Les ONG ont, pour l’essentiel, un but humanitaire. Elles sont souvent accusées d’ingérence par les Etats dans lesquels elles interviennent.
Leur rôle est de soulager la détresse des populations en danger (guerres, épidémies, catastrophes naturelles ).
Des organisations à vocation culturelle s’efforcent de créer des solidarités, linguistiques par exemple (la Francophonie).

III. Les civilisations dans le monde
Les grandes civilisations du monde
La civilisation occidentale demeure imprégnée par l’héritage culturel de l’Antiquité. Les événements fondateurs en sont la naissance de la démocratie à Athènes il y a 2500 ans, l’essor de la chrétienté et la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.
Les grandes civilisations orientales, hindoue, chinoises ou japonaises, ont conservé une forte identité culturelle. Elles s’appuient sur des valeurs traditionnelles pour renforcer l’organisation de la société.
La civilisation musulmane, apparue au VIIe siècle, regroupe un monde très divers mais soudé par la place importante accordée à l’Islam dans la vie quotidienne.
D’autres civilisations se dessinent, en Amérique latine, en Afrique noire ou en Russie. Elles sont moins affirmées car composées de peuples hétérogènes.
Une tendance à l’uniformisation
La civilisation occidentale rayonne à travers le monde de multiples façons : par la religion (on trouve des chrétiens sur tous les continents), par les langues (l’anglais et l’espagnol sont des langues universelles) ou par les valeurs (les Droits de l’Homme).
Au XXe siècle, cette influence s’est renforcée et étendue à d’autres domaines : consommation alimentaire (pain), vêtements (jean), culture et loisirs. La civilisation occidentale tend à devenir une civilisation universelle .
L’Occident maîtrise la majorité des flux d’informations et impose souvent sa manière de penser et ses valeurs. Cette suprématie est parfois dénoncée comme une forme d’impérialisme culturel.
Cependant, la civilisation occidentale semble décliner sur d’autres plans : sa population vieillit, et certains modes de vie occidentaux sont rejetés. Il s’agit donc plus de modernisation que d’occidentalisation.

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Brevet/Histoire-Géographie : L’espace monde, échanges et mobilité des hommes

I. Des flux qui organisent lespace mondial
Les raisons de l’essor des flux
La croissance économique et la baisse du coût des transports depuis 1945 expliquent que tout circule aujourd’hui partout dans le monde.
Le volume des marchandises échangées est 16 fois supérieur à celui de 1950 et le tourisme concerne chaque année 600 millions de personnes.
Depuis 1945, la majorité des pays a adopté le système du libreéchange, ce qui a permis l’essor des flux de produits. Depuis 1995, l’OMC ( Organisation Mondiale du Commerce) organise les échanges internationaux.
De plus en plus de marchandises échangées
Les produits manufacturés représentent 60% des volumes échangés. Aux premiers rangs, on trouve le pétrole, le blé, les automobiles et les matériaux de transport. Les pondéreux sont transportés par conteneurs.
Les flux de marchandises sont très inégalement distribués.
L’essentiel du fret a lieu dans l’hémisphère Nord, mais l’émergence de l’Asie a mis les flux transpacifiques à la première place.
Le monde s’organise désormais en grandes zones régionales d’échanges.
Des hommes de plus en plus mobiles
Les migrations de travail sont le reflet des inégalités de la planète. Elles sont orientées des pays pauvres vers les pays riches.
Les flux touristiques, massifs, se font surtout entre pays riches (France, Espagne, Etats-Unis) et vers certains bassins attractifs : la Méditerranée, les Caraïbes et le Pacifique.

II. Des flux qui modifient les espaces
Un espace mondial réduit et unifié
Il y a de plus en plus de flux mondiaux. En 1948, le GATT comptait 23 pays ; en 1998, l’OMC en regroupait 131. Les pays de l’OPEP, les NPI, la Chine, les anciens pays communistes sont devenus des nouveaux pôles du commerce mondial.
Les distances sont réduites : marques et touristes ne connaissent plus de frontières et, en tout point du globe, les hommes consomment les mêmes produits.
Les destinations les plus éloignées sont desservies chaque jour rapidement et à prix réduits. Les modes de vie s’uniformisent. On parle de « village planétaire ».
Un monde dominé par trois centres : la Triade // Amérique du Nord, Europe de l’ouest, Asie Orientale.
Des pôles dominants organisent ces flux
Les entreprises et les Etats sont à l’origine de ces flux. Matières premières et composants, produits fabriqués, main-d’œuvre, circulent pour les entreprises et parfois avec elles.
Avec les délocalisations, en Asie du Sud-Est par exemple, les trajets sont modifiés et orientés.
Les façades océaniques bénéficient de ces échanges avec la création de grands ports et de réseaux de communications avec l’arrière-pays. On voit ainsi se développer des mégalopoles côtières.
Des frontières encore valables ?
Les échanges entre firmes et la réduction, voire la suppression, des barrières douanières dans le monde occidental rendent parfois inutile les frontières des Etats.
Les Etats pratiquent souvent une ouverture maximale aux flux de toutes sortes, sources d’enrichissement.
Cependant, les frontières peuvent constituer une barrière pour des hommes à la recherche de travail ou de meilleures conditions de vie. Elles n’empêchent pas 15 millions de clandestins de circuler dans le monde.

III. Des flux qui modifient les hiérarchies
Les échanges, sources de croissance
Les flux apportent des devises et des capitaux, créent des emplois et suscitent la construction d’infrastructures ( aéroports, réseaux de transports, zones industrielles, Bourses) dans les zones qui les produisent.
Médicaments, progrès en matière d’hygiène et conseils techniques ont accru l’espérance de vie et par conséquent la population des PED. Souvent trop nombreuse, la main d’œuvre émigre.
La mondialisation des échanges accélère aussi l’urbanisation, la ville concentrant énergies, pouvoirs et marchés.
Les échanges, sources dinégalités
Les échanges s’expliquent par les différences et les inégalités. Un pays importe les produits qui lui manquent. La misère, les troubles politiques motivent les migrations de travail vers les pays développés.
Les échanges aggravent les inégalités et les dépendances. Les PED empruntent pour payer leurs importations en devises aux prix fixés dans les pays du Nord. Certains espaces mais aussi certaines catégories sociales sont appauvris par la mondialisation, victimes de la concurrence.
Notion de centre et périphérie.
LEtat en marge ?
40% des échanges internationaux se font à l’intérieur des entreprises. Les Etats, poussés à se désengager au nom du libéralisme, ne contrôlent pas tous les flux et doivent souvent reculer face aux ententes entre firmes.
Les Etats peuvent néanmoins tempérer ce libre-échange, en protégeant certains produits. Mais avec la crise économique et la montée de la concurrence, ils sont surtout à l’origine de réflexes protectionnistes et fixent des quotas d’immigrants.

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Humour

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C’est du propre !


Quelle différence entre le clavier d’un PC du collège et les toilettes de l’établissement ? Aucune affirme une étude britannique, “les claviers d’ordinateurs peuvent abriter plus de bactéries dangereuses que la moyenne des sièges de toilette”. Sur 30 claviers, 4 étaient  dangereux, 1 contenait 150 fois plus de bactéries qu’un siège de WC….

Tu peux d’ores et déjà commencer par nettoyer à fond le clavier de l’ordinateur familial. Comment procéder ?

  1. Arrête ton ordinateur.

  2. Déconnecte le clavier de l’unité centrale.

  3. Retourne et secoue ton clavier délicatement pour faire tomber les déchets qui s’y seraient glissés.

  4. Dépoussière les interstices du clavier avec un aspirateur puis avec un pinceau ou un coton-tige.

  5. Élimine enfin les traces noires avec des cotons-tiges trempés dans de l’alcool à brûler.

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Comment valider l’information en ligne ?

Le CRDP de Versailles propose une plaquette destinée à faire réfléchir tout un chacun au chemin nécessaire à la validation d’une information.

Une plaquette “pour ne pas – trop – se tromper quand on cherche de l’information sur Internet. Identifier, vérifier, faire des choix … ” et réussir à coup sûr recherches documentaires, devoirs et exposés !

Comment valider une info en ligne ?

Extrait :

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Un document à télécharger et à sauvegarder sur ton ordinateur.
Un document à consulter régulièrement !

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Manga ! Vous avez dit manga…

Savez-vous exactement ce qu’est un manga ? Et d’où vient ce terme ? Que signifie-t-il ? Quelles sont ses particularités ? Face à la croissance explosive en France de ce genre de BD, arrêtons-nous un instant sur ce phénomène pour en savoir un peu plus

Le terme Manga, créé au 19ème siècle par le peintre Hokusai, est constitué de deux idéogrammes : Man (exécuté de manière rapide et légère) et Ga (dessin). Le manga, tel que nous le connaissons aujourd’hui, ne date que du 20ème siècle et celui qui va imposer sa technique de dessin et de narration pour des décennies, s’appelle Osamu Tezuka.

.

Les caractéristiques du manga

Presque toujours en noir et blanc, ils sont publiés dans des revues peu coûteuses sur du papier recyclé. Ces story manga utilisent un découpage “cinématographique” : cadrage et découpage temporel. Des personnages aux grands yeux sont supposés renforcer l’expressivité du visage. A noter aussi le recours aux onomatopées, beaucoup plus fréquentes et au champ d’application plus large qu’en France :

  • – le sourire : Niko Niko
  • – le scintillement : Pika Pika , d’où le nom de Pikachu, qui vaut son pesant de yens.

Les publications s’adressent à des tranches d’âge précises :

  • – Shônen pour jeunes garçons,
  • – Shôjo pour jeunes filles.

et privilégient des thèmes comme le sport, l’action, les combats, les histoires delycées ou les histoires de méchants. L’impact du Manga, au Japon, dépasse de loin la portée de la BD en France. Plus qu’un loisir, c’est un média très populaire, parfois reconnu comme un art à part entière. Les prétendants pour devenir mangaka (créateurs de mangas), sont des forçats de la créativité.

En France

Vers la fin des années 70, l’animation japonaise fait une entrée en force avec Goldodrak, puis Candy pour les filles et Albator pour les garçons. Mais les éditeurs parlent d’effet de mode. Enfin les années 2000, avec l’arrivée d’Internet, des sites spécialisés, des salons, relancent l’engouement pour le manga. Celui-ci s’impose, désormais, dans la lecture adolescente par son prix bon marché et ses sorties régulières.

Une nouvelle génération d’auteurs français, influencés par leurs propres lectures manga, publient des BD métissées des techniques manga et franco-belges.

Adaptés en jeux vidéos, en dessins animés, les mangas ont aussi leur chaîne TV sur Canalsat.


Pour en savoir +

  • – le manga de Stéphane Ferrand, collection Les Essentiels de Milan
  • – Manga, 60 ans de bd japonaise, édition du Rocher, 2005
  • – Animeland, magazine mensuel, hors série n° 5.

Sites

Il y a de nombreux mangas à ta disposition au CDI… Viens les emprunter !

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Statistiques mondiales en temps réel


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Où en est le monde ???

Les chiffres défilent, sans fin, infatigables… Worldometers indique en temps réel le nombre de naissances du jour, le nombre de personnes mortes de faim aujourd’hui, les naissances cette année, le nombre de voitures construites, les vélos produits, les ordinateurs vendus,  les hectares de forêt détruite cette année, la distance parcourue par la Terre dans le système solaire cette année, l’argent dépensé pour des maladies liées à l’obésité aux Etats-Unis, les jours restants jusqu’à la fin du pétrole, du gaz ou du charbon, les cigarettes fumées depuis ce matin, les espèces éteintes cette année, etc… Et même les articles postés sur les blogs aujourd’hui… celui-ci était le 856743ème…

Pas mal non ?

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Branchez-vous sur Radio Saturne !


(Crédit : Nasa/JPL/Space Science Institute)
Le saviez-vous? Des émissions radios ont été captées par la sonde Cassini près de Saturne

Alors bien sûr il ne s’agit pas de diffusion d’infos ou de musique locale. Ces ondes sont émises par les pôles magnétiques de la planète en même temps que des aurores boréales. Et il paraît que cette petite mélodie saturnienne ressemble étrangement à ce que produit la Terre. Pour l’écouter cliquez ici : ces sons aliens ont quelque chose d’émouvant, non ?

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Ecoville:Deviens le grand maître du réflexe planétaire

Ce petit jeu créé par l’ADEME nous apprend de simples gestes pour protéger l’environnement tous les jours.

JOUEZ ICI

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Brevet/Maths : Fonctions linéaires et fonctions affines

I. Fonctions linéaires
Définition
On définit une fonction linéaire en associant à un nombre x, le nombre a x x .
Vocabulaire
La fonction linéaire f est définie par : f (x) = a x x.
On écrit aussi : la fonction linéaire f est définie par f : x–>ax .
f (x) se lit « f de x », f (x) est appelé l’image de x.
a est appelé le coefficient de la fonction linéaire.
Représentation graphique
La représentation graphique d’ une fonction linéaire définie par f (x) = ax est une droite passant par l’origine. Cette droite a pour équation : y = ax . a est le coefficient directeur de la droite.

II. Fonctions affines
Définition
On définit une fonction affine en associant à un nombre x, le nombre a x x + b.
Vocabulaire
La fonction affine f est définie par : f (x) = a x x + b.
On écrit : la fonction affine f est définie par f : x–>ax + b
Représentation graphique
La représentation graphique d’une fonction affine définie par f (x) = ax + b est une droite. Cette droite a pour équation :y = ax + b. a est le coefficient directeur de la droite, et b l’ordonnée à l’origine.
III. Exemples
Soit f , la fonction affine définie par f (x) = 3x – 2.
Images d‘un nombre
image de 1 : f (1) = 3 x 1 – 2 = 1 d’où : f (1) = 1
de même f (0) = 3 x 0 – 2 = -2 et f (-5) = 3 x (–5) – 2 = -17
Recherche d’un nombre
recherche du nombre dont l’image est 4.
f (x) = 4 donc 3x – 2 = 4 soit 3x = 6 d’où x = 2
Représentation graphique
• La représentation graphique de cette fonction affine est la droite d’équation : y = 3x – 2 .
• Dans un repère orthonormé, je trace la droite passant par ces trois points : A (1 ;1) B (2 ;4) et C (0 ;-2).

IV. Exercices
Application aux pourcentages
Augmentation
En appuyant sur une touche, on augmente la vitesse d’un bolide de 20%. Déterminons la fonction affine qui fait passer de la vitesse initiale à la vitesse finale puis calculons la nouvelle vitesse du bolide si sa vitesse initiale est 180 km/h.
Soit v, la vitesse initiale, f (v) est la vitesse finale :
• f (v) = v + 20/100 x v = v + 0,2 v = 1,2 v (f est en fait une application linéaire)
• v = 180 , f (180) = 1,2 x 180 = 216
Conclusion :
La vitesse finale du bolide est 216 km/h.
Réduction
Pour les soldes, on offre une réduction de 25%, déterminons la fonction affine qui permet de trouver la réduction, et le prix soldé.
Soit p, le prix initial, f (p) est la réduction et g (p) est le prix réduit.
f (p) = 25/100 x p = 0,25 p
g (p) = p – 25/100 x p = p – 0,25 p = 0,75 p

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Brevet/Maths : Factorisation et développement

I. Distributivité de la multiplication sur laddition

Pour tous réels a,b et k
k x (a + b)=k x a + k x b
• Pour développer le produit k x (a+b) , je le remplace par la somme k x a + k x b
• Pour factoriser la somme k x a + k x b, je la remplace par le produit k x (a+b)
Vocabulaire :
• On appelle facteur l’un des éléments d’un produit.
• On appelle terme l’un des éléments d’une somme
• Factoriser, c’est transformer une somme en un produit.
• Développer, c’est transformer un produit en somme.

II. Développer
k (a + b) = k a + k b
Exemple :
2(a + 1) = 2 x a + 2 x 1
k (a – b) = k a – k b
Exemple :
3( a – 2) = 3 x a – 3 x 2
(a + b) (c + d) = ac +ad + bc + bd
Exemple :
(a + 1) (a + 2)
= a2 + 2a + a + 2
= a2 + 3a + 2
(a + b) (c – d) = ac – ad + bc – bd
Exemple :
(a + 1) (a – 2)
= a2 – 2a + a – 2
= a2 – a – 2.

III. Factoriser
Exemple :
2a + a² = 2 x a + a x a
a est un facteur commun à 2a et à a2,
donc : 2a + a² = a (2 + a).
Exemple :
4 + 8a = 4 x 1+4 x 2a
4 est le facteur commun à 4 et à 8a;
donc: 4 + 8a=4 x 1 + 4 x 2a = 4 (1 + 2a)

IV. Identités remarquables
Carré d’une somme
• (a + b)² = a² + 2 ab + b²
Exemple de développement
(2a + 5)²
= (2a)² + 2 x 2a x 5 +5²
= 4a² + 20 a +25
a² + 12 a +36
Exemple de factorisation
= a² + 2 x a x 6 +6²
= (a+6)²
Carré d’une différence
• (a – b)² = a² – 2ab + b²
Exemple de développement
(3a – 4)²
= (3a)² – 2 x 3a x 4 + 4²
= 9a² – 24 a + 16
25a2 – 10a + 1
Exemple de factorisation
= (5a)²-2 x 5a x 1+1²
= (5a – 1)²
Différence de deux carrés
• (a + b) (a – b) = a² – b²
Exemple de développement
(2a + 3) (2a – 3)
= (2a)² – 6a + 6a – 9
= (2a)² – 9
= (2a)² – 3²
9a² – 16
Exemple de factorisation
= (3a)² – 4²
= (3a + 4) (3a – 4)

V. Exercice d’application
Enoncé
Développer et réduire A = (a – 5)² – (3a + 2) (a – 1).
Développer et réduire B = (a – 2) (5a – 3) + 3(a – 2)².
Correction:
A = (a – 5)² – (3a + 2) (a – 1)
Le premier terme (a – 5)² est le carré d’une différence, on le
développe donc en utilisant l’identité remarquable :
(a – b)² = a² – 2ab + b²
Le deuxième terme est précédé d’un signe « – » donc on le
développe en le laissant entre des parenthèses.
A = a² – 10a + 25 – (3a² + 2a – 3a – 2)
A =a² – 10a + 25 – 3a² – 2a + 3a + 2
A = a² – 3a² – 10a – 2a + 3a + 25 + 2
A = -2a² – 9a + 27
On remarque que le premier facteur (a – 2) est le facteur commun :
B = (a – 2) (5a – 3) + 3(a – 2)²
B = (a -2) (5a – 3) + 3(a – 2) (a – 2)
B = (a – 2) [(5a – 3) + 3(a – 2) ]
B = (a – 2) (5a – 3 + 3a – 6)
B = (a – 2) (8a – 9)

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L’épouvanteur

L’EPOUVANTEUR

Cette série est écrite par Joseph Delaney, il y a 5 livres déja parus mais un 6ème et sans doute d’autres vont sortir !!

Le héros est un garçon de 13 ans, Thomas Ward, qui devient l’apprenti de John Grégory, l’épouvanteur. Comme Tom est le  » 7ème fils d’un 7ème fils  » il peut voir les êtres surnaturels et les combattre. Ainsi au cours de ses années d’apprentissage, il va apprendre à combattre les sorcières, les gobelins et d’autres créatures de l’obscur. Mais le mal est grandissant et Tom devra le combattre à de nombreuses reprises.

Une série palpitante à ne pas lire la nuit !

Tome 1 : L’apprenti épouvanteur

Résumé :

Ce premier tome démarre par l’arriver de l’épouvanteur chez notre héros Tom Ward .On apprend qu’un épouvanteur est un homme qui combat l’obscur et les créatures comme les gobelins les fantomes et les sorcieres .L’épouvanteur va prendre Tom comme apprentit pour 5ans pour qu’il puisse prendre sa relève mais Tom ne se doute pas que le travaille d’épouvanteur est terrifiant et qu’il sera confroté si tôt aux forces de l’obscur …

Tome 2 : La malédiction de l’épouvanteur

Résumé :

Tom va affronter une créature que même l’épouvanteur n’a pas été capable de battre il y 20 ans. Il s’agit du Fléau, une créature maléfique qui terrorise les habitants d’une cathédrale. Cette bête vit dans les catacombes et Tom ira l’affronter même si son maitre le lui a interdit.

Une aventure sombre, peuplée de périples et de dangers !

Tome 3 : Le secret de l’épouvanteur

Résumé :

« L’hiver va être long et rude, mon fils.
Tous les signes l’annoncent. les hirondelles se sont envolées cers le sud presque un mois plus tôt qu’à l’accoutumée, et les premières gelées sont survenues alors que mes rosiers étaient encore en fleur je n’avais jamais vu ça. ca sera une période éprouvante : aucun de nous n’en sortira indemne. aussi, ne quitte jamais ton maître. il est ton seul véritable ami. vous devrez vous soutenir l’un l’autre »

Alors que le froid se fait plus vif, l’epouvanteur reçoit un message qui semble grandement le perturber.
Il décide aussitôt de quitter chipenden pour se rendre dans sa maison d’hiver, à anglezarke. la vieille demeure est lugubre : dans les profondeurs obscures de ses caves sont enfermées des sorcières et des gobelins. quant au mystérieux auteur de la lettre, qui rôde dans les parages, il se révèle être l’ennemi juré de john gregory. au cours de longs mois d’hiver, tom découvre peu à peu le passé caché de son maître.
L’epouvanteur doit-il payer le prix de ses erreurs de jeunesse ? lorsque certains secrets qu’il a toujours dissimulés, seront finalement dévoilés, tom va se trouver en grand danger…

Tome 4 : Le combat de l’épouvanteur

Résumé :

Les sorcières de Pendle deviennent de plus en plus malfaisantes.
Le plus inquiétant, c’est que les trois clans – les Deane, les Malkin et les Mouldheel – préparent une alliance. Ensemble, ils seraient capables d’invoquer le Diable en personne ! Tom et son maître vont se rendre là-bas pour éviter le pire. Mais avant, Tom Ward doit passer chez lui pour récupérer les malles que sa mère lui a laissées en héritage. Or, une fois sur place, il découvre que la ferme a été ravagée, la grange brûlée.

Tome 5 : L’erreur de l’épouvanteur

Résumé :

Comme le danger augmente dans le comté, Tom est envoyé loin au nord par son maître afin d’être formés par Arkwright, un autre Epouvanteur. Arkwright vit dans un moulin hanté au bord d’un marais et ses traîtres méthodes de formation s’avèrent être sévère et parfois cruelles. Mais il a durci de nombreux apprentis et maintenant il doit faire de même pour Tom et le préparer à de très graves dangers dans sa vie future. Mais lorsque l’epouvanteur envoie sa propre fille, l’ancienne puissante sorcière Morwena, pour de détruire Tom, Arkwright fait une erreur de jugement, et Tom se retrouve seul face à ses ennemis. L’epouvanteur et Alice réalisent le terrible danger, en viennent a son secours, mais même avec leurs atouts conjugués, il n’est pas sûr que leurs pouvoirs réussissent à le sauver. Et quel est l’erreur de l’epouvanteur? Les conséquences de ce qui pourrait lui donner la victoire finale à la tombée de la nuit?


Ces livres vous attendent au CDI… N’hésitez pas ! Venez les emprunter !

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Les flux RSS expliqués aux enfants

Dans le cadre de la sortie du livre « Mais non, je blogue », Milan Jeunesse présente les flux RSS expliqués aux enfants ou comment suivre l’actualité de ses sites préférés sans se fatiguer.

Donc si tu veux suivre les infos du CDI ou des blogs que tu aimes… regarde cette vidéo qui te permettra de comprendre comment il faut faire.


Les flux RSS expliqués aux enfants
envoyé par MilanPresse. – Vidéos des dernières découvertes scientifiques.


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Images insolites du monde

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Brevet/Français : Vocabulaire

I. Lorigine des mots
• Le français est une langue indo-européenne : l’indo-européen était vraisemblablement parlé dès le IVe millénaire avant J.C. dans un vaste territoire situé au centre de l’ex-URSS. Avant de s’éteindre, l’indo-européen a donné naissance à de nombreuses langues qui se sont diffusées dans toute l’Europe.
• Le français s’est enrichi au cours des siècles grâce à des emprunts à d’autres langues.
Etudier lorigine des mots
La science chargée d’étudier l’origine des mots et l’histoire des mot est l’étymologie.
• Elle identifie les langues dont sont issus les mots (aqua est d’origine latine pour « eau » ).
• Elle étudie l’évolution du sens des mots. Au cours des siècles, certains mots ont disparu, d’autres ont changé de sens.
Orthographier
Connaître l’étymologie d’un mot permet d’éviter des fautes d’orthographe. Bellum signifie guerre en latin, d’où belliqueux, belligérant, belliciste.

II. Familles étymologiques
• Une famille étymologique (ou famille de mots) est constituée par l’ensemble des mots ayant le même radical. Au radical s’ajoutent préfixe(s) et suffixe(s).
• Le préfixe est l’élément qui se place devant le radical. Il est porteur d’un sens. Ex : anti=contre. Il ne change pas la nature grammaticale d’un mot.
Alcoolique (adj) ! antialcoolique (adj).
• Le suffixe est l’élément qui se place derrière le radical. Il permet à un mot de changer de nature grammaticale.
Confort (nom)!conforter (verbe)!confortable (adj).
Il peut de plus être porteur de sens. Comparer par exemple respectueux et respectable.
Décomposer un mot
Un mot peut comporter plusieurs préfixes ou suffixes.
Ex. : sur/é/lev/ation. Froid/e/ment.
Composer une famille
Une famille peut avoir plusieurs radicaux :
• Parce qu’un même mot latin a pu donner deux mots différents.
Ex. : cantare (chanter) ! chanter (de formation populaire)
cantate (de formation savante)
• Parce que la famille est formée à partir de plusieurs mots de même sens.
Polemos (grec), bellum (latin), werra (francisque) –> guerre –> polémique, belliqueux, guerre

III. Le dictionnaire
Le dictionnaire est un outil dont il faut se servir régulièrement pour vérifier l’orthographe d’un mot, connaître son étymologie, enrichir son vocabulaire.
Le dictionnaire de la langue est celui dont on se sert le plus souvent, mais il ne faut pas oublier de faire appel à d’autres dictionnaires : dictionnaires des noms propres, des synonymes, dictionnaire étymologique, encyclopédies…
Connaître la composition d‘un article de dictionnaire
CLAIREMENT Adv. (clerement XIIe ; de clair).
1) D’une manière claire. V. distinctement, nettement. Distinguer clairement les virages de la route.
2) Fig. D’une manière claire à l’esprit. V. explicitement, intelligiblement, nettement, simplement. Expliciter clairement une histoire.
Souligné : classe grammaticale
Caractères normaux : définitions
Caractères gras : synonymes
Italiques : exemples ou citations d’auteurs.
Connaître les abréviations
Il faut consulter la liste des abréviations qui figure au début du dictionnaire et ouvrir quotidiennement le dictionnaire afin que celuici devienne familier.

IV. Expliquer un mot
Synonyme
Mot de même nature grammaticale et qui a un sens équivalent ou proche du mot à expliquer.
Antonyme
Mot de même nature grammaticale et qui a un sens contraire.
Sens propre ou sens premier
Sens littéral et premier du mot.
Sens dérivé
Sens qui s’est développé à partir du sens premier par analogie ou extension.
Sens figuré
Emploi détourné, imagé du mot.
Ex. : Supporter du latin supportare porter
Sens propre : porter par dessous pour empêcher de tomber
Sens dérivé : endurer avec patience, courage, ce qui est pénible
Sens figuré : soutenir, encourager un concurrent, une équipe (sportif)
Comment procéder pour expliquer un mot
Ex. « Le baron de Haute-Feuille avait fait graver son chiffre sur toutes les pièces de son argenterie. »
1) Indiquer le sens du mot en contexte, c’est-à-dire le sens que lui donne le texte. Ici, « chiffre » représente les initiales du baron.
2) Indiquer l’étymologie du mot. Ici « sifr » (arabe) qui signifie vide et par extension zéro.
3) Indiquer les autres sens du mot par : une définition, l’emploi de synonymes, l’emploi du mot dans une phrase d’exemple, la formation de la famille étymologique.
4) Préciser s’il s’agit du sens premier, d’un sens dérivé ou du sens figuré.
5) Donner les anonymes si le terme s’y prête.

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Le système solaire

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Brevet/Histoire-Géographie : Apprendre ses repères en s’amusant

Les sites pour mémoriser les repères spatiaux ne manquent pas…
En voici encore deux !

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Brevet/Français : Réussir une dictée !

I. Réussir une dictée
Les fautes les plus fquentes concernent :
• Le verbe : fautes de conjugaison, accords sujet-verbe, accord du participe passé.
• Le GN (groupe nominal) : accord en genre et en nombre des adjectifs et des participes employés comme adjectifs.
• L’infinitif et le participe passé
• Les homophones : (mots qui se prononcent de la même façon mais s’écrivent différemment ; Ex. : se-ce-ceux ; c’est-ses-ces).
? Utiliser l’étymologie des mots (cf. MemoPage intitulée « Vocabulaire »)
? Tirer profit de la lecture faite par le professeur
• Etre attentif dès la première lecture : une parfaite compréhension du sens est importante.
• Etre attentif aux liaisons faites par le professeur : elles indiquent la présence de certaines lettres muettes.
Relire la dictée
Il faut bien identifier :
• Le sujet de chaque verbe conjugué
• Délimiter les GN
• Remplacer par un verbe du 3e groupe les formes en [é], pour éviter de confondre infinitif et participe passé.
Il faut faire preuve de cohérence (ex. orthographier de la même façon les mots qui reviennent plusieurs fois).
II. Distinguer les temps et modes verbaux
Conjuguer au conditionnel
Conditionnel présent
Radical du futur + terminaisons : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
Ex. : J’aimerais (s’il faisait beau, j’aimerais aller me promener).
Conditionnel passé 1re forme
Auxiliaire être ou avoir au conditionnel présent + participe passé.
Ex. : J’aurais aimé (s’il avait fait beau, j’aurais aimé aller me promener).
Conditionnel passé 2e forme (ou plus-que-parfait du subjonctif) (langue soutenue) Auxiliaire être ou avoir au subjonctif imparfait + participe passé.
P.ex. : J’eusse aimé (s’il avait fait beau, j’eusse aimé aller me promener).
Conjuguer au subjonctif
• Subjonctif présent
Radical du présent de l’indicatif (verbes du 1er groupe) ou radical du participe présent (verbes du 2e et 3e groupe) + terminaisons : e, -es, -e, -ions, -iez, -ent.(Il faut que tu saches).
• Subjonctif imparfait
Radical du passé simple de l’indicatif + terminaisons : -sse, -sses, -^t, -ssions, -ssiez, -ssent.(Il fallut que je parlasse).
• Subjonctif passé
Auxiliaire être ou avoir, conjugué au présent du subjonctif + participe passé (que j’aie mangé).
• Subjonctif plus-que-parfait
Auxiliaire être ou avoir conjugué à l’imparfait du subjonctif + participe passé.(que j’eusse mangé).

III. Accord du participe passé
Avec lauxiliaire être
Le participe passé s’accorde avec le sujet. Paul et Agathe sont venus.
Avec lauxiliaire avoir
Le participe passé s’accorde avec le COD quand celui-ci est placé avant le verbe. Quels tableaux avez-vous vus ? Les monuments que j’ai visités étaient splendides.
• Si le COD est « en », le participe passé ne s’accorde pas : des BD, j’en ai lu dans ma jeunesse.
• Si le participe passé est suivi d’un verbe à l’infinitif, il s’accorde si le COD complète le verbe conjugué. Les musiciens que j’ai entendus jouer. Il ne s’accorde pas si le COD complète l’infinitif. La sonate que j’ai entendu jouer.
Les verbes pronominaux
• Verbes essentiellement pronominaux : le participe passé s’accorde avec le sujet. Les oiseaux se sont envolés.
• Verbes pronominaux à sens réfléchi ou réciproque : mêmes règles d’accord que pour le participe passé employé avec avoir. Ils se sont lavés. Ils se sont lavé les cheveux.
Ne pas confondre voix active et voix passive
Ils ont été battus : voix passive, auxiliaire être –> accord.
Ils ont battu : voix active, auxiliaire avoir –> pas d’accord.

IV. Distinguer adverbe et adjectif
Nature des adverbes
Les adverbes et locutions adverbiales sont invariables et ont des rôles variés :
Adverbes circonstanciels : Ils expriment la manière (bien, mal, vite, exprès, volontiers, ainsi que doucement, bruyamment …), le temps (aujourd’hui, hier, demain, longtemps, souvent, parfois …), le lieu (partout, en haut, en bas, ici, là-bas …).
Adverbes de liaison : d’abord, puis, ensuite, enfin, de plus, en effet, aussi, toutefois, néanmoins, cependant …
Adverbes d’interrogation : où, quand, comment, pourquoi, combien … et d’exclamation : que, comme, combien.
Adverbes d’affirmation : oui, certes, si, assurément …, de doute : peut-être, probablement …, de négation : ne..pas, ne..jamais, ne..guère, ne..que.
Adverbes d’intensité : très, trop, beaucoup, assez, peu, tellement
Orthographier les adverbes en ment
• Ils sont tous composés à partir d’un adjectif qualificatif.
• Si l’adjectif se termine, au masculin, par une voyelle, l’adverbe est formé par simple adjonction de la syllabe –ment. Vrai –> vraiment.
• Si l’adjectif se termine, au masculin, par une consonne, l’adverbe est formé à partir du féminin de l’adjectif.
Dur –> dure –> durement.
• Si l’adjectif se termine par –ant, -ent, l’adverbe se forme par l’adjonction de –mment à la voyelle -a- ou -e-. Abondant –> abondamment, fréquent –> fréquemment.
Certains adjectifs sont employés comme adverbes et sont alors invariables (Ces arbres sont hauts/Ces animaux sautent haut).

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Fumer Tue !!! Journée mondiale sans tabac…

Journée mondiale sans tabac : Les organisations mondiales s’unissent pour contrer le réseau marketing de l’industrie du tabac et aider les enfants à grandir dans un monde sans fumée

http://www.afriquechos.ch/IMG/gif/sans_tabac-2.gif

Le 31 mai 2007 est la journée mondiale sans tabac. Programmée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), elle porte le thème « des espaces sans tabac ». Quatre mois après l’entrée en application du décret français d’interdiction de fumer dans les lieux publics, le sujet est parfaitement adapté aux objectifs fixés dans l’Hexagone.

D’autres pays européens comme L’Irlande et le Pays de Galles ont déjà adopté l’interdiction de fumer dans les lieux publics et l’Allemagne devrait aussi s’y mettre à compter du 1er septembre prochain en prohibant le tabac dans les transports publics et les bâtiments administratifs fédéraux.

Avec plus de 66 000 décès annuels en France, le tabac est la première cause de mortalité évitable. Depuis le 1er février dernier, les Français ne peuvent plus fumer dans les lieux publics hors bars, cafés, restaurants et discothèques. Et, à en croire les résultats des enquêtes conduites par 144 médecins du travail dans trois régions de France (Ile-de-France, Bretagne, Midi-Pyrénées), le bilan de cette mesure est plutôt positif. En avril 2007, près de 78 % des quelque 7 700 salariés interrogés déclaraient travailler dans des lieux non-fumeurs et sans fumoirs, alors qu’ils n’étaient que 42 % au premier mois de l’année. Par ailleurs, en avril seuls 7 % de ces salariés assuraient avoir un lieu de travail fumeur, contre 21 % en janvier. Enfin, dans l’ensembles des secteurs où la prohibition est en place, le souhait d’un lieu de travail non-fumeur augmente.

http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/44084000/jpg/_44084706_lungdisease.jpg

88 % des lieux d’enseignement et 92 % des établissements de santé se sont totalement plié à la règle et sont désormais non-fumeurs. C’est dire à quel point les choses ont changé ! Malgré tout, presque un Français sur trois continue de fumer en France, alors que le Bureau régional de l’Europe de l’OMS a fixé ses objectifs à 20 % de la population. Des efforts sont donc encore nécessaires et une nouvelle amélioration devrait être perceptible dès janvier 2008, date à partir de laquelle il sera impossible de fumer dans tous les lieux publics, y compris dans les cafés, hôtels, restaurants et discothèques.

En règle générale, la plupart des fumeurs commencent avant leurs 18 ans. Presque un quart le font avant d’avoir 10 ans. Plus les enfants qui goûtent au tabac sont jeunes, plus ils ont de chances de devenir des consommateurs réguliers et de ne pas pouvoir arrêter.

La publicité est un filet mis en place volontairement par l’industrie du tabac pour les faire tomber dans le piège de la dépendance.

<< Il est temps de déchirer les mailles du filet que l’industrie du tabac
tend et de libérer nos enfants et les jeunes >>.

<< Une des manières les plus efficaces pour les protéger de l’accoutumance, de maladies et d’une mort prématurée est d’interdire toute forme directe et indirecte de publicité pour le tabac – y compris la promotion de produits et le parrainage par l’industrie du tabac de tout événement ou activité. >>

Qu’ils fument ou non, presque la moitié des enfants dans le monde – soit 700 millions – sont régulièrement exposés aux dangers toxiques de la fumée passive.

Si tu tiens à ta santé ne commence jamais à fumer et si tu as commencé arrête tout de suite car comme le dit cette vidéo « Fumer bousille la santé  » et donc ta vie !

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Brevet/Histoire-Géographie : Documents utiles sur la Vème République.


Caricature de Plantu.

– Diaporama sur la vie politique sous la cinquième République.

Tableau comparatif des institutions de la IV et Vèmes Républiques.

– Exemple de tableau à compléter sur les différents présidents de la République et leurs bilans.

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Brevet/Français : les fonctions

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I. Différencier nature et fonction
Avant de voir quelles sont les principales fonctions grammaticales existantes, il convient de faire la distinction entre :
– la nature d’un mot, c’est-à-dire la classe grammaticale à laquelle il appartient (nom, adverbe, verbe, pronom, conjonction…) et qui reste toujours la même quelle que soit la
phrase ;
– la fonction, qui correspond, elle, au rôle que le mot joue dans la phrase, soit par rapport au verbe, soit par rapport à un nom. La fonction dépend ainsi de la phrase.
Ex. : Il mange une pomme.
Si on analyse le terme souligné, on trouve : nature : Groupe Nominal (Déterminant + Nom) ; fonction : Complément d’objet direct du verbe « manger ».
Ex. : Une pomme est tombée de l’arbre.
La nature de l’expression soulignée est identique au premier exemple ; pour la fonction, en revanche, le GN est maintenant Sujet du verbe et non plus COD.
C’est ce type de distinction que nous allons mettre au clair.

II. Les fonctions qui dépendent dun verbe
Cette première grande catégorie présente les fonctions dépendant d’un verbe, c’est-à-dire qu’elles apportent des indications sur l’action effectuée (qui la subit ? comment ?…).
Le Sujet (S)
Elément essentiel de la phrase, le sujet ne peut pas être supprimé.
Il commande l’accord du verbe en personne, en nombre, et éventuellement en genre.
Ex. : Elle est tombée dans le piège.
Le sujet, se place le plus fréquemment devant le verbe, et peut parfois se trouver après lui. C’est notamment le cas dans les phrases interrogatives ou après certains adverbes (ainsi,peut-être…) : on parle alors de sujet inversé.
Le sujet peut être de diverses natures grammaticales : s’il s’agit souvent d’un groupe nominal ou un pronom, on trouve néanmoins des infinitifs sujets ou des propositions subordonnées complétives.
Ex. 1 : Souffler n’est pas jouer.
Ex. 2 : Que les vacances se terminent m’angoisse.
Enfin, on veillera à distinguer sujet apparent (Ex. : il pleut), et sujet réel.
Les Compléments essentiels
Ils complètent le verbe et ne peuvent, en général, ni être supprimés ni être déplacés sans modifier profondément le sens de la phrase. On distingue 3 types de compléments essentiels :
Le Complément d’objet direct (COD)
Il se construit sans préposition et peut-être remplacé par un pronom personnel.
Ex. : Il regardait la mer. > Il la regardait.
Le COD devient le sujet lorsque la phrase passe à la voix passive.
Ex. : Les enfants aiment les jouets. > Les jouets sont aimés par les enfants.
Le COD peut être un GN, un pronom, un infinitif, une proposition subordonnée complétive ou une relative sans antécédent.
Ex. : Embrassez qui vous voulez. (relative sans antécédent).
Le Complément d’objet indirect COI
Il se construit avec une préposition : il est donc indirectement relié au verbe qu’on dira transitif indirect.
Outre les groupes prépositionnels, le COI peut être un pronom, un infinitif (Ex. : Il a renoncé à apprendre) ou une subordonnée relative sans antécédent (Ex. : Dis-le à qui tu veux !).
Le Complément d’objet second (COS)
Certains verbes admettent deux compléments d’objet : c’est le cas de tous les verbes en rapport avec l’idée de don, de transfert comme offrir, donner, céder mais aussi annoncer, apprendre…
Le COS, moins indispensable que le COD ou le COI, était autrefois appelé Complément d’attribution : c’est en fait le second complément d’objet de la phrase, d’où son nom actuel.
Il est introduit par une préposition (Ex. : Il a promis un voyage à son épouse.).
Le COS peut être représenté par un pronom (Ex. : Il lui promit la vengeance.), un groupe nominal ou une proposition subordonnée relative sans antécédent (Ex. : Donne-le à qui tu souhaites.).
Les Compléments circonstanciels (CC)
Ils indiquent les circonstances dans lesquelles se déroulent l’action exprimée par le verbe. A la différence des compléments essentiels, ils peuvent être supprimés ou déplacés dans la phrase sans que cela n’altère le sens de celle-ci.
On distingue pour les CC différentes nuances : le temps, le lieu, le but, la cause (Ex. : Il a échoué parce qu’il allait trop vite.), la conséquence (Ex. : J’ai tellement mangé que j’ai pris 127 kilos !), la concession (Ex. : Malgré les remarques qu’il lui a faites, elle a voulu savoir…), la manière, le moyen, la comparaison ou l’accompagnement (Ex. : Il est parti avec elle). Le CC peut être un GN, un adverbe, une proposition participiale, une subordonnée conjonctive.
Le Complément dagent (CA)
On trouve les compléments d’agent dans les phrases à la voix passive : il s’agit en fait de la fonction occupée au passif par le groupe sujet à l’actif.
Ex. : Le colonel pilote l’avion. > L’avion est piloté par le colonel.
Peuvent être compléments d’agent essentiellement des GN et des pronoms qui seront introduits par la préposition par.
Rappelons que toute phrase ne peut pas passer de la voix active à la voix passive : il faut impérativement que le verbe pivot de la phrase soit un verbe transitif, c’est-à-dire ayant un complément d’objet sur lequel porte l’action.

III. Les fonctions qui dépendent d un nom
Lattribut
Même s’il est un élément essentiel de la phrase qui dépend étroitement du verbe, l’attribut est une fonction qui détermine le plus souvent un nom ou un GN en le qualifiant différemment.
– du sujet sert à identifier ou à caractériser le sujet de la phrase. On le trouve après les verbes d’état (être, sembler, paraître, devenir…). Ex. : Le chevalier était un grand et fort
guerrier.
– du COD sert à identifier ou à caractériser le COD de la phrase. Ex. : Les spectateurs ont trouvé le film impressionnant. L’attribut du COD, contrairement à l’épithète liée, subsiste lorsque le GN COD est pronom.
Ex. : Les spectateurs l’ont trouvé impressionnant.
Lépithète et lapposition
L’épithète est assez proche de l’attribut dans le sens où elle vient, elle aussi, identifier ou caractériser un groupe nominal. Elle fait partie, avec le CdN et les PSR, des fonctions qu’on appelle expansion du nom.
L’épithète peut être liée (Ex. : Ce grand bonhomme) ou détachée (Ex. : Ce bonhomme, …grand, …), postposée (placée après le nom qu’elle complète) ou antéposée (avant). Il s’agit exclusivement d’adjectifs.
L’apposition fonctionne comme l’épithète hormis le fait qu’elle est toujours séparée du nom ou du GN qu’elle complète par une virgule et qu’il s’agit exclusivement de GN. Ex. : Clovis, roi des Francs…
Le Complément du nom (CdN)
Le sens d’un nom ou d’un GN peut être précisé par un GN prépositionnel qu’on appelle Complément du nom.
Ex. : Un sac … > Un sac de cuir…
Peuvent être complément du nom des pronoms précédés par une préposition (Ex. : un lieu pour tous), un groupe infinitival prépositionnel (Ex. : le plaisir de manger) ou un adverbe
précédé d’une préposition (Ex. : les jeunes d’autrefois…)
Il existe cependant des CdN non-prépositionnels dans lesquels la préposition est en fait sous-entendue. Ex. : une toile Renaissance (sous-entendu de la).
Les précisions apportées par le CdN sont diverses et peuvent concerner le moment ou la date (Ex. : le jour de l’an), la destination ou la provenance (Ex. : du vin de Bordeaux), la matière (Ex. : le petit pont de bois) ou l’appartenance (Ex. : le mari du frère de la sœur de son père)
La proposition subordonnée relative (PSR)
Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où). Elle est généralement l’expansion d’un nom ou d’un GN qu’on appelle son antécédent et qui reste hors de la relative, son « représentant » y étant le pronom.
Ex. : J’ai attrapé un papillon qui avait des ailes bleues.
antécédent relative
pronom relatif
Il existe cependant des PSR sans antécédent qui sont l’équivalent de groupes nominaux. On les trouve bien souvent dans les proverbes.
On distingue la PSR déterminative qui ne peut être supprimée sans que la phrase ne perde son sens de la PSR explicative facilement supprimable.
Il arrive bien souvent au Brevet des collèges d’avoir à faire l’analyse logique d’une PSR. Il convient à ce niveau d’être prudent et de ne pas confondre nature et fonction de la relative avec ceux du pronom relatif ou de son antécédent.
Nature de la PSR : proposition subordonnée relative
Fonction : Complément de son antécédent (ceci est toujours vrai !)
Nature du pronom : pronom relatif
Fonction du pronom relatif : à déterminer d’après le verbe de la PSR
Exemple expliqué :
La jeune fille [que tu as rencontrée] était belle.

Les fonctions
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Une illusion à vous donner le tournis

Vous la voyez tourner comment, vous? Dans le sens des aiguilles d’une montre, ou dans le sens inverse? Ici au cdi personne n’est d’accord :
– Elle tourne comme une montre.
– Mais non c’est exactement le contraire!
– Ah là, elle vient tout juste de changer de sens!
– Ah bon, moi j’ai rien vu…
– Pour moi elle ne tourne pas, elle oscille…
Et tout le monde a raison. Car contrairement à ce qu’on semble voir, les images de cette animation ne sont pas suffisantes pour conclure à un mouvement ou à un autre. Le cerveau est donc obligé d’extrapoler, ce qui explique que chacun d’entre nous perçoit la ronde de cette danseuse différemment. Bluffant, non?

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Brevet/Français : formes et modalités des phrases

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I. Les modalis de phrases
On parle de modalités ou de types de phrases pour désigner les valeurs variées et efficaces que l’émetteur peut mettre dans ses phrases afin d’appuyer son propos en corrélant le fond et la forme. Il peut ainsi indiquer son intention et provoquer une réaction chez le destinataire du message. On distingue ainsi quatre modalités principales :
La phrase clarative
C’est la modalité de phrase la plus employée. Elle est utilisée pour transmettre une information neutre, un fait ou des opinions sans exprimer d’intention. Elle est simple ou
complexe, affirmative ou négative. Dans le ton, la phrase déclarative s’achève sur une intonation descendante.
Ex. : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » (M. Proust, A la recherche du temps perdu).
La phrase interrogative
La phrase interrogative est utilisée lorsque l’émetteur souhaite poser une question. L’interrogation est dite totale si la question amène une réponse de type oui / non (Ex. : Paul est-il là ?) , partielle si la réponse attendue est plus large (Ex. : Quel est ton plat favori ?). La phrase interrogative utilise des mots interrogatifs comme des pronoms (qui, que, quoi, lequel… ?), des adjectifs (quel, quelles… ?) ou des adverbes (Comment ?
Pourquoi ? Quand ?…). Une phrase interrogative et négative est dite interro-négative (Ex. : N’as-tu pas déjà dit cela ?).
La phrase exclamative
Elle est souvent à valeur déclarative ou impérative mais on la distingue car elle exprime un sentiment vif de joie, de colère ou de surprise. Ex. : Quel beau soleil !
La phrase exclamative verbale est très souvent construite au conditionnel, au subjonctif ou à l’infinitif.
Ex. « Partir ! Partir enfin vers des horizons inconnus ! » Baudelaire
La phrase impérative
La phrase impérative est aussi dite injonctive car elle a pour intention première de donner un ordre ou un conseil. Mais ça n’est pas son unique rôle. Le locuteur peut en effet vouloir
exprimer une défense, une interdiction, un souhait et il utilisera pour ce faire la modalité impérative afin de faire réagir son interlocuteur aux propos. Il convient donc de ne pas
confondre la modalité impérative et le mode verbal impératif. De plus, la phrase impérative se termine bien souvent par un point d’exclamation, il convient alors de ne pas la prendre pour une phrase exclamative.
Ainsi Range ta chambre ! et Il faut se coucher tôt. sont deux phrases de modalité impérative même si le ton et le sens paraissent bien éloignés.
Le verbe est souvent à l’impératif, mais on le trouve aussi souvent à l’infinitif ou à la troisième personne du mode utilisé précédée de que. Ex. : Que la fête commence !
Une phrase sans verbe peut suffire à exprimer une modalité impérative. Ex. : A gauche ! Son intonation est descendante.

II. Les formes de phrases
En français, on distingue deux formes de phrases récurrentes :la phrase affirmative et la phrase négative.
Certains spécialistes évoquent une troisième forme qu’ils appellent forme pour désigner la mise en relief l’intérieur phrase d’un syntagme particulier à l’aide d’expression du type C’est… qui ou voici…que.
La forme affirmative
Cette forme s’applique à tous les types de phrases. La déclarative affirmative exprime un fait, une idée. Ex. : Il dort.
L’interrogative affirmative pose une question et attend une réponse. Ex. : Dort-il ? L’impérative affirmative exprime un ordre ou un conseil, mais jamais une défense ou une interdiction. Ex. : Dors !
La forme négative
La forme négative est totale ou partielle. Totale lorsqu’elle est construite avec une locution adverbiale du type ne…pas, ne…rien, ne…plus… Partielle, elle ne porte que sur un élément précis de la phrase et se construit avec des locutions du type ne…guère, ne…pas toujours…Parfois, l’un des éléments de la négation est omis par l’usage courant. Ex. : Qui ne dit mot consent.
Une double négation peut servir à atténuer une affirmation.
Ex. : Vous n’êtes pas sans savoir que…
La forme dite « emphatique »
Elle permet la mise en relief d’un des éléments de la phrase : l’emphase signifie alors la mise en avant de tel ou tel élément.
Il existe plusieurs moyens de mise en relief.
Soit on place en tête de phrase le mot ou groupe de mot à mettre en valeur (Ex. : Heureux qui comme Ulysse…Du Bellay), soit on utilise un pronom de reprise (Ex. : Lui, il est malin.), soit, enfin, on utilise un présentatif tel que c’est…qui ou voici…que.
Certaines figures de style basées sur la répétition, la gradation ou l’hyperbole ainsi construites peuvent aussi servir à renforcer la forme emphatique. Ex. : « Rome, l’unique objet de mon ressentiment ! / Rome à qui vient ton bras d’immoler mon amant ! » (Corneille, Horace).

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Brevet/Français : homonymes / paronymes, antonymes / synonymes


I. Homonymes et paronymes
Les homonymes
Ce sont des mots qui se prononcent – et donc s’entendent – ou s’écrivent de la même façon et qui ont un sens différents.
Ex : mer / maire / mère sont des homonymes
– certains homonymes se prononcent de la même façon mais s’écrivent différemment : on les appelle des homophones.
Ex : le car / le quart
– d’autres s’écrivent de la même façon mais se prononcent différemment : on les appelle des homographes.
Ex : Il est content. / Elles content des histoires.
Il est important de distinguer les homophones lexicaux des homophones grammaticaux.
Père et paire sont des homophones lexicaux, a et à, est, es, aies, ou encore s’est, c’est, sait, ses sont des homophones grammaticaux dont il convient de connaître les règles de
différenciation.
Quelques règles de différenciation utiles :
Quelque(s) / quel(s) que / qu’elle(s) / quelle(s) que

– quel(s), quelle(s) : adjectif exclamatif ou interrogatif, il s’accorde avec le nom auquel il se rapporte ;
– qu’elle(s) : que + pronom personnel elle(s) ; on peut le remplacer par elle(s), il(s) ou eux.
– quelque(s) :- adjectif indéfini singulier ; on peut le remplacer par un ou un certain ;
– adjectif indéfini pluriel ; on peut le remplacer par plusieurs ;
– adverbe : il signifie environ devant un nombre ou un peu.
Ex : Ils étaient quelque peu fatigué.
– quel(le/s) que : cette expression indique l’opposition, la restriction ; elle est toujours suivie d’un verbe au subjonctif et quel s’accorde avec le sujet du verbe.
Ex : Quel que soit son avis…
Sans, sens, sent, s’en ou c’en
– sans : préposition signifiant le manque, la privation ;
Ex : Il est venu sans qu’on le lui demande.
– sens, sent : 1ère, 2ème et 3ème personnes du singulier du présent de l’indicatif du verbe sentir ;
– s’en : groupe composé du pronom réfléchi « se » élidé et du pronom « en » au sein de la structure pronominale d’un verbe et pouvant être remplacé par de cela.
Ex : il s’en moque > il se moque de cela
– c’en : groupe composé du pronom démonstratif « ce » élidé et de « en »
Les paronymes
Ce sont des mots qui se ressemblent beaucoup, à la fois par la prononciation et dans l’écriture, mais dont le sens est différent.
Ex : dessert / désert ; poison / poisson
Les homonymes et les paronymes sont nombreux dans la langue française. Ils permettent des jeux de mots chers aux poètes (Jacques Prévert, par exemple, les adorait) mais leur méconnaissance amène souvent des erreurs d’orthographe ou d’emploi dommageables.

II. Synonymes et antonymes
Quand on écrit un texte, le choix du vocabulaire permet une meilleure organisation de sa pensée et des nuances d’expression précises. Les synonymes et les antonymes sont un moyen intéressant de varier le vocabulaire dans ce sens.
Les synonymes
Deux mots sont dits synonymes lorsqu’ils ont un sens proche et sont de la même classe grammaticale : le synonyme d’un verbe sert toujours un autre verbe, d’un nom, un autre nom.
Ex : voler / dérober sont synonymes
La synonymie entre deux termes n’est quasiment jamais totale ; il existe bien souvent des nuances de sens, d’intensité dont il faut tenir compte.
Ex : aimer / adorer sont des synonymes, même si le second verbe apporte une intensité supplémentaire.
Les antonymes
Deux antonymes sont des mots de sens contraire. Ils peuvent ne pas appartenir à la même famille.
Ex : gai / triste sont des adjectifs antonymes
Mais des antonymes peuvent aussi appartenir à la même famille de mots, l’un étant formé à partir du radical de l’autre auquel s’ajoute un préfixe comme in-, dé-, mé- …
Ex : heureux / malheureux ; réel / irréel
Notez que la présence d’un préfixe n’entraîne pas toujours d’antonymie. Ainsi, poser et déposer ne sont pas des termes de sens contraire.

Bilan :

Homonymes/paronymes, antonymes/synonymes
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